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 Dernières actualités sur le surpoids et l'obésité


Voici les dernières news (ou dépêches) concernant le surpoids ou l'obésité, classées par ordre de parution :

Date de publication Titre de l'article
16 janvier 2012 De la vaisselle rouge pourrait aider à perdre du poids
18 mai 2011 Journée européenne de l'obésité: "Halte aux régimes yo-yo"
10 avril 2011 Une nouvelle combinaison de médicaments efficace contre l'obésité
1er décembre 2010 Les régimes "yo-yo" modifient la réponse du cerveau au stress
11 octobre 2010 Trop de lumière la nuit ferait grossir, tout au moins les souris
5 octobre 2010 Dormir aide à faire fondre la graisse
9 août 2010 Quel que soit son poids, un gros ventre est dangereux pour la santé
28 mars 2010 L'alimentation compulsive, une vraie drogue
11 janvier 2010 Les Suisses se soucient de leur silhouette, selon une enquête
5 septembre 2009 Les repas nocturnes favorisent l'obésité
13 août 2009 L'endettement est un facteur de risque pour l'obésité
24 avril 2009 Restez minces si vous voulez sauver la planète, dit une étude
21 avril 2009 Bypass gastriques
La perte de poids n'est pas le seul critère déterminant
10 octobre 2008 L'indice de masse corporelle sous-estime le risque cardiaque
4 mai 2008 Le nombre des cellules fixant la graisse constant toute la vie
19 avril 2008 L'alcool fait grossir !
16 février 2008 Lien entre cancer et surcharge pondérale


De la vaisselle rouge pourrait aider à perdre du poids

BÂLE - De la vaisselle de couleur rouge pourrait aider à perdre du poids. Des chercheurs de l'Université de Bâle ont constaté que l'on mange beaucoup moins d'amuse-gueules lorsqu'ils sont présentés sur une assiette rouge, par rapport à une assiette bleue ou blanche.

L'équipe d'Oliver Genschow, de l'Institut de psychologie, suppose que le rouge agit comme un signal d'arrêt subtil. Cette couleur est d'ailleurs souvent utilisée pour indiquer un danger ou une interdiction, dans la circulation routière par exemple.

Les psychologues ont procédé à deux expériences. Dans la première, 41 étudiants de sexe masculin étaient priés de goûter différentes boissons sucrées. La moitié d'entre eux les recevaient dans des gobelets en plastique étiquetés de rouge, les autres dans des gobelets étiquetés de bleu.

40% de moins

Comme l'écrivent les chercheurs dans la revue "Appetite", les étudiants ayant reçu les gobelets rouges ont bu environ 40% de moins que ceux avec les gobelets bleus. Or tous les participants avaient bu suffisamment d'eau avant l'expérience pour ne plus avoir soif. La couleur n'avait pas non plus d'incidence sur le fait que les étudiants aiment ou non la boisson.

Le rouge semble bien plus agir comme un signal direct sur le comportement, écrivent M. Genschow et ses collègues. Agissant comme un "stop", cette couleur pourrait limiter par exemple la consommation de boissons sucrées mauvaises pour la santé.

Dans la seconde expérience, les scientifiques ont voulu savoir si l'ont pouvait obtenir les mêmes résultats avec des amuse-gueules. Ils ont remis à 109 participants une assiette soit rouge, soit bleue, soit blanche contenant dix bretzels.

A nouveau, il s'est avéré que le rouge incite à la retenue. Les personnes ayant reçu une assiette rouge n'ont mangé qu'un peu plus de la moitié des bretzels consommés par ceux ayant reçu des assiettes bleues ou blanches.

Pour les chercheurs, ces expériences sont un premier pas pour tenter de mieux comprendre l'influence subtile des couleurs sur l'alimentation. D'autres études seront nécessaires pour déterminer si de telles stratégies peuvent être utiles dans certaines diètes par exemple.

ATS : 16 janvier 2012

 


Journée européenne de l'obésité: "Halte aux régimes yo-yo"

Surpoids tour de tailleBMI surpoidsPARIS - "Halte aux régimes yo-yo": la Journée européenne contre l'obésité veut inciter les personnes obèses à "mettre en place les changements de style de vie qui s'imposent", mais pas forcément en suivant un des nombreux régimes à la mode. La Journée est prévue en Europe le 21 mai.

Le surpoids est atteint quand l'indice de masse corporelle (IMC: poids divisé par le carré de la taille) dépasse 25, et l'obésité quand il atteint 30. A 35, on parle d'obésité sévère.


Selon une étude récente, la prévalence de l'obésité a quasiment doublé en près de 30 ans dans le monde et touche 500 millions d'adultes, davantage les femmes que les hommes. Le surpoids atteint de son côté 1,46 milliard d'adultes. En Europe, un adulte sur six est obèse et un sur deux est en surpoids.

