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 Dernières actualités sur l'Alzheimer

 

Voici les dernières news (ou dépêches) concernant la maladie d'Alzheimer, classées par ordre de parution :

Date Titre de l'article
19 juillet 2011

Alzheimer: une étude pointe des facteurs de risque modifiables

17 juillet 2011

Alzheimer: relation avec des traumatismes cérébraux

17 juillet 2011

La chute comme indice des premiers stades de la maladie d'Alzheimer

11 novembre 2010 Le bilinguisme freine la maladie d'Alzheimer, selon une étude
26 octobre 2010 Fumer beaucoup dans la cinquantaine doublerait le risque de démence
9 septembre 2010 Des vitamines B pour prévenir le déclin cognitif et l'Alzheimer
12 août 2010 Mécanisme-clé de la maladie d'Alzheimer découvert
7 janvier 2010 Vertus des téléphones portables contre Alzheimer chez les souris
21 septembre 2009 Vieillissement de la population - la maladie d'Alzheimer explose
15 mai 2009 Une bombe à retardement en matière de coûts de la santé
28 novembre 2008 La nourriture de fast-food favoriserait l'apparition d'Alzheimer
21 octobre 2008 Une bonne formation protège de l'impact de la maladie d'Alzheimer
30 avril 2007 Des chercheurs ouvrent une piste dans le traitement d'Alzheimer
7 mars 2007

Ne pas reconnaître des odeurs familières serait un premier signe



Alzheimer: une étude pointe des facteurs de risque modifiables

Alzheimer maladie d'AlzheimerPARIS - Sept facteurs de risque supposés de la maladie d'Alzheimer, la plupart liés au style de vie, contribueraient à près de la moitié des cas dans le monde. C'est la conclusion d'une étude présentée mardi à Paris à l'occasion de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer (AAIC).
 
Selon un modèle mathématique construit par les chercheurs de l'Université de Californie (San Francisco), une réduction de 25% de ces facteurs de risque modifiables pourrait prévenir plus de 3 millions de cas d'Alzheimer dans le monde. Pour une réduction de seulement 10%, le gain potentiel serait déjà d'un million de cas.
 
Pour arriver à cette conclusion, l'équipe de Deborah Barnes a estimé le nombre de cas actuellement attribuables à chaque facteur de risque supposé dans le monde.
 
Faible niveau d'instruction
 
Arrive en tête le faible niveau d'instruction (19%), l'activité intellectuelle semblant exercer un effet protecteur. Viennent ensuite tabagisme (14%), inactivité physique (13%), dépression (11%), hypertension (5%), obésité (2%), diabète (2%).
 
"Nous avons été surpris que des facteurs de style de vie tels que l'inactivité physique et le tabagisme puissent contribuer à un aussi grand nombre de cas de maladie d'Alzheimer que les maladies cardiovasculaires dans notre modèle", a déclaré le Pr Barnes.
 
Les chercheurs soulignent cependant que ces estimations reposent sur des suppositions importantes qui n'ont pas été prouvées: qu'il existe une relation de cause à effet entre les facteurs de risque examinés et la maladie d'Alzheimer et que le fait de les modifier diminuera le risque de développer la maladie.
 
Des observations antérieures avaient identifié un certain nombre de facteurs de risque modifiables, notamment les maladies cardiovasculaires et leurs propres facteurs de risque (hypertension...), le niveau d'activité physique et de stimulation mentale, ainsi que le régime alimentaire.
 
"Urgence mondiale"
 
La prochaine étape consiste à réaliser des études à grande échelle pour savoir si le fait de modifier ces facteurs de risque peut effectivement diminuer le risque de développer la maladie, ont précisé les chercheurs. Leurs résultats sont publiés en ligne dans la revue Lancet Neurology.
 
"La maladie d'Alzheimer est une urgence mondiale et nous devons accélérer la découverte de méthodes visant à la dépister et à la prévenir dès maintenant", a déclaré le Dr William Thies, responsable scientifique de l'Association américaine Alzheimer, cité dans un communiqué de l'AAIC.
 
Le nombre de malades d'Alzheimer et des démences apparentées devrait doubler en 20 ans dans le monde, passant de 35,6 millions aujourd'hui à 65,7 millions en 2030, selon des estimations de l'association Alzheimer's Disease International.

