Cancer de la prostate

Résumé sur le cancer de la prostate

cancer de la prostate résuméLe cancer de la prostate est comme son nom l’indique un cancer qui touche la prostate.
La prostate est une glande exclusivement masculine qui participe à l’élaboration du sperme et joue par conséquence un rôle essentiel au niveau reproducteur (l’ablation de la prostate rend toujours stérile).
Le cancer de la prostate est très fréquent chez l’homme (dans certains pays comme en France, il s’agit du 2ème cancer le plus fréquent, le 1er étant le cancer du poumon) et représente en moyenne 20% des cancers masculins au niveau mondial. On estime qu’un homme sur huit est atteint dans sa vie par ce cancer. Il est plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans et encore plus chez les hommes de plus de 65 ans. L’âge joue donc un rôle central au niveau épidémiologique.


Le cancer de la prostate est un cancer qui est rarement grave.  Selon un article publié le 10 mai 2016 dans le journal américain de référence The Wall Street Journal, plus de 99% des cas de cancer de la prostate peuvent être soigné en 2016. Autrement dit, seulement une minorité de patients va développer une forme agressive et potentiellement mortelle de cette forme de cancer.  Une raison est que les tumeurs au niveau de la prostate se développent souvent très lentement et restent dans la majorité des cas inoffensive. La grande difficulté pour le médecin est de savoir si la tumeur nécessite ou non une intervention médicale comme une chirurgie. Plus d’informations à ce sujet sous Traitements ci-dessous

Le cancer de la prostate n’a pas de causes clairement définies, mais on estime que certains facteurs peuvent favoriser son développement comme des causes génétiques ou externes comme le tabac, l’absence d’exercice ou encore une alimentation malsaine.

Selon une étude publiée en février 2011, les hommes qui souffraient d’un cancer de la prostate étaient deux fois plus nombreux à subir une calvitie précoce (dès l’âge de 20 ans). Cette dernière peut être un signe précurseur et devrait inciter à un dépistage dès l’âge de 40 ans.

Les symptômes typiques du cancer de la prostate sont au début souvent imperceptibles (asymptomatiques) ou peuvent être confondus avec ceux de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) avec des difficultés urinaires. A des stades avancés, les symptômes sont plus marqués et peuvent inclure des douleurs osseuses ou encore du sang dans les urines.

cancer de la prostate résumé et diagnostiqueLe diagnostic et la prévention, essentiels dans la prise en charge du cancer de la prostate, se font toujours par un médecin et reposent en général sur un toucher rectal et parfois par un dosage du PSA (Prostate Specific Antigen), attention le test du PSA est toujours plus controversé comme moyen de prévention chez des hommes sains. Une étude publiée en 2016 dans la revue Current Medical Research and Opinion s’est montrée critique envers le toucher rectal. Selon les scientifiques du Wake Forest Baptist Medical Center aux Etats-Unis qui ont réalisé cette étude, la mesure du PSA s’avère plus précise pour identifier ce cancer que le toucher rectal. Ils précisent que si un médecin effectue une mesure du PSA, le toucher rectal n’est pas recommandé.
Le médecin confirmera le diagnostic en effectuant une biopsie. A partir de 45 ans (40 ans chez les hommes à risques), chaque homme devrait faire annuellement un contrôle de la prostate chez son médecin, car plus le cancer de la prostate est détecté tôt et plus les chances de guérison sont élevées. Lire aussi : diagnostic cancer de la prostate

Le traitement du cancer de la prostate dépend du stade de la maladie, il peut s’agir d’un acte chirurgical, de thérapies hormonales et médicamenteuses ou encore de radiothérapies.

Certaines plantes médicinales peuvent aider à prévenir le cancer de la prostate comme le thé vert.

Finalement, relevons que certains bons conseils utiles comme la pratique régulière d’exercice physique peuvent avoir un effet préventif (lire davantage sous Prévention et Bons conseils ci-dessous).

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Définition

Le cancer de la prostate est une maladie cancéreuse (tumeur) qui se développe dans une glande de l’appareil reproducteur masculin, la prostate.

