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Trizivir®

Information destinée aux patients en Suisse

Qu’est-il essentiel de savoir, pour moi, à propos de Trizivir ?

Les patients qui prennent le principe actif abacavir, l’un des composants de Trizivir, risquent de développer une réaction d’hypersensibilité (réaction allergique). Celle-ci peut mettre en jeu le pronostic vital si le traitement n’est pas arrêté.

CONTACTEZ IMMEDIATEMENT VOTRE MEDECIN. Celui-ci décidera s’il faut cesser de prendre le médicament:

1. si vous présentez une éruption cutanée

OU

2. si vous observez chez vous un ou plusieurs symptômes relevant d’au moins DEUX des groupes suivants:

fièvre,

– troubles respiratoires ou maux de gorge ou toux,

nausées ou vomissements ou diarrhées ou maux de ventre,

– fatigue excessive ou douleurs diffuses ou bien malaise général.

Ces symptômes sont répertoriés sur la carte d’avertissement (face intérieure de l’emballage). Amenez cette carte toujours avec vous.

Si vous avez dû arrêter le traitement par Trizivir en raison d’une réaction d’hypersensibilité, vous ne devez PLUS JAMAIS REPRENDRE ce médicament ni aucun autre produit contenant de l’abacavir (par ex. Ziagen, Kivexa ou Triumeq), car cela pourrait causer, EN QUELQUES HEURES, une chute de la tension artérielle pouvant mettre en jeu votre pronostic vital, voire même entraîner la mort.

Trizivir peut également provoquer d’autres effets indésirables; ceux-ci sont répertoriés dans le paragraphe «Quels effets secondaires Trizivir peut-il provoquer ?».

Qu’est-ce que le Trizivir et quand doit-il être utilisé ?

Trizivir contient les trois principes actifs que sont l’abacavir (Ziagen), la lamivudine (3TC) et la zidovudine (Retrovir AZT). Il s’agit des antiviraux (substances s’opposant à la multiplication de virus) appartenant au groupe des médicaments appelés inhibiteurs analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse (NRTI).

Le produit est utilisé chez l’adulte pour freiner la progression d’une infection à VIH (virus de l’immunodéficience humaine) vers la maladie immunodéficitaire qu’est le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) et vers les affections associées à celui-ci.

Trizivir ne permet pas de guérir le SIDA ni de tuer les VIH, il est cependant susceptible de ralentir la formation de nouveaux virus et de protéger ainsi le système immunitaire de lésions ultérieures.

Trizivir ne doit être pris qu’après une évaluation détaillée de l’état du malade par un spécialiste et uniquement sur la prescription de celui-ci. Votre médecin vérifiera régulièrement l’efficacité du traitement.

De quoi faut-il tenir compte en dehors du traitement ?

N’oubliez pas que ce médicament vous a été prescrit par votre médecin pour traiter votre affection actuelle. Il ne faut pas l’utiliser dans le traitement d’autres affections ni le remettre à d’autres personnes.

Veuillez tenir compte du fait que le traitement par Trizivir n’abaisse pas le risque d’une transmission du VIH à d’autres personnes; ce risque existe notamment lors de rapports sexuels non protégés ou de contacts sanguins. Il faut donc continuer à appliquer les mesures de précaution appropriées.

Malgré le traitement par Trizivir ou par un autre médicament actif sur la maladie par le VIH, l’apparition d’autres infections ou complications associées à une infection à VIH est encore possible. Il faut donc maintenir un contact régulier avec le médecin traitant et respecter les délais fixés pour les examens de contrôle.

Sous l’effet de Trizivir, une réduction de votre capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines ne peut être entièrement écartée. La maladie à VIH elle aussi risque de compromettre votre capacité de réaction.

Quand Trizivir ne doit-il pas être pris/utilisé ?

Trizivir ne doit pas être pris

– en cas d’hypersensibilité avérée ou présumée à ses principes actifs, l’abacavir, la lamivudine et la zidovudine, ou à l’un des excipients contenus dans le comprimé.

