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Juliette®

Information destinée aux patients en Suisse

Qu’est-ce que Juliette et quand doit-il être utilisé ?

Selon prescription du médecin.

Juliette est un médicament qui offre une protection hormonale contre la grossesse, autrement dit, un contraceptif hormonal combiné (CHC) ou «pilule». Chaque comprimé pelliculé contient deux hormones féminines en faible quantité: le diénogest, un gestagène (hormone du corps jaune) et l’éthinylestradiol, un estrogène.

Juliette est qualifié de «micropilule» en raison des faibles doses d’hormones qu’il contient. Juliette est une préparation dite monophasique, car tous les comprimés pelliculés contiennent la même quantité des deux hormones.

Pris conformément aux prescriptions, Juliette protège contre la grossesse de plusieurs manières: en général, il empêche la maturation d’un ovule fécondable. En outre, la glaire du col de l’utérus reste épaisse, ce qui rend l’ascension des spermatozoïdes plus difficile. Enfin, la muqueuse utérine n’est pas préparée à une grossesse. Les changements hormonaux produits par les CHC peuvent en outre conduire à une plus grande régularité de votre cycle et à des règles moins abondantes et plus courtes.

Informations importantes sur les contraceptifs hormonaux combinés (CHC)

Utilisés correctement, les CHC sont une des méthodes contraceptives réversibles les plus fiables.

Les CHC augmentent légèrement le risque de formation de caillots sanguins dans les veines et les artères, en particulier au cours de la première année d’utilisation ou lors de la réutilisation d’un CHC après une interruption d’au moins 4 semaines.

Soyez attentive à l’apparition de symptômes évocateurs d’un caillot sanguin et adressez-vous à votre médecin si vous avez des symptômes qui vous le font suspecter (voir partie «Caillots sanguins»).

De quoi faut-il tenir compte en dehors du traitement ?

Avant de commencer à prendre Juliette, veuillez lire les informations sur les caillots sanguins figurant à la rubrique «Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Juliette ?». Il est particulièrement important de lire les informations relatives aux symptômes annonciateurs d’un possible caillot (cf. «Signes évocateurs d’un possible caillot sanguin»).

Avant que vous ne commenciez à prendre des produits hormonaux à visée contraceptive, votre médecin devra s’informer avec précision de vos antécédents médicaux personnels et familiaux (maladies dont vous avez souffert ou survenues dans votre famille) et réaliser un examen général et gynécologique approfondi. L’éventualité d’une grossesse devra en outre être exclue.

Durant la prise de Juliette, il est recommandé de pratiquer des examens médicaux de contrôle tous les six mois ou une fois par an. Votre médecin mettra en balance les risques éventuellement existants (p.ex. âge, poids, intervention chirurgicale, modification de votre état de santé et/ou de vos risques) avec les bénéfices attendus et décidera avec vous de la poursuite ou non de la prise de Juliette.

Des erreurs de prise, des vomissements ou des maladies gastro-intestinales, certains troubles métaboliques très rares ou la prise prolongée simultanée de certains médicaments (voir «Quand Juliette ne doit-il pas être utilisé ?» et «Quelles sont les précautions à observer lors de l’utilisation de Juliette ?») peuvent diminuer l’efficacité contraceptive (premiers signes éventuels: saignements entre les règles). Il est recommandé d’utiliser des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales (à l’exception de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures; p.ex. des préservatifs).

Si vous avez pris jusqu’à présent un autre contraceptif hormonal ou avez l’intention de commencer à prendre Juliette très peu de temps après un accouchement ou une fausse couche, veuillez d’abord demander l’avis de votre médecin. Jusqu’à 12 semaines après l’accouchement, le risque de formation de caillots sanguins est plus élevé. Il vous faudra donc demander à votre médecin quand vous pouvez reprendre Juliette.

Juliette est un médicament. En cas d’accident ou d’intervention chirurgicale, informez les médecins que vous prenez Juliette.

Comme tous les contraceptifs hormonaux, Juliette ne protège pas des infections à VIH (SIDA) ni d’autres maladies sexuellement transmissibles.

Quand Juliette ne doit-il pas être pris ?

Juliette ne doit pas être pris si vous présentez l’une des situations suivantes. Si tel est le cas, il vous faut impérativement en informer votre médecin, qui déterminera avec vous quelle autre méthode de contraception sera la plus appropriée pour vous:

– Existence ou antécédents de caillot sanguin au niveau des jambes (thrombose veineuse profonde), des poumons (embolie pulmonaire) ou d’un autre organe;

– antécédents d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral;

– existence ou antécédents d’angine de poitrine (maladie qui cause de fortes douleurs dans la poitrine ou une sensation de pression derrière le sternum, en particulier lors d’un effort physique et qui peut être annonciatrice d’un infarctus du myocarde);

– antécédents d’un accident ischémique transitoire (aussi dénommé AIT: symptômes passagers d’un accident vasculaire cérébral);

– trouble connu de la coagulation, p.ex. déficit en protéine C, déficit en protéine S, déficit en antithrombine III, mutation du facteur V de Leiden ou anticorps anti-phospholipides;

– présence de plusieurs facteurs de risque de façon concomitante favorisant la formation d’un caillot sanguin, comme p.ex. surpoids avec un âge >35 ans (cf. chapitre «Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Juliette ?» – «Facteurs favorisant la formation de caillots sanguins dans une veine» et «Facteurs favorisant la formation de caillots sanguins dans une artère»);

– forme particulière de migraine (dite «migraine avec aura», qui est accompagnée de troubles de la sensibilité, de la perception et/ou des mouvements) dont vous souffrez ou avez souffert;

– diabète (diabète sucré) avec symptômes vasculaires (atteinte des vaisseaux sanguins);

– hypertension artérielle sévère;

– hyperlipidémies sévères (forte augmentation du cholestérol ou des triglycérides dans le sang);

– graves maladies du foie (p.ex. jaunisse) actuellement ou dans le passé, tant que les examens de la fonction du foie ne sont pas normalisés;

– hépatite C et prise de médicaments antiviraux qui contiennent de l’ombitasvir, du paritaprévir, du ritonavir ou une association de ces principes actifs ou l’association des principes actifs glécaprévir/pibrentasvir;

– tumeurs du foie actuelles ou passées;

– cancer du sein ou de l’utérus actuel ou passé, s’il dépend des hormones sexuelles;

– saignements vaginaux inexpliqués;

– grossesse confirmée ou suspicion de grossesse;

– hypersensibilité à l’un des composants de Juliette.

Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Juliette ?

En cas d’apparition d’un ou de plusieurs des troubles suivants, vous devez immédiatement consulter votre médecin (cf. aussi Tableau «Signes évocateurs d’un possible caillot sanguin»).

– Survenue de migraines ou de maux de tête d’une intensité inhabituelle;

– apparition soudaine de difficultés respiratoires ou d’une toux d’origine indéterminée;

– douleurs inexpliquées dans les jambes, avec ou sans gonflement;

– troubles brusques de la vision, de l’audition, du langage ou autres troubles de la perception;

– apparition soudaine de douleurs aigües dans la poitrine ou la cage thoracique, avec ou sans irradiation dans le bras;

– apparition soudaine de vertiges, d’une sensation de grande faiblesse, de troubles de la sensibilité;

– perte de connaissance;

– au moins 4 semaines avant une intervention chirurgicale prévue ou pendant la convalescence faisant suite à un accident ou une opération;

– forte augmentation de la pression artérielle (confirmée par plusieurs mesures);

– dépression;

– jaunisse;

– grossesse ou suspicion de grossesse.

Si vous souffrez ou avez souffert des maladies suivantes ou si elles s’aggravent ou apparaissent pour la première fois au cours de la prise de Juliette, il est important que vous en informiez votre médecin.

– Si vous avez des règles irrégulières, certaines modifications au niveau de la poitrine, des cas de cancer du sein dans votre famille ou des tumeurs bénignes de l’utérus (myomes);

– si vous observez une accumulation de liquide dans les tissus («œdèmes»);

– si vous avez une affection rénale sévère;

– si vous souffrez d’épilepsie ou de danse de Saint-Guy (chorée mineure);

– si vous avez des dépressions;

– si vous avez des taux de lipides sanguins élevés (hypertriglycéridémie) ou que des membres de votre famille en souffrent. L’utilisation de CHC en cas d’hypertriglycéridémie entraîne une augmentation du risque de pancréatite (inflammation du pancréas);

– si vous souffrez de phlébite (thrombophlébite superficielle);

– si vous avez des varices;

– si vous avez une maladie du foie (p.ex. une jaunisse) ou des inflammations de la vésicule biliaire (p.ex. calculs biliaires);

– si vous avez une maladie de Crohn ou une colite ulcéreuse (inflammation chronique de l’intestin);

– si vous avez un lupus érythémateux disséminé (LED; une maladie qui modifie votre système immunitaire);

– si vous avez un syndrome hémolytique et urémique (SHU; qui entraîne des troubles de la coagulation et une insuffisance rénale);

– si vous avez une anémie falciforme (une maladie rare du sang);

– si vous avez développé un herpès au cours d’une précédente grossesse (herpès gravidique);

– si vous avez une forme particulière de trouble de l’ouïe (otosclérose);

– si vous souffrez d’un trouble du métabolisme de l’hémoglobine (porphyrie).

Dans de rares cas, des taches brunâtres (chloasma) peuvent apparaître sur le visage, en particulier si ce phénomène s’est manifesté lors d’une grossesse antérieure. Si vous avez une telle prédisposition, vous devez éviter les bains de soleil prolongés et les rayons ultraviolets pendant la prise de Juliette.

Chez les femmes présentant un angio-œdème héréditaire ou acquis (gonflement de la peau et des muqueuses), la prise d’œstrogènes peut déclencher un angio-œdème ou en renforcer les symptômes.

CAILLOTS SANGUINS

Le terme thrombose désigne la formation de caillots sanguins susceptibles d’obstruer un vaisseau. Pendant l’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné (CHC) comme Juliette, votre risque de formation d’un caillot sanguin est plus élevé que si vous n’en utilisiez pas.

Les caillots sanguins peuvent se former

– dans les veines (on parle alors de «thrombose veineuse», de «thromboembolie veineuse»)

– dans les artères (on parle alors de «thrombose artérielle», de «thromboembolie artérielle»).

Le plus fréquemment, la thrombose se forme dans les veines profondes de la jambe (thrombose veineuse profonde). Lorsque le caillot se détache de la paroi de la veine, il peut se déplacer et obstruer une artère pulmonaire, produisant ce qu’on appelle une embolie pulmonaire. Très rarement, des caillots de sang peuvent aussi apparaître dans les vaisseaux du cœur, pouvant alors provoquer un infarctus. Les caillots qui obstruent les vaisseaux dans le cerveau peuvent être à l’origine d’une attaque cérébrale. De très rares cas de formation de caillots dans d’autres parties du corps comme le foie, le tube digestif, les reins ou les yeux ont été rapportés.

Rarement, les événements thromboemboliques veineux ou artériels peuvent avoir des conséquences lourdes et durables sur la santé ou une issue fatale.

Signes évocateurs d’un possible caillot sanguin

En cas d’apparition de l’un des signes suivants, vous devez immédiatement consulter un médecin:

Juliette®

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Quand le risque de formation d’un caillot sanguin dans une veine est-il accru ?

Le risque de développer une thromboembolie veineuse est le plus élevé au cours de la première année d’utilisation. Ce risque accru existe dès la première prise de Juliette ou lors de la reprise d’une contraception hormonale combinée après une interruption de 4 semaines ou plus. Les données d’une grande étude indiquent que ce risque élevé existe surtout pendant les 3 premiers mois.

