Réchauffement climatique
Les piqûres de tiques seront plus dangereuses à l'avenir
NEUCHATEL - Les tiques transportant la maladie de Lyme résistent mieux aux périodes chaudes et sèches que leurs congénères saines. Avec le réchauffement climatique, les piqûres de tiques risquent donc d'être plus dangereuses.
On pourrait assister à une augmentation des cas d'infections transmises par ces acariens, indique le Fonds national suisse (FNS) jeudi. C'est la conclusion d'une étude menée par deux chercheuses de l'Université de Neuchâtel et soutenue par le FNS.
En tout, les scientifiques ont collecté 1500 tiques du mouton, l'espèce la plus répandue en Suisse, et les ont enfermées dans des récipients présentant des taux d'humidité différents. Deux jours plus tard, les chercheuses ont compté les spécimens qui étaient encore en vie.
Tiques résistantes
Parmi les tiques exposées à l'air chaud et sec, 50% de celles qui étaient infectées ont survécu, contre 30% de celles qui ne l'étaient pas. A l'heure actuelle, un tiers des tiques sont porteuses de l'agent pathogène responsable de la maladie de Lyme, la bactérie Borrelia burgdorferi.
Devant leurs résultats, les chercheuses craignent que ce pourcentage n'augmente à l'avenir. Sur le site de l'étude, la part des tiques infectées à déjà augmenté ces dix dernières années.
La tique du mouton se nourrit du sang de petits rongeurs, d'oiseaux, de lièvres, de chevreuils, mais aussi d'être humains. Chaque année en Suisse, 10'000 personnes contractent la maladie de Lyme à cause des piqûres de tiques.
ATS: 12 avril 2011
Moins de cas de borréliose en 2009 mais la prudence reste de mise
BERNE - Les médecins ont annoncé 8900 cas de borréliose de Lyme transmise par les tiques l'an passé, soit 3000 cas de moins en un an. Cette maladie reste très répandue et la zone d'endémie progresse. Le risque d'infection peut néanmoins être réduit par des mesures préventives.
Il convient de porter des habits bien fermés aux poignets et aux chevilles avant et pendant un passage en forêt, rappelle lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il faut aussi appliquer des répulsifs sur la peau et les
habits. Enfin, autant que possible, il faut rester sur les sentiers, éviter les broussailles et hautes herbes.
Il n'existe pas de vaccin contre la borréliose de Lyme. Cette maladie se traite aux antibiotiques durant deux à quatre semaines. Les tiques transmettent d'autres maladies, telles l'encéphalite, la babésiose ou la rickettsie.
Pour aider les médecins et mieux surveiller l'épidémiologie dans ce domaine, l'OFSP a mandaté l'Université de Neuchâtel pour prendre en charge le Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques (CNRT).
Celui-ci est constitué de quatre entités. Ce sont l'Institut de biologie de l'Université de Neuchâtel, le laboratoire de microbiologie ADMED à La Chaux-de-Fonds, l'Institut central des hôpitaux valaisans (ICHV) à Sion et le Centre Suisse de cartographie de la faune à Neuchâtel.
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Source : ATS, 31 mai 2010
Encéphalite à tiques
Etablissement d'une nouvelle carte des zones d'endémie
BERNE - Les zones infectées de tiques porteuses du virus de la méningo-encéphalite sont plus nombreuses que supputées en Suisse. Une étude a permis de détecter plusieurs nouveaux foyers infectieux, y compris dans des régions considérées jusqu'à présent comme exemptes de tiques.
C'est le cas notamment des régions valaisannes de Turtig-Rarogne et de Salquenen, révèle la nouvelle carte établie par le Laboratoire de Spiez et publiée mardi. Celle-ci se fonde sur le taux effectif de tiques infectées par le virus et complète ainsi la précédente carte qui indiquait uniquement les zones à risque établies sur la base de cas de méningo-encéphalite déclarés.
Pour l'établir, les chercheurs ont prélevé plusieurs centaines de tiques dans plusieurs régions et ont regardé combien d'entre elles étaient porteuses du virus. Par exemple, à Cudrefin (VD) sur les bords du Lac de Neuchâtel, une seule tique sur les 500 investiguées était positive.
La nouvelle carte ne rend toutefois compte que d'une situation à un moment donné dans des zones passées sous revue. Elle ne peut donc être généralisée à toute une région ou à une longue période, précise le Laboratoire de Spiez.
Ce dernier rappelle que la méningo-encéphalite à tiques est une maladie virale qui touche le système nerveux central. Si chez quelque 70% des personnes infectées, aucune réaction ne se déclare, chez les autres, des symptômes pseudo-grippaux peuvent apparaître une à deux semaines après la piqûre.
Et 15% des personnes infectées développent une deuxième phase de la maladie, au cours de laquelle les virus attaquent le système nerveux. Et même si seules 1% des personnes concernées décèdent des suites de la maladie, les autorités sanitaires recommandent à toutes les personnes vivant dans les zones d'endémie de se faire vacciner.
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Source : ATS, 11 mai 2010
Le nombre de cas augmente en Suisse
BERNE - Le nombre de cas de maladies provoquées par les tiques a nettement augmenté ces dernières années. Les zones à risque se sont élargies. Le danger de morsure est surtout élevé aux mois d'avril et mai.