Le surpoids est un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer et serait dans le monde à l'origine de plusieurs millions de morts chaque année.

Des régimes dangereux

Pour répondre à cette problématique, les régimes ont fleuri sur la planète, dont le plus populaire est actuellement le régime Dukan, à base de protéines.

Cependant, une analyse de quinze régimes conduite par l'Agence sanitaire de l'alimentation (Anses), un organisme français, a conclu qu'il s'agissait de "pratiques à risque", surtout quand ils sont déséquilibrés et peu diversifiés.

Si on parle de "régimes yo-yo", c'est que dans la grande majorité des cas les gens reprennent leur poids initial en arrêtant leur régime, voire davantage, rappelle Irène Margaritis, de l'Anses. ndre les inflammations au cerveau, explique-t-il.

Source : ATS, 18 mai 2011

 

Une nouvelle combinaison de médicaments efficace contre l'obésité

surpoidsPARIS - Une nouvelle combinaison de deux médicaments existants a permis une perte de poids deux fois plus importante chez des patients obèses ou en surpoids que les amaigrissants aujourd'hui sur le marché, révèle une étude publiée lundi dans la revue britannique "The Lancet".

Le seul médicament anti-obésité aujourd'hui autorisé pour un traitement de longue durée est l'orlistat, commercialisé sous les appellations Xenical ou Alli.

L'étude, financée par le laboratoire Vivus, visait à établir l'efficacité et l'inocuité de l'association de deux substances actives, la phentermine, médicament pour la perte de poids le plus prescrit aux Etats-Unis, pour un usage de courte durée, et le topiramate (Topamax), un anticonvulsif.

Effets secondaires

Le topiramate a montré son efficacité pour faire perdre du poids chez des patients souffrant de diabète de type 2. Mais, pris seul, il est associé à des effets secondaires comme des troubles cognitifs et psychiatriques.

L'essai clinique de phase 3 nommé "Conquer" a été conduit par Kishore Gadde (Université Duke, Etats-Unis), de novembre 2007 à juin 2009, auprès de 2487 adultes en surpoids ou obèses, dans 93 centres différents des Etats-Unis.

Trois groupes ont été tirés au sort. En association avec un régime et un changement de mode de vie, près de 500 patients ont reçu quotidiennement une association de 7,5 mg de phentermine et de 46 mg de topiramate, contre 15 mg de phentermine et 92 mg de topiramate pour un millier d'autres patients. Un troisième groupe d'un millier de patients ont reçu un placebo (sans substance active).

Jusqu'à dix kilos perdus

A l'issue des 13 mois de traitement, le groupe placebo avait perdu en moyenne 1,4 kilo, contre 8,1 kilos pour le groupe ayant reçu l'association phentermine-topiramate faiblement dosée, et 10,2 kilos pour les patients ayant pris la même association, mais à plus forte dose.

Avec le placebo, 21% des patients ont réussi à perdre 5% de leur poids, contre 62% des patients avec l'association phentermine-topiramate faiblement dosée et 70% avec la dose plus élevée. Avec l'association des deux médicaments, des améliorations ont également été constatées sur les problèmes d'hypertension, de diabète et de lipides.

La combinaison phentermine-topiramate a été généralement bien tolérée. Néanmoins, une proportion d'effets secondaires cognitifs et psychiatriques plus importante a été noté dans le groupe prenant la plus forte dose.

ATS : 10 avril 2011

Les régimes "yo-yo" modifient la réponse du cerveau au stress

Surpoids tour de tailleWASHINGTON - Les personnes qui font des régimes pour perdre beaucoup de poids rapidement reprennent souvent ces kilos, voire plus. Ce phénomène provient d'une modification de la réponse de leur cerveau au stress, affirme une étude universitaire américaine publiée mardi.

L'étude de l'Université de Pennsylvanie conduite par le professeur Tracy Bale a examiné le comportement et le niveau d'hormones de stress de souris mises au régime. Il en ressort que les rongeurs stressés qui avaient été mis plusieurs fois au régime dans leur vie dévoraient davantage de nourritures grasses, une fois le régime interrompu, que leurs congénères qui n'avaient jamais été mis au régime.

Après trois semaines de régime à basses calories, les souris avaient perdu 10 à 15% de leur poids, de la même manière que les humains qui font ce genre de régime, explique l'étude publiée dans le Journal of Neuroscience.

Gènes altérés

Les chercheurs ont découvert que les souris qui avaient subi un régime avaient des niveaux accrus d'hormone de stress, la corticosterone, et que plusieurs de leurs gènes avaient été altérés, une transformation qui persistait lorsqu'elles reprenaient un régime alimentaire normal.