Après la première année, le risque diminue mais reste toujours légèrement plus élevé que si vous ne preniez pas Juliette.

Si vous arrêtez de prendre Juliette, le risque de formation de caillots sanguins revient en quelques semaines au niveau de base sans contraception hormonale combinée.

Quel est le degré de risque de formation d’un caillot dans une veine ?

Le risque global de caillot sanguin dans une jambe ou dans les poumons avec Juliette est faible, mais il est nettement plus élevé que chez les femmes ne prenant pas Juliette:

Sur 10’000 femmes qui n’utilisent aucun CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Sur 10’000 femmes qui utilisent un CHC comme Juliette, environ 8 à 11 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an. Sur 10’000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, de la noréthistérone ou du norgestimate, environ 5 à 7 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Dans les deux cas, le nombre de caillots sanguins par année est inférieur à celui attendu pendant une grossesse ou après un accouchement.

Le risque de formation d’un caillot sanguin est plus ou moins élevé selon vos propres antécédents médicaux (cf. partie ci-dessous «Facteurs favorisant la formation de caillots sanguins dans une veine»).

Facteurs favorisant la formation de caillots sanguins dans une veine

Le risque de formation de caillots sanguins dans une veine (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) augmente avec:

– L’âge (en particulier au-delà d’environ 35 ans);

– le surpoids (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2);

– la survenue d’un caillot (thrombose d’une jambe ou d’une autre partie du corps, embolie pulmonaire) chez un parent ou un frère/une sœur à un âge jeune (moins de 50 ans). Dans ce cas, et lors de troubles connus ou présumés héréditaires de la coagulation chez vous ou une personne de votre proche parenté, un spécialiste de la coagulation devrait être consulté avant le début de la prise de Juliette. Si une thrombophilie est décelée (trouble de la coagulation favorisant une thrombose), la prise de Juliette est contre-indiquée (cf. «Quand Juliette ne doit-il pas être pris ?»);

– une immobilisation prolongée, une intervention chirurgicale lourde, toute intervention chirurgicale au niveau des jambes, une jambe plâtrée ainsi que des blessures graves. Dans ces cas, la prise de Juliette doit être interrompue (4 semaines au minimum avant une intervention chirurgicale planifiée). Le médecin décidera de la date de la reprise de Juliette (au moins 2 semaines après la récupération complète de la mobilité);

– une position assise prolongée, comme lors de vols long courrier (>4 heures), en particulier si vous présentez d’autres facteurs de risque.

Après l’accouchement, les femmes présentent pendant plusieurs semaines (jusqu’à 12 semaines) un risque plus élevé de développer des caillots sanguins dans une veine. Il est important de demander à votre médecin quand vous pourrez reprendre Juliette.

D’autres facteurs de risque sont le lupus érythémateux disséminé, le syndrome hémolytique et urémique, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, l’anémie falciforme et le cancer.

Si vous présentez ou pensez présenter l’un des points susmentionnés, même si vous n’en êtes pas sûre, il est important d’en informer votre médecin. Il décidera s’il faut suspendre la prise de Juliette.

Quand le risque de formation d’un caillot sanguin dans une artère est-il accru ?

Un caillot sanguin dans une artère peut également causer des problèmes graves, comme par exemple un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

Facteurs favorisant la formation de caillots sanguins dans une artère

Il est important de noter que le risque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral lié à la prise de Juliette est très faible, mais peut augmenter:

– Avec l’âge (en particulier au-delà d’environ 35 ans);

– avec le tabagisme. Il est conseillé d’arrêter de fumer en cas de prise de Juliette. Si vous ne parvenez pas à arrêter de fumer et que vous êtes âgée de plus de 35 ans, votre médecin peut vous conseiller une autre méthode de contraception;

– avec le surpoids (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2);

– si vous souffrez d’hypertension artérielle;

– si l’un de vos proches parents a eu un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral à un âge jeune (moins de 50 ans). Dans ce cas, vous pourriez également présenter un risque accru d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral;

– si vous, ou un membre de votre proche parenté, avez un taux de graisses élevé dans le sang (cholestérol ou triglycérides);

– si vous souffrez de migraines, en particulier de migraines avec aura;

– si vous souffrez de problèmes cardiaques (maladies des valves cardiaques, troubles du rythme cardiaque appelé «fibrillation auriculaire»);

– si vous souffrez de diabète.

D’autres facteurs de risque sont l’hyperhomocystéinémie et le lupus érythémateux disséminé.

Si vous présentez plus d’un des facteurs de risque précités ou si l’un d’eux est particulièrement sévère, le risque de caillot peut être encore plus élevé.

Informez votre médecin de toute modification d’un des points susmentionnés pendant la prise de Juliette, par exemple si vous commencez à fumer, si l’un de vos proches a développé une thrombose de cause inexpliquée ou si vous prenez beaucoup de poids.

Maladies tumorales

Une fréquence légèrement plus élevée de cancer du sein a été constatée chez les femmes qui utilisent des CHC tels que Juliette, par rapport aux femmes du même âge qui n’en utilisent pas. Cette différence disparaît toutefois 10 ans après l’arrêt de l’utilisation de ces préparations. On ignore si la différence est due aux CHC. Il est possible que ces femmes aient fait l’objet d’un suivi médical plus approfondi et plus fréquent, d’où le dépistage plus précoce du cancer du sein.

Après une utilisation prolongée de substances hormonales telles que celles contenues dans Juliette, on a observé dans de rares cas des modifications hépatiques bénignes, plus rarement malignes, dont les complications peuvent conduire à des hémorragies internes et imposer l’arrêt de la préparation. Aussi est-il important d’aviser votre médecin si vous ressentez des douleurs épigastriques inhabituelles.

