Hormonothérapie (traitement de "premier choix", lire sous remarques ci-dessous) Il existe pour le médecin la possibilité de prescrire des traitements à base d'hormones de substitution (THS), celles-ci font toutefois preuve de recommandations strictes à éviter pour les femmes à risque.
Seulement votre médecin pourra vous prescrire le traitement approprié à base d'hormones après avoir bien discuté ensemble des risques-bénéfices.
En plus des THS il existe des remèdes alternatifs (lire sous phytothérapie ménopause) et également certains médicaments listés ci-dessous:
- antidépresseurs à faible dose comme la venlafaxine (Efexor), ce médicament pourrait diminuer les symptômes des bouffées de chaleur de 60%, médicament sur ordonnance avec possibilités (comme toujours) d'effets secondaires (nausées, vertiges,...), parlez-en à votre médecin.
- gabapentine (Neurotin), permet de calmer des douleurs mais aurait aussi un effet positif sur les bouffées de chaleur. Parlez-en à votre médecin.
- des traitements pour soigner l'ostéoporose (ex. biphsophonates,...)
- des oestrogènes vaginaux (sous forme de comprimé, anneau, crème vaginale,...) pour lutter contre la sécheresse vaginale qui peut perturber les rapports sexuels. Les oestrogènes vont agir localement face à la sécheresse vaginale. Parlez-en à votre médecin. Pour lutter contre la sécheresse vaginale vous pouvez aussi utiliser des gels lubrifiants en vente libre en pharmacie.
Remarques sur les THS : 1. Quand faut-il prendre des hormones de substitution(THS) Les traitements d'hormones de substitution (ou THS) à la ménopause ont fait preuve pendant l'année 2004 de nouvelles recommandations (renouvellée par une étude française de l'Inserm datée du 19 novembre 04 puis de 2005).
Toutefois, selon une nouvelle enquête de l'Inserm (2005) les THS ne sont pas tous identiques, on distingue notamment les THS avec oestrogène seuls ou les THS en combinaisons d'oestrogènes et progestérone micronisée (de structure identique à la progestérone naturelle) et ces deux traitements (oestrogène seule et hormones micronisées) présenteraient aucun (ou moins de risque) de provoquer des cancers du sein pour les patientes que les THS classiques.
Pour les THS classiques (association d'oestrogènes aux progestatifs de synthèse) les médecins recommandent de prendre des hormones à la ménopause seulement lorsque la patiente ressent des bouffées de chaleurs, de plus il ne faut pas de contre-indications chez la patiente (voir ci-dessous) qui devrait toujours être informée par le médecin du risque-bénéfice de la prescription d'hormones de substitution (THS), la durée du traitement ne devrait pas dépasser 3 ans. Vous pouvez également songer, avec l'accord de votre médecin traitant, à une alternative naturelle à base de plante, >> en savoir plus.
Une telle prudence dans la préscription des THS fait suite à augmentation de 40% des cancers du sein sous traitement THS, 40% peut paraître beaucoup mais si on parle de 5 femmes sur 1'000 âgées de 55 ans qui développera un cancer du sein avec ou sans THS, on peut parler de 7 femmes soit 2 de plus avec THS, c'est beaucoup et c'est peu, d'où toute la difficulté de prendre ou non un THS en cas de symptômes sévères de la ménopause, mais seul votre médecin peut vraiment vous informer sur ce risque-bénéfice.
La prise d'hormones pour lutter contre l'ostéoporose n'est pas prouvée et ainsi pour cette indication uniquement il n'est pas conseillé de prendre des hormones de substitution.
Contre-indicationsà la prise d'hormones de substitution :
> Femmes n'ayant pas pris d'hormones de substitution pendant les cinq années après le début de la ménopause (par exemple si une femme décide de commencer à 60 ans un THS en ayant eu la ménopause à 50 ans, il y a une contre-indication, car cela fait plus de cinq ans, ici dix ans, qu'elle n'a pas été "en contact" avec des hormones, les siennes ou en THS)
> Tabac, si une femme fume
> De l'hypertension
> Du HDL : cholésterol < 0.9 mmol/l
> Du cholestérol >=6.2mmol/l
> Des triglycérides >=2.2 mmol/l>> liste non-complète de toutes les contre-indications, pour une info complète veuillez lire la notice d'emballage de votre THS
2.THS et sommeil : remarque intéressante
Le fait de suivre un traitement hormonal de substitution (THS) à la ménopause ne prévient pas des problèmes de sommeils causés à cette période de la vie.
Si les transpirations noctures (bouffées de chaleur) peuvent être diminuées par un traitement hormonal de substitution ou des médicaments naturels pour la ménopause, les troubles du sommeil ne peuvent en revanche pas se soigner avec les THS comme le démontre une enquête (de 2005) de chercheurs de l'Univeristé du Michigan (USA).