L'effet
placebo se caractérise par le soulagement ou la guérison
d'une maladie grâce à l'utilisation d'un médicament
placebo.
Un
médicament placebo est une forme médicamenteuse
ne contenant aucune substance médicamenteuse active (principe actif). L'administration d'un médicament
placebo peut déclancher chez un patient autant d'effets
positifs que négatifs (secondaires).
Consciemment ou inconsciemment le médecin, intéressé
par la guérison du patient, émet des
signaux et le médicament est un signal émis
par le médecin, le patient de son côté
sera pris au sérieux, et il pense
qu'il va guérir.
Ainsi
on sait, notamment par des études sur le cerveau par
résonnance magnétique (NMR), qu'une personne qui prend
un médicament (placebo ou non) indiquera des régions
actives dans le cerveau caractérisant une
régulation de signaux (par exemple de la douleur).
Des
chercheurs américains ont par exemple prouvé
qu'un médicament placebo (le médicament non
placebo ou efficace était un antidouleur) avait des
effets calmants pour le patient alors que le médicament était
vierge de toute substance active.
Ainsi
l'effet placebo utilise l'effet psychologique
exercé par la prise d'un médicament.
Mais attention prudence car
si parfois l'effet placebo peut être utile, un placebo
peut aussi exercer des effets néfastes (des études
cliniques effectuées avec des placebos montrent également
des effets secondaires) et un placebo ne va certainement pas
soigner un cancer ou une autre maladie grave.
Certaines mauvaises langues ou esprits très
cartésiens estiment que l'homéopathie
repose sur l'effet placebo.
Dans tous les cas l'effet placebo n'a pas
fini de faire parler de lui, il y a quelques années
on pensait qu'il n'existait pas, maintenant et notamment grâce
à la résonnance magnétique on lui redonne
du crédit. Affaire à suivre.
creapharma.ch
(octobre 04, up-to-date octobre 2005, sources littérature scientifique et Universitaire).
Un médicament blockbuster est
un médicament qui génère un chiffre d'affaire
(prix des ventes) de plus d'un milliard de dollars au laboratoire pharmaceutique qui le commercialise.
Les principaux laboratoires (Pfizer, Sanofi-Aventis, Novartis,
Glaxo-Smith-Kline ou GSK) de ce monde possèdent un, voire de nombreux médicaments
blockbusters.
Ces médicaments permettent souvent d'assurer une stabilité
à l'entreprise et de fincancer des recherches. Un
risque survient pour la société qui commercialise
ce médicament vedette lorsqu'un médicament blockbuster,
cela a été le cas avec le Prozac® (fluctine), tombe dans le domaine des génériques.
Le
chiffre d'affaire du produit et du laboratoire peut en conséquence
diminuer car d'autres laboratoires peuvent le copier et faire
concurrence à ce produit phare.
Le
Viagra® (de Pfizer®) ou le Diovan® (de Novartis®)
sont des doubles ou triples blockbusters qui assurent à
la société et aux actionnaires une forte
stabilité, dans certains laboratoires cela
peut assurer plus de 20% des ventes totales de l'entreprise
pour un seul médicament.
Pourquoi
les antibiotiques ne sont-ils pas toujours utiles ?
La
réponse réside dans le fait que les antibiotiques
(comme la pénicilline, macrolides,...) détruisent
les bactéries et non les virus.
Or dans de nombreux cas (on estime à 90% des cas),
tel un refroidissement (rhume, toux,...) ou une grippe ces
infections sont dûes à un virus, par conséquent
la prise d'antibiotiques n'a aucun effet.
La
meilleure solution dans ce cas là (infection provoquée
par un virus) est de se reposer, beaucoup boire ("pour
diluer le virus") voire si nécessaire prendre
un médicament antiviral.
Toutefois
la prise d'antibiotiques peut parfois s'avérer nécessaire
en cas d'infection bactérienne (par exemple une angine
à stréptocoques ou staphylocoques).