– si un test génétique a révélé que vous portez l’allèle HLA-B (de type 5701)

– lors de troubles graves de la fonction hépatique ou rénale.

Quelles sont les précautions à observer lors de la prise/de l’utilisation de Trizivir ?

L’abacavir (l’un des principes actifs de Trizivir) peut provoquer une réaction allergique (réaction d’hypersensibilité) sérieuse, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si le traitement par des médicaments contenant de l’abacavir n’est pas arrêté. Des études ont montré que les personnes porteuses de l’allèle HLA-B (type 5701) sont plus susceptibles de développer une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir. Toutefois, la survenue d’une réaction d’hypersensiblité reste possible même si vous n’êtes pas porteur de ce type de gène. On vous aura soumis si possible à un test de dépistage de ce gène avant de vous prescrire Trizivir. Si vous savez que vous êtes porteur de ce type de gène, vous devez en informer votre médecin avant de prendre Trizivir.

Fièvre et éruptions cutanées sont les symptômes les plus fréquents de cette réaction. D’autres symptômes fréquemment observés se traduisent par nausées, vomissements, diarrhées, maux de ventre, fatigue extrême, souffle court, toux, maux de tête, douleurs musculaires. Autres symptômes moins fréquents sont douleurs articulaires, gonflement de la gorge, troubles respiratoires sévères, maux de gorge. Occasionnellement, on observe aussi une inflammation de l’œil (conjonctivite), des lésions de la muqueuse buccale, une chute de la tension artérielle, une sensation d’engourdissement et des fourmillements dans les mains et les pieds.

Les symptômes de cette réaction d’hypersensibilité peuvent survenir à tout moment au cours du traitement par Trizivir; toutefois, ils se manifestent en général au cours des six premières semaines de traitement et s’aggravent avec sa poursuite.

CONTACTEZ IMMEDIATEMENT VOTRE MEDECIN:

1. si vous présentez une éruption cutanée

OU

2. si vous observez chez vous un ou plusieurs symptômes relevant d’au moins DEUX des groupes suivants:

– fièvre,

– troubles respiratoires ou maux de gorge ou toux,

– nausées ou vomissements ou diarrhées ou maux de ventre,

– fatigue excessive ou douleurs diffuses ou bien malaise général.

Votre médecin décidera éventuellement d’arrêter votre traitement par Trizivir.

Si vous avez dû arrêter le traitement par Trizivir en raison d’une réaction d’hypersensibilité, vous ne devez PLUS JAMAIS reprendre ce médicament ni aucun autre produit contenant de l’abacavir (par ex. Ziagen, Kivexa ou Triumeq). Si vous le faisiez tout de même, vous risqueriez de subir, EN QUELQUES HEURES, une chute de la tension artérielle pouvant mettre en jeu votre pronostic vital, voire même entraîner la mort.

Si vous avez arrêté la prise de Trizivir pour une quelconque raison et surtout si l’arrêt était dû à l’impression de subir des effets indésirables ou à la présence d’une autre maladie:

demandez l’avis de votre médecin avant de reprendre le traitement. Votre médecin vérifiera si vos symptômes pourraient être en rapport avec une réaction d’hypersensibilité. Si le médecin estime que tel est le cas, vous ne devrez plus jamais prendre Trizivir ou un autre médicament contenant de l’abacavir. Il est important que vous respectiez rigoureusement cette exigence.

Des réactions d’hypersensibilité se sont produites occasionnellement après la reprise du traitement par l’abacavir chez des patients qui n’avaient pourtant subi qu’un seul des symptômes indiqués sur la carte de mise en garde avant d’arrêter leur traitement précédent par l’abacavir.

Dans de très rares cas, des patients qui avaient pris par le passé des médicaments contenant de l’abacavir et n’avaient jamais eu de symptômes évoquant une réaction d’hypersensibilité ont néanmoins développé une réaction d’hypersensibilité après avoir recommencé à prendre ce médicament.