Source : ATS, 19 juillet 2011

 

Alzheimer: relation avec des traumatismes cérébraux

Alzheimer maladie d'AlzheimerPARIS - Les lésions cérébrales traumatiques augmenteraient le risque de troubles cognitifs et de démence. C'est la conclusion de deux études américaines distinctes présentées lundi à Paris à l'occasion de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer (AAIC).
 
La relation entre un traumatisme crânien et le risque de démence reste obscure, certaines études suggérant que le risque est accru, d'autres ne trouvant aucune relation.
 
L'équipe du Pr Kristine Yaffe (Université de Californie, San Francisco) a analysé les dossiers médicaux de 281.540 vétérans américains âgés de 55 ans ou plus, chez qui la démence n'avait pas été diagnostiquée au début de l'étude.
 
Elle a montré que le risque de développer une démence pendant la durée de l'étude (7 ans) était plus que doublé chez les vétérans atteints d'une lésion cérébrale (15,3% contre 6,8% chez ceux qui ne l'étaient pas).
 
"Les données laissent à penser que le traumatisme crânio-encéphalique (TCE) chez les vétérans âgés pourrait les prédisposer au développement d'une démence symptomatique. Elles suscitent des inquiétudes quant aux possibles conséquences sur le long terme des TCE chez les vétérans plus jeunes ", a déclaré le Pr Yaffe, citée dans un communiqué de l'AAIC.
 
Pour les chercheurs, la question est importante, car le TCE est courant, notamment à la suite de chutes ou d'accidents de la circulation.
 
"Le TCE est également considéré comme la blessure typique des conflits en Irak et en Afghanistan où elle touche 22% des victimes et 59% des blessures liées aux explosions", a souligné le Pr Yaffe.
 
Joueurs de football
 
Plusieurs mécanismes pourraient expliquer cette augmentation du risque. Selon les chercheurs, on trouve ainsi des plaques amyloïdes semblables à celles présentes dans les cerveaux des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer dans jusqu'à 30% des patients atteints de TCE qui ne survivent pas à leurs blessures, quel que soit leur âge.
 
Une autre étude a été conduite par le Pr Christopher Randolph (Loyola University Medical Center, Chicago) chez d'anciens joueurs de football américain.
 
513 membres à la retraite de la National Football League Players' Association ont répondu en 2008 à une enquête ciblant particulièrement des problèmes de mémoire (y compris un questionnaire de dépistage de la maladie d'Alzheimer appelé AD8).
 
Un peu plus de 35% des répondants (âge moyen de 61 ans) présentaient un score AD8 laissant envisager une possibilité de démence. A titre de comparaison, selon le rapport 2011 de l'Association Alzheimer, 13% des Américains âgés de 65 ans et plus sont atteints de la maladie d'Alzheimer.
 
Traumatismes répétés en cause
 
Les chercheurs ont utilisé les données de l'enquête pour identifier d'anciens joueurs souffrant possiblement de troubles légers de la cognition (troubles de la mémoire, du langage...). Ils ont trouvé que les anciens athlètes étaient davantage touchés par rapport à des individus présentant les mêmes caractéristiques sociodémographiques, mais sans passé de sportif professionnel.
 
Selon les chercheurs, ces résultats, encore considérés comme préliminaires, confortent l'hypothèse que des traumatismes crâniens répétés pendant de nombreuses années de pratique du football américain peuvent entraîner une expression plus précoce des maladies neurodégénératives liées à l'âge, comme la maladie d'Alzheimer.

Source : ATS, 17 juillet 2011

 

La chute comme indice des premiers stades de la maladie d'Alzheimer

Alzheimer maladie d'AlzheimerPARIS - Les chutes sont plus courantes chez les personnes qui présentent les premiers signes biologiques de la maladie d'Alzheimer, selon une étude présentée dimanche à Paris à l'occasion de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer (AAIC).
 
"A notre connaissance, c'est la première étude à identifier le risque accru de chutes lié au diagnostic préclinique de la maladie d'Alzheimer", a affirmé sa responsable, le Dr Susan Stark, maître de conférences en ergothérapie et neurologie à la Washington University à Saint Louis (Etats-Unis).
 
Cette étude sur 8 mois a suivi 125 adultes âgés, dépourvus de troubles cognitifs, actuellement recrutés dans des études longitudinales de la mémoire et du vieillissement à l'Alzheimer's Disease Research Center (ADRC) de la Washington University.
 
