Vitamine D : 80% des Français en déficit

Vitamine D : 80% des Français en déficitDans un rapport publié récemment et consacré aux besoins quotidiens en vitamine D, l’Académie nationale de médecine fait un point complet sur les propriétés de cette vitamine, moins bien connue sous son appellation chimique de cholécalciférol. Et elle met ces besoins en perspective, selon les différents âges de la vie et différents troubles auxquels nous pouvons être confrontés : allergies, ostéoporose, SIDA, maladies cardiovasculaires, cancers, diabète

« Il apparaît qu’en France, le déficit en vitamine D est très fréquent », indique l’Académie. Les études menées auprès des adultes montreraient par exemple, que 80% d’entre eux seraient en situation de déficit, « dont 20% en état de carence ». Cette situation s’expliquerait principalement par un recul de l’activité physique en plein air, et par une consommation de lait « basse, en particulier chez les adolescents ».

La vitamine D joue un rôle prépondérant dans le métabolisme osseux. Elle favorise en effet l’absorption intestinale du calcium, et permet donc à l’os de fixer ce dernier. Par ailleurs, elle aurait d’autres effets : « prévention de certaines maladies infectieuses, d’affections auto-immunes ou du syndrome métabolique ». L’Académie estime toutefois que « pour évaluer les effets potentiellement bénéfiques de la vitamine D, il faut attendre les résultats d’études prospectives, encore insuffisantes ».

Surtout pas de cabines de bronzage

Ainsi les Sages ont-ils établi toute une série de recommandations. Et notamment qu’il soit porté une plus grande attention au statut vitaminique de la population française. Ils demandent la mise en place d’« une méthode de référence (pour son) dosage, afin d’harmoniser les résultats ». Ils recommandent par ailleurs le lancement d’études épidémiologiques. Objectif, connaître le statut vitaminique des Français en fonction des régions, de leur âge et de leur sexe.

Un dernier point mais il est essentiel : la prise en charge du déficit en vitamine D. Pour les académiciens, celui-ci « doit être corrigé uniquement par une supplémentation par voie orale. (Sa prise en charge ne doit pas) conduire les sujets à allonger leur exposition solaire, ni à recourir à des cabines de bronzage dont on connaît le rôle majeur dans la survenue des cancers cutanés ».

Source : Rapport de l’Académie nationale de médecine, 20 juin 2012

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 12.11.2015

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