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 Dernières actualités sur la ménopause - News ménopause - Nouveau traitement ménopause

Voici les dernières news (ou dépêches) concernant la ménopause, classée(s) par ordre de parution :

Date Titre de l'article
20 octobre 2010 Hormones: risque accru de cancer avancé du sein et de mortalité
28 juin 2010 Un test pour prédire l'âge de la ménopause
6 mars 2009 Patch pour retrouver le désir sexuel critiqué

Hormones: risque accru de cancer avancé du sein et de mortalité

WASHINGTON - Les femmes ménopausées suivant une thérapie hormonales combinée paraissent avoir un risque nettement accru de cancer avancé du sein et d'en décéder. C'est ce que révèle une étude conduite aux Etats-Unis auprès de plus de 16'000 femmes dont les résultats sont publiésmardi.

Ces chercheurs ont analysé les résultats d'une étude clinique ayant porté sur 16'608 femmes âgées de 50 à 79 ans, dont une partie a été traitée avec une combinaison d'oestrogène et un progestatif pendant près de six ans et suivies ensuite durant près de huit ans. Aucune de ces femmes n'avait subi d'hystérectomie.

Ils ont constaté que celles ayant suivi une thérapie hormonale avaient deux fois plus de risque de mourir d'un cancer du sein que les femmes qui ont pris un placebo (2,6 pour mille contre 1,3 pour mille).

Près de 24% des participantes atteintes d'un cancer du sein et ayant suivi une thérapie hormonale, ont vu leur tumeur se propager dans leurs nodules lymphatiques comparativement à 16% chez celles soumises à un placebo, précisent également les auteurs de cette étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 20 octobre.

Risque de cancer avancé

L'analyse révèle enfin que les participantes qui ont eu une thérapie hormonale (oestrogène plus progestatif) avaient un risque accru de 25% d'avoir un cancer avancé du sein comparé à celles du groupe du placebo (0,42% par an contre 0,34% par an) respectivement.

Jusqu'alors les études avaient déjà mis en évidence un lien entre les thérapies hormonales combinées et les cancers du sein. Mais elles affirmaient que ces cancers présentaient des chances de survie plus favorables pour les patientes que celles qui n'avaient pas eu recours à des thérapies hormonales.

Cette dernière étude clinique revèle au contraire que la thérapie hormonale accroît le risque de cancer du sein et interfère avec la détection de la tumeur cancéreuse conduisant à des diagnostics effectués à des stades beaucoup plus avancé de la maladie, poursuivent-ils.

Prudence recommandée

L'accroissement de la fréquence de cancer plus avancé du sein chez les femmes suivant la thérapie hormonale s'explique par le fait que les tumeurs sont détectées plus tardivement, relèvent les auteurs de ces travaux. Dans un éditorial accompagnant ces travaux, le Dr Peter Bach, du "Memorial Sloan-Kettering Cancer Center" à New York, estime que cette étude "impose la prudence dans l'approche actuelle quant au recours des hormonothérapies".

Il souligne notamment le fait que cette étude clinique montre que les médecins traitant "ne sont pas en mesure de prévoir les effets à long terme sur la santé des femmes de ces thérapies hormonales."

"Les médecins qui prescrivent des hormonothérapies pour de brèves périodes de temps afin de soulager les symptômes de la ménopause devraient savoir que l'efficacité de cette approche n'a pas été démontrée par des essais cliniques rigoureux et que les effets néfastes à long terme de ce traitement pour leurs patientes sont d'une amplitude incertaine", insiste le Dr Bach.

Source : ATS, 20 octobre 2010


Un test pour prédire l'âge de la ménopause

MénopausePARIS - Un simple test sanguin pourrait indiquer avec exactitude quand une femme atteindra la ménopause, selon une recherche présentée lundi lors d'une conférence sur la fertilité. Si cette découverte est confirmée par de plus larges études, elle sera utile pour planifier le moment de fonder une famille.