Comme pour les autres formes de cancer, le cancer de la prostate repose sur une prolifération anormale des cellules de cette glande qui commencent à se multiplier de façon désordonnée.

Le cancer de la prostate est une maladie sérieuse qui demande un traitement précis  et implique le plus rapidement possible l’intervention d’un médecin spécialiste (urologue notamment). Cette maladie a parfois, dans son stade initial, les mêmes symptômes que l’hyperplasie bénigne de la prostate, mais pour cette dernière les conséquences sont comme son nom l’indique bénignes.

Dans la grande majorité des cas (environ 90%), ce cancer est à évolution lente, autrement dit il met souvent des années à se développer avant d’éventuellement devenir dangereux (formation de métastases par exemple).

Épidémiologie

Le cancer de la prostate, exclusivement masculin, touche principalement les hommes âgés de plus de 50 ans. Dans de nombreuses régions du monde, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Dans certains pays comme la France, c’est la deuxième forme de cancer chez l’homme après le cancer du poumon.

Un homme sur 8
On estime qu’un homme sur huit est, a été ou sera touché par un cancer de la prostate (pour rappel on estime qu’une femme sur onze sera touchée par un cancer du sein). Chez l’homme le cancer de la prostate représente environ 20% de tous les cancers.

De 50 à 70% des personnes diagnostiquées par ce cancer sont déjà à un stade avancé (plus difficile à soigner que dans une phase plus précoce). D’où l’intérêt de faire régulièrement (chaque année dès 45 ans) des examens de la prostate chez son médecin.

Aux Etats-Unis, en 2016 on estimait à environ 26’000 le nombre de décès chaque année à cause du cancer de la prostate. En 2016, environ 160’000 Américains ont été diagnostiqué d’un cancer de la prostate.

Selon un article publié le 10 mai 2016 dans le journal américain de référence The Wall Street Journal, plus de 99% des cas de cancer de la prostate peuvent être soigné en 2016.

Une étude publiée le 14 septembre 2016 dans le New England Journal of Medicine a montré que le taux de survie à 10 ans au moins du cancer de la prostate chez des personnes diagnostiquées de façon précoce, avec un taux plus élevé que la normale du PSA, était de 99%. Plus de 82’000 hommes du Royaume Uni âgés de 50 à 69 ans qui ont effectué un test du PSA ont été pris en compte. Les chercheurs se sont concentrés sur les hommes atteints d’un cancer de la prostate à un stade initial, c’est-à-dire que la maladie et peu répandue et confinée seulement à la prostate. Parmi ces hommes souffrant de cette forme initiale du cancer, 1’643 ont été d’accord de recevoir au hasard soit une chirurgie, une radiothérapie ou aucun traitement mais avec un suivi actif.  Dans ce dernier cas, le patient devait se soumettre à des tests sanguins effectués chaque 3 ou 6 mois, des conseils médicaux et la prise d’un traitement seulement si des signes montraient la détérioration de la maladie.
Cette étude a montré 10 ans plus tard que ce taux de survie de 99% était le même ou presque chez des patients qui ont été opéré ou qui ont effectué une radiothérapie que ceux n’ayant pas reçu de traitement. Parmi les 1’643 patients suivis, il est vrai que davantage de patients avec un suivi actif, soit 112, ont vu leur cancer s’aggraver, contre 46 pour ceux qui ont effectué une chirurgie ou 46 avec une radiothérapie. Mais la chirurgie et la radiothérapie ont mené à davantage d’effets secondaires (ex. incontinence, troubles de l’érection).
Le principal auteur de cette étude, le Dr Freddie Hamdy de l’Université d’Oxford, estime qu’il n’y a aucune preuve sérieuse que traiter la maladie à un stade précoce peut faire la différence.  En effet, il s’avère pour le moment très difficile de savoir quel patient avec par exemple un taux anormal de PSA va développer une forme grave de la maladie. C’est pourquoi, les chercheurs d’Oxford se demandent s’il ne faudrait pas éviter tout traitement (chirurgie, radiothérapie) à un stade précoce de la maladie. Plus d’informations sur cette étude

