Rhume des foins

Résumé sur le rhume des foins

rhume des foins, les yeux qui pleurent, dbut du printempsSi l’arrivée du printemps évoque pour beaucoup d’entre nous la douceur de l’air et le retour des beaux jours, cette période est pour certains davantage synonyme de désagréments. La cause de leur tourment : le rhume des foins, une rhinite allergique induite par les pollens d’arbres, des graminées et diverses plantes herbacées, dispersés par le vent.
Ses symptômes : brûlures, rougeurs, gonflements et larmoiement oculaires, éternuements en salve, obstruction ou écoulement nasal abondant, démangeaisons intense, etc.
L’apparition et la gravité de ces symptômes du rhume des foins dépendent de la quantité d’allergènes présents dans l’air et du degré de sensibilisation préalable de la personne. 50% à 90% des sujets souffrant de rhume des foins ont des antécédents d’allergies dans leur famille (prédisposition génétique).


La fréquence du rhume des foins varie selon les régions, les saisons ou encore les conditions climatiques. La rhinite allergique constitue un problème important de santé publique au niveau mondial, de par sa prévalence et l’importance de la population touchée, l’impact sur la qualité de vie des patients et les coûts qu’elle génère pour la société.

Le rhume des foins et la sensibilisation aux allergies polliniques augmentent au cours de l’âge scolaire et atteignent un pic pendant l’adolescence (notre photo). Depuis peu, la pollution de l’air urbain est de plus en plus souvent considérée comme l’une des causes potentielles ou l’un des facteurs de déclenchement, bien que cela soit encore contesté.

Selon la sévérité des symptômes, une prise en charge thérapeutique par étapes est proposée et peut/doit associer éviction allergénique (souvent difficile), traitement pharmacologique et immunothérapie (ou désensibilisation spécifique, sous forme injectable et sub-linguale) :

– Les cromones, des molécules qui empêchent la libération d’histamine et agissent sur l’écoulement et les démangeaisons nasales. Elles sont bien tolérées mais leur action brève nécessite plusieurs administrations par jour.

– Les antihistaminiques inhibent l’action de l’histamine et sont efficaces sur la plupart des symptômes de la rhinite allergique. Les anti-histaminiques de première génération entraînaient de la somnolence, les plus récents sont mieux tolérés.

– Les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire puissante et agissent notamment sur l’obstruction nasale.

– Les décongestionnants locaux peuvent être utilisés pour diminuer l’obstruction des bronches nasales, mais ne doivent pas être pris pendant plus de quelques jours.

La désensibilisation (ou hyposensibilisation) consiste à administrer des doses croissantes de l’allergène en cause afin que l’organisme s’y habitue. La durée globale de la désensibilisation est de 3 à 5 ans. Cette solution n’est envisagée que lorsque la gêne occasionnée est intense et longue (plusieurs semaines). Il est donc inutile d’entreprendre une désensibilisation lorsqu’on est sujet à un rhume des foins quelques jours par an. De plus il faut savoir que le taux de succès de la désensibilisation est de 85%, certains scientifiques remettent toutefois en cause l’efficacité de cette méthode.

Définition

Le rhume des foins, aussi appelé rhinite allergique, est une affection de la cavité nasale, provoquée par des particules de pollens.

Pour être plus précis, la rhinite allergique est plus générale que le rhume des foins et peut être provoquée par plusieurs allergènes différents. On peut souffrir de rhinite allergique si l’on est allergique à la poussière, par exemple.

Le rhume des foins est une forme particulière de rhinite allergique, due à des particules de pollens. Le rhume des foins a lieu durant certaines parties de l’année, suivant le type de pollen dont on est allergique.

Ces pollens peuvent provenir d’arbres (bouleau, noisetier…), de graminées (foin, plantain…) ou d’herbes (ortie, armoise …).

Pour rappel les pollens (notre photo) sont des graines qui permettent la reproduction du végétal, fortement véhiculées au printemps et en été.

Ainsi, le rhume des foins se rencontre principalement au printemps et en été. Chaque végétal a une période de pollinisation différente. Par exemple, pour le bouleau, les mois propices à l’allergie sont les mois de mars, avril et mai. Les personnes allergiques au pollen de bouleau exclusivement, souffriront de rhume des foins durant ces mois seulement.