Tous les participants se sont soumis notamment à un examen d'imagerie cérébrale, la TEP ou Pet Scan (Tomographie par Emission de Positrons) avec le marqueur PiB, une molécule fluorescente qui permet de visualiser la présence de plaques amyloïdes associées à l'Alzheimer.
 
Les chercheurs ont trouvé qu'une image avec PiB positive signifiait un risque de chute 2,7 fois supérieur pour chaque unité d'augmentation sur le cliché.
 
"Les résultats de cette étude illustrent le fait que, chez certaines personnes, les changements qui affectent la marche et l'équilibre peuvent survenir avant la détérioration des fonctions cognitives", a déclaré le Dr Maria Carrillo, directrice principale des relations médicales et scientifiques de l'Alzheimer's Association.
 
"Selon cette étude, la chute d'un adulte âgé qui n'est pas par ailleurs prédisposé à tomber, pourrait être un facteur déclencheur d'une évaluation de diagnostic de la maladie d'Alzheimer", a ajouté le Dr Carrillo, citée dans un communiqué de l'AAIC.
 
Selon les chercheurs, le résultat "concorde avec des études antérieures sur les problèmes de mobilité chez les personnes présentant des symptômes précoces de la maladie d'Alzheimer ou des troubles légers de la cognition".
 
"Il est urgent de poursuivre les recherches, notamment pour approfondir l'étude de la relation entre les déficits moteurs et les chutes en tant que signes précoces de la maladie d'Alzheimer", a estimé le Dr Carrillo.

Source : ATS, 17 juillet 2011

 

Le bilinguisme freine la maladie d'Alzheimer, selon une étude

Alzheimer maladie d'AlzheimerMONTREAL - Le bilinguisme pratiqué quotidiennement retarde de plusieurs années l'apparition de symptômes de la maladie d'Alzheimer chez les personnes âgées. C'est ce que conclut une étude publiée mardi par un groupe de chercheurs canadiens.

Ce délai de grâce peut aller jusqu'à cinq ans, un résultat qu'aucun médicament existant ne permet actuellement, selon cette étude réalisée par l'institut Rotman du centre de recherches gériatriques Baycrest de Toronto et publiée dans la revue "Neurology".

Ses auteurs ont examiné les dossiers médicaux de plus de 200 patients chez qui la maladie d'Alzheimer avait été diagnostiquée. Ils ont constaté que ceux qui avaient parlé souvent deux ou plus de deux langues pendant plusieurs années bénéficiaient d'un délai allant jusqu'à cinq ans dans l'apparition de symptômes de perte de fonctions mentales.

"Nous ne disons pas que le bilinguisme peut prévenir la maladie d'Alzheimer ou d'autres désordres cérébraux, mais il peut contribuer à créer des réserves cognitives dans le cerveau qui semblent retarder l'apparition de symptômes d'Alzheimer pendant un bon bout de temps", a déclaré le Dr Craik, de l'institut Rotman.

Ces symptômes sont la perte de mémoire, la confusion et les difficultés pour résoudre des problèmes et prévoir les événements à venir.

Source : ATS, 11 novembre 2010

Fumer beaucoup dans la cinquantaine doublerait le risque de démence

Alzheimer maladie d'AlzheimerWASHINGTON - Fumer beaucoup entre 50 et 60 ans pourrait plus que doubler le risque de développer la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence vingt ans après. C'est le constat d'une recherche de médecins
finlandais publiée aux Etats-Unis.

Le Dr Minna Rusanen, de l'Université de Finlande de l'est et de l'hôpital universitaire de Kuopio, et ses collègues ont analysé les données médicales de 21'123 membres d'un système de soins ayant participé à une enquête de 1978 à 1985 quand ils étaient âgés de 50 à 60 ans.

Les diagnostics de la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence ont été faits entre janvier 1994 et fin juillet 2008 quand les patients avaient en moyenne 71,6 ans, selon cette communication parue dans l'édition en ligne des Archives of Internal Medicine, publiée par le Journal of the American Medical Association (JAMA).

Au total, 5367 participants (25,4%) à cette étude ont été diagnostiqués comme souffrant de démence durant une période de suivi moyenne de 23 ans, dont 1136 d'Alzheimer et 416 de démence vasculaire.

Deux paquets par jour

Ceux parmi ces malades qui ont fumé plus de deux paquets de cigarettes par jour dans la cinquantaine avaient un risque très élevé de souffrir de démence et d'Alzheimer en particulier comparativement aux non-fumeurs.

