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 Dernières actualités sur la malaria - News malaria - News paludisme

Voici les dernières news (ou dépêches) concernant le paludisme :

Date Titre de l'article
19 février 2009 Une cuillerée de sucre pourrait sauver des milliers d'enfants
20 novembre 2008 Paludisme et dengue progressent avec le réchauffement du climat
17 juin 2008 Un parasite bien plus dangereux que prévu

Une cuillerée de sucre pourrait sauver des milliers d'enfants

MalariaPARIS - Une simple cuillerée de sucre imbibée d'eau, glissée sous la langue d'enfants souffrant de malaria et de ce fait en hypoglycémie, pourrait sauver des milliers de vie, selon une étude publiée dans "Malaria Journal". Deux scientifiques suisses ont participé à cette étude.

Le paludisme touche chaque année plus de 250 millions de personnes et en tue un million, dont près de 800 000 enfants, demeurant souvent dans des villages d'Afrique éloignés d'un centre de santé, rappellent les chercheurs.

20 à 30% des enfants atteints de paludisme sévère souffrent d'hypoglycémie, ce qui multiplie par 3 ou 4 le risque de mourir de la maladie. Ils sont traités en général par du glucose en intraveineuse, mais souvent il est trop tard quand l'enfant arrive au centre de santé.

Sous l'impulsion du pédiatre et épidémiologiste français Hubert Barennes, responsable de cette recherche, des médecins nigériens avaient il y a une dizaine d'années donné à des enfants en hypoglycémie sévère une cuillerée de sucre sous la langue pour leur permettre d'arriver au centre de santé. Ils avaient jugé la méthode efficace mais aucun essai scientifique n'avait confirmé sa validité.

Essai au Mali

Un essai clinique a été réalisé à l'été 2006 chez 23 enfants atteints de paludisme grave et souffrant d'hypoglycémie à l'hôpital de Sikasso, au sud du Mali.

Une partie des enfants ont reçu une cuiller à café de sucre légèrement humidifié, un traitement renouvelé toutes les 20 minutes, voire plus rapidement si l'enfant l'avalait. L'autre partie recevait une injection de glucose par intraveineuse.

Selon les chercheurs, il n'y a pas eu de différence significative entre les deux groupes, avec des taux de réponse au traitement d'environ 70%.

Bien que l'essai n'ait été mené que sur un petit groupe, les résultats "justifient l'utilisation de sucre sous la langue dans les communautés et l'extension des essais à plus grande échelle", ont estimé les chercheurs.

Lisez aussi:
- Dossier complet sur le paludisme
- En parler sur notre Forum

ATS 19 février 2009

Paludisme et dengue progressent avec le réchauffement du climat

MalariaSYDNEY - L'Asie du Sud-Est et les pays insulaires du Pacifique Sud sont confrontés de plus en plus au paludisme et à la maladie de dengue. Les moustiques propageant ces affections tropicales conquièrent en effet de nouvelles régions du monde avec le réchauffement climatique de la planète.

Selon un nouveau rapport de l'institut Lowy rendu public jeudi à Sydney et intitulé "L'aiguillon des changements climatiques", des statistiques montrent que depuis les années 1970, les changements climatiques ont favorisé 150 000 décès supplémentaires chaque année, via l'extension de maladies. Pour plus de la moitié, ces décès ont concerné l'Asie.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la hausse des températures moyennes et des précipitations dues aux changements climatiques va déboucher sur une augmentation du nombre de moustiques dans des régions du globe plus tempérées, où l'on connaît mal les maladies qu'ils transmettent et dont les habitants y résistent mal.

Estimations pour le 21e siècle


Le rapport prévoit que la prévalence du paludisme pourrait être 1,8 à 4,8 fois plus grande en 2050 qu'en 1990. La proportion de la population mondiale vivant dans des zones où le paludisme est endémique pourrait passer de 45% aujourd'hui à 60% d'ici à la fin du siècle, lit-on dans le rapport Lowy.

A l'horizon 2085, 52% de la population mondiale, soit alors 5,2 milliards d'habitants, vivront dans des régions où sévit la dengue, maladie épidémique tropicale qui ressemble à la grippe.

Les maladies se propageront d'autre part à mesure que les changements climatiques contraindront les populations à fuir certains habitats comme les îles à très faible altitude ou des zones côtières inondées par la montée du niveau des mers.

Australie, pays à risque

"Le nombre de réfugiés 'écologiques', dans l'ensemble, pourrait atteindre 50 millions d'ici 2010, et les populations des îles basses sont les plus exposées aux risques. Les personnes fuyant les zones basses représentent le contingent humain qui propagera le paludisme et la dengue", dit le rapport.

L'Australie, qui ne connaît pour l'instant ni le paludisme ni la dengue, va devenir un pays à risque parce qu'il est situé en marge de la zone endémique, qui s'agrandit et pourrait s'étendre au Nord australien.

Les changements climatiques risquent aussi d'entraîner un élargissement de la zone endémique de la dengue. Des secteurs du Pacifique comme les Samoa, Tonga, la Nouvelle-Calédonie, les îles Kiribati et Palau connaissent déjà une épidémie de dengue, avec plus de 2000 cas signalés depuis le début de l'année.

ATS 20 novembre 2008

Lausanne et Oxford: deux études sur la malaria
Un parasite bien plus dangereux que prévu

MalariaLAUSANNE - Deux études, dirigées depuis Lausanne et Oxford, devraient permettre de mieux cibler la lutte contre la malaria. Elles montrent qu'une deuxième espèce de plasmodium, le parasite à l'origine de la maladie, peut entraîner des cas graves.

La communauté scientifique considérait jusqu'ici le "plasmodium falciparum" comme de loin l'espèce la plus dangereuse de ce parasite. Or les recherches conduites par le Dr Ric Price à Oxford et le Dr Blaise Genton, de la Policlinique médicale à lausanne, viennent bouleverser ce dogme, annoncent mardi le CHUV et l'UNIL.

Le Dr Ric Price s'est penché sur le cas des patients suivis de 2004 à fin 2007 par un hôpital du sud de la Papouasie (Indonésie). Il a constaté que les malades qui ont développé une malaria sévère étaient plus souvent infectés par la forme "vivax" (1 sur 4) du parasite que par l'espèce "falciparum" (1 sur 5).

Les recherches du Dr Genton aboutissent au même constat. Il a suivi durant huit ans les patients de deux dispensaires de Papouasie-Nouvelle Guinée. Le "plasmodium vivax", d'habitude jugé moins virulent, semble être aussi dangereux que le "falciparum", sur lequel portent les efforts de prévention et de soins.

Mieux cibler

Les chercheurs espèrent que leurs études, publiées conjointement dans la revue "PLoS Medecine", permettront de cibler plus efficacement la lutte contre la malaria. Selon l'OMS, plus de 500 millions de personnes sont touchées chaque année par le paludisme. Plus d'un million de malades succombent.

Le paludisme, dû au parasite plasmodium, est transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux globules rouges.

La maladie se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement dix à quinze jours après la piqûre de moustique. En l'absence de traitement, le paludisme peut entraîner rapidement le décès.

ATS 17 juin 2008

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