Mises à nouveau en situation de stress, les souris qui avaient perdu du poids grâce à un régime se sont remises à manger davantage que celles qui n'avaient pas fait de régime.

"Ces résultats suggèrent que faire un régime augmente non seulement le stress, ce qui rend son succès difficile, mais reprogramme aussi les réactions du cerveau vis-à-vis de la nourriture face à des situations de stress ou des impulsions émotionnelles", affirme l'étude.

Un Américain sur trois est considéré comme obèse ou en surpoids, selon des chiffres officiels. Entre 33 et 100 milliards de dollars sont dépensés chaque année aux Etats-Unis dans les produits, livres et autres programmes pour perdre du poids.

ATS: 1er décembre 2010

Trop de lumière la nuit ferait grossir, tout au moins les souris

WASHINGTON - Etre exposé durant la nuit à une luminosité persistante entraîne un gain de poids même sans manger davantage ou changer d'activité physique. C'est le résultat d'une recherche menée sur des souris aux Etats-Unis et publiée lundi.

"Bien qu'il n'y ait eu aucune différence dans le degré d'activité physique ou la quantité de nourriture consommée quotidiennement, les souris ayant vécu avec la lumière durant le cycle nocturne grossissaient plus que les autres", observe Laura Fonken, chercheur en neurologie à l'Université d'Ohio (nord), principal auteur de ces travaux parus dans l'édition en ligne des Annales de l'Académie nationale américaines des sciences (PNAS).

Ces chercheurs ont constaté que des souris soumises à une lumière affaiblie la nuit durant huit semaines avaient à la fin de cette période un indice de masse corporelle environ 50% plus élevé que celles ayant vécu un cycle nocturne normal.

Chez les souris soumises à une luminosité constante la nuit mais ayant eu accès à leur nourriture seulement durant les heures normales de la journée, aucune n'a pris du poids, soulignent aussi ces chercheurs.

Ce sont seulement les souris ayant pu manger quand elles le voulaient durant le cycle de 24 heures en lumière continue qui ont pris beaucoup de poids, sans pour autant consommer davantage de nourriture que les animaux des groupes témoins.

"Il y a quelque chose la nuit qui, avec la lumière, fait manger ces souris aux mauvaises heures, ce qui fait qu'elles ne métabolisent pas correctement leur nourriture", relève Randy Nelson, professeur de neurologie et de psychologie à l'Université d'Ohio, le co-auteur de cette étude.

"Si ces observations se confirment chez les humains, elles laisseraient penser que les repas pris tard le soir pourraient présenter un risque particulier d'obésité", selon ce scientifique.

ATS: 11 octobre 2010

Dormir aide à faire fondre la graisse

WASHINGTON - Moins dormir réduit les bienfaits d'un régime alimentaire, surtout la perte de masse graisseuse. Une équipe de chercheurs de Chicago aboutit à cette conclusion dans une étude dont les résultats ont été publiés mardi dans les Annales américaines de la médecine interne.

Quand des personnes dorment le nombre d'heures requis, plus de la moitié de leur perte de poids est de la graisse et seulement un quart si elles manquent de sommeil, ont constaté les auteurs de l'étude.

Le fait de ne pas assez dormir les a aussi rendues plus affamées car le manque de sommeil fait monter les niveaux sanguin de ghreline, une hormone qui déclenche la faim et réduit la consommation d'énergie par le corps.

"Si le but de votre régime est de faire fondre la graisse, ne pas assez dormir revient à se mettre des bâtons dans les roues", explique le Dr Plamen Penev, professeur adjoint à la faculté de médecine de l'Université de Chicago (Illinois, nord), principal auteur de cette recherche.

"Le manque de sommeil, un trait de la société moderne, paraît compromettre les efforts pour perdre de la graisse en suivant un régime alimentaire", poursuit-il, précisant que dans cette étude cela à empêché de réduire la masse graisseuse des participants de 55%".

L'étude a été menée au Centre de ressources clinique générale de Chicago et a suivi dix volontaires souffrant d'excès pondéral, mais en bonne santé, âgés de 35 à 49 ans avec un indice de masse corporelle (IMC) allant de 25, indication d'un poids excessif, à 32, considéré comme étant obèse.

Graisse ou protéines

Les participants, tous des volontaires, ont suivi un régime alimentaire équilibré limitant les calories absorbées à 90% du nombre dont chaque personne a besoin pour maintenir son poids sans faire d'exercice.

Chacun des participants a été suivi à deux reprises. Tout d'abord durant 14 jours en laboratoire avec une période de 8 heures 30 de sommeil quotidiennes puis pendant 14 jours avec seulement cinq heures et demi de repos.