D'anciens fumeurs dans la cinquantaine ou ceux fumant moins de la moitié d'un paquet de cigarettes, n'ont pas paru avoir plus de risque. Le lien entre tabagisme et démence n'a pas varié en fonction de la race ou du sexe, précisent les chercheurs.

Fumer est un facteur de risque bien établi d'attaque cérébrale et pourrait aussi contribuer au danger de démence vasculaire avec les mêmes mécanismes. De plus, le tabac contribue au stress et à l'inflammation des vaisseaux dont on pense qu'ils jouent un rôle important dans le développement de la maladie d'Alzheimer.

Controversé

Toutefois, "le lien entre le fait de fumer et le risque de la maladie d'Alzheimer...est l'objet de controverse, certaines recherches laissant penser que la cigarette minimiserait le risque de déclin cognitif", écrivent les auteurs de cette communication.

Ils notent en conclusion que leur étude "est la première à établir le lien entre le risque élevé à long-terme de démence dont Alzheimer chez les personnes fumant beaucoup entre 50 et 60 ans et ce dans un groupe multiethnique étendu".

ATS, 26 octobre 2010

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Des vitamines B pour prévenir le déclin cognitif et l'Alzheimer

Alzheimer NewsLONDRES - Des doses élevées de vitamines B pourraient réduire de 30 à 50% l'atrophie cérébrale chez les personnes affectées par un déclin cognitif modéré, retardant l'évolution vers la maladie d'Alzheimer. C'est le constat d'une étude anglaise publiée jeudi en ligne sur "PLOS One".

Une équipe de l'Université d'Oxford a étudié l'effet d'un groupe de vitamines B sur 168 personnes de plus de 70 ans, diagnostiquées comme souffrant de déclin cognitif modéré, un état marqué par des pertes de mémoires graves qui peut être un signe précurseur d'Alzheimer.

Pendant deux ans, la moitié d'entre elles ont reçu des doses élevées d'acide folique, B6 et B12. L'autre moitié a reçu un placebo. En moyenne, le rythme de progression de l'atrophie cérébrale était ralenti de 30% dans le groupe prenant des vitamines B, et pour certains jusqu'à 53%.

"Nous espérons que ce traitement simple et sûr pourrait ralentir le développement de la maladie d'Alzheimer chez beaucoup de gens qui souffrent de déclin cognitif modéré", a déclaré David Smith, un des chercheurs à la tête de l'étude du département de pharmacologie d'Oxford.

Effet protecteur

Certaines vitamines B (acide folique, B6 et B12) contrôlent le niveau d'homocystéine (acide aminé) dans le sang. Des niveaux élevés d'homocystéine ont été associés avec une atrophie cérébrale accélérée et Alzheimer.

"Ces vitamines ont un effet sur la structure du cerveau, elles la protègent", a ajouté le chercheur. D'autres études doivent être menées pour voir si au-delà de l'effet sur l'atrophie cérébrale, les vitamines préviennent effectivement le développement d'Alzheimer.

L'atrophie cérébrale intervient naturellement avec l'âge mais elle est accélérée en cas de déclin cognitif modéré. Les vitamines B se trouvent à l'état naturel dans de nombreux aliments (viande, oeufs, poissons, légumes verts). Leur administration à haute dose peut avoir des effets secondaires négatifs, comme toute supplémentation non contrôlée.

ATS, 9 septembre 2010

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Mécanisme-clé de la maladie d'Alzheimer découvert

Bâle/Sydney- Une équipe internationale de chercheurs avec participation bâloise a mis en évidence une interaction entre deux protéines qui jouent un rôle-clé dans l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Ils sont également parvenus à stopper cette interaction chez des souris.

Forme la plus fréquente de démence, l'Alzheimer est caractérisée par le dépôt dans le cerveau de deux sortes de fragments de protéines ayant pris une forme pathogène. A l'extérieur des neurones se forment des amas de bêta-amyloïdes, tandis qu'à l'intérieur apparaissent des agrégats de protéines tau.

Une équipe de l'Université de Sydney est parvenue à trouver le lien entre ces deux protéines, a indiqué jeudi l'Université de Bâle, dont la neurobiologiste Anne Eckert a participé à ces travaux.