Quelques études ont montré que chez les femmes utilisant de manière prolongée des CHC tels que Juliette, les cas de cancers du col de l’utérus sont plus fréquents. Le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus est toutefois l’infection durable par le papillomavirus humain (infection par le HPV). On ignore dans quelle mesure l’utilisation sur une longue durée de CHC tels que Juliette a pu contribuer à l’augmentation de la fréquence des cancers du col observée dans les études ou si d’autres facteurs, comme le comportement sexuel (p.ex. le changement fréquent de partenaire sexuel avec l’augmentation du risque de transmission du virus), pourrait expliquer cette augmentation.

Les tumeurs mentionnées ci-dessus peuvent mettre la vie en péril ou avoir une issue fatale.

Affections psychiatriques

Certaines femmes utilisant des contraceptifs hormonaux tels que Juliette ont rapporté des dépressions ou des états dépressifs. Les dépressions peuvent avoir une évolution grave et occasionnellement engendrer des idées suicidaires. Si vous présentez des variations de l’humeur et des symptômes dépressifs, demandez conseil à un médecin le plus rapidement possible.

Autres précautions

Les hormones contenues dans Juliette peuvent influencer les résultats de certaines analyses biologiques effectuées sur des prélèvements de sang. Informez par conséquent votre médecin que vous prenez Juliette s’il vous prescrit une analyse de sang.

Il est prouvé que la prise régulière d’acide folique avant et pendant la grossesse contribue à éviter certains déficits neuraux (spina bifida: non-fermeture du dos, anencéphalie: absence de voûte crânienne et de parties du cerveau). C’est pourquoi il est recommandé à toutes les femmes qui voudraient ou pourraient être enceintes, de prendre en plus d’une alimentation riche en acide folique, une prise continue de 0.4 mg d’acide folique par jour (p.ex. sous forme de préparation multivitaminée) à l’arrêt de la contraception hormonale.

Interactions avec d’autres médicaments

L’effet contraceptif de Juliette peut être diminué par la prise simultanée de certains médicaments ou conduire à des saignements inattendus (entre les règles): p.ex. médicaments destinés au traitement de l’épilepsie (barbituriques, phénytoïne, carbamazépine, oxcarbazépine, topiramate, felbamate, primidone), au traitement de l’infection par le VIH et de l’hépatite C (p.ex. inhibiteurs de protéase et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse), au traitement de la tuberculose (rifampicine, rifabutine), de l’hypertension pulmonaire (bosentan) et de certains types particuliers de somnolence excessive (modafinil), prise prolongée (plus de 10 jours) de certains antibiotiques (tétracycline) utilisés pour le traitement de certaines infections et prise de préparations à base de millepertuis (cf. ci-dessous).

Si vous utilisez l’un des médicaments susmentionnés sur une courte période, vous pouvez continuer à prendre Juliette. Pendant le traitement par ce médicament et pendant les 28 jours qui suivent son arrêt, vous devrez cependant utiliser une méthode de contraception non hormonale supplémentaire, par exemple des préservatifs. Demandez conseil à ce sujet à votre médecin ou votre pharmacien.

Si le traitement par l’autre médicament se prolonge au-delà de la fin de votre plaquette de Juliette, commencez la plaquette suivante sans interruption, donc sans la pause habituelle pendant laquelle vous ne prenez pas de comprimé pelliculé (voir «Comment utiliser Juliette ?»). Votre médecin vous dira comment procéder.

Si vous devez prendre un antibiotique sur une longue durée (c’est-à-dire plus de 10 à 14 jours pour une infection des os ou une borréliose p. ex.), veuillez svp vous informer auprès de votre médecin ou de votre pharmacien sur la procédure à suivre par la suite.

Si vous prenez Juliette, vous ne devez pas prendre en même temps une préparation à base de millepertuis (Hypericum) contre les dépressions, car son effet contraceptif peut s’en trouver atténué. Certains cas d’irrégularités des règles et des cas isolés de grossesse non souhaitée ont été rapportés.

Certains médicaments ainsi que le jus de pamplemousse peuvent entraîner une augmentation de la concentration sanguine de Juliette. Informez votre médecin si vous prenez l’un des médicaments suivants ou du jus de pamplemousse:

– Antifongiques contenant p.ex. de l’itraconazole, du voriconazole, ou du fluconazole;

– certains antibiotiques appelés macrolides contenant de la clarithromycine ou de l’érythromycine;

– certains médicaments pour le traitement de maladies cardio-vasculaires (contenant du diltiazem ou du vérapamil);

– analgésiques et anti-inflammatoires contenant le principe actif étoricoxib;

– médicaments destinés à abaisser un taux sanguin élevé de cholestérol contenant le principe actif atorvastatine ou rosuvastatine.

Si vous êtes diabétique, la prise de Juliette peut modifier vos besoins en médicaments hypoglycémiants (dont l’insuline).

Juliette peut également modifier, en l’augmentant ou en la diminuant, l’efficacité d’autres médicaments, par exemple de la ciclosporine, de la mélatonine, de la tizanidine, de la théophylline et de la lamotrigine, un antiépileptique (cela pourrait augmenter la fréquence des épisodes convulsifs. C’est pourquoi votre médecin doit surveiller le taux sanguin de lamotrigine au début de la prise du traitement par Juliette et lorsque vous arrêtez la prise de Juliette). D’autres médicaments peuvent être concernés: des médicaments contre la douleur, des antidépresseurs, des médicaments contre la malaria, des calmants, des médicaments pour le cœur, des médicaments contenant de la cortisone et des anticoagulants.

Ne prenez pas Juliette si vous souffrez d’hépatite C et si vous prenez l’association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir ou glécaprévir/pibrentasvir, étant donné que ceci peut entraîner une élévation des paramètres de la fonction hépatique (augmentation de l’enzyme hépatique ALT) et entraver l’efficacité de Juliette. Juliette ne peut être à nouveau pris qu’après normalisation de vos paramètres hépatiques et exclusion suffisamment sûre de l’entrave de l’efficacité. Par conséquent, veuillez demander à votre médecin à partir de quand vous pouvez reprendre la prise de Juliette après l’arrêt de cette association de principes actifs.