Sur
cette problématique les médecins sont de plus
en plus sensibilsés à ce problème et
pourront notamment grâce à des test simples
distinguer s'il s'agit d'une infection bactérienne
(nécessite des antibiotiques) ou virale (pas de traitement
ou antiviraux).
Car
le problème lorsqu'un médecin
prescrit à tort des antibiotiques
consiste d'une part à des frais inutiles
et d'autres part un problème de santé publique
soit l'augmentation des bactéries résistantes,
et qui dit bactéries résistantes dit médicament
(antibiotique) moins ou plus du tout efficace
et cela met en cause l'efficacité des traitements pour
les générations futures.
Cette
prise de conscience à donner en France une campagne
de pub basée sur le slogan suivant "Les antibiotiques
c'est pas automatique!" à juste titre et d'ailleurs
sela semble porter ses fruits puisque la préscription
d'antibiotiques en
France a baissé de 10% l'année précédante.
www.creapharma.ch/septembre
04 (informations universitaires et sites de santé de
qualité)
L'homéopathie
n'a rien à voir avec la médecine
par les plantes
Alors
qu'en France des assemblées de médecin parlent
du déremboursement de l'homéopathie par l'assurance
maladie ou sécurité sociale, quelques explications
sur la différence entre l'homéopathie et la
phytothérapie.
En fait
il s'agit de deux types de médecines fondamentalement
différentes.
L'homéopathie
repose sur une médecine ou plutôt sur une technique
bien précise qui consiste à administrer une
dose hautement diluée à un patient sous forme
de gélules, crèmes ou autres formes pharmaceutiques.
Certains scientifiques pensent d'ailleurs qu'il n'y aurait
plus de médicament ou principe actif tellement la dilution
est élevée, en revanche les homéopathes
pensent eux ou expliquent l'effet de l'homéopathie
par la soi-disante "mémoire de l'eau" ou
estiment que ce n'est pas parce qu'il absence d'explications
scientifiques ou cartésiennes que l'homéopathie
n'exercerait pas d'effet. Ainsi l'homéopathie est depuis
son existence soumise à une certaine polémique.
Pour certains il s'agit d'une énorme arnaque et pour
d'autres une médecine efficace et il faut bien le reconnaître
financièrement avantageuse. Libre à vous de
faire votre choix sur l'efficacité ou non de l'homéopathie.
Quant
à la médecine par les plantes, appelée
scientifiquement la phytothérapie
cette branche médicale est soumise à beacoup
moins de polémique et est entièrement accéptée
par la communauté scientifique. En effet les plantes
possèdent des molécules à l'intérieur
de leurs organes (fleurs, racines,...) et peuvent selon des
techniques chimiques (extraction, distillation,....) permettre
l'isolation du principe actif pour l'incorporer par la suite
dans des géllules, pommades,.... Dans ce cas la dose
pharmaceutiquement active se trouve en quantité normale
(par opposition à homéopatique) et l'effet ainsi
que les explications pharmacologique (effet) se rapproche
de la médecine dite chimique ou occidentale. En résumé
la phytothérapie est prouvée scientifiquement.
Le
Viagra® a été découvert comme effet
secondaire d'un médicament à la base pour soigner l'hypertension
En effet une industrie
pharmaceutique (pour le Viagra, la première industrie
pharma au monde, l'américaine Pfizer™) décide
en fonction des ventes et des segments clés de son
marché de mettre sur le marché de nouveaux médicaments
ou nouvelles molécules pour une maladie ou pour une
indication donnée (par exemple l'hypertension sanguine).
De ce fait les chercheurs développent une molécule,
prenons donc le cas du Viagra, la molécule étant
le Sirdenafil, pour soigner l'hypertension.
Mais pour qu'un
médicament puisse être vendu il faut effectuer
des tests sur des patients pour prouver son efficacité
et surtout connaître les effets secondaires
et voir si il pourra être commercialisé.
Ce
qui s'est donc passé avec le Viagra (Sirdenafil) c'est
qu'il provoquait chez des hommes une vasodilatation pas forcément
dans l'ensemble des vaisseaux sanguins mais surtout dans le
corps cavernum du pénis, provoquant
une érection. C'est donc l'illustration d'un virement
important dans le développement d'un médicament.