C'est l'interaction entre ces deux protéines qui est à l'origine de la mort des neurones dans le cerveau des patients frappés d'Alzheimer, comme l'écrivent les chercheurs dans la revue "Cell". Ils ont tenté d'inhiber cette interaction grâce à une petite molécule chez des souris et les résultats ont été jugés impressionnants.

Administrée à un stade précoce de la maladie, la substance a réduit drastiquement la mortalité et les troubles de la mémoire chez ces animaux. En collaboration avec l'industrie pharmaceutique, les scientifiques entendent maintenant développer des applications pour l'homme.

ATS, 12 août 2010

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Vertus des téléphones portables contre Alzheimer chez les souris

AlzheimerWASHINGTON - Après avoir été soupçonnés de provoquer des tumeurs au cerveau, les téléphones portables ont révélé des vertus thérapeutiques miraculeuses pour prévenir la maladie d'Alzheimer ou la faire régresser chez les souris. Les chercheurs pensent que ces résultats sont "très pertinents pour les humains".

Des scientifiques américains ont exposé près d'une centaine de souris à des ondes électromagnétiques émises par des portables
une heure ou deux quotidiennement pendant sept à huit mois. Ils ont ainsi reproduit l'utilisation des téléphones portables durant plusieurs décennies chez les humains.

Une partie des rongeurs avaient été génétiquement modifiés pour développer l'équivalent d'Alzheimer et des problèmes de mémoire en vieillissant. Les autres étaient normaux et ne montraient aucune prédisposition génétique à la maladie.

Mémoire protégée

"Nous avons été surpris de constater qu'une exposition au téléphone portable commençant tôt à l'âge adulte protège la mémoire des souris qui auraient sinon développé des symptômes d'Alzheimer", explique Gary Arendash. Ce professeur de neurologie à l'Université de Floride est le principal auteur de ces travaux parus mercredi dans le "Journal of Alzheimer's Disease".

"Le plus effarant a été que les ondes magnétiques émises par les portables ont rétabli un fonctionnement normal de la mémoire des vieilles souris atteintes d'Alzheimer", souligne-t-il.

Cette étude a montré que les ondes électromagnétiques générées par les téléphones portables ont fait disparaître les dépôts de peptide bêta-amyloïde dans le cerveau des souris.

Ces accumulations d'amyloïdes sont considérées par les chercheurs comme responsables de la neuro-dégénérescence et de la démence dans la maladie d'Alzheimer, car elles empêchent les transmissions normales des influx nerveux entre les cellules cérébrales.

Effet stimulant sur le cerveau

"Puisque nous avons retenu des paramètres électromagnétiques identiques aux portables que nous utilisons et testé la mémoire des souris selon des critères pouvant être comparés aux nôtres, nous pensons que les résultats de cette recherche sont très pertinents pour les humains", souligne Gary Arendash dans un entretien avec l'AFP.

Le neurologue a commencé cette recherche en partant de l'hypothèse qu'une exposition aux ondes des portables serait nocives. Non seulement ces ondes n'ont provoqué aucun cancer chez ces souris, mais elles ont eu un effet stimulant sur leurs fonctions cérébrales.

"Ces ondes augmentent la circulation sanguine dans le cerveau et le stimulent chez des individus normaux", assure-t-il.

Quelque 4,5 millions d'Américains souffrent d'Alzheimer, nombre qui a doublé depuis 1980, selon les Instituts nationaux de la santé.


ATS, 7 janvier 2010

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Vieillissement de la population - la maladie d'Alzheimer explose

AlzheimerWASHINGTON - Le nombre de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer ou par d'autres formes de démence devrait monter en flèche dans les prochaines décennies. Cette tendance se manifestera surtout dans les pays en voie de développement, parallèlement au vieillissement de la population, selon un rapport diffusé lundi.

Près de 36 millions de personnes seront atteintes de démence en 2010, ce qui représente une augmentation de 12 millions du nombre de cas depuis 2005, indique un rapport d'ADI (Alzheimer's Disease International), une fédération d'associations consacrées à la maladie d'Alzheimer dans le monde entier.

La démence est définie dans le rapport comme "un syndrome dû aux maladies du cerveau, en général chronique, caractérisé par une détérioration progressive et globale des capacités intellectuelles comme la mémoire, l'apprentissage, le langage, la compréhension et le jugement".

Les personnes âgées en sont les principales victimes. Et comme l'espérance de vie augmente globalement dans le monde, de plus en plus de populations sont confrontées à cette maladie de la vieillesse.