Lors de la première session, avec une durée normale de sommeil, ils ont perdu 1,41 kilo de graisse et 1,50 kilo de masse corporelle non-graisseuse pour l'essentiel des protéines, précisent les chercheurs.

Mais durant la seconde période de 14 jours avec une carence de sommeil, ils n'ont perdu en moyenne que 0,6 kilo de graisse et 2,41 kilos de protéines.

ATS: 5 octobre 2010

Quel que soit son poids, un gros ventre est dangereux pour la santé

Surpoids tour de tailleWASHINGTON - Que l'on soit maigre avec un gros ventre ou enveloppé avec la taille épaisse, un fort tour de taille est dangereux pour la santé. Il est associé à davantage de risques de mourir de maladies, affirme une étude américaine publiée lundi.

Les chercheurs de l'American Cancer Society à Atlanta ont établi que les hommes et les femmes ayant un très fort tour de taille (égal ou supérieur à 120 centimètres pour les hommes et à 110 cm pour les femmes) ont environ deux fois plus de risques de décéder d'une maladie que ceux qui ont un tour de taille étroit.

Des études antérieures avaient déjà associé un large tour de taille avec davantage de risques de maladies cardiaque, inflammatoire, diabétique, de résistance à l'insuline et de fort taux de cholestérol.

L'étude de l'American Cancer Society publiée dans l'American Medical Association Archives of Internal Medicine souligne que les risques associés à un fort tour de taille sont les mêmes, que le patient soit d'un poids normal, en surpoids ou obèse.

Les chercheurs ont également remarqué que les hommes et les femmes au large tour de taille "ont aussi plus tendance, par rapport à ceux qui ont la taille fine, d'avoir moins d'instruction, de faire moins d'activité physique, d'être en surpoids, d'être d'anciens fumeurs, d'avoir une maladie cardiovasculaire, respiratoire ou un cancer".

L'étude a examiné les liens entre tour de taille et santé auprès de 48.500 hommes et 56.343 femmes âgées de 50 ans et plus.

Ce lien entre mortalité et gros tour de taille "est peut-être dû au fait qu'une forte taille est en rapport avec de la graisse dans les viscères, entourant les organes de l'abdomen. Celle-ci est considérée plus dangereuse que la graisse sous la peau", soulignent les auteurs de l'étude.

ATS: 9 août 2010

L'alimentation compulsive, une vraie drogue

PARIS - Les mêmes mécanismes du cerveau sont à l'oeuvre dans la consommation compulsive de nourriture hautement calorique et dans la dépendance aux drogues, ont montré des chercheurs lors d'expériences sur des rats. Pour eux, les résultats confirment les propriétés "addictives" de la nourriture de mauvaise qualité.

Les chercheurs ont offert régulièrement à des rats de la nourriture hautement calorique (bacon, saucisse, gâteau, chocolat) en plus de leur nourriture habituelle, plus saine mais moins appétissante. Les animaux ont rapidement développé l'habitude de se suralimenter de façon compulsive, consommant davantage de nourriture grasse et calorique jusqu'à devenir obèses.

Récompense de plus en plus faible


Parallèlement, leur circuit de récompense répondait de moins en moins, une modification très semblable à ce qui se passe dans le cerveau de rats consommateurs de cocaïne ou d'héroïne. Pour les chercheurs, ces résultats confirment les propriétés "addictives" de la nourriture de mauvaise qualité.

L'étude "présente la preuve la plus précise et rigoureuse que l'addiction aux drogues et l'obésité sont fondées sur les mêmes mécanismes neurobiologiques sous-jacents", a déclaré Paul Kenny.

Choc électrique sans effet

Les chercheurs ont également conditionné les rats à craindre un choc électrique à la vue d'une lumière rouge. Alors que les rats nourris normalement arrêtaient de manger lorsque la lumière rouge s'allumait, ceux devenus obèses, habitués à une nourriture riche, continuaient de manger.

"Dans cette étude, les animaux ont complètement perdu le contrôle de leur comportement alimentaire, premier signe de l'addiction. Ils continuaient à se suralimenter même lorsqu'ils anticipaient un choc électrique, ce qui montre bien combien ils étaient motivés pour consommer de la nourriture appétissante", a expliqué Paul Kenny.

Les chercheurs ont par ailleurs montré chez les rats obèses une réduction du taux de récepteurs à dopamine, une substance chimique libérée dans le cerveau par des expériences agréables comme la nourriture ou le sexe, ou les drogues. Le même phénomène est observé chez l'être humain en cas de dépendance à une drogue.

Cette étude, qui avait fait l'objet d'une présentation préliminaire en octobre 2009 lors d'une réunion de la Société de Neurosciences à Chicago, a été publiée dimanche en ligne dans Nature Neuroscience.