Causes

Causes Syndrome des Jambes sans ReposLes causes précises du cancer de la prostate ne sont pas entièrement connues, toutefois on estime que des facteurs génétiques (hérédité) et hormonaux ainsi que des facteurs externes (environnementaux) comme de mauvaises habitudes alimentaires (consommation excessive de graisses), le tabac ou encore l’absence d’exercice physique régulier peuvent favoriser l’apparition de cette maladie. Pour le facteur génétique (probablement le facteur le plus important), cela signifie que si votre père ou votre frère a eu un cancer de la prostate, la probabilité que vous ayez également ce type de cancer est de 3 à 8 fois plus élevée. D’où l’importance dans ce cas d’effectuer des tests de dépistage (diagnostic) régulièrement.

On connaît aussi le rôle clé de la testostérone (une hormone masculine) dans le développement du cancer de la prostate. Des recherches effectuées sur des animaux castrés ou avec un manque dans la production de testostérone révèlent que la tumeur a régressé de manière significative. Puis à mesure que ces animaux étaient traités avec de la testostérone, de façon chronique, la tendance à développer un cancer de la prostate augmentait. Relevons un point important, la testostérone n’est pas l’inducteur direct du cancer de la prostate, mais elle joue certainement un rôle essentiel dans le développement de ce cancer.

On note également des différences entre les ethnies, on sait que les Africains ou Afro-Américains sont plus touchés par le cancer de la prostate que les blancs (caucasiens), Chinois ou Japonais par exemple.


Personnes à risque

– L’âge joue un rôle essentiel, le cancer de la prostate apparaît en général chez des hommes de plus de 50 ans. Mais la grande majorité des cas de cancer de la prostate, soit 75% des cas, se manifeste après l’âge de 65 ans.

– L’hérédité (facteurs génétique) joue un rôle essentiel, cela signifie que si des cas de cancer de la prostate se sont manifestés dans la famille, la probabilité de développer ce type de cancer augmente fortement (risque 3 à 8 fois plus grand).

– Les hommes noirs, le risque est 2 fois supérieur aux blancs et le risque de décès est de 2,5 à 3 fois plus élevé que la moyenne.

– Les personnes avec une calvitie précoce (dès l’âge de 20 ans). Selon une étude parue en février 2011, les hommes qui souffraient d’un cancer de la prostate avaient été deux fois plus nombreux à subir une calvitie précoce (dès l’âge de 20 ans). La calvitie précoce peut donc être un signe précurseur et devrait inciter à un dépistage dès l’âge de 40 ans.


– Les hommes dont l’index de la main droite est plus petit que l’annulaire auraient 33% plus de risques de développer un cancer de la prostate par rapport aux hommes qui ont un index plus grand que l’annulaire.

cancer de la prostate doigt symptôme

– D’autres facteurs externes comme : les hommes avec de mauvaises habitudes alimentaires (consommation de beaucoup de graisses), les personnes qui utilisent des anabolisants (taux trop élevé de testostérone) ou encore les fumeurs peuvent avoir un risque plus élevé de développer un cancer de la prostate.

– Les hommes souffrant de trichomonase, une maladie sexuellement transmissible (MST). Selon des chercheurs américains, cette MST pourrait favoriser le développement du cancer de la prostate.

Symptômes

Le cancer de la prostate survient très souvent de façon sournoise, aucun symptôme ne se manifeste en phase initiale et c’est à ce stade que le traitement a le plus haut taux de guérison. Cette dernière affirmation a toutefois été remise en question par une étude de l’Université d’Oxford publiée en septembre 2016, comme on l’a vu sous Epidémiologie (ci-dessus). Cette étude a montré que le taux de survie du cancer de la prostate à 10 ans ou plus qui se montait à 99% était le même chez des patients ayant été opéré ou ayant effectué une radiothérapie que ceux n’ayant pas reçu de traitement. Autrement dit, les chercheurs anglais se demandent s’il faut continuer à traiter les cas de cancer de la prostate découverts à la phase initiale, comme le taux de survie est identique en cas d’absence de traitement.

