Caisse maladie pour 2012: une personne sur 12 a changé de caisse
ZURICH – Environ 8,4% des assurés ont décidé de changer de caisse maladie pour l'an prochain, selon un sondage commandé par comparis.ch. C'est un peu moins que l'an dernier où 12,4% avaient fait le pas. Le comparateur impute cette différence au fait que les primes avaient fortement augmenté pour 2011.
Les jeunes adultes entre 19 et 25 ans sont les plus nombreux à avoir cherché de meilleures offres avec un taux de 14%, a indiqué mardi dans un communiqué comparis.ch. Cette proportion n'est pas étonnante puisque cette catégorie d'assurés subit la plus forte progression de primes (5,6%). Les adultes plus âgés ne sont que 8% à avoir changé de caisse.
L'enquête a été menée par l'institut d'étude de marché GfK entre fin novembre et début décembre, auprès de 2000 personnes dans toute la Suisse.
ATS, le 6 décembre 2011
Primes maladie 2012 : hausse de 3% pour comparis.ch – progression de 5.2% pour bonus.ch
ZURICH - Avant l'annonce officielle des primes d'assurances maladie pour 2012 qui interviendra à fin septembre, les sites internet livrent leurs prévisions. Selon comparis.ch, les primes augmenteront en moyenne de 3% l'an prochain. L'autre comparateur, bonus.ch, estime la hausse à 5,2%.
Patrick Ducret, directeur de bonus.ch, a expliqué mardi à l'ATS que les écarts avec Comparis sont dus à des méthodes différentes de pondération des données brutes, selon les caisses maladie et les tranches d'âge notamment. L'an dernier, les primes avaient augmenté de 6,5%. Comparis avait prévu une hausse de 8% et bonus.ch de près de 11%.
Pour Comparis, la hausse des primes restera modérée pour l'an prochain, selon des chiffres provisoires transmis par trois quarts des caisses maladie. Les augmentations varieront d'un canton à l'autre. Avec Appenzell Rhodes-Intérieures (+8%), le Jura (+7%) et Fribourg (+6%) sont dans le trio de tête. A Genève, la hausse sera de 4%.
Dans les autres cantons romands, l'augmentation des primes est dans la moyenne ou en-dessous: Valais et Vaud (+3%), Neuchâtel (+2%). Dans le canton de Berne et au Tessin, les primes ne devraient pas augmenter.
Comme l'an passé, les primes devraient progresser fortement (au moins 5%) pour les jeunes adultes, soit les assurés entre 18 et 25 ans. Cette hausse reflète à peine l'évolution des coûts de la santé de cette tranche d'âge. Beaucoup de caisses ont réduit leur rabais pour les jeunes adultes, fait savoir Comparis.
Plus fortes
Selon le site bonus.ch, qui se base sur les données provisoires de 72% des assurés en Suisse, la hausse attendue est de 5,2% en moyenne en Suisse. Les progressions les plus fortes interviendront dans les cantons de Zoug (+8,6%) et d'Uri (+8,5%).
Parmi les cantons romands, c'est Genève qui devra faire face à la plus forte hausse des primes avec 6,3% alors que dans les autres cantons romands, la progression ne dépasse pas 6%. Les hausses seront de 6% à Fribourg, 5,3% dans le Jura, 3,9% dans le Valais, 3,8% dans le canton de Vaud, 3,1% à Neuchâtel et 0,7 dans le canton de Berne. Par tranche d'âge, la progression sera la plus forte pour les 19-25 ans (+5,4%).
ATS: 13 septembre 2011
Plusieurs traitements seront remboursés dès juillet
BERNE - Plus besoin dès juillet d'aller chez le médecin pour se procurer un appareil d'autocontrôle de la coagulation destiné aux patients prenant à long terme des anticoagulants. L'assurance maladie de base prendra désormais en charge les coûts, a indiqué lundi le DFI.
D'autres remboursements ont été décidés par le Département fédéral de l'intérieur (DFI). Les attelles pour patients souffrant d'une paralysie du bras suite à un accident vasculaire et les systèmes de mesure du glucose en continu pour certains diabétiques seront inscrits dans le catalogue de base. Idem du traitement antidouleur par injection d'anesthésiant local.
Tour de vis en revanche concernant le contrôle de la toxoplasmose pendant la grossesse. Les côuts seront uniquement pris en charge si une infection est suspectée, et non plus dans le cadre des examens de routine. Selon les experts, une généralisation de l'examen n'est pas utile, vu que la toxoplasmose foetale est extrêmement rare et qu'il n'existe pas de traitement, fait valoir le DFI.
Rayon médecines complémentaires, la thérapie neurale selon Huneke sera remboursée dès janvier 2012, conjointement avec les autres méthodes de médecine alternative. Le ministre de la santé Didier Burkhalter a décidé de réintégrer provisoirement ces traitements dans le catalogue de base. Une révaluation aura lieu d'ici fin 2017.
ATS, 21 juin 2011
Le démarchage téléphonique totalement interdit
BERNE - Les démarchages téléphoniques en faveur de l'assurance obligatoire des soins sont désormais interdits. Par cette mesure et d'autres visant à limiter le courtage, les assureurs et le Département fédéral de l'intérieur espèrent économiser 60 à 100 millions de francs.
Les caisses maladie se sont engagées par écrit à ne plus téléphoner aux assurés, elles-mêmes ou en mandatant d'autres sociétés, dans des buts de publicité ou de démarchage généralisé pour l'assurance de base. Les conseils par téléphone restent permis pour autant que les assurés l'aient expressément consenti par écrit, a expliqué jeudi devant la presse Stefan Kaufmann, directeur de santésuisse.
