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La prise de vitamine B3 réduirait le risque de récidive de cancer de la peau de 23 %

Vitamine B3CHICAGOUne forme de la vitamine B3, appelée nicotinamide, pourrait réduire le risque de récidive du cancer de la peau de 23 % en cas de consommation quotidienne. Ces bénéfices ne concernent toutefois pas la forme la plus grave du cancer de la peau, le mélanome. Ces résultats, d’une étude australienne, seront présentés fin mai 2015 à la conférence annuelle de la Société Américaine de Clinique Oncologique (American Society of Clinical Oncology) à Chicago. 

Selon ces travaux de recherche menés sous la direction de la Prof. Diona Damian de l’Université de Sydney en Australie, l’efficacité de la nicotinamide concerne les patients qui ont déjà souffert d’un cancer de la peau, de type carcinome basocellulaire ou à cellules squameuses.

Les chercheurs ont administré pendant 1 an à 386 patients ayant déjà souffert au moins deux fois dans la vie d’un cancer de la peau (non mélanome) 500 mg de nicotinamide 2 fois par jour ou un placebo. Ils ont observé chez ceux qui prenaient de la nicotinamide, par rapport au groupe placebo, une diminution de 23 % du nombre de nouveaux cas de cancer de la peau.

Remarquons que la dose utilisée dans cette étude est bien supérieure à la quantité quotidienne recommandée, comprise en général pour un adulte entre 15 et 18 mg. Comme il s’agit d’une vitamine dite hydrosoluble, c’est-à-dire soluble dans l’eau, le risque d’intoxication est très bas comparé à des vitamines dites liposolubles qui peuvent s’accumuler dans les tissus graisseux de l’organisme comme la vitamine E, et s’avérer toxiques.

Cancer de la peau
Le cancer de la peau se caractérise comme tout cancer par une croissance anormale des cellules, dans ce cas celles de la peau. Ce cancer se divise principalement en deux types : le cancer de type non-mélanome ou carcinome (carcinome basocellulaire ou spinocellulaire) et le type mélanome.

Le cancer de la peau est un cancer très fréquent et continue de progresser, notamment dans les pays riches ou industrialisés. On estime que dans certains pays comme la Suisse une personne sur trois développera un cancer de la peau au cours de sa vie. Aux États-Unis, on suppose qu’une personne sur 5 va développer un cancer de la peau. En France on enregistre chaque année environ 60’000 nouveaux cas de cancer de la peau non-mélanome.

structure de la peau

Plusieurs cancers de la peau
Il n’est pas rare de voir des personnes souffrant en même temps, par exemple à différents endroits du corps (tête, oreilles…), de plusieurs cancers de la peau non mélanome et d’observer certains patients souffrir de plusieurs cancers de la peau à la suite. Des personnes ayant souffert de leucémie pendant l’enfance sont notamment particulièrement à risque. Cette étude peut être une lueur d’espoir pour ce type de patients à risque.

Mécanisme d’action
On estime que la vitamine B3 agit sur les cellules et les protège des agressions sur l’ADN. Autrement dit, cette vitamine permet de réparer les dégâts cellulaires provoqués par les rayons UV du soleil.

La Prof. Damian recommande toutefois une certaine prudence avant de généraliser la prise de vitamine B3 à l’ensemble de la population, d’autres travaux de recherche sont nécessaires.

Ce travail n’a pas encore été publié dans une revue scientifique de référence (selon nos informations), il sera présenté tout d’abord à la fin du mois de mai à la conférence annuelle de la Société Américaine de Clinique Oncologique (American Society of Clinical Oncology) puis devrait être publié dans une revue scientifique. C’est un procédé normal dans le monde scientifique.

Le 19 mai 2015. Par Xavier Gruffat (Pharmacien Dipl. EPFZ / MBA). Sources: ATS (agence de presse suisse), CBSNews

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.09.2017

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