Veuillez informer votre médecin ou votre pharmacien si

– vous souffrez d’une autre maladie

– vous êtes allergique

– vous prenez déjà d’autres médicaments ou utilisez déjà d’autre médicament en usage externe (même en automédication!).

Il est également important d’informer votre médecin ou votre dentiste que vous prenez Juliette, lorsque ceux-ci vous prescrivent un nouveau médicament.

Effet de Juliette sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude portant sur l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines n’a été effectuée.

Juliette peut-il être pris pendant la grossesse ou l’allaitement ?

Juliette ne doit pas être prise pendant la grossesse ou en cas de suspicion de grossesse.

Si vous allaitez, vous ne devez pas prendre Juliette, la qualité et la quantité du lait maternel pouvant être affectées.

Comment utiliser Juliette ?

Ne changez pas de votre propre chef le dosage prescrit. Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien si vous estimez que l’efficacité du médicament est trop faible ou au contraire trop forte.

La plaquette-calendrier contient 21 comprimés pelliculés. Un jour de la semaine est indiqué pour chaque comprimé pelliculé de la plaquette. Prélevez le première comprimé pelliculé de la plaquette-calendrier, à l’endroit marqué du jour de la semaine correspondant (p.ex. «Lun» pour lundi), en le faisant passer par pression à travers le feuillet d’aluminium. Avalez-le sans le croquer, avec un peu de liquide. L’heure de la prise importe peu, cependant vous devrez vous en tenir une fois pour toutes à l’heure que vous aurez choisie. Prenez un comprimé pelliculé chaque jour, toujours à la même heure, en suivant le sens de la flèche, jusqu’à ce que vous ayez pris toutes les 21 comprimés pelliculés. Ne prenez aucun comprimé pelliculé pendant les 7 jours suivants. Vos règles (hémorragie de privation) devraient survenir pendant ces 7 jours, 2 à 3 jours après la prise du dernier comprimé pelliculé. Commencez la plaquette suivante de Juliette le 8e jour, même si les saignements persistent encore. Cela signifie que vous commencerez chaque nouvelle plaquette de Juliette toujours le même jour de la semaine que lors de la première plaquette et que vos règles commenceront également à peu près le même jour de la semaine, chaque mois.

Début de la prise

Si vous n’avez pas utilisé de contraceptif hormonal le mois précédent

Commencez la prise de Juliette le 1e jour du cycle (= 1er jour des règles). Prenez un comprimé pelliculé à l’endroit marqué du jour de la semaine correspondant. Si vos règles commencent par exemple un vendredi, prenez un comprimé pelliculé à l’endroit marqué vendredi. Suivez ensuite l’ordre des jours indiqué. Juliette est immédiatement efficace, vous n’avez donc pas besoin d’utiliser une méthode contraceptive supplémentaire.

Vous pouvez aussi commencer la prise des comprimés pelliculés du 2e au 5e jour de votre cycle, mais vous devrez alors utiliser des méthodes contraceptives supplémentaires (contraceptifs non hormonaux, à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 premiers jours de la prise au cours du premier cycle.

En cas de remplacement d’une pilule combinée, d’un anneau vaginal ou d’un patch transdermique

Commencez la prise de Juliette de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé de la pilule prise jusqu’ici (c.-à-d. sans faire de pause). Vous pouvez aussi commencer la prise plus tard, mais au plus tard le lendemain des jours habituels de pause de votre pilule actuelle.

Si vous avez utilisé jusqu’ici un patch transdermique ou un anneau vaginal, la prise de Juliette doit être commencée le jour du retrait du dernier anneau vaginal ou du dernier patch, mais au plus tard le jour où la nouvelle application du patch ou de l’anneau vaginal aurait dû avoir lieu.

En cas de remplacement d’une pilule combinée de 28 jours (plaquette comprenant 21 à 24 comprimés contenant le principe actif et 4 à 7 comprimés dépourvus de principe actif)

Commencez immédiatement – sans faire de pause – la prise du premier comprimé pelliculé de Juliette dès le lendemain de la prise du dernier comprimé contenant le principe actif de l’ancienne plaquette (soit après 21 à 24 jours). Vous pouvez cependant aussi attendre vos prochaines règles et commencer la prise de Juliette le lendemain de la prise du dernier comprimé sans principe actif.

En cas de remplacement d’une monopilule progestative (minipilule)

Vous pouvez arrêter la prise de la minipilule n’importe quel jour et commencer la prise de Juliette le lendemain à la même heure. Vous devez cependant utiliser une méthode contraceptive supplémentaire non hormonale (à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 premiers jours de la prise de Juliette.

En cas de remplacement d’une injection d’hormones, d’un implant ou d’un stérilet libérant un progestatif

Commencez la prise de Juliette le jour où vous devriez faire votre prochaine injection ou le jour où l’on vous retire votre implant ou votre stérilet. Utilisez toutefois une méthode contraceptive supplémentaire non hormonale (à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 premiers jours de la prise de Juliette.

Après une fausse couche ou une interruption de grossesse survenue dans les 3 premiers mois de grossesse

Prenez l’avis de votre médecin. La prise de Juliette peut normalement être commencée immédiatement. Des méthodes contraceptives supplémentaires ne sont pas nécessaires.

Après un accouchement ou un avortement au 2e trimestre de grossesse

Après un accouchement ou une interruption de grossesse survenue au-delà des 3 premiers mois de la grossesse, la prise de Juliette ne devrait commencer au plus tôt qu’entre le 21e et le 28e jour. Vous n’avez alors pas besoin de recourir à une méthode contraceptive supplémentaire. Si plus de 28 jours se sont écoulés depuis l’accouchement, vous devrez toutefois utiliser une méthode contraceptive supplémentaire pendant les 7 premiers jours. Si vous avez eu auparavant des rapports sexuels, il vous faut exclure l’éventualité d’une grossesse ou attendre le début de vos prochaines règles avant de commencer la prise de Juliette. Veuillez observer que vous ne devez pas prendre Juliette si vous allaitez (voir «Juliette peut-il être pris pendant la grossesse ou l’allaitement ?»).