Les tiques peuvent être dangereuses car elles sont le vecteur d'une maladie pouvant être mortelle: l'encéphalite à tiques. Autrefois limitée aux cantons de Zurich, Berne et Schaffhouse, cette affection s'est propagée à tout le Plateau. Les régions des lacs de Neuchâtel et de Bienne sont aujourd'hui considérées
comme des zones à risque.
Jusqu'à 250 cas
Selon Hans-Peter Zimmermann, responsable des maladies transmissibles à l'Office fédéral de la santé publique, la raison de cette évolution n'est pas connue. Si plusieurs théories ont été avancées concernant l'influence du temps sur la propagation des tiques, aucune n'a pu être vérifiée. Le fait que les tiques ont besoin d'un taux élevé d'humidité pour pouvoir s'implanter est le seul point avéré.
Jusqu'au milieu des années nonante, le nombre de cas d'encéphalites à tiques n'a pas dépassé la barre des cent par année. Depuis, la situation a évolué. Près de 250 malades ont été diagnostiqués en 2006. L'année dernière, l'Office fédéral de la santé publique en a recensé 123. La maladie est mortelle dans un cas sur cent.
Vaccin disponible
L'encéphalite à tiques ne peut pas être combattue directement. Seuls certains de ses symptômes, comme les maux de tête ou la fièvre, peuvent être traités. Mais il existe un vaccin. Quelque 17 % des Suisses y ont eu recours.
Les tiques peuvent aussi provoquer une autre maladie appelée borréliose de Lyme. Cette dernière, moins grave, touche environ 3'000 personnes par an en Suisse. Elle peut être traitée au moyen d'antibiotiques.
ATS 20 mai 2009
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Source : ATS, 30 mars 2009
Piqûres de tiques et borréliose de Lyme
Berne veut un centre de compétences national
BERNE - La Confédération souhaite un centre national de compétences pour les tiques et les maladies qu'elles transmettent. Ce centre doit soutenir l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans la lutte contre les maladies transmises par ces parasites.
Depuis 2004, on assiste à une recrudescence des cas d'encéphalite à tiques, écrit l'OFSP dans son dernier bulletin. Ce phénomène est en partie dû aux changements climatiques. Il faut également s'attendre à une augmentation des autres maladies transmises par cet arachnidé.
En Suisse, 100 à 200 encéphalites à tiques sont recensées chaque année, en plus des infections moins dangereuses comme la babésiose, l'ehrlichiose ou la rickettsie. La maladie la plus fréquente est cependant la borréliose de Lyme avec 2000 à 3000 cas.
Cette dernière pose un problème particulier aux médecins, écrit l'OFSP. Elle ne peut être détectée que de manière limitée en laboratoire alors qu'elle est très répandue et qu'elle attaque plusieurs organes. De plus, la borréliose de Lyme peut imiter d'autres maladies infectieuses.
Le centre de compétence voulu par l'OFSP doit soutenir les médecins et l'OFSP en particulier dans la surveillance, la prévention et les diagnostics en laboratoire. Le but est d'informer la population où, comment et quand elle peut se prémunir contre les piqûres de tiques et leurs maladies.
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Source : ATS, 30 mars 2009
Encéphalite à tiques
Prévisions difficiles sur le nombre de tiques en forêt
BERNE - Deux cas d'encépalite à tiques ont été recensés cette année par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), soit un niveau semblable aux années précédentes. Les prévisions sur l'étendue de la présence des tiques en forêt restent, elles, difficiles.
Le nombre de tiques dépend de multiples facteurs, selon Christian Schweizer, spécialiste des insectes à l'institut de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon. Il est par exemple déterminant de savoir combien elles étaient en automne.
En hiver, la météo joue elle aussi son rôle. Les tiques survivent ainsi mieux à cette saison lorsqu'il fait vraiment froid. Si cela a parfois été le cas ces derniers mois, il a tout de même fait trop chaud dans l'ensemble, estime M. Schweizer. "Savoir si la saison a été favorable ou défavorable aux tiques est donc impossible."
Davantage d'infections
Le spécialiste des tiques Norbert Satz est en revanche convaincu qu'il y aura davantage de tiques cette année. Il faudra du même coup compter avec un nombre plus élevé d'infections liées à leurs morsures, estime-t-il. L'hiver 07/08 n'a certes pas été très froid, mais juste assez pour permettre aux tiques de bien hiberner.
Il ne faut toutefois pas s'attendre à un record. L'hiver 06/07, bien trop chaud, a en effet décimé fortement la population de ces acariens, affirme M. Satz. Mais celle-ci est en train de se reconstituer. Si l'hiver prochain est rigoureux, l'année 2009 pourrait bien devenir une année à tiques.
111 cas l'an dernier
En 2007, 111 personnes ont contracté une encéphalite à tiques, contre 246 en 2006, selon l'OFSP. Pour l'office, il est tout-à-fait imaginable que le nombre de cas augmente cette année. La forte baisse enregistrée en 2007 était avant tout liée à un été pluvieux qui a retenu beaucoup de personnes à la maison.
L'OFSP recommande la vaccination pour les personnes résidant dans les zones à risque ou se rendant fréquemment en forêt. Les tiques transmettent également la borréliose, ou maladie de Lyme, à raison de 3000 cas par an environ. Il n'existe pas de vaccin contre cette pathologie bactérienne, qui est traitée aux antibiotiques.
Source : ATS, 19 mars 2008 |