Selon l'accord présenté par l'organe faîtier des assureurs, ceux-ci ne sont autorisés à ne verser plus que 50 francs au maximum de commission aux courtiers et autres intermédiaires, tels que des sites internet, pour tout contrat conclu. Actuellement, les montants varient entre 75 et 100 francs, selon M. Kaufmann.
L'accord signé par les assureurs prévoit enfin que les caisses maladie ne devront travailler plus qu'avec des courtiers et intermédiaires qui se sont engagés à respecter des critères de qualité. En cas d'excès, des sanctions devront être prises.
Ce code de conduite a déjà été signé par les caisses qui regroupent 90% des assurés, s'est réjoui Claude Ruey, président de santésuisse. Les autres ont jusqu'à la fin janvier pour le faire.
Vives critiques
Santésuisse s'est dite consciente que le démarchage téléphonique agressif et les dérives de certains courtiers non qualifiés ont engendré de vives critiques au sein de la population. Mais les propositions émises pour y remédier et qui étaient contenues dans le paquet d'économies "Couchepin" ont été rejetées en octobre par le Parlement, "incapable de faire aboutir des solutions", selon santésuisse.
Pour y remédier, le Département fédéral de l'intérieur (DFI) avait l'intention d'édicter une ordonnance interdisant le financement de tout démarchage téléphonique ou de courtage par le biais des primes de l'assurance obligatoire, a expliqué M. Ruey. Mais dans les faits, ces pratiques auraient continué, payées par les complémentaires.
DFI attentif
Le DFI et santésuisse ont donc relancé les discussions et le 21 décembre, les grandes lignes de l'accord entre assureurs ont pu être fixées. Tant l'un que l'autre se sont félicités d'avoir pu, grâce à "leurs efforts", trouver rapidement une solution en faveur des assurés.
Dans un communiqué, le DFI souligne qu'il "suivra avec attention la mise en vigueur de ces dispositions et leur application". Quant à l'ordonnance initialement prévue, elle n'est désormais plus nécessaire, selon son porte-parole Jean-Marc Crevoisier.
La question du démarchage téléphonique et des activités de courtage ainsi que les éventuelles interventions des autorités devraient être réglées dans la future loi sur la surveillance des caisses maladie. La procédure de consultation débutera vraisemblablement en février, a précisé M. Crevoisier.
Comparateur en ligne unique
Par ailleurs, les caisses maladie ont assuré les autorités fédérales de leur intérêt de disposer d'un calculateur de primes géré par l'Office fédéral de la santé publique. Une amélioration de celui déjà mis gratuitement à disposition des assurés est en cours. Le potentiel d'économies est de l'ordre de 20 millions de francs par année, selon le DFI.
L'engagement pris par les caisses maladie en matière de démarchage téléphonique réjouit la Fondation alémanique pour la protection des consommateurs (SKS) et le comparateur en ligne "comparis.ch". Le comparateur se dit non concerné par la limitation à 50 francs des commissions car il dit offrir uniquement des services informatiques.
ATS, 20 décembre 2010
Un assuré sur huit a changé de caisse maladie
BERNE - Une personne sur huit a changé de caisse maladie pour s'affilier auprès d'un nouvel assureur l'an prochain, selon une étude du comparateur en ligne Comparis. Ce taux de changements correspond à celui de 2008, après un pic à 15,4% l'an dernier.
Environ un million de personnes ont changé d'assureur, écrit lundi Comparis dans un communiqué. Les Alémaniques (13,3%) ont été plus nombreux à s'affilier à une nouvelle caisse que les Romands (9,3%), dont les primes 2011 ont moins augmenté qu'outre-Sarine.
Les primes maladie connaîtront une hausse moyenne de 8,6% l'an prochain, après avoir grimpé de 11,5% cette année. En 2008, elles avaient progressé de 3,3% et 12% d'assurés avaient changé de caisse, soit presque autant que cet automne.
Cité dans le communiqué, Richard Eisler, CEO de Comparis, pense que de nombreux assurés avaient déjà "optimisé leur situation l'an dernier, de sorte qu'un nouveau changement ne leur paraissait pas nécessaire cette année, malgré l'importante hausse des primes".
Le sondage a été réalisé pour Comparis par l'institut GfK Suisse auprès de 2000 personnes dans toute la Suisse entre le 29 novembre et le 6 décembre.
ATS, 13 décembre 2010
La gauche lance son projet de caisse unique
BERNE - Le débat sur la création d'une caisse maladie unique repart de plus belle, à peine une semaine après la dernière annonce d'une hausse des primes. La gauche, alliée à plusieurs organisations, a présenté jeudi son projet d'initiative populaire, qui devrait être lancée ces prochains mois.
Cette caisse unique, chargée de l'assurance de base obligatoire, s'inspire des modèles de l'AVS et de la caisse nationale d'assurance accident SUVA. Elle prendrait la forme d'une institution nationale de droit public dont les organes seraient composés de représentants de la Confédération, des cantons, des assurés et des fournisseurs de prestations.
Le financement resterait assuré par des primes par tête. Celles-ci seraient fixées et encaissées par des agences cantonales, voire intercantonales. Ces dernières se chargeraient aussi du paiement des prestations. Les primes seraient fixées par canton et calculées sur la base des coûts de l'assurance de base.
En cas d'acceptation de cette initiative, le Conseil fédéral devrait proposer les mesures nécessaires pour transférer à la caisse unique les réserves, provisions et fortune des assureurs privés issues de l'assurance obligatoire. Si le Parlement n'arrive pas à légiférer dans les trois ans, les cantons pourraient chacun introduire une caisse unique sur leur territoire.
Outre le PS et les Verts, le Parti évangélique, la Fédération suisse des patients et le Mouvement populaire des familles figurent parmi les organisations représentées au sein de l'association pour une caisse maladie publique.
ATS, 7 octobre 2010 |
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