En notant les périodes durant lesquelles une personne allergique souffre de rhume des foins, elle pourra identifier l’arbre ou l’herbe (graminée) auquel elle est sensible et éviter au mieux une exposition à ces allergènes, si cela est possible. Le calendrier pollinique donne une indication claire des moments de pollinisation des arbres, fleurs et herbes. De légères modifications existent parfois, car le développement du végétal dépend fortement du climat. Ainsi, lorsque les hivers sont plus doux, la pollinisation peut commencer plus tôt, les personnes allergiques au bouleau, pourront souffrir de rhume des foins dès le mois de février déjà !

Relevons aussi que les personnes souffrant de rhume des foins sont de nature plus faibles et sont donc plus exposées aux grippes, rhumes ou sinusites. C’est la raison pour laquelle, il existe une difficulté à effectuer un diagnostic adéquat en fonction de symptômes similaires.

Epidémiologie

Dans les pays industrialisés, près d’une personne sur cinq serait affectée – le double d’il y a 30 ans – et la prévalence serait en constante augmentation. Le rhume des foins ou rhinite allergique est donc une affection fréquente.

Des études épidémiologiques à l’échelle européenne suggèrent qu’entre 10 et 25% de personnes de 15-50 ans souffrent de rhinite allergique pollinique (rhume des foins).

Ce sont surtout les personnes entre 15 et 40 ans qui sont le plus touchées par la rhinite allergique. De plus, les personnes commencent leur “histoire allergique” le plus souvent à l’adolescence, même s’il est possible de commencer un rhume des foins à tout âge et plus rarement au-delà de 40 ans.

La fréquence du rhume des foins varie selon les régions, les saisons et les conditions climatiques.
Aux Etats-Unis, on estime que 35 millions d’Américains souffrent de rhume des foins, soit un peu plus de 10% de la population [source: Webmd.com, avril 2013].

En France, environ 10 millions de personnes souffrent de rhume des foins.

En Suisse on estime à 1,4 millions le nombre de personnes souffrant de rhume des foins [source: ATS, novembre 2008]. Soit environ 20% de la population suisse qui souffrent d’allergie aux pollens (rhume des foins). Ce taux atteignait 0,1% en 1901 [source: ATS, mars 2010].

Il est intéressant de noter qu’un cinquième des personnes atteintes de rhume des foins voient leur allergie disparaître avec le temps, ou du moins s’atténuer fortement.

Causes

Le rhume des foins est causé par une allergie au pollen, les allergies sont des réactions excessives de notre système immunitaire vis-à-vis de substances qualifiées d’inoffensives.

Résumé, Définition, Causes rhume des foinsUne fois le pollen entré en contact avec les muqueuses nasales, la réaction allergique se déclenche, médiée par les IgE, un type d’immunoglobulines du système immunitaire. Ces IgE reconnaissent ces particules de pollen comme étant des agents pathogènes, bien que cela ne soit pas le cas. Une cascade de réactions se met en marche via le neurotransmetteur de l’allergie, l’histamine. Il y a alors une inflammation des muqueuses (nez et/ou yeux), des larmoiements, des éternuements, une rhinorée (fort écoulement nasal).

Mais pour cela, il faut plusieurs contacts entre les particules de pollen et les IgE. Ainsi, il peut se découler plusieurs années, avant qu’une personne devienne allergique à un certain type de pollen.

Notons aussi que 50% à 90% des sujets souffrant de rhume des foins ont des antécédents d’allergies dans leur famille (prédisposition génétique).

Il existe de très nombreux agents allergisants, vous trouverez aussi sur le site Internet suivant de meteosuisse des informations utiles sur les pollens et leurs apparitions dans l’année ainsi que la situation géographique ou consultez les plantes qui provoquent le rhume des foins (calendrier pollinique).

Demandez également en pharmacie le calendrier pollinique actualisé de votre région.

L’augmentation des cas de rhume des foins dans le monde occidental serait la faute à la pollution de l’air et à un mode de vie favorisant l’hygiène à outrance selon Georg Schäppi, directeur de la fondation aha! (Berne, Suisse).