Si votre médecin vous a dit de recommencer à prendre Trizivir, il vous demandera éventuellement de prendre vos premières doses dans une institution pour assurer qu’une prise en charge médicale puisse intervenir immédiatement si nécessaire.

Si vous êtes hypersensible à Trizivir, rapportez tous vos comprimés restants de Trizivir pour qu’ils soient éliminés correctement. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

La boîte de Trizivir contient une carte de mise en garde pour vous avertir, ainsi que les professionnels de santé, de la possibilité d’une réaction d’hypersensibilité. Détachez cette carte et portez-la toujours sur vous.

Les patients atteints d’un stade avancé de l’infection par le VIH (sida) ont un système immunitaire affaibli. Ils ont donc une plus grande probabilité de développer des infections sévères (infections opportunistes). Lorsque ces personnes commencent le traitement, les manifestations d’anciennes infections jusque-là masquées peuvent être réactivées et causer des signes et symptômes d’inflammation. Ces symptômes sont probablement dus au rétablissement de la réponse immunitaire du corps, par laquelle le corps s’efforce de combattre ces infections.

À part les infections opportunistes, il est également possible que des maladies auto-immunes se développent (une maladie auto-immune signifie que le système immunitaire attaque des tissus sains du corps) après que vous avez commencé à prendre des médicaments anti-VIH. Des maladies auto-immunes peuvent encore apparaître longtemps (de nombreux mois) après le début du traitement. Informez immédiatement votre médecin afin d’obtenir le traitement nécessaire si vous remarquez des symptômes d’infection ou si vous avez d’autres symptômes tels que faiblesse musculaire, douleurs ou gonflements articulaires, faiblesse commençant aux mains et aux pieds et progressant vers le torse, palpitations cardiaques, tremblement ou hyperactivité.

Si vous développez de quelconques symptômes d’infection ou si vous remarquez l’un des symptômes ci-dessus, vous devez en prévenir votre médecin sans attendre. Ne prenez pas d’autres médicaments contre l’infection sans l’avis de votre médecin.

Trizivir permet de contrôler votre affection, mais il ne peut pas la guérir. Il est indispensable de prendre le médicament tous les jours. N’arrêtez pas le traitement sans avoir consulté votre médecin.

Avant le début d’un traitement par Trizivir, il faut déterminer le nombre de globules rouges et celui de globules blancs. Au cas où ceux-ci étaient anormalement bas, votre médecin renoncerait à un traitement. Même au cours du traitement, votre médecin procédera à un contrôle régulier de la formule sanguine.

Si vous souffrez d’une affection rénale ou hépatique ou si vous avez présenté, par le passé, une affection hépatique, notamment l’hépatite B (jaunisse), il convient d’en informer votre médecin avant le début du traitement par Trizivir.

Il est essentiel que votre médecin soit informé de tous les symptômes dont vous souffrez, même si vous-même ne pensez pas que ces derniers soient en rapport avec votre infection à VIH ou son traitement. Votre médecin devra éventuellement ajuster la posologie du médicament à vos symptômes et vous prescrire, au lieu de Trizivir, des médicaments individuels.

Certains patients prenant Trizivir ou d’autres médicaments apparentés (NRTI) développent un état appelé «acidose lactique», associé à un volume accru du foie.

L’acidose lactique est causée par une accumulation d’acide lactique dans le corps. Ce phénomène est rare et n’apparaît généralement qu’après plusieurs mois de traitement. Cette maladie peut mettre la vie en danger en causant une défaillance d’organes internes.

La probabilité de développer une acidose lactique est accrue chez les personnes qui ont une maladie du foie préexistante, surtout chez la femme.

Lorsque les symptômes suivants surviennent, informez immédiatement votre médecin: sensation de faiblesse/faiblesse musculaire, douleurs abdominales, nausées ou vomissements, respiration rapide et profonde, malaise, manque d’appétit et/ou perte de poids ou obnubilation. Ces symptômes sont peut-être des signes avant-coureurs d’un effet secondaire débutant – s’il persiste, cet effet secondaire peut menacer le pronostic vital -, tel qu’une inflammation du pancréas (pancréatite), un trouble de la fonction hépatique (hépatite) ou une acidose lactique (taux accru d’acide lactique dans le sang).

