Le traitement de l'hypertension prolonge l'espérance de vie
WASHINGTON - Traiter l'hypertension prolonge l'espérance de vie à long terme, selon un essai clinique mené aux Etats-Unis. Les anti-hypertenseurs avaient déjà montré leur capacité à réduire les accidents cardiovasculaires mais il n'existait pas jusqu'ici de données sur les gains d'espérance de vie.
L'essai clinique a été mené pendant quatre ans et demi, de mars 1985 à janvier 1988, avec 4736 participants âgés d'au moins 60 ans et souffrant tous d'hypertension. La période de suivi a duré 22 ans. La moitié du groupe a été traitée avec l'anti-hypertenseur Chlortalidone et l'autre moitié avec un placebo.
A la fin de l'essai clinique, les médecins ont recommandé à tous les participants de prendre un médicament contre l'hypertension. A la fin de la période de suivi, 60,2% des participants, soit 2851 personnes, étaient décédés.
Mais les chercheurs ont déterminé que les sujets traités durant les quatre ans et demi de l'essai clinique contre l'hypertension ont généralement vécu plus longtemps que ceux du groupe témoin. Le gain d'espérance de vie est de 158 jours pour ceux décédés d'attaque cardiovasculaire et de 105 jours pour les participants ayant succombé à toutes causes de mortalité.
Ainsi le gain d'espérance de vie pour ceux décédés à la suite d'une maladie cardio-vasculaire correspond à près d'un jour par mois de traitement contre l'hypertension.
Cette étude, dont les résultats ont été publiés mardi dans le "Journal of the American Medical Association", a été menée par le Dr John Kostis de la faculté de médecine Robert Wood Johnson à New Brunswick (New Jersey).
ATS : 21 décembre 2011
Un virus peut-être à l'origine de l'hypertension (étude chinoise)
PEKIN - L'hypertension artérielle pourrait être provoquée par un virus très commun, selon une étude réalisée par des médecins chinois. Elle est susceptible d'avoir des implications pour des centaines de millions de patients dans le monde, a annoncé lundi l'un des chercheurs.
Une équipe du centre de cardiologie de l'hôpital de Chaoyang, à Pékin, a annoncé avoir fait, pour la première fois, le lien entre le cytomégalovirus (CMV) et la forme la plus commune d'hypertension. Le virus CMV est responsable d'infections chez la plupart des humains à un moment de leur vie mais sans symptômes et passe donc le plus souvent inaperçu.
Il se transmet par les sécrétions corporelles. L'un des auteurs de l'étude, Yang Xinchun, a expliqué que cette découverte pourrait conduire à terme à la mise au point d'un vaccin qui permettrait d'empêcher la survenue d'hypertension.
"Si nous parvenons à établir avec certitude la relation" entre le virus et l'hypertension artérielle, nous pourrons avoir des vaccins et des remèdes contre l'hypertension", a expliqué le Dr Yang, chef du centre de cardiologique. Il a précisé toutefois que la recherche n'en était qu'à un stade préliminaire et qu'il serait prématuré d'avancer une date pour la sortie d'un vaccin.
Un milliard de personnes
"C'est la première fois que quelqu'un réussit à établir cette relation (...) donc nous devons faire plus d'essais avec des échantillons plus larges de patients", a ajouté le Dr Yang.
Cette découverte pourrait avoir un énorme impact sur la maladie dans le monde alors que, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), un milliard de personnes souffrent d'hypertension, dont plus de 200 millions de Chinois.
La grande majorité souffre d'"hypertension essentielle" dont la cause n'est pas connue mais qui est souvent associée à des facteurs génétiques et à une mauvaise hygiène de vie et est aggravée par l'âge. Elle joue un rôle important dans les accidents cardiaques ou vasculaires cérébraux.
Et c'est cette forme d'hypertension qui, selon les auteurs de l'étude, serait liée au virus CMV. Les conclusions de l'étude ont été publiées dans la revue médicale américaine Circulation, dont l'un des anciens responsables a mis en ligne des commentaires sur le site de l'hôpital de Chaoyang.
ATS : 15 août 2011
Hypertension: les personnes touchées ne se doutent de rien
BERNE - Une personne sur trois en Suisse a une tension artérielle trop élevée et une sur cinq ne se doute pas de son risque. Tel est le résultat de la Semaine de la tension artérielle de mai 2009 dont l'analyse scientifique vient de paraître.
Au cours de cette semaine, plus de 10'000 personnes se sont fait mesurer leur tension artérielle dans 800 pharmacies du pays. Les données de 5663 personnes ont pu être utilisées pour l'analyse, indique mercredi la Fondation suisse de cardiologie.
Il apparaît qu'un tiers des participants avait une tension artérielle supérieure à 140/90 mmHg, l'unité de mesure de la pression. La Fondation Suisse de Cardiologie trouve particulièrement alarmant le fait que quelque 1100 personnes, soit près d'une sur cinq, étaient surprises de ce résultat.
Elles ne s'étaient pas doutées que leur tension artérielle dépassait le seuil critique et qu'elles présentent un risque nettement accru d'attaque cérébrale et d'infarctus du myocarde. La Fondation suisse de cardiologie appelle donc tous les adultes à partir de l'âge de 18 ans à faire mesurer une fois par an leur tension artérielle.
Le poids corporel est en étroite relation avec la tension artérielle, rappelle la Fondation. Or la moitié seulement des participants était dans la norme. Un tiers avait un léger excès de poids et 12 % un fort excès de poids (obésité).
ATS: 16 juin 2010
Faites l'amour contre l'hypertension !
BRASILIA - Danser, faire l'amour, contrôler son poids, changer d'habitudes alimentaires: voici les conseils du ministre brésilien de la santé à sa population. Il a lancé l'appel lors du début d'une campagne de prévention contre la pression artérielle.
"Les gens doivent bouger. Le match de foot du week-end ne doit pas être la seule activité physique du Brésilien. Il faut faire des exercices, marcher, danser et faire l'amour protégé", a lancé le ministre José Gomes Temporao.
Le ministre a ensuite précisé au site internet brésilien G1 de Globo qu'il "ne plaisantait pas". "Devoir faire des exercices physiques régulièrement signifie aussi avoir des rapports sexuels, toujours protégés, bien sûr", a bien insisté le ministre.
"Nous avons une bombe à retardement dans les mains", car d'ici 20 ans un pourcentage énorme de la population aura des maladies chroniques, comme l'hypertension, le diabète et le cholestérol, a prédit le ministre.
Selon les chiffres officiels, près de 25% des plus de 190 millions de Brésiliens feraient de l'hypertension.
ATS: 26 avril 2010
Ne pas dormir assez peut conduire à l'hypertension
CHICAGO - Les personnes d'âge moyen qui ne dorment pas assez ont plus de risques de faire de l'hypertension. C'est le constat d'une étude américaine publiée dans la revue "Archives of Internal Medicine".
"Ceux qui n'ont pas assez dormi ont couru un risque plus grand de développer de l'hypertension, au cours d'une période de cinq ans", a expliqué Kristen Knutson, de l'Université de Chicago. L'étude établit ainsi que chez l'adulte d'âge moyen, le fait de manquer d'une heure de sommeil en moyenne par nuit pendant cinq ans élève le risque d'hypertension artérielle de 37%.
ATS: 9 juin 2009