Il faut savoir que la plupart des douleurs qui mènent à une consultation médicale survient souvent dans une phase avancée de la maladie.

Les symptômes du cancer de la prostate peuvent être proches des symptômes de l’hyperplasie bénigne de la prostate (mais attention, le cancer a peut-être déjà commencé depuis un certain temps, lire ci-dessous) avec des difficultés à uriner, une augmentation de la fréquence pour aller uriner ou un jet urinaire faible. D’autres signes d’un cancer de la prostate peuvent être un trouble de l’érection ou une éjaculation douloureuse.

Il est également utile de noter que dans la plupart des cas, le cancer de la prostate débute à l’extérieur de la glande de la prostate, au niveau de la capsule, sans provoquer aucun symptôme. C’est pourquoi les symptômes typiques qui posent des problèmes au niveau urinaire se manifestent seulement lorsque le cancer est déjà dans une phase plus avancée, car il s’est développé jusqu’à l’intérieur de la prostate et provoque des perturbations du système urinaire (avec des symptômes proches de l’hyperplasie bénigne de la prostate).

Symptômes dans la phase avancée du cancer de la prostate
Dans la phase avancée du cancer de la prostate, ce cancer peut se généraliser à l’ensemble du corps (métastase) et provoquer en particulier des symptômes comme des douleurs osseuses, de l’incontinence urinaire ou fécale, une rétention urinaire, des douleurs pour uriner, du sang dans l’urine ou dans le sperme, des troubles de l’érection, une insuffisance rénale, une perte de poids et/ou des infections généralisées (phase très avancée). Attention liste non exhaustive.

Diagnostic

Découvrez notre dossier complet sur le diagnostic du cancer de la prostate, avec notamment le test du PSA

Complications

Tant qu’il n’y pas encore de métastases et que la tumeur est limitée à la prostate, les chances de guérison sont bonnes et les complications présentent peu de risques.  Le risque de complications réside surtout dans le développement d’un cancer vers d’autres organes (os, etc.), on parle de cancer généralisé. Dans ce cas il peut s’en suivre des symptômes comme des douleurs osseuses, de l’anémie ou encore une perte de poids.

Relevons que le cancer de la prostate peut aussi présenter des complications comme des troubles érectiles, de l’incontinence urinaire ou fécale. Souvent, il s’agit aussi d’effets secondaires du traitement de ce cancer (chirurgie, radiothérapie).

Traitements

Tout d’abord, relevons que le traitement d’un cancer de la prostate est l’affaire exclusive d’un médecin (en particulier un urologue ou cancérologue). Cette page peut simplement vous donner quelques indications mais suivez toujours les conseils de votre médecin.

Il faut savoir aussi qu’il n’existe toujours pas de consensus entre les médecins pour le traitement du cancer de la prostate, il est toujours difficile pour ces professionnels de savoir si la chirurgie ou la radiothérapie sont les traitements les plus efficaces. L’étude de l’Université d’Oxford de septembre 2016 mentionnée dans ce dossier plusieurs fois ci-dessus (voir sous Epidémiologie, Symptômes ou Diagnostic) va dans le sens aussi d’éviter de traiter par chirurgie ou radiothérapie les phases précoces ou initiales du cancer de la prostate.

Théoriquement, le traitement du cancer de la prostate dépend du stade du développement de la maladie, en particulier si le cancer est localisé seulement au niveau d la prostate ou à d’autres organes.

Voici différents traitements pour soigner un cancer de la prostate, attention parfois les traitements peuvent être combinés entre eux pour avoir une meilleure efficacité :

Chirurgie

– Une opération chirurgicale comme la prostatectomie. Dans ce cas on retire la prostate (attention dans tous les cas l’homme deviendra stérile). La prostatectomie est une ablation chirurgicale de la prostate, des vésicules séminales et des ampoules déférentielles. Il semble que cette technique soit utilisée dans des cas avancés de cancer de la prostate mais pas lorsque le cancer est généralisé à d’autres organes (lire ci-dessous). Par le passé (années 1900 par exemple) cette méthode était l’une des seules efficaces, lorsque les autres thérapies n’existaient pas encore. Les principales complications de la prostatectomie sont l’incontinence urinaire et les troubles érectiles.

