L'étude a porté sur 80 patients, essentiellement des femmes âgées en moyenne de 47 ans, souffrant du syndrome de l'intestin irritable, autrement dit soit de diarrhée, soit de constipation. Mais cette fois-ci, les patients ont été divisés en deux groupes: les premiers ont reçu pendant 21 jours des pilules clairement identifiées comme "placebo", les seconds n'ont reçu aucun traitement, mais ont été soumis aux mêmes contrôles.
Selon un tableau présenté par le chercheur à un colloque sur l'éthique et les neurosciences organisé par l'Institut de recherches cliniques de Montréal, ceux ayant reçu le placebo ont enregistré une réduction des symptômes de 30%, alors que l'autre groupe a vu les siens baisser de 15%. De même, la "qualité de la vie" des premiers patients s'est améliorée de 21%, tandis que celle des seconds ne s'est élevée que de 9%.
Ces résultats, estime le chercheur, ouvrent la possibilité d'utilisation du placebo par les médecins d'une manière plus conforme à l'éthique professionnelle, les patients étant informés sur la nature du produits qui leur est administré. Mais des recherches ultérieures sont nécessaires avant qu'une telle pratique puisse être approuvée.
Source : ATS, 28 mai 2011
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Notre sondage:
Qu'est ce que l'effet placebo ?
L'effet placebo se caractérise par le soulagement ou la guérison d'une maladie grâce à l'utilisation d'un médicament placebo.
Un médicament placebo est une forme médicamenteuse ne contenant aucune substance médicamenteuse active (principe actif). L'administration d'un médicament placebo peut déclencher chez un patient autant d'effets positifs que négatifs (secondaires).
Consciemment ou inconsciemment le médecin, intéressé par la guérison du patient, émet des signaux et le médicament est un signal émis par le médecin, le patient de son côté sera pris au sérieux, et il pense qu'il va guérir.
Ainsi on sait, notamment par des études sur le cerveau par résonance magnétique (NMR), qu'une personne qui prend un médicament (placebo ou non) indiquera des régions actives dans le cerveau caractérisant une régulation de signaux (par exemple de la douleur).
Des chercheurs américains ont par exemple prouvé qu'un médicament placebo (le médicament non placebo ou efficace était un antidouleur) avait des effets calmants pour le patient alors que le médicament était vierge de toute substance active.
Ainsi l'effet placebo utilise l'effet psychologique exercé par la prise d'un médicament.
Mais attention prudence car si parfois l'effet placebo peut être utile, un placebo peut aussi exercer des effets néfastes (des études cliniques effectuées avec des placebos montrent également des effets secondaires) et un placebo ne va certainement pas soigner un cancer ou une autre maladie grave.
Certaines mauvaises langues ou esprits très cartésiens estiment que l'homéopathie repose sur l'effet placebo.
Dans tous les cas l'effet placebo n'a pas fini de faire parler de lui, il y a quelques années on pensait qu'il n'existait pas, maintenant et notamment grâce à la résonnance magnétique on lui redonne du crédit. Affaire à suivre.
Creapharma.ch, juin 2011 (mise à jour)
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