Trizivir ne doit pas être administré aux enfants ou aux adolescents.

Certains médicaments pour le traitement d’une infection à VIH, y compris l’abacavir, peuvent augmenter le risque d’infarctus du myocarde. Si vous présentez des problèmes cardiaques, si vous fumez ou si vous souffrez de maladies augmentant le risque de maladies cardiaques, telles qu’une hypertension artérielle ou un diabète, informez-en votre médecin. N’arrêtez pas le traitement, sauf si votre médecin vous l’a ordonné.

Les principes actifs de Trizivir sont susceptibles d’interagir avec d’autres médicaments et de ce fait, d’entraîner des effets indésirables, le cas échéant. Il est donc très important d’informer votre médecin de tous les médicaments qu’il vous faut prendre.

Font partie des médicaments qui ne doivent être administrés qu’avec prudence ou pas du tout en même temps que Trizivir:

les produits anti-douleur contenant de l’acide acétylsalicylique, la codéine contenue dans les médicaments contre la toux, la morphine, la méthadone, l’interféron, l‘antigoutteux probénécide, le clofibrate utilisé pour réduire des taux élevés des graisses sanguines, l’inhibiteur de l’acide gastrique qu’est la cimétidine, de même que certains antirhumatismaux (indométacine, kétoprofène, naproxène), antiépileptiques (phénobarbital, phénytoïne, valproate), médicaments contenant du sorbitol administrés sur une période prolongée (en général sous forme liquide), antibiotiques (co-trimoxazole, rifampicine, clarithromycine), calmants (oxacépam et lorazépam), d’autres agents antiviraux (stavudine, emtricitabine, ganciclovir et foscarnet) et divers médicaments utilisés contre les infections à champignons (amphotéricine, flucytosine), dans le traitement de la pneumonie à Pneumocystis jiroveci (souvent désignée par PCP ou PJP) ou de la toxoplasmose (pyriméthamine, atovaquone, pentamidine, dapsone) et dans le traitement du cancer (vincristine, vinblastine, doxorubicine).

Veuillez informer votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez des médicaments contenant du sorbitol.

Une anémie peut survenir ou s’aggraver lors d’un traitement simultané par la ribavirine et Trizivir. Veuillez consulter votre médecin en cas d’apparition de signes d’une anémie (p.ex. fatigue et essoufflement). Il vous dira si vous devez arrêter le traitement par Trizivir.

Veuillez informer votre médecin, si vous souffrez d’une autre maladie, si vous êtes allergique ou si vous prenez déjà d’autres médicaments (même en automédication!).

Trizivir peut-il être pris/utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement ?

Si vous êtes enceinte ou si vous envisagez de le devenir prochainement ou bien si vous allaitez votre enfant, veuillez en informer votre médecin avant de prendre un médicament quel qu’il soit. A ce jour, la sécurité d’emploi de Trizivir pendant la grossesse n’a pas été démontrée. Si vous devenez enceinte au cours du traitement par Trizivir, votre médecin décidera s’il faut continuer à prendre le médicament.

Chez les nourrissons et les enfants en bas âge qui sont entrés en contact avec des inhibiteurs analogues nucléosidiques de la transcriptase inverse (NRTI) au cours de la grossesse ou du travail, une augmentation passagère de la teneur du sang en acide lactique a été observée. On dispose également de rapports rarissimes sur les maladies du système nerveux, telles que ralentissement de la croissance ou crises convulsives. Ces connaissances n’ont cependant aucune influence sur les recommandations actuelles relatives à l’emploi d’un traitement antirétroviral, pratiqué chez la femme enceinte en vue de prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Les experts de la santé recommandent que dans la mesure du possible, les femmes infectées par le VIH n’allaitent pas leurs enfants, afin d’éviter une transmission du VIH. Les principes actifs présents dans Trizivir passent dans le lait maternel. Il est donc recommandé que les mères qui prennent Trizivir n’allaitent pas leurs enfants.