On estime que c’est entre 5 heures et 10 heures du matin que la concentration de pollen provenant d’arbre (bouleau, etc) est la plus élevée.

Personnes à risque – Facteurs de risque

Les personnes à risque de développer le rhume des foins dans leur vie sont les suivantes :

  • Les personnes vivant en Occident
  • Les personnes dont un parent au moins souffre d’une allergie (rhume des foins, eczéma ou autre)
  • Les personnes âgées de 15 à 40 ans
  • Les personnes de sexe masculin
  • Les enfants ayant souffert ou souffrant d’allergie alimentaire

Les personnes vivant en Occident
Ce n’est pas tant le climat qui occasionne la survenue de rhinite allergique saisonnière, mais plutôt le mode de vie du type occidental. Il semblerait que le rhume des foins se développe davantage en Occident, car la chasse aux microbes par une désinfection, une hygiène excessive, finit par rendre le système immunitaire plus réactif à des molécules pourtant dénuées de danger. Cela peut sembler paradoxal, mais représente une des explications d’un accroissement exponentiel des cas de rhume des foins. La pollution serait une deuxième explication à cela.

Les personnes dont au moins un parent souffre d’une allergie (rhume des foins, eczéma ou autre)
Pour ces personnes, elles présentent, ce que l’on appelle un terrain allergique. L’allergie peut donc être héréditaire. Notons que le parent peut ne pas avoir le rhume des foins, mais simplement souffrir d’une allergie autre et transmettre cette prédisposition génétique à son enfant qui devient plus sensible et peut développer ainsi une allergie, ici le rhume des foins.

Les personnes âgées entre 15 et 40 ans
L’allergie saisonnière peut apparaître à tout âge, mais la plupart du temps, elle apparaît à l’adolescence et très rarement après 40 ans. Il existe des personnes allergiques après 40 ans, mais ces dernières ont souvent commencé leur histoire allergique bien avant. Les tous jeunes enfants peuvent aussi développer le rhume des foins, mais cela était jusqu’à présent assez rare. Il semblerait néanmoins que cela soit de plus souvent fréquent, à cause de la pollution atmosphérique toujours plus grande.

Les personnes de sexe masculin
Les hommes seraient plus touchés par la rhinite allergique saisonnière.

Les enfants ayant souffert ou souffrant d’allergie alimentaire
Selon une étude publiée le 20 août 2016 dans la revue scientifique BMC Pediatrics, les enfants souffrant d’allergie alimentaire présentent un risque supérieur de développer une rhinite allergique. Environ 35% des enfants diagnostiqués d’allergie alimentaire souffrent actuellement ou développeront une rhinite allergique, le risque augmente encore plus lors d’allergies à plusieurs aliments. Ce taux de 35% représente le double de celui observé dans la population générale (sans allergie alimentaire).

Symptômes

Si les symptômes apparaissent chaque année pendant le printemps et l’été, c’est-à-dire justement où la concentration de pollen dans l’air est très forte, il s’agit sans doute d’une allergie saisonnière, c’est-à-dire du rhume des foins. Si au contraire les symptômes persistent toute l’année, il s’agit d’une allergie pérenne, sûrement due à la présence d’animaux de compagnie à poils (chiens, chats, etc..).

Les symptômes du rhume des foins sont très visibles, en général tous ces symptômes apparaissent ensemble, c’est-à-dire dans une même période de temps (ce qui n’est pas le cas pour le rhume de saison dans lequel les symptômes ont tendance à apparaître l’un après l’autre) :

– Le nez est bouché et démange fortement, les écoulements sont clairs, liquides et souvent abondants.

– Les yeux deviennent irrités et rouges, se gonflent et s’emplissent de larmes : on parle de conjonctivite.

– Les éternuements deviennent très fréquents et souvent en salve.

– La gorge est irritée et peut donc être douloureuse.

– De la toux est parfois présente.

À ces symptômes peuvent s’ajouter une sensation de fatigue et des maux de tête, qui donne l’air au patient d’être plus malade.