Après l’accouchement, les femmes présentent pendant plusieurs semaines (jusqu’à 12 semaines) un risque plus élevé de formation de caillots sanguins. Il est par conséquent important de demander à votre médecin quand vous pouvez reprendre Juliette.

Si vous avez oublié de prendre le comprimé pelliculé du jour

S’il s’est écoulé moins de 12 heures depuis le moment où vous auriez dû prendre le comprimé pelliculé, la fiabilité de la pilule est encore assurée. Vous devez immédiatement prendre le comprimé pelliculé oubliée et continuer à prendre quotidiennement les comprimée pelliculés suivantes à l’heure habituelle. Si vous avez oublié de prendre le comprimé pelliculé depuis plus de 12 heures, il se peut que la protection contraceptive ne soit plus complète. Plus vous avez oublié de comprimés pelliculés, plus le risque est grand que la pilule n’agisse plus. Le risque de tomber enceinte est particulièrement élevé si vous oubliez de prendre des comprimés pelliculés au début ou à la fin de la plaquette. C’est pourquoi vous devez observer les règles suivantes:

Si vous avez oublié plus d’un comprimé pelliculé d’une plaquette

Demandez conseil à votre médecin.

Si vous avez oublié 1 comprimé pelliculé dans la 1re semaine de la prise

Prenez le comprimé pelliculé oublié sitôt que vous vous êtes aperçue de votre oubli – même si cela implique la prise rapprochée de 2 comprimés pelliculés l’une après l’autre le même jour. Prenez les comprimés pelliculés suivants chaque jour à l’heure habituelle. Pendant les 7 prochains jours, il vous faudra utiliser une méthode contraceptive supplémentaire non hormonale (à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures). Si vous avez eu des rapports sexuels dans les 7 jours précédents, il faut tenir compte de la possibilité d’une grossesse.

Si vous avez oublié 1 comprimé pelliculé dans la 2e semaine de la prise

Prenez le comprimé pelliculé oublié sitôt que vous vous apercevez de votre oubli – même si cela implique la prise rapprochée de 2 comprimés pelliculés l’une après l’autre le même jour. Prenez les comprimés pelliculés suivants chaque jour à l’heure habituelle. Si la prise a été régulière pendant les 7 jours précédents, aucune méthode contraceptive supplémentaire n’est nécessaire. Si cela n’a pas été le cas ou si vous avez oublié plus d’un comprimé pelliculé, des méthodes contraceptives non hormonales supplémentaires doivent être utilisées pendant les 7 jours suivants (à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures).

Si vous avez oublié 1 comprimé pelliculé dans la 3e semaine de la prise

Vous pouvez choisir une des deux possibilités suivantes, sans avoir à utiliser un contraceptif supplémentaire si la prise de Juliette a été régulière pendant les 7 jours précédents. Sinon, suivez la première des deux possibilités et utilisez une méthode contraceptive supplémentaire non hormonale (à l’exclusion de l’abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 jours suivants.

Prenez le comprimé pelliculé oublié sitôt que vous vous apercevez de votre oubli – même si cela implique la prise rapprochée de 2 comprimés pelliculés l’une après l’autre le même jour – et prenez les comprimés pelliculés suivants chaque jour à l’heure habituelle. Vous devez commencer la plaquette suivante immédiatement, c.-à-d. sans observer de pause. L’hémorragie de privation habituelle ne se produira pas; de petites pertes sanglantes ou des saignements intermédiaires pourront toutefois être plus fréquents jusqu’à ce que vous ayez pris toutes les comprimés pelliculés de cette deuxième plaquette.

Ou:

Ne prenez plus d’autres comprimés pelliculés. Après une pause de 7 jours au maximum, y compris le jour de l’oubli du comprimé pelliculé, reprenez la prise des dragées en commençant la plaquette suivante. Cette méthode permet aussi de recommencer la prise de la pilule le même jour de la semaine que jusqu’alors.

Si vous avez oublié des comprimés pelliculés et que vos règles ne surviennent pas pendant la première pause, il se peut que vous soyez enceinte. Consultez donc votre médecin avant de reprendre la plaquette suivante.

Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux, tels que vomissements ou diarrhées (indépendamment de leur cause, par exemple s’ils sont des effets indésirables d’autres médicaments ou antibiotiques)

En cas de troubles gastro-intestinaux tels que vomissements ou diarrhées, l’absorption des médicaments peut être incomplète. L’efficacité peut s’en trouver diminuée, comme en cas d’oubli d’un comprimé pelliculé, en particulier en cas de vomissements. Si vous vomissez dans les 3 à 4 heures qui suivent la prise d’un comprimé pelliculé du Juliette, conformez-vous aux recommandations données en cas d’oubli d’un comprimé pelliculé. Afin que le schéma habituel de la prise puisse être conservé, il vous faut prendre le comprimé pelliculé supplémentaire d’une plaquette de réserve.

En cas de fortes diarrhées (p.ex. causées par la prise d’autres médicaments comme des antibiotiques), demandez à votre médecin si des mesures complémentaires sont nécessaires.

En cas de vomissements, diarrhées, etc. semblant devoir se prolonger (pendant plusieurs jours), il est conseillé de recourir en plus à une méthode de contraception mécanique pendant la durée du cycle de prise de comprimés pelliculés en cours.

Si vous désirez retarder vos règles

Vous pouvez décaler vos règles, en commençant la prise de la plaquette suivante de Juliette dès que vous avez terminé la plaquette actuelle, sans observer de pause. Vous pouvez poursuivre la prise aussi longtemps que vous le désirez, au maximum cependant jusqu’à la fin de cette deuxième plaquette. Lorsque vous désirez avoir vos règles, arrêtez la prise de la pilule. Lors de la prise de la deuxième plaquette, il se peut que de petites pertes sanglantes (spotting) ou des saignements intermédiaires surviennent. Commencez la plaquette suivante après la pause habituelle de 7 jours.