D'autres médicaments ont été découvert
comme cela.
De plus selon certaines
agences américaines "la mode" serait d'utiliser
ou de prendre des médicaments connus et de voir s'il
pourrait s'appliquer à soigner d'autres maladies que
celles qu'on connaît. C'est notamment le cas pour soigner
la dépendance à la cocaïne. On pense de
plus en plus à la prise de médicaments antidépresseurs
connus pour soigner la dépendance à la cocaïne.
Affaire à suivre...
En période de jeux olympiques et de ces malheureuses affaires de doppage un point sur l'origine et la signification de l'EPO
L'EPO
est une hormone sécrétée naturellement
par les reins, elle est l'abréviation de érythropoïétine. Son but naturel est d'augmenter la quantité
de globules rouges dans le sang. Il faut savoir que
les globules rouges sont responsables du transport de l'oxygène et donc de l'approvisionnement en oxygène des cellules
et par exemple des muscles. Il peut parfois être utilisé
en pharmacie ou médecine lors d'une insuffisance rénale
ou d'une anémie.
Malheureusement
certains sportifs l'utilisent comme doppant car
bien entendu l'EPO augmente le transport d'oxygène
et ainsi la performance des muscles et du sportif
lui-même. Ceci pour les exercices de type aérobie
(avec consommation d'oxygène) typiquement pour des
sport d'endurance tel le cyclisme, la course
à pied,...
On parle d'une
augmentation pour un cycliste de 10 à 15 %
de son temps ou de sa performance, ce qui est énorme
lorsqu'on sait que les courses se jouent à des minutes
voire des secondes.
Il
faut savoir que naturellement le corps sécrète
plus d'EPO endogène (naturel) lorsqu'il y a moins d'oxygène.
Tel est le cas en montagne par exemple. C'est
pourquoi de nombreux sportifs font un stage en montagne
pour augmenter leur taux de globules rouges et donc l'oxygénation
des muscles. On peut parler d'une technique de dopage naturel
et acceptée dans le milieu sportif.
Il semble que de
nouvelles formes d'EPO synthétiques
soient en circulation et qu'elles seraient indétectables,
alors les sportifs sont-ils tous dopés ou s'agit-il
d'un mythe ? affaire à suivre mais il faut toutefois
croire à la sincérité, espérons-le,
de la plupart des sportifs.
Les médicaments agissent différemment sur les hommes que sur les femmes
En
effet il existe une différence dans le cheminement
(pharmacocinétique) et dans l'effet du médicament
(pharmacodynamique) entre les hommes et les femmes.
Ceci repose sur les différences génétiques
et se traduisent par une différence hormonale, un volume
sanguin inférieur pour la femme que l'homme (5 lt)
d'environ 1 litre. Tout ceci peut influencer sur l'effet du
médicament.
Tout cela n'est
pas toujours simple car les notices d'emballages des médicaments
ne font pas une différence entre les sexes. Ceci d'autant
plus que la plupart des essais cliniques (lorsqu'on teste
le médicament) sont fait avec des hommes ou des animaux
masculins (rats) car une peur légitime en cas de problème
pour des femmes enceintes de type malformation foetale a pour
conséquence une augmentation des essais sur les êtres
masculins.
Quant
aux essais sur les animaux masculins ils sont dû à
la complication du système hormonale féminin,
variation dans le cycle.
Comme on peut le
voir il s'agit plutôt d'un manque d'information pour
les femmes, les hommes sont alors mieux informés puisque
la plupart des essais cliniques sont faits sur eux.
Ceci ne devrait
pas vous affoler dans la prise du médicament car il
existe des différences encore plus significative entre
les âges ou des différences génétiques,
l'avenir d'ailleurs étant de faire des médicaments
de plus en plus personnalisés. Cela dit, il est intéressant
de connaître ces différences surtout pour les
spécialistes (médecins, pharmaciens,...) afin
le cas échéant d'adapter la dose.