Lire notre dossier sur le surpoids - calculez votre BMI !

Source: ATS, 11 janvier 2010


Les Suisses se soucient de leur silhouette, selon une enquête

BERNE - Les Suisses se soucient de leur silhouette. Quelque 71% d'entre eux ont déjà tenté de l'affiner. Ils arrivent ainsi à égalité avec les Brésiliens et les Canadiens. Les Finlandais les devancent: 83% d'entre eux ont essayé au moins une fois dans leur vie de maigrir.


Pour se sentir mieux (78%), pour présenter mieux (63%), pour être en meilleure santé (47%), telles sont les principales raisons qui ont poussé les Helvètes à vouloir maigrir, selon une enquête menée par l'institut de sondage international Synovate pour le compte du "Reader's Digest".

Le magazine a tenté de comprendre dans son édition de février les relations de la population avec sa corpulence. Pour ce faire, au minimum 1000 personnes ont été interrogées dans 16 pays.

Au Brésil, où la silhouette élancée est recherchée à tout prix, 83% de la population se plaint pourtant de l'attention trop grande accordée au poids de chacun. Seuls 41% des Suisses estiment que l'on considère le tour de taille avec trop d'importance.

Suisses peu dociles

Pour leur régime, les Suisses n'écoutent guère leur médecin, se fiant davantage à leur propre jugement: 11% d'entre eux seulement ont entrepris une diète sur les conseils d'un professionnel. Les Français (39%), mais surtout les Mexicains (46%), tiennent compte davantage des recommandations diététiques de leur praticien.

Un peu partout, entre un tiers et la moitié des sondés aimeraient voir leur partenaire mincir quelque peu, ont-ils confié. Aux Etats-Unis particulièrement, plus de la moitié (51%) des épouses souhaiteraient que leur mari perde de sa bedaine.

Le pays où les époux sont le plus nombreux à espérer que leur conjointe mincisse est l'Inde (48%). A l'inverse, seuls 13% des Hongrois et 16% des Allemands mariés pestent à propos de la silhouette de leur moitié.

L'obésité est, selon près des trois quarts des Américains interrrogés (72%), due au fast-food. Et 79% des Français, soit nettement plus que dans tout autre pays, sont convaincus que leur population nationale s'empâte en raison des habitudes alimentaires répandues par les Etats-Unis.

Lire notre dossier sur le surpoids - calculez votre BMI !

Source: ATS, 11 janvier 2010


Les repas nocturnes favorisent l'obésité

WASHINGTON - Les en-cas pris nuitamment favorisent l'obésité, selon des chercheurs de la Northwestern University, dans l'Illinois. Leur étude, réalisée sur des souris, montre que, selon le moment choisi pour s'alimenter, les calories seront stockées ou seront brûlées.

Les souris nourries de jour - heure à laquelle ces rongeurs dorment généralement - ont pris 7,8 % de poids en plus que celles alimentées la nuit, alors que les rations étaient identiques et que toutes s'étaient physiquement dépensées de la même façon.

"Le simple fait de modifier l'heure de l'alimentation peut beaucoup affecter le poids corporel", dit l'étude.

Les chercheurs en concluent que pour perdre du poids, il vaut mieux manger davantage de jour et réfréner ses fringales une fois la nuit tombée. Cette étude a été publiée vendredi dans l'"International Journal of Obesity".

 

Lire notre dossier sur le surpoids - calculez votre BMI !

Source: ATS, 5 septembre 2009


L'endettement est un facteur de risque pour l'obésité

MAINS D - Les personnes surendettées souffrent particulièrement souvent de surpoids ou d'obésité. C'est le constat d'une étude allemande publiée vendredi dans la revue "BMC Public Health". Les chercheurs disent craindre que la crise financière n'aggrave les choses.

Le lien entre dettes et surpoids est avéré indépendamment d'autres facteurs, a déclaré la principale responsable de l'étude Eva Münster, de l'Université de Mainz. Le surendettement n'est pas seulement un problème financier ou social, mais aussi de santé publique, a-t-elle ajouté.

Les chercheurs ont analysé les données de 949 personnes surendettées et constaté que 25% étaient obèses. Dans la population générale, cette proportion est de 11%.

Ils "compensent"

L'étude ne dit pas si les problèmes d'argent sont la cause ou la conséquence du surpoids. Selon les chercheurs toutefois, les prix élevés des aliments sains seraient co-responsables de la situation, de même que le manque d'information ou la situation psychique difficile des intéressés. Ces derniers tendraient par ailleurs à "compenser" en mangeant et feraient moins d'exercice.

Des familles entières sont concernées par ce problème, enfants compris, soulignent les scientifiques allemands. Ils suggèrent une campagne de baisse des prix de aliments sains.