Si vous désirez que le premier jour de vos règles commence en principe un autre jour de la semaine

Si vous prenez les comprimés pelliculés selon les instructions, vos règles se produiront toutes les 4 semaines à peu près le même jour de la semaine. Si vous désirez changer celui-ci, raccourcissez simplement (ne prolongez jamais) la prochaine pause. Si vos règles commencent habituellement le vendredi et que vous désirez à l’avenir que ce soit le mardi (3 jours plus tôt), prenez le premier comprimé pelliculé de la plaquette suivante trois jours plus tôt que d’habitude. Si l’intervalle est très court (p.ex. 3 jours ou moins), il se peut que l’hémorragie de privation ne se produise pas. De petites pertes sanglantes (spotting) ou des saignements intermédiaires sont cependant possibles pendant la prise de la prochaine plaquette.

Conduite à tenir en cas d’irrégularité des saignements

Avec toutes les pilules et particulièrement pendant les premiers mois de la prise, des saignements inhabituels (petites pertes sanglantes ou saignements intermédiaires) peuvent se produire. Il se peut que vous ayez besoin de serviettes périodiques ou de tampons, mais la prise des comprimés pelliculés ne doit pas être interrompue.

Les saignements intermenstruels légers cessent généralement dès que le corps s’est habitué à la prise de la pilule (normalement après 3 cycles environ). Consultez votre médecin en cas de saignements prolongés, plus abondants, semblables aux menstruations normales, ou si ces saignements sont récurrents.

Conduite à tenir en cas d’absence de règles

L’hémorragie de privation peut faire défaut au cours de la pause sans prise de comprimés pelliculés. Si vous avez pris les comprimés pelliculés correctement, que vous n’avez pas eu de vomissements et que vous n’avez pas pris d’autres médicaments, la probabilité d’une grossesse est extrêmement faible. Prenez Juliette comme d’habitude.

Si les règles font défaut deux fois de suite, il se peut que vous soyez enceinte. Consultez sans délai votre médecin. Ne poursuivez pas la prise de la pilule tant que votre médecin n’a pas exclu une grossesse.

Arrêt de la préparation

Vous pouvez arrêter la prise de Juliette quand vous le désirez. Après l’arrêt de Juliette, les glandes génitales reprennent en général leur pleine fonction, et l’aptitude à concevoir est normale. Le premier cycle est généralement allongé d’une semaine environ. Si toutefois le déroulement du cycle ne redevenait pas normal au cours des 2 à 3 premiers mois, veuillez consulter votre médecin.

Si vous arrêtez la prise de Juliette parce que vous désirez être enceinte, vous devriez attendre une menstruation normale avant la conception. Ceci permet de définir plus facilement la date à laquelle naîtra votre bébé.

Si vous ne désirez pas être enceinte, demandez à votre médecin de vous conseiller d’autres méthodes contraceptives.

Enfants et adolescents

L’efficacité et la sécurité de Juliette ont été évaluées essentiellement chez des femmes à partir de 18 ans. Chez les adolescentes, la même dose est recommandée que chez les adultes, sur prescription médicale.

Que faire si vous avez pris davantage de comprimés pelliculés de Juliette que prévu (surdosage) ?

On ne dispose à ce jour d’aucune donnée relative à un surdosage de Juliette. En vertu de l’expérience dont on dispose pour d’autres «pilules», les symptômes suivants peuvent apparaître en cas de surdosage: nausées, vomissements, ainsi qu’un léger saignement vaginal. Si vous constatez qu’un enfant a avalé accidentellement plusieurs comprimés pelliculés, emmenez-le chez un médecin.

Quels effets secondaires Juliette peut-il provoquer ?

Veuillez informer votre médecin de tous les effets secondaires, en particulier des symptômes sévères ou persistants ou des modifications de votre état de santé si vous soupçonnez le CHC d’en être à l’origine. Les effets secondaires les plus sévères liés à l’utilisation des CHC sont décrits dans la rubrique «Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Juliette ?».

Le risque de formation de caillots sanguins dans les veines (thromboembolie veineuse) ou les artères (thromboembolie artérielle) est augmenté chez toutes les femmes prenant Juliette.

Ce risque est encore plus élevé si vous présentez des facteurs ou des maladies qui eux-mêmes augmentent aussi ce risque (pour de plus amples informations sur les facteurs et les maladies qui augmentent le risque de caillot et sur les symptômes d’un caillot, reportez-vous à la partie «Caillots sanguins» sous la rubrique «Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Juliette ?»).

La prise de Juliette peut provoquer les autres effets secondaires suivants:

Fréquent (concerne 1 à 10 utilisatrices sur 100)

Maux de tête, troubles au niveau des seins, tels que seins douloureux et sensibles.

Occasionnel (concerne 1 à 10 utilisatrices sur 1000)

Inflammation du vagin (vaginite/vulvovaginite), muguet vaginal (candidose vaginale) ou autres mycoses du vagin, infections des voies urinaires, hypersensibilité, augmentation de l’appétit, perte sévère de l’appétit (anorexie), état dépressif, obnubilation, migraine, vertiges, battements cardiaques rapides (tachycardie), augmentation ou diminution de la pression artérielle, mal de dos, douleurs musculaires, douleurs abdominales et ventre gonflé, nausées, vomissements ou diarrhée, acné, chute de cheveux (alopécie), éruption cutanée, démangeaisons (vaginales, occasionnellement au niveau de tout le corps), réactions cutanées allergiques, modifications des règles incluant règles abondantes (ménorragie), règles peu abondantes (hypoménorrhée), règles rares (oligoménorrhée) ou absence de règles (aménorrhée), règles douloureuses (dysménorrhée), saignements entre les règles, augmentation de la taille des seins, œdèmes des seins, pertes vaginales, kystes des ovaires, douleurs du bas ventre, fatigue, faiblesse et malaise général, rétention de liquide dans les bras ou les jambes (œdèmes périphériques), prise de poids.