Dans les cas les plus graves, il peut survenir des difficultés respiratoires, voire même des crises d’asthme (consulter immédiatement un médecin).

Le rhume des foins peut favoriser le risque de développer d’autres maladies allergiques comme l’asthme ou l’eczéma.

Remarques sur les symptômes du rhume des foins

– Relevons que les symptômes sont proportionnels à la concentration pollinique, c’est-à-dire que les jours de grand soleil et de vent, ainsi qu’en période de floraison les symptômes seront plus forts.
Au contraire lors de jours de pluies les symptômes seront fortement diminués.

– Le rhume des foins et la sensibilisation aux allergies polliniques augmentent au cours de l’âge scolaire et atteignent un pic pendant l’adolescence. En moyenne les premiers symptômes du rhume des foins apparaissent à l’âge de 6 ans.

– La durée des symptômes du rhume des foins varie en général de 6 à 8 semaines.

Différence entre le rhume des foins et le rhume de saison

Voici des différences importantes entre le rhume (de saison) et le rhume des foins. Lire aussi : Différences entre le rhume de saison et le rhume des foins (rhinite allergique)

Signes typiques
Rhume (de saison)
Rhume des foins (rhinite allergique)
Apparition des symptômes Le rhume de saison et le rhume des foins se caractérisent dans les deux cas par des symptômes tels que congestion nasale, nez qui coule, yeux rouges, fatigue et maux de tête. Cependant le rhume de saison produit des symptômes qui apparaissent l’un après l’autre, c’est-à-dire en premier fatigue, puis nez qui coule,… Le rhume de saison et le rhume des foins se caractérisent dans les deux cas par des symptômes tels que congestion nasale, nez qui coule, yeux rouges, fatigue et maux de tête. Cependant dans le rhume des foins les symptômes apparaissent ensemble.

 

Durée des symptômes La durée d’un rhume de saison est en général de 7 à 10 jours. Le rhume des foins peut durer le temps de l’exposition à l’allergène, c’est-à-dire d’une durée indéterminée.
Ecoulement de mucus Les rhumes de saison peuvent causer des écoulements de couleur jaune, notamment quelques jours après le début du rhume, signe d’une infection. Le rhume des foins provoque en général des écoulements clairs et très liquides.
Eternuements Peu fréquent L’éternuement est un symptôme typique d’un rhume des foins, spécialement lorsque cela se produit deux ou trois fois de suite.
Période de l’année Les rhumes de saison sont plus fréquents pendant les mois d’hiver (novembre à mars). Les rhume des foins sont plus fréquents au printemps lors de la pollinisation.
Présence de fièvre Les rhumes de saison peuvent être accompagnés de fièvre. Le rhume des foins n’est en général pas accompagné de fièvre.

Diagnostic

Le diagnostic du rhume des foins repose en premier lieu sur la récolte des symptômes très caractéristiques du rhume des foins, lors de l’anamnèse médicale (voir symptômes du rhume des foins). Le médecin, en identifiant le début et la fin des symptômes (mois de l’année) pourra mettre un nom sur le ou les allergènes responsables de la rhinite allergique saisonnière, correspondant au moment de la pollinisation de l’arbre ou des graminées incriminées.
Il pourra ensuite confirmer son diagnostic en effectuant un test cutané. Si cela n’est pas suffisant, il pourra demander une analyse sanguine, afin de doser le taux d’IgE spécifiques aux allergènes suspectés.

Test cutané
Le test cutané consiste en l’application sous-cutanée du ou des allergènes suspectés. Comme témoin positif, le médecin piquera également la peau avec une solution d’histamine et comme témoin négatif, il aura recours à une solution de chlorure de sodium. Ces deux solutions témoins ont des concentrations connues et précises. Il est essentiel, 4 jours avant d’effectuer le test cutané, d’arrêter toute prise d’anti-histaminique (médicament contre le rhume des foins). En effet, les anti-histaminiques bloquent la réaction allergique et le médecin ne pourra rien identifier.
Ce test cutané est très rapide à faire. La lecture des résultats se fait après une quinzaine de minutes déjà. Cependant, le test est aussi très sensible. Ainsi, dans près d’un cinquième des cas, la personne réagit au test, mais ne développe pas de réaction allergique lors d’une exposition à l’allergène en question. Il est donc recommandé d’effectuer un dosage sanguin des IgE spécifiques