La fréquence des démences devrait presque doubler tous les 20 ans, pour atteindre près de 66 millions de cas en 2030 et plus de 115 millions vers le milieu du siècle, selon le rapport.

Près de 60% des 36 millions de personnes touchées en 2010 par une forme de démence vivent dans des pays en voie de développement où la maladie va augmenter plus fortement que dans les pays riches, prédit le rapport.

ATS, 21 septembre 2009

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Une bombe à retardement en matière de coûts de la santé

BERNE - Estimé à 100 000 aujourd'hui, le nombre de malades souffrant d'Alzheimer devrait tripler d'ici 2050. Selon les milieux concernés, il est urgent d'élaborer une politique nationale pour endiguer cette forme de démence et limiter les coûts énormes qu'elle va engendrer.

Sur la base des prévisions démographiques, le nombre de malades
d'Alzheimer augmentera inéluctablement, a expliqué vendredi devant les médias à Berne Myrtha Welti, présidente de l'Association Alzheimer Suisse. Chaque jour, 60 nouveaux cas apparaissent et chacun de nous peut être atteint. Plus de 95 % des personnes diagnostiquées ont l'âge de la retraite.

"Dans un avenir prévisible, nous serons confrontés à la démence la plus répandue en Suisse et en même temps à l'un des principaux facteurs de coûts dans le domaine de la santé", a clamé le conseiller national Jean-François Steiert (PS/FR).

En tirant la sonnette d'alarme, l'association et les politiques concernés veulent faire avancer le débat en Suisse face à ce défi majeur, notamment en déposant auprès du département de Pascal Couchepin un manifeste intitulé "Priorité Alzheimer" muni de 15 000 signatures. Le dépôt d'une motion au Parlement lors de la session de juin est aussi prévu.

Prévenir

Beaucoup de personnes vivent seules aujourd'hui, constate Myrtha Welti. En cas de démence, elles ne disposent pas du réseau de soutien d'un entourage proche. Ces faits sont d'autant plus critiques si l'on considère que près de 60 % des personnes atteintes d'Alzheimer vivent à la maison où elles sont souvent soignées par la famille.

"Quel que soit le stade de la maladie, les coûts pour la prise en charge des personnes atteintes de démence sont inférieurs à domicile qu'en institution", indique de son côté Birgitta Martensson, directrice de l'Association Alzheimer Suisse à Yverdon. Sans l'aide gratuite, le système court donc le risque d'une forte progression des coûts, chiffrés en dizaine de milliards par an.

Pour maintenir à domicile le plus longtemps possible des personnes atteintes d'Alhzeimer, l'association prône par exemple un dépistage précoce de la maladie ou un accompagnement des malades financièrement supportable et adapté à leurs besoins. Des offres de soulagement temporaire des proches sont aussi proposées.

Rattrapper le retard

Selon M. Steiert, il s'agit maintenant de mettre en oeuvre une stratégie commune sous l'égide de la Confédération afin d'éviter un "ping-pong" entre les institutions. Le conseiller national réclame également une étude actualisée des coûts individuels et sociaux occasionnés par les maladies de la démence en Suisse. Celle-ci servira de base d'évaluation à la politique Alzheimer en Suisse.

La Suisse a pris du retard en la matière face au Royaume-Uni, à la France ou à la Norvège par exemple, estiment les milieux concernés. Ces derniers pays ont adopté des stratégies Alzheimer ciblées notamment sur la recherche des causes de la démence, un diagnostic précoce ou encore le développement de traitements.

ATS, 15 mai 2009

La nourriture de fast-food favoriserait l'apparition d'Alzheimer

AlzheimerSTOCKHOLM - Un régime riche en sucre, graisse et cholestérol, typique de la nourriture de fast-food, pourrait favoriser l'apparition de la maladie d'Alzheimer. C'est ce qu'indique une étude de l'Institut de recherche Karolinska à Stockholm publiée vendredi.

Des chercheurs ont ainsi étudié le comportement de souris génétiquement modifiées, après leur avoir donné pendant neuf mois une nourriture riche en graisse, sucre et cholestérol.

"En examinant le cerveau de ces souris, nous avons découvert une modification chimique, similaire à celle observée dans le cerveau des malades d'Alzheimer", a expliqué Susanne Akterin, auteur de l'étude, dans un communiqué de l'institut.