Source: ATS, 7 août 2009


Restez minces si vous voulez sauver la planète, dit une étude

Perte de poidsLONDRES - Des chercheurs britanniques ont établi un rapport entre l'obésité et la pollution: les personnes en surpoids auraient un "bilan carbone" bien supérieur à celui des gens minces car elles consomment davantage et se déplacent plus souvent en voiture.

"Nous devons faire bien davantage pour endiguer la tendance mondiale à l'embonpoint et reconnaître que c'est un facteur essentiel dans la bataille pour réduire les émissions (de carbone) et ralentir le changement climatique", écrivent Phil Edwards et Ian Roberts dans une étude publiée par l'International Journal of Epidemiology.

"Bouger dans un corps lourd revient à se déplacer à bord d'une voiture qui consomme beaucoup", ajoutent-ils, précisant que la production alimentaire est une source importante de gaz à effet de serre.

Les deux chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine estiment que chaque personne en surpoids est responsable de l'émission d'une tonne de dioxyde de carbone de plus par an en moyenne qu'une personne mince.

L'Union européenne estime que chaque citoyen émet 11 tonnes de gaz à effet de serre chaque année.

Source : ATS, 24 avril 2009


Bypass gastriques: la perte de poids n'est pas le seul critère déterminant

LAUSANNE - Les personnes en très grand surpoids restent souvent obèses après un bypass-gastrique malgré une importante perte de poids. Mais les maladies associées comme l'hypertension ou les douleurs dorsales reculent fortement, selon une étude de médecins romands.

Emmenés par Michel Suter, médecin à l'Hôpital du Chablais à Aigle (VD), les chercheurs ont comparé deux groupes de patients obèses ayant subi un bypass, c'est-à-dire une réduction de l'estomac par laparoscopie: 492 d'entre eux avaient un index de masse corporelle (BMI - Body Mass Index) entre 40 et 50, et 133 affichaient même un BMI au-delà de 50.

Le BMI se calcule en divisant le poids en kilos par le carré de la taille. Les tabelles actuelles considèrent que les personnes d'un poids normal présentent un BMI entre 18,5 et 25. A partir d'un BMI de 30, on considère que le surpoids doit être traité.

Plus de 30 % de perte de poids

Selon l'étude publiée mardi dans la revue "Archives of Surgery", les deux groupes étudiés ont perdu proportionnellement la même quantité de poids. Six ans après l'opération, les patients souffrant d'obésité morbide avaient perdu en moyenne 30,1 % de leur masse corporelle et les "super-obèses" 30,7 %.

Malgré cette perte de poids conséquente, plus de la moitié des "super-obèses" présentaient encore un BMI supérieur à 35, et restaient donc obèses. Dans le deuxième groupe en revanche, plus de neuf patients sur dix montraient six ans après l'opération un BMI inférieur à 35.

Moins malades

Les "super-obèses" se portaient pourtant aussi beaucoup mieux. L'amélioration de leur qualité de vie était "aussi impressionnante" que celle des patients présentant un surpoids moins important. Les maladies associées à l'obésité, comme l'hypertension, les douleurs dorsales ou les apnées du sommeil avaient également fortement reculé.

"La perte de poids ou l'index de masse corporelle après l'opération ne sont pas les seules choses qui comptent", soulignent les auteurs. Pour déterminer si un bypass est bien indiqué, des éléments comme la qualité de vie et l'amélioration de l'état de santé doivent aussi être pris en compte, en particulier chez les "super-obèses", concluent les auteurs.

ATS 21 avril 2009


L'indice de masse corporelle sous-estime le risque cardiaque

LAUSANNE - L'indice de masse corporelle (n.d.l.r. IMC ou BMI en anglais) communément utilisé ne serait pas le moyen le plus approprié pour évaluer le risque d'infarctus ou de diabète. Mesuré à l'aune du tour de taille, le nombre de Suisses et de Suissesses en surpoids prendrait l'ascenseur.

Selon diverses estimations, entre 15 % et 20 % des Suisses sont obèses. Un adulte de 20 à 65 ans est considéré comme obèse lorsque son indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant son poids (en kg) par sa taille au carré (en m2), est égal ou supérieur à 30. Au-delà de 40, on parle d'obésité morbide.

Lorsque l'IMC est compris entre 25 et 30 kg/m2, il s'agit seulement d'un "surpoids". Le poids idéal se situe entre 20 et 25. Entre 18 et 20, on est maigre, en-dessous de 16 très maigre, et il est conseillé de consulter pour dénutrition.

Mais depuis quelques années, les médecins ne sont plus certains de disposer avec l'IMC du meilleur instrument pour mesurer le risque des maladies liées à l'obésité. "Certaines études ont montré que le tour de taille est plus approprié pour prédire le risque de diabète ou d'infarctus", explique le Dr Pedro Marques-Vidal, de l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive de Lausanne.