Dosage des IgE spécifiques
Ce dosage est fait par prélèvement du sang. On recherche la présence d’IgE spécifiques aux différents allergènes. En effet, à chaque contact avec l’allergène en question, le corps produit des anticorps spécifiques, les fameux IgE. Ces IgE sont différents d’un allergène à l’autre.
Il est important de poser un diagnostic de rhume des foins, afin de bien prendre en charge le patient, lui donner les médicaments adéquats afin de rendre sa vie plus confortable : éviter les éternuements à répétition, ainsi que les larmoiements, qui sont plus que gênants.
Le fait de rechercher l’allergène est important car on peut prévenir les réactions allergiques en instaurant des mesures d’évitement, par exemple. Dans le cas où l’évitement n’est pas possible, l’allergologue pourra proposer la désensibilisation, traitement de fond qui se base sur la connaissance de l’allergène responsable de la rhinite allergique (saisonnière ou non). Voir traitements du rhume des foins

Complications

Le rhume des foins n’est pas une maladie grave en soi. C’est une maladie pourtant gênante et surtout en constante augmentation. Dans le quotidien, la conduite automobile peut devenir dangereuse pour les personnes fortement allergiques, souffrant de salves d’éternuements à répéttion ou encore de larmoiement. Bien que la recherche ait pu développer les médicaments anti-allergiques, ces derniers peuvent encore parfois provoquer la somnolence chez certains sujets plus sensibles. La prudence est là aussi, de rigueur.

Les principales complications rencontrées lors de rhume des foins sont les suivantes :

  • Altération du sommeil, troubles du sommeil.
  • Altération de la qualité de vie.
  • Développement d’allergies à d’autres pollens ou allergènes (poils d’animaux, poussière, acariens, alimentation,…).
  • Développement d’une rhinite chronique.
  • Développement d’un asthme allergique pouvant évoluer vers un asthme chronique.
  • Développement de tumeurs bénignes au niveau de la cavité nasale (polypose nasale).

Altération du sommeil, troubles du sommeil
Lors de rhume des foins, les symptômes sont si gênants qu’ils peuvent empêcher un sommeil sain et réparateur. Le sujet allergique se fatigue, mais n’arrive pas à s’endormir ou se fait fréquemment réveiller par ses éternuements ou démangeaisons nasales/oculaires.
Ce constat peut également être fait pour la diminution de la qualité de vie en général.

Développement d’allergies à d’autres pollens ou allergènes (poils d’animaux, poussière, acariens, alimentation,…)
Lors d’allergie, le système immunitaire aura tendance à réagir de manière exagérée avec d’autres allergènes également. L’allergie se développe et gagne du terrain. Au niveau alimentaire, par exemple, on pourra développer des allergies croisées.

Développement d’une rhinite chronique
D’habitude saisonnière, la rhinite peut devenir chronique et ne plus se limiter dans le temps. La personne pourra souffrir des symptômes allergiques durant toute l’année.

Développement d’un asthme allergique pouvant évoluer vers un asthme chronique
Le développement d’un asthme allergique est la complication la plus fréquente lors de rhume des foins. Cette complication toucherait une personne allergique sur trois. La prise en charge d’un asthme allergique consiste en l’application de médicaments anti-asthmatiques contenant un bronchodilateur et/ou de la cortisone pour calmer les foyers enflammés et améliorer la respiration.

Polypose nasale
La polypose nasale consiste en l’apparition de tumeurs bénignes dans la cavité nasale et/ou des sinus. Cette dernière obstrue la cavité nasale et provoque une hypersécrétion. La polypose nasale est traitée à l’aide de médicament à base de cortisone ou par son extraction par chirurgie.