Rare (concerne 1 à 10 utilisatrices sur 10 000)

Inflammation des trompes et des ovaires, inflammation des seins, inflammation du col de l’utérus, boutons de fièvre (herpès oral), nodules bénins de l’utérus, modifications bénignes des seins (fibroadénome des seins), anémie, virilisme (développement de caractères sexuels secondaires masculins), perte de poids ou fluctuations du poids, augmentation des taux de graisses dans le sang, augmentation des taux de cholestérol, irritabilité, diminution de la libido, agressivité, labilité psychique, inflammation d’une veine, varices, douleurs dans les veines, caillots sanguins dans une veine ou une artère, par exemple: dans une jambe ou un pied (c.-à-d. thrombose veineuse profonde), dans un poumon (c.-à-d. embolie pulmonaire), infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou symptômes passagers évocateurs d’un accident vasculaire cérébral, appelé accident ischémique transitoire, battements cardiaques irréguliers, bouffées de chaleur, sensation de vertiges et de faiblesse en se relevant de la position assise ou couchée, insomnie et autres troubles du sommeil, contractions musculaires persistantes, entraînant p.ex. des luxations ou des postures anormales (dystonie), yeux secs ou irrités, sensation de mouvements des objets observés (oscillopsie) ou autres troubles visuels, bourdonnements d’oreille, diminution de l’audition, surdité subite, asthme, hyperventilation, aigreurs d’estomac (dyspepsie), inflammation de la muqueuse de l’estomac, entérite (inflammation de l’intestin), eczémas, troubles de la pigmentation, dermatite atopique, taches pigmentées (chloasma), augmentation de la pilosité du corps (hirsutisme), urticaire, sueurs abondantes, peau sèche, augmentation de la production de sébum, formation de squames, psoriasis, angiome stellaire (entrelacement de petits vaisseaux sanguins de la peau avec un point rouge central), douleurs dans les bras ou les jambes, symptômes osseux ou musculaires, dysplasie cervicale (modification de la muqueuse du col de l’utérus), formation de petits nodules dans les seins (modifications fibrokystiques des seins), sécrétion par le mamelon, douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), douleurs dans la cage thoracique, fièvre, maladie grippale.

Effets secondaires rapportés dans le cadre d’une prise de Juliette sans que leur fréquence exacte soit connue: fluctuations de l’humeur, intolérance des lentilles de contact, maladies de peau telles qu’érythème noueux ou multiforme.

Chez les utilisatrices d’autres contraceptifs hormonaux, les effets indésirables suivants ont en outre été rapportés (voir aussi «Quelles sont les précautions à observer lors de l’utilisation de Juliette ?»): modification du taux de sucre dans le sang chez les diabétiques, agitation, épilepsie, surdité, constipation, inflammations de l’intestin (maladie de Crohn, colite ulcéreuse), maladies du foie (p.ex. jaunisse, tumeurs du foie), calculs biliaires, porphyrie (trouble métabolique), syndrome hémolytique et urémique (trouble de la coagulation sanguine), herpès gestations (maladie herpétique au cours d’une grossesse antérieure), crampes musculaires, augmentation de la taille de myomes utérins (formation de tissu dans l’utérus), cancer du col de l’utérus (carcinome cervical), aggravation d’un lupus érythémateux disséminé (maladie auto-immune chronique) ou chorée de Sydenham (maladie neurologique). Un rapport direct de ces effets secondaires avec la prise de la pilule n’est pas établi.

Si vous remarquez des effets secondaires, veuillez en informer votre médecin, votre pharmacien. Ceci vaut en particulier pour les effets secondaires non mentionnés dans cette notice d’emballage.

À quoi faut-il encore faire attention ?

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 30 °C, dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière et hors de portée des enfants.

Autres conseils

Pour de plus amples renseignements, consultez votre médecin ou votre pharmacien, qui disposent d’une information détaillée destinée aux professionnels.

Que contient Juliette ?

Principes actifs

comprimé pelliculé contient 2 mg de diénogest et 0.03 mg d’éthinylestradiol.

Excipients

Lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone K30, stéarate de magnésium, hypromellose, macrogol 400  et dioxyde de titane.

Numéro d’autorisation

67466 (Swissmedic).

Où obtenez-vous Juliette ? Quels sont les emballages à disposition sur le marché ?

En pharmacie, sur ordonnance médicale.

Juliette est présentée en emballages de 1× 21, 3× 21 et 6× 21 comprimés pelliculés.

Titulaire de l’autorisation

Spirig HealthCare SA, 4622 Egerkingen.

Cette notice d’emballage a été vérifiée pour la dernière fois en octobre 2020 par l’autorité de contrôle des médicaments (Swissmedic).

Source : Swissmedicinfo.ch
Remarques :
– L’équipe de Creapharma.ch a copié à la main le contenu de Swissmedicinfo le 18.02.2021, attention il ne s’agit pas de la date de mise à jour de la notice du médicament, la date de dernière mise à jour de la notice du médicament est mentionnée dans le paragraphe en gras juste ci-dessus.
– Comme information interne à Creapharma.ch, il s’agit de la 1ère mise à jour de cette page depuis le lancement début 2021 de cette rubrique.
– Swissmedicinfo informe via son site Internet les médicaments mis à jour (via rubrique “Textes modifiés”). Creapharma.ch s’engage dans un délai maximum de 30 jours à mettre à jour chaque page médicament provenant de Swissmedicinfo (rubrique Informations destinées aux patients). Cela signifie que pendant quelques jours cette page ne puisse pas être 100% mise à jour. Pour une information toujours mise à jour (actuelle), consultez directement le site Swissmedicinfo.

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 02.06.2021

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