Comment utiliser Trizivir ?

La posologie et la durée du traitement seront fixées par votre médecin.

La dose habituelle chez l’adulte est d’un comprimé de Trizivir 2 fois par jour.

Le comprimé filmé peut être pris en dehors des repas (à jeun ou avec/après le repas) et avalé entier, avec une quantité suffisante de liquide.

Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez-la dès que vous vous en êtes aperçu et procédez comme auparavant. Ne prenez pas une dose double pour compenser la prise oubliée.

Ne changez pas de votre propre chef le dosage prescrit. La durée du traitement sera déterminée par le médecin. N’arrêtez pas le traitement avant terme; une prise régulière est très importante. Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien si vous estimez que l’efficacité du médicament est trop faible ou au contraire trop forte.

Comportement à l’arrêt du traitement

Si vous avez arrêté le traitement par Trizivir – pour quelque motif que ce soit, mais notamment en raison d’effets secondaires ou d’autres affections – il est très important de contacter votre médecin avant sa reprise. Dans certains cas, votre médecin vous invitera à reprendre le traitement par Trizivir à condition qu’une prise en charge médicale soit possible en cas d’urgence. Si votre médecin ne peut écarter un rapport éventuel entre l’apparition des symptômes et une réaction d’hypersensibilité, il vous instruira de ne plus jamais reprendre Trizivir ni aucun autre médicament contenant de l’abacavir (par ex. Ziagen, Kivexa ou Triumeq).

L’utilisation et la sécurité de Trizivir n’ont pas été établies à ce jour pour les enfants et les adolescents.

Quels effets secondaires Trizivir peut-il provoquer ?

Lors du traitement d’une infection à VIH, il n’est pas toujours possible de dire si les effets indésirables qui sont apparus doivent être imputés à Trizivir, à d’autres médicaments que vous prenez ou à la maladie elle-même. Pour cette raison, il est très important de toujours informer votre médecin de toute altération de votre état de santé.

L’abacavir (un composant de Trizivir) peut entraîner une réaction allergique (réaction d’hypersensibilité) sérieuse. Ces réactions sont décrites dans le paragraphe «Quelles sont les précautions à observer lors de la prise de Trizivir ?». Il est essentiel que vous lisiez et compreniez les informations concernant les réactions allergiques.

Un autre effet indésirable grave, provoqué par Trizivir (notamment par son composant zidovudine), est la diminution du nombre de certains types de cellules sanguines, dont les globules rouges et blancs ainsi que les plaquettes. La diminution du nombre des globules rouges (anémie) se traduit par une fatigue extrême, celle du nombre des globules blancs par une réceptivité accrue pour les inflammations, alors qu’un manque de plaquettes risque d’augmenter la tendance aux saignements (bleus sur la peau, hématomes). Si tel est le cas, veuillez en informer d’emblée votre médecin sans attendre jusqu’au prochain contrôle.

La prise de Trizivir peut provoquer les effets secondaires suivants:

Fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10):

– nausées, vomissements, maux et convulsions de ventre, diarrhées, inappétence, troubles digestifs, ballonnements

– maux de tête, vertiges

– toux, symptômes nasaux

– élévation de certaines enzymes hépatiques, de la bilirubine

– éruptions cutanées, chute de cheveux

– douleurs musculaires et articulaires

– fièvre, apathie, abattement, faiblesse

Occasionnels (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100):

– troubles respiratoires

– exanthèmes, prurit

Rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1000):

– élévation de la concentration du sang en acide lactique (acidose lactique)

– fourmillements, sensation d’étourdissement et de faiblesse au niveau des membres, crises convulsives, insomnies, fatigue, difficultés de la concentration, états anxieux, dépressions

– infections de l’oreille, du nez ou de la gorge

– troubles gustatifs

– affections hépatiques telles que l’augmentation du volume ou la dégénérescence graisseuse du foie, jaunisse, inflammation du pancréas