Une femme sur trois


Selon cette méthode, les hommes sont obèses à partir d'un tour de taille de 102 centimètres. Pour les femmes, la limite est fixée à 88 centimètres. Comme on ne dispose en Suisse pratiquement pas de données sur le tour de taille de la population, le Dr Marques-Vidal et ses collègues ont mené une recherche portant sur 6000 Lausannois.

Ils ont dans un premier temps mesuré l'IMC des personnes testées, âgées de 35 à 75 ans: 17 % des hommes et 14 % des femmes étaient au-dessus de la limite fatidique de 30. Les chercheurs ont ensuite mesuré leur tour de taille et là, surprise: 31 % des femmes et 24 % des hommes étaient au-delà du seuil d'obésité.

Femmes dans la trentaine

C'est surtout chez les femmes entre 30 et 40 ans que le tour de taille augmente rapidement. Cela pourrait indiquer que l'obésité chez les femmes d'âge moyen et avancé est plus répandue qu'on ne le supposait, écrivent les auteurs de l'étude dans la revue spécialisée "BMC Public Health".

Il est possible que le fait d'avoir eu plusieurs grossesses conduise à l'obésité, selon le Dr Marques-Vidal. Mais ce n'est qu'une hypothèse qui doit encore être examinée scientifiquement. Il ne fait dès lors aucune recommandation pour des groupes précis au sein de la population. Les mesures préventives doivent s'adresser à l'ensemble de la population, ajoute le médecin.

IMC plus simple

Le chercheur ne pense pas que l'IMC disparaîtra de sitôt. La mesure du tour de taille n'est pas si simple et une méthode standard fait encore défaut. Encore récemment, pas moins de cinq points de mesure différents étaient utilisés.

En outre, la communauté scientifique n'a pas encore trouvé un consensus dans la question de savoir à partir de quel tour de taille on est obèse. Le débat est encore en cours, surtout pour les Asiatiques, note le Dr Marques-Vidal. Tant que ces questions ne seront pas réglées, il recommande toujours de mesurer régulièrement son IMC.

La fréquence de l'obésité varie d'un pays à l'autre, passant de 7 % sur le continent asiatique à 36 % chez les Canadiens des deux sexes. Elle atteint 38 % à 40 % pour les femmes au Moyen-Orient et en Afrique.

Source : ATS, 10 octobre 2008



Le nombre des cellules fixant la graisse constant toute la vie

Perte de poidsPARIS - Le nombre des cellules spécialisées dans le stockage des lipides, ou adipocytes, défini dans l'enfance, reste constant pendant toute la vie, selon une étude publiée dans la revue scientifique britannique "Nature". Elles se renouvellent de près de 10% par an.

Une équipe de chercheurs conduite par Kirsty Spalding, de l'Institut Karolinska de Stockholm, a établi que les deux déterminants majeurs de l'obésité sont le nombre des adipocytes ainsi que leur taille.

Or, en étudiant des cellules issues de liposuction ou de reconstruction abdominale, les chercheurs ont pu établir qu'après l'enfance le nombre des adipocytes reste constant chez les adultes, avec un renouvellement régulier de quelque 10% chaque année.

Remplacées

"Le nombre total de cellules graisseuses dans le corps est stable, la production de nouvelles cellules étant contrebalancée par une disparition égale des cellules qui meurent", souligne Peter Arner, co-auteur de l'étude.

De ce fait, une baisse de poids importante à l'âge adulte ne fait que réduire la masse des cellules, que les nouvelles cellules retrouvent rapidement.

"Les nouvelles cellules fixant la graisse générées pendant et après la réduction de poids ont besoin de s'enrichir rapidement en lipides", note Peter Arner. "Ce qui expliquerait, au moins partiellement, pourquoi c'est si difficile de maintenir le poids auquel on est arrivé après avoir maigri".

Traitement de l'obésité

Les chercheurs ont constaté aussi que les adipocytes commençaient à se développer plus tôt chez les obèses (vers l'âge de 2 ans) que chez les personnes d'un poids normal (entre 5 et 6 ans), et que l'augmentation était deux fois plus rapide pour les obèses mais s'arrêtait aussi plus tôt (16 ans et demi contre 18 ans et demi chez les autres).

Cette étude confirme les statistiques qui font apparaître que la majeure partie des adultes obèses l'étaient depuis l'enfance : seulement 10% des enfants d'un poids normal sont devenus obèses, et plus des trois quarts des enfants obèses ont conservé cette obésité.