Traitements

Nous pouvons distinguer 3 types de traitements pour soigner un rhume des foins :

1. Médicaments contre le rhume des foins

Traitements rhume des foins

Il existe des médicaments qui soignent et atténuent les symptômes du rhume des foins mais qui ne guérissent pas la cause (due à une hypersensibilité au pollen).
Le principe actif le plus connu et certainement l’un des plus efficaces, en vente libre en pharmacie, est un médicament contenant de la cétirizine.
Cette molécule est un anti-histaminique de classe moderne (avec moins d’effet sédatif), à prendre en comprimé ou en gouttes.
Il existe aussi un autre anti-histaminique moderne efficace, ce sont les médicaments à base de loratidine.
La desloratadine (en vente sur ordonnance en Suisse) est aussi utilisée dans le traitement du rhume des foins et des allergies.

Le fexofenadin, en prise interne, peut aussi être utilisé en cas de rhume des foins.

On peut utiliser des spray nasaux, comme des vasoconstricteurs, pour libérer le nez ou des gouttes pour les yeux lors de conjonctivite associée à cette allergie.

Il semble que le principe actif acide cromoglycique puisse exercer un effet préventif contre le rhume des foins, on peut le trouver sous forme de collyre ou de spray nasal.

Le médecin peut aussi vous recommander des médicaments sous forme de spray nasal à base de corticoïdes ou dans des cas plus graves, des traitements par voie orale (en comprimé) à base de corticoïdes.

En Suisse il existe actuellement un médicament en vente sans ordonnance (liste C) sous forme de spray nasal à base de triamcinolonacetonide. Effet maximum atteint après 3 à 4 jours de traitement.

En Suisse, un traitement mis sur le marché début 2013 à base d’éctoïne, vient compléter les médicaments existants contre le rhume des foins. L’éctoïne a un effet anti-inflammatoire, stabilisateur des membranes, protecteur des cellules et humidifiant. Médicament à utiliser plusieurs fois par jour.

Pour les noms de marque, la posologie ou pour d’autres médicaments ou principes actifs (anti-leucotriène), veuillez vous adresser à votre médecin ou votre pharmacien qui vous conseillera.

2. Désensibilisation – Prévention du rhume des foins

Prévention rhume des foins

Une thérapie possible qui agit de façon préventive repose sur la désensibilisation (ou hyposensibilisation) aux pollens, cela permet d’habituer progressivement le corps aux allergies et d’arriver à la fin à ce que le corps de réagisse plus. On estime que cette méthode de désensibilisation dure en général 3 à 5 ans et consiste en moyenne en plus de 200 injections à faire au cabinet médical (toutefois des nouveaux traitements pourraient permettre d’effectuer à terme seulement 3 injections, plus d’infos sous dernières actualités). Cette solution n’est envisagée que lorsque la gêne occasionnée est intense et longue (plusieurs semaines). Il est donc inutile d’entreprendre une désensibilisation lorsqu’on est sujet à un rhume des foins quelques jours par an. De plus il faut savoir que le taux de succès de la désensibilisation est de 85% (certaines sources parlent d’un taux de succès inférieur de l’ordre de 70% voire moins et des scientifiques critiques estiment même que la désensibilisation ne fonctionne tout simplement pas ou en tout cas aucune sérieuse n’est venue prouver son efficacité).
Parlez-en à votre médecin, il pourra vous renseigner.

La désensibilisation est remise en question par certains médecins, qui estiment que cette méthode est inutile et n’a jamais montré son efficacité scientifiquement.

3. Traitements alternatifs

– Il existe aussi des soins à base de compléments naturels, tel que la vitamine C (prendre 1 gramme 3 fois par jour de vitamine C pendant la durée des symptômes du rhume des foins), qui produit un effet antioxydant sur les cellules des voies respiratoires, la vitamine B5, qui est un décongestionnant nasal ou les acides gras oméga-3 qui se trouvent dans les graisses de poissons et qui atténuent les inflammations de la gorge.
Même si les médicaments modernes sont plus efficaces, ces remèdes à base de compléments nutritionnels soulagent beaucoup pendant les périodes critiques.

– Selon vos croyances vous pouvez aussi essayer l’homéopathie, différents remèdes existent, demandez conseil à votre pharmacien.

Traitements à base de plantes médicinales

Pétasite Phytothérapie rhume des foins– La pétasite (Petasites hybridus), à prendre sous forme de comprimé, aurait la même efficacité que les médicaments à base de cétirizine. Par exemple à utiliser lorsque les anti-histaminiques classiques provoquent trop de somnolence.