– pigmentation des ongles, de la peau et de la muqueuse buccale, urticaires, transpiration

– évacuation fréquente de l’urine

– frissons, douleurs dans la poitrine, maladie du muscle cardiaque, manifestations de type grippal, malaise général et sensation de douleur

– augmentation des glandes mammaires chez l’homme

Très rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10’000):

– éruptions cutanées, pouvant former des cloques ayant l’apparence d’une petite cible (petites taches centrales sombres entourées d’une zone pâle bordée d’un anneau sombre) (érythème polymorphe)

– éruption cutanée étendue, avec ampoules et desquamation (peau qui pèle), particulièrement autour de la bouche, du nez, des yeux et des parties génitales (syndrome de Stevens-Johnson), ainsi qu’une forme plus grave d’éruption cutanée entraînant une desquamation sur plus de 30% de la surface corporelle (nécrolyse épidermique toxique).

Si vous constatez l’un de ces symptômes, consultez un médecin de toute urgence.

Lorsque les symptômes suivants surviennent, informer immédiatement le médecin: sensation de faiblesse/faiblesse musculaire, douleurs abdominales, nausées ou vomissements, respiration rapide et profonde, malaise, manque d’appétit et/ou perte de poids ou obnubilation. Ces symptômes sont peut-être des signes avant-coureurs d’un effet secondaire débutant – s’il persiste, cet effet secondaire peut menacer le pronostic vital -, tel qu’une inflammation du pancréas (pancréatite), un trouble de la fonction hépatique (hépatite) ou une acidose lactique (taux accru d’acide lactique dans le sang).

Le traitement par Trizivir ou d’autres médicaments contenant de la zidovudine peut entraîner une perte de graisse (lipoatrophie) au niveau des jambes, des bras et du visage. Votre médecin doit surveiller les signes évocateurs d’une lipoatrophie. Consultez votre médecin si vous remarquez une perte de graisse au niveau de vos jambes, de vos bras ou de votre visage. En présence de tels signes, votre médecin évaluera si le traitement par Trizivir doit être interrompu et si vous devez changer de traitement contre le VIH. Après l’arrêt du traitement par Trizivir, plusieurs mois peuvent s’écouler avant la reconstitution des réserves graisseuses. Il est possible que toute la graisse perdue ne soit pas reconstituée.

De même, des modifications des taux sériques de lipides et du glucose sanguin ont été rapportées.

A l’apparition d’autres manifestations indésirables, que vous soupçonnez être en rapport avec l’emploi de Trizivir, vous devrez immédiatement en informer votre médecin ou votre pharmacien.

A quoi faut-il encore faire attention ?

Conserver les comprimés filmés de Trizivir en dessous de 30 °C et hors de portée des enfants.

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date de péremption indiquée sur la boîte pliante par la mention «EXP».

Pour de plus amples renseignements, adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien qui disposent d’une information détaillée, destinée aux représentants des professions médicales.

Que contient Trizivir ?

1 comprimé filmé de Trizivir contient, comme principes actifs, 300 mg d’abacavir, 150 mg de lamivudine et 300 mg de zidovudine ainsi que du colorant E 132 (carmine d’indigo) et des excipients, requis à la fabrication du comprimé.

Numéro d’autorisation

55537 (Swissmedic).

Où obtenez-vous Trizivir ? Quels sont les emballages à disposition sur le marché ?

Trizivir est délivré en pharmacie sur prescription médicale non renouvelable.

Trizivir: 60 comprimés filmés.

Titulaire de l’autorisation

ViiV Healthcare GmbH, 3053 Münchenbuchsee.

Cette notice d’emballage a été vérifiée pour la dernière fois en mars 2018 par l’autorité de contrôle des médicaments (Swissmedic).

Source : Swissmedicinfo.ch (site accédé par Creapharma.ch le 20.04.2021, attention il ne s’agit pas de la date de mise à jour de la notice du médicament. La date de dernière mise à jour de la notice du médicament est mentionnée dans le paragraphe ci-dessus).

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 20.04.2021

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