Ces données -un nombre d'adipocytes déterminé dès l'enfance et un renouvellement régulier- devraient, selon les chercheurs, rendre possible la définition de nouveaux objectifs pour la thérapie de l'obésité: agir dans l'enfance, pour limiter le nombre des adipocytes, ou dans l'âge adulte, pour freiner le remplacement des cellules mortes par de nouvelles cellules.

Source : ATS, 5 mai 2008


L'apport calorique de l'alcool est sous-estimé

LAUSANNE - Avec une consommation moyenne de quelque 100 litres de boissons alcooliques par année et par habitant, la Suisse est, en comparaison internationale, un pays à forte consommation. Que ce soit lors de rencontres conviviales ou d'autres occasions, l'alcool est de mise pour de nombreuses personnes. Aussi l'Institut suisse de prévention de l'alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) rappelle-t-il que l'alcool est une importante source de calories, souvent sous-estimée. Des études le démontrent: la plupart des gens consomment de l'alcool sans limiter d'autres apports d'énergie.

Les températures se font plus douces et les jours plus longs. Dehors, la nature reverdit. Avec le printemps revient le besoin, endormi durant les mois d'hiver, de bouger et de sortir. Forts de la résolution de perdre les kilos pris en hiver grâce à quelque régime et un peu d'exercice, beaucoup oublient que l'alcool est une source "discrète" mais ô combien riche en calories. Chaque gramme d'alcool pur fournit en effet près de deux fois plus d'énergie que les hydrates de carbone et les protéines. L'alcool influence, au même titre que l'alimentation en général et l'activité physique, le bilan énergétique et ce dans une mesure que soulignent les quantités ingérées. Suisses et Suissesses consomment en effet près de 100 litres de boissons alcooliques par an, dont la plus grande part est constituée, pour plus de la moitié, par la bière, loin devant le vin et les spiritueux.

L'alcool fournit des calories
C'est que les boissons alcooliques en contiennent! Avec plus de 240 kcal par décilitre, les spiritueux viennent en tête. Un petit verre de schnaps (2 cl) cache tout de même 50 kcal. Si une bière pression contient au moins 120 kcal, les mousseux comptabilisent quelque 90 kcal par flûte de 1 dl. Les vins, eux, sont plus modestes, avec environ 70 kcal par verre de 1 dl. Ainsi: celui qui boit deux bières absorbe à peu près autant de calories qu'avec une barre de chocolat. De plus, la consommation d'alcool équivaut souvent à un apport inattendu en énergie. Diverses études montrent en effet qu'une consommation modérée d'alcool n'induit pas une réduction des quantités d'aliments ingérées : celui ou celle qui consomme modérément de l'alcool ressent plutôt, à court terme, un plus grand appétit ("effet apéritif").

Moins d'alcool pour perdre les kilos superflus
L'alcool ne pouvant pas être stocké par l'organisme, il est pour l'essentiel éliminé. D'autres composants alimentaires doivent donc attendre pour être éliminés, ce qui inhibe sensiblement la combustion des graisses. Des études montrent qu'une consommation accrue d'alcool favorise l'accumulation de graisse dans les tissus abdominaux, notamment chez les hommes; d'où l'expression "panse de bière". Globalement, l'alcool contribuant à prendre des kilos, quiconque souhaite perdre du poids ou est menacé de surcharge pondérale a donc avantage à faire preuve de retenue dans sa consommation d'alcool.

Source : ATS, 2008


Lien entre cancer et surcharge pondérale

BERNE - La surcharge pondérale accroît le risque de cancer, mais pas de manière uniforme chez les hommes et chez les femmes. Ce sont les principales conclusions d'une étude publiée vendredi par l'Université de Berne.

La relation entre risque de cancer et surpoids est devenue de plus en plus évidente au cours des dernières années, écrit l'Université dans son communiqué. L'étude bernoise accrédite cette thèse et apporte des éléments nouveaux sur la différenciation hommes/femmes.

Chez les femmes, la surcharge pondérale augmente notamment le risque de cancer du col de l'utérus, de la vésicule biliaire et du pancréas, ainsi que le risque de cancer du sein après la ménopause. Chez les hommes, le surpoids a des conséquences sur les cancers de la peau, sur la leucémie et sur les tumeurs aux ganglions lymphatiques.

Continents pas égaux

En Asie, les femmes en surcharge pondérale présentent un risque de cancer du sein encore plus prononcé, en comparaison avec les Européennes et les Nord-Américaines. Les chercheurs ne s'expliquent pas ces différences géographiques.

Les hommes et les femmes en surpoids sont par contre égaux devant le risque de cancer de l'oesophage, de la thyroïde, des reins et de l'intestin. L'étude de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Berne, réalisée en collaboration avec des chercheurs anglais, paraît vendredi dans la revue scientifique britannique "The Lancet".

Source : ATS, 16 février 2008


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