Parmi les changements observés, les chercheurs ont notamment noté une augmentation de phosphates, empêchant certaines cellules de fonctionner normalement.

Trop de cholestérol nuit

Ils ont également observé qu'une quantité importante de cholestérol dans la nourriture réduisait la présence d'une protéine du cerveau, appelée Arc, impliquée dans le processus de "stockage" de la mémoire.

Ces souris avaient précédemment subi des modifications génétiques pour imiter l'effet d'une variante d'un gène humain
appelée apoE4, qui constitue l'un des grands facteurs de risques de la maladie et dont l'une des fonctions est de transporter le cholestérol.

"Nous pensons désormais qu'un apport massif de graisse et de cholestérol, combinée à d'autres facteurs comme l'apoE4, peuvent affecter plusieurs substances du cerveau, ce qui peut être une des causes de développement de la maladie d'Alzheimer", a-t-elle ajouté.

Des études précédentes avaient déjà montré un lien possible entre le régime alimentaire et l'apparition de cette maladie.
Alzheimer et les troubles apparentés touchent plus de 24 millions de personnes dans le monde et ce chiffre "va doubler tous les 20 ans", selon un rapport de l'OMS.

ATS, 28 novembre 2008

Une bonne formation protège de l'impact de la maladie d'Alzheimer

LONDRES - Les professions qui exigent des compétences intellectuelles et une formation poussée semblent préserver des pertes de mémoire associées à la maladie d'Alzheimer. Une étude de chercheurs italiens a été publiée dans la revue Neurology.

Ces conclusions confortent des recherches antérieures menées sur la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de diminution cérébrale, a estimé Valentina Garibotto, de l'Université San Raffaele, de l'Institut scientifique et de l'Institut national de neurosciences de Milan.

"La théorie est que l'éducation et les professions qui sollicitent beaucoup (le cerveau) créent une forme de protection contre les effets de la démence du cerveau, ou réserve cognitive", a ajouté Garibotto. "Leurs cerveaux sont à même de compenser les dégâts et leur permettent de rester en fonction malgré les dégâts subis".

On estime à 30 millions le nombre de personnes atteintes de démence dans le monde, dont la forme la plus commune est la maladie d'Alzheimer. L'étude a porté sur 242 personnes atteintes d'Alzheimer, 72 hommes et femmes ayant des problèmes légers de mémoire et 144 volontaires n'ayant pas de problème de mémoire.

Source : ATS, 21 octobre 2008

Des chercheurs ouvrent une piste dans le traitement dAlzheimer

WASHINGTON - Des chercheurs américains ont ouvert une piste dans le traitement de la maladie d'Alzheimer. Ils ont établi sur des souris que la stimulation mentale et un traitement médicamenteux leur permettait de récupérer des souvenirs perdus.

Leurs conclusions prouveraient que même si un individu présente de très graves troubles de l'apprentissage et de très graves pertes mémorielles, la possibilité existe d'améliorer les capacités d'apprentissage et de récupérer dans une certaine mesure des souvenirs perdus, explique la neuroscientifique Li-Huei Tsai.

Avec ses collègues du Howard Hughes Medical Institute et du Massachusetts Institute of Technology, dont l"étude a été publiée dimanche par la revue "Nature", elle a travaillé sur des souris génétiquement modifiées. Les chercheurs ont introduit dans leur organisme une protéine responsable d"une pathologie très proche de la maladie d'Alzheimer.

Leurs travaux tendraient à démontrer que les souvenirs ne sont pas détruits par des maladies neurodégénératives, mais seulement rendus inaccessibles.

Source : ATS, 30 avril 2007

 

Ne pas reconnaître des odeurs familières serait un premier signe

WASHINGTON - Des difficultés à ne pas reconnaître des odeurs familières pourrait être un signe avant-coureur de dégénérescence cérébrale comme la maladie d'Alzheimer. Telle est la conclusion d"une étude publiée en 2007 aux Etats-Unis.

Les chercheurs savent déjà que les premières lésions dans cette dégénérescence cérébrale incurable apparaissent dans une zone du cerveau importante pour le sens olfactif. Dans cette étude, les médecins ont testé 589 personnes, âgées de 54 ans à plus de 90 ans, en leur demandant d'identifier 12 odeurs très communes comme celle du citron, du chocolat, du poivre noir, de la banane, de l'essence de voiture et de savon.

Source : ATS, 7 mars 2007

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