– La feuille d’ortie, à prendre sous forme de tisane, permettrait d’éviter les éternuements, le nez bouché et les démangeaisons.

– La camomille vraie (ou allemande), à prendre sous forme de tisane, cette plante pourrait atténuer les inflammations nasales.

– La nigelle cultivée (cumin noir), sous forme de gélule (capsule).

Pour plus d’information sur la médecine par les plantes, souvent utilisée en complément d’autres traitements, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

Huile essentielle rhume des foins
Huile essentielle rhume des foinsLes huiles essentielles peuvent également aider à prévenir l’apparition d’un rhume des foins ou en atténuer les symptômes lors de rhume des foins avéré. L’huile essentielle d’estragon est très efficace pour prévenir l’apparition d’une rhinite allergique saisonnière. Avant l’apparition des symptômes allergiques, en période d’exposition aux pollens allergisants, il faut avaler une goutte d’huile essentielle d’estragon déposée sur un comprimé neutre ou un peu de miel. Ce geste est à répéter 3 fois durant la journée.

Bons conseils & Prévention

– Evitez de sortir lorsque l’air est chargé de pollen (surtout au printemps et au début de l’été).
Profitez de vous promener pendant ou juste après la pluie, car la concentration de pollen dans l’air est moins forte à ce moment-là.

– Portez toujours des lunettes de soleil pendant les périodes de floraisons (cela permet d’éviter des conjonctivites).

– Dormez les fenêtres fermées pour éviter que le pollen entre dans la chambre (surtout à l’aube).

– Choisissez des régions, pendant vos vacances, moins riches en pollen comme la montagne ou le bord de mer.

– Retirez les tapis et les rideaux de chez vous (si possible !), car ils attirent particulièrement bien le pollen, la poussière et les poils.

– Si vous devez conduire un véhicule, faites attention ! En effet l’allergie par elle-même ou certains médicaments contre l’allergie peuvent vous rendre somnolent, si vous vous sentez trop fatigué, ne prenez pas le volant.

– Lavez au moins une fois par semaine les draps et les taies d’oreillers, car le pollen s’y dépose facilement.

– Evitez d’étendre le linge dehors, il pourrait se charger en pollens.

– Lavez votre habitation au moins une fois par semaine avec des linges humides.

– Se laver souvent les cheveux (surtout s’ils sont longs) pour éliminer toute trace de pollen est fortement recommandé. Les cheveux ont tendance à absorber de très nombreux pollens.
Essayez de vous laver les cheveux juste avant d’aller vous coucher.

– Évitez le contact avec des animaux à poils (ils peuvent véhiculer des pollens).

– Utilisez vos mouchoirs seulement une seule fois.

– Faites des lavages nasaux avec de l’eau salée.

– Dans la voiture, éteignez l’entrée d’air (y compris l’ai climatisé) ou installez un filtre à pollen.

– Dans votre habitation, installez un filtre à particules (un high-efficiency particulate air ou HEPA) pour votre chauffage et système d’aération. Changez le filtre régulièrement (ex. 1 fois par mois).

– Consultez un médecin lorsque vous avez de la fièvre, des maux de tête ou des secrétions nasales de couleurs jaunes ou vertes (ce sont certainement les symptômes d’une sinusite) ou si vous éprouvez de la difficulté à respirer (il pourrait s’agir d’une crise d’asthme).

– Sortez éventuellement avec un masque à pollen, surtout si vous êtes dans un endroit avec beaucoup de pollen.

– Consommez des aliments riches en vitamine D si vous êtes enceinte. Selon une étude publiée en février 2016 dans la revue spécialisée The Journal of Allergy and Clinical Immunology, une consommation importante d’aliments riches en vitamine D pendant la grossesse – mais pas de compléments alimentaires de vitamine D – était associée à un risque de rhume des foins de 20% moins élevé chez l’enfant à naître. Cette étude a été réalisée par l’Ecole de Médecine Icahn du Mount Sinai à New York.

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Photos : Fotolia.com

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 02.09.2016

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