Ce test a été mis au point par des Iraniens, indique la société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (ESHRE) qui tient sa réunion annuelle à Rome. Il est basé sur la mesure des niveaux del'hormone anti-Müllérienne (AMH) sécrétée par les ovaires.

L'équipe du Pr Fahimeh Ramezani Tehrani de Téhéran (université de sciences médicales Shahid Beheshti) a prélevé du sang tous les trois ans à 266 femmes âgées de 20 à 49 ans afin de mesurer les concentrations de cette hormone. Les participantes ont également eu un examen médical tous les trois ans.

Ces spécialistes ont développé un modèle statistique pour prédire l'arrivée de la ménopause en fonction des niveaux de l'hormone ovarienne qui baissent au fil du temps. Ils ont ainsi pu déterminer à l'avance avec précision l'âge à laquelle 63 femmes de l'étude ont effectivement atteint la ménopause.

A quatre mois près

En moyenne, l'écart entre l'âge prédit de la ménopause et l'âge réel de sa survenue réelle n'était que de 4 mois. La marge maximum d'erreur a été de trois à quatre ans.

Des concentrations sanguines faibles de l'hormone à 20 ans aboutissent à une ménopause précoce (avant 45 ans voire 40 ans), selon l'étude. A l'inverse, un niveau hormonal élevé à 20 ans (au moins 4,5 nanogrammes par millilitre) qui se maintient relativement à 25 ans (3,8) puis à 30 ans (2,9) correspond à une ménopause après 50 ans.

L'hormone est capable de préciser le statut reproductif d'une femme de façon plus réaliste que son âge en soi, commente le Dr Ramezani Tehrani. La méthode doit cependant être encore vérifiée sur un groupe plus important de femmes.

Source : ATS, 28 juin 2010


Patch pour retrouver le désir sexuel critiqué

MénopausePARIS - Un patch à la testostérone commercialisé en Europe pour contrer les baisses de désir sexuel chez les femmes ménopausées en raison d'une intervention chirurgicale, pourrait n'avoir que des effets modestes. Et son "innocuité à long terme n'est pas prouvée", selon un journal spécialisé.

Prenant aussi en compte ses effets secondaires indésirables, la revue Drug and Therapeutics Bulletin (DTB) estime au final "ne pas pouvoir recommander" son usage.

Les essais clé sur les tests à la testostérone ont inclus des groupes très sélectionnés de femmes, excluant par exemple celles souffrants de problèmes divers, mentaux ou physiques, qui auraient pu affecter leur sexualité, reproche le DTB.

Et dans quelques essais le diagnostic de troubles du désir féminin a été fait sur la base de questionnaires non validés, ajoute cette revue britannique.

L'Intrinsa de Procter et Gamble Pharmaceuticals traite les baisses de désir sexuel chez les femmes ménopausées avant 60 ans à la suite de l'ablation de l'utérus et des deux ovaires et non à celles ménopausées naturellement.

Intrinsa a reçu l'autorisation de commercialisation dans l'Union Européenne à l'été 2006, un feu vert rejeté deux ans auparavant par l'autorité américaine (FDA). Il est disponible sur ordonnance depuis février 2007 en France, premier pays où il a été lancé.

Effets secondaires cutanés

Il s'agit d'un patch transparent qui se colle sur l'abdomen, sous la taille (55 euros par mois). Il est associé à un traitement à base d'oestrogènes. La ménopause chirurgicale concernerait 35.000 femmes par an en France, dont toutes ne souffrent pas de baisse de désir.

Les effets secondaires les plus communs sont cutanés (démangeaisons, rougeurs modérées) aux points d'application des timbres, note la revue.

Parmi les effets gênants courants, qui toucheraient entre une femme traitée sur dix et une sur cent, le DTB cite l'acné, des modifications de la pilosité (excès de poils ou perte de cheveux), de la voix, des gains de poids, insomnie, dont quelques uns pourraient persister d'après la revue.

ATS, le 2 mars 2009

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