Remarque sur la prostatectomie en Angleterre

Selon le livre Understanding Prostate Disorders de l’édition de l’année 2007 de la société The British Medical Association écrit par le Professeur David Kirk, la prostatectomie en Angleterre est effectuée surtout chez des hommes jeunes pour lesquels on a des raisons de penser que le cancer va se développer rapidement et dont l’espérance de vie est de plus de 10 ans (on évitera d’effectuer une prostatectomie chez un patient de 85 ans).
De plus, une raison pour laquelle une prostatectomie n’est pas proposée au patient réside dans le fait que le cancer peut déjà se trouver dans un stade généralisé (métastases) avec des tumeurs dans d’autres organes, enlever la prostate (prostatectomie) ne résoudra donc pas le problème.
Il est également possible d’enlever la prostate par une laparoscopie (une méthode de chirurgie moins invasive), il semble qu’il existe une certaine polémique avec cette méthode, le Professeur Kirk mentionne dans son livre que la laparoscopie est chère et n’est parfois pas autant efficace qu’une technique classique.

– Une autre méthode chirurgicale consiste en une opération des testicules, notamment pour éviter qu’elles produisent la testostérone. Parfois on doit enlever complément les testicules (on parle d’orchidectomie).

Radiothérapie (radiation en anglais)

– Radiothérapie externe, il s’agit d’une technique très utilisée. Notamment lors d’un cancer généralisé (métastases dans différents organes). Le problème de la radiothérapie est le manque de spécificité ou de ciblage, en effet des organes proches comme la vessie ou le rectum peuvent également être irradiés et parfois engendrer des dégradations irréversibles avec de nombreux effets secondaires.

– C’est pourquoi on utilise aussi la radiothérapie interne ou “radiothérapie plus ciblée” qui se nomme dans ce cas brachythérapie. Le médecin introduit avec une aiguille dans la prostate le produit radioactif. Chaque molécule radioactive irradie à l’intérieur de la prostate et provoque moins d’effets secondaires vers les autres organes environnants. Cela dit, il s’agit d’une technique quand même assez complexe, il faut placer beaucoup de molécules radioactives et au bon moment, car l’irradiation est faible pour limiter les effets secondaires. En général, cette technique est proposée lorsque le cancer est peu développé et limité à l’intérieur de la prostate.

Hormones & médicaments

– Traitement hormonal (médicaments): des hormones féminines comme le diethylstilbestrol (Remarque: les hormones féminines sont actuellement très peu utilisées de nos jours), anti-androgènes (flutamide comme Drogenil, acétate de ciprotérone, bicalutamide comme Casodex, nilutamide, etc), des médicaments qui bloquent l’action des anti-androgènes (cétoconazol, aminoglutémide) et des médicaments qui inhibent la libération hormonale de la gonadotrophine sont utilisés dans des thérapies hormonales pour soigner ou compléter le traitement du cancer de la prostate. On utilise également des LHRH (hormones analogues à l’hormone lutéinisante) comme le goserelin (Zoladex), la leuproreline (Prostap SR) ou le triptorelin (Decapeptyl SR). Il s’agit d’injections qui stoppent la production de testostérone (idem à une opération des testicules, lire ci-dessus).

En général, la thérapie hormonale est proposée dans des phases peu avancées du cancer de la prostate (comme un moyen de prévention), le but est de réduire la taille de la prostate ou dans des phases (très) avancées (complète l’action d’autres traitements par exemple).

On observe en général beaucoup d’effets secondaires, notamment d’ordre sexuel (impuissance).

Ultrasons

Une méthode encore assez peu utilisée consiste à utiliser des ultrasons à haute fréquence, ces rayons focalisés sur la zone cancéreuse vont “brûler” par forte chaleur la tumeur et la détruire grâce à une sonde introduite dans l’anus. Cette méthode peut soit cibler les cellules cancéreuses ou soit la prostate entière.

Selon certaines sources médicales, en cas d’ultrasons ciblés sur les cellules cancéreuses, les effets secondaires comme les troubles sexuels mais aussi l’incontinence urinaire seraient inférieurs aux autres méthodes thérapeutiques classiques (chirurgie et radiothérapie), dans plusieurs pays cette technique se trouve encore à un stade expérimental.

Autres techniques

D’autres techniques sont parfois proposées, souvent en mode expérimental, comme par exemple la cryothérapie (destruction des cellules par le froid) ou encore la photothérapie dynamique par laser (VTP en anglais).

Chances de guérison du cancer de la prostate

Finalement relevons comme on l’a vu sous complications, tant qu’il n’y pas encore de métastases et que la tumeur est limitée à la prostate, les chances de guérison sont bonnes. On pourrait même dire excellentes, vu qu’en parle par exemple aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni d’environ 99% (lire davantage sous Epidémiologie ci-dessus).

Phytothérapie

Les plantes médicinales sont des mesures complémentaires, notamment en prévention. Voici des plantes intéressantes :

cancer de la prostate thé vert–  Une étude a montré que le thé vert pourrait retarder l’apparition du cancer de la prostate. Cette étude comprenait 26 hommes âgés de 41 à 72 ans, avec un diagnostic de cancer de la prostate. Ces hommes ont reçu une gélule de thé vert (qui contenait du polyphénol). On a observé chez ces personnes un taux plus bas de marqueur tumoral, comme la PSA .

Une autre étude parue notamment en 2007 et réalisée par des chercheurs japonais a montré que consommer 5 à 6 tasses de thé vert par jour réduisait le risque de moitié de développer ce cancer.

– La consommation de tomates fraîches (riche en lycopène) pourrait avoir un effet préventif sur le cancer de la prostate.

Bons conseils & Prévention

– Comme on l’a vu sous Phytothérapie ci-dessus, buvez régulièrement du thé vert et mangez beaucoup de tomates fraîches.

– La prise régulière de finastéride, utilisé en général contre l’hyperplasie bénigne de la prostate, aurait un effet préventif sur le cancer de la prostate.

– Maintenez une hygiène de vie saine : mangez beaucoup de légumes (tomates), des fibres, évitez de fumer, limitez l’exposition à des substances polluantes, limitez le stress, limitez l’alcool, etc. Toutes ces mesures auraient un effet positif dans la prévention du cancer et en particulier ici le cancer de la prostate.

9 aliments contre le cancer infographie

– Faites régulièrement de l’exercice physique ou du sport, l”incidence du cancer de la prostate diminuerait de 70% chez les hommes pratiquant plus de 3 heures d’exercice par semaine.

– La prise de 200 µg par jour de sélénium dans l’alimentation ou sous forme de compléments alimentaires aurait un effet important dans la prévention du cancer de la prostate, certaines études parlent d’un risque diminué de 63%.

– Chez les hommes il ne faut pas consommer trop de produits laitiers. Une étude européenne réalisée sur plus de 10’000 hommes a montré que consommer 35 g de produits laitiers chaque jour, équivalent à une tasse de lait, augmentait de 32% le risque de souffrir de cancer de la prostate, par rapport à ceux qui consommaient peu de produits laitiers. Les hommes qui buvaient 2 verres de lait par jour voyaient leur risque de cancer de la prostate augmenter de 60%.
Attention, les suppléments en calcium accroissent également le risque de cancer. Les hommes qui consommaient 400 mg de calcium ou plus par jour voyaient leur risque de cancer de la prostate augmenter de 51%.

– Une prise excessive de vitamine E augmente de 68% le risque de souffrir de cancer de la prostate.

News (actualités)

Sources: The Wall Street JournalU.S. Preventive Services Task Force (USPSTF)Wake Forest Baptist Medical Center, The New England Journal of Medicine

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 12.04.2017

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