Category Archives: NEWS

Le jeûne intermittent 16:8 (heures) agit sur la perte de poids chez les obèses

Le jeûne intermittent 16:8 agit sur la perte de poids chez les personnes obèsesCHICAGOUne nouvelle étude publiée le 18 juin 2018 par des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago dans la revue Nutrition and Healthy Aging (DOI : 10.3233/NHA-170036) a montré que le jeûne intermittent est un outil efficace pour réduire le poids et la pression artérielle. Cette recherche est la première à examiner l’effet de ce jeûne qui consiste à limiter la consommation d’aliments à certaines heures chaque jour, sur la perte de poids chez les personnes obèses.

Pour étudier l’effet de ce type de régime, les chercheurs ont travaillé avec 23 volontaires obèses dont l’âge moyen était de 45 ans et l’indice de masse corporelle moyen, ou IMC, de 35. Entre 10 h et 18 h, les personnes au régime pouvaient manger tout type d’aliments, sans restriction de quantité, mais pour les 16 heures restantes, elles ne pouvaient boire que de l’eau ou des boissons sans calories. L’étude a suivi les participants pendant 12 semaines.

Perdre du poids est toujours important, même si on en reprend plus tard (étude)

Baisse des calories consommées, du poids corporel et de la tension artérielle

Lorsqu’on les compare à un groupe témoin historique ayant fait l’objet d’un essai de perte de poids antérieur sur un autre type de jeûne, les chercheurs ont constaté que ceux qui suivaient le jeûne intermittent consommaient moins de calories, perdaient du poids et présentaient des améliorations de la tension artérielle. En moyenne, les participants ont consommé environ 350 calories en moins, ont perdu environ 3 % de leur poids corporel et ont vu leur tension artérielle systolique diminuer d’environ 7 millimètres de mercure (mmHg), la mesure standard de la tension artérielle. Toutes les autres mesures, y compris la masse de graisse, la résistance à l’insuline et le cholestérol, étaient semblables à celles du groupe témoin.

Une alternative moins contraignante ?

« Le message à retenir de cette étude est qu’il existe des alternatives de perte de poids qui n’incluent pas le comptage des calories ou l’élimination de certains aliments », a déclaré Krista Varady, professeure agrégée de kinésiologie et de nutrition au Collège des sciences de la santé appliquées de l’UIC et auteure correspondante de l’étude.

Bien qu’il s’agisse de la première étude à se pencher sur le régime 16:8, nommé ainsi en raison de ses 16 heures de jeûne et de ses 8 heures de “festin”, elle affirme que les résultats s’alignent sur les recherches antérieures sur d’autres types de régimes à jeûne intermittent.

« Les résultats que nous avons vus dans cette étude sont similaires à ceux que nous avons trouvés dans d’autres études sur les autres méthodes de jeûne par intervalles », a dit le prof. Varady, « mais l’un des avantages du régime 16:8 est peut-être qu’il est plus facile à maintenir pour les gens. Nous avons observé que moins de participants ont abandonné cette étude par rapport aux études menées sur d’autres régimes de jeûne ».

Le régime 16:8 est-il plus efficace ?

Elle ajoute que bien que la recherche indique que le jeûne quotidien fonctionne pour la perte de poids, il n’y a pas encore eu d’études pour déterminer s’il agit mieux que d’autres régimes. Les chercheurs ont cependant observé que la perte de poids est légèrement inférieure à ce qui a été observé dans d’autres études sur le jeûne intermittent.

« Ces données préliminaires ouvrent la voie à l’utilisation du jeûne comme une technique pour perdre du poids chez les adultes obèses, mais des essais contrôlés randomisés à plus long terme et à grande échelle sont nécessaires », confirment le prof. Varady et ses collègues.

« Le régime 16:8 constitue un autre outil de perte de poids et nous disposons maintenant des preuves scientifiques préliminaires à l’appui », selon le prof Varady. « Quand il s’agit de perte de poids, les gens ont besoin de trouver ce qui fonctionne pour eux parce que même d’infimes succès peuvent conduire à des améliorations de la santé métabolique ».

Un tiers d’obèses aux Etats-Unis

Les Centers for Disease Control and Prevention américains estiment que plus d’un tiers des adultes aux États-Unis souffrent d’obésité, ce qui augmente considérablement le risque de maladies métaboliques comme les maladies coronariennes et le diabète de type 2, et que l’obésité est plus répandue chez les Noirs non hispaniques et les adultes d’âge moyen.

Le 21 juin 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Nutrition and Healthy Aging (DOI : 10.3233/NHA-170036). – Crédits photos : Fotolia.com.

3 informations intéressantes sur le métabolisme

3 informations intéressantes sur le métabolismeLe métabolisme se définit comme un ensemble de réactions biochimiques dans l’organisme. En pratique, il s’agit d’un processus qui consiste à transformer les calories qu’on ingère en énergie. En effet, tout comme une voiture a besoin d’essence pour avancer, nous avons besoin de calories pour vivre. Au sens strict, on peut donc plutôt parler de catabolisme que de métabolisme. Il faut noter que nous avons tous des besoins énergétiques différents, c’est pourquoi on parle de taux métabolique de base ou TMB (en anglais : basal metabolic rate). Le TMB permet par exemple d’expliquer pourquoi certaines personnes prennent du poids en mangeant des sucreries et d’autres pas. Voici 3 informations intéressantes sur le métabolisme, ou plutôt le catabolisme.

1. On peut améliorer son métabolisme

Même si on a tous un TMB différent en fonction notamment de nos gènes, il est possible d’influencer son métabolisme par la pratique d’exercices et de musculation. Les muscles sont de grands brûleurs de graisse, entretenir et augmenter la masse musculaire peut ainsi être utile pour augmenter son TMB et pouvoir ensuite ingérer plus de calories sans forcément prendre du poids. Demandez conseil à un professeur d’éducation physique pour des informations plus personnalisées, mais des exercices simples comme le jogging, le vélo ou la corde à sauter contribuent déjà de développer les muscles et à faire fondre la graisse.

2. L’alimentation a peu d’influence sur le métabolisme

Boire davantage de café pourrait prévenir le diabète de type 2Selon des études, il est difficile d’influencer le TMB par l’alimentation comme en consommant du café par exemple. Le TMB est surtout lié à la pratique d’exercice et à la masse musculaire. L’important toutefois à comprendre avec l’alimentation et le TMB est que chaque jour l’organisme a un certain nombre de calories à brûler. Autrement dit, ce n’est pas le nombre de repas que l’on prend par jour, 3 ou 5 repas, qui est important. Le but est de ne pas dépasser son quota calorique quotidien.

Il s’agira aussi d’éviter de trop manger le soir avant d’aller dormir, car pendant la nuit nous dépensons moins de calories. Ainsi, les nutriments comme les protéines peuvent être rapidement transformés en graisse par le foie. De plus, les plantes médicinales comme le poivre de Cayenne (riche en capsaïcine) pourraient éventuellement avoir un effet catabolique, donc agir sur le métabolisme, mais il manque pour le moment des études sérieuses montrant son efficacité.

3. L’âge n’a pas forcément un impact

Il est vrai qu’avec l’âge le TMB diminue, notamment à cause de la diminution naturelle de la masse musculaire sous l’effet d’une chute de la testostérone, surtout dès 40 ans. Il faudra donc manger moins vu que le besoin calorique est plus bas. Mais en faisant régulièrement de l’exercice physique et surtout de la musculation, il est possible d’augmenter son TMB. Il est conseillé de faire des entraînements avec des périodes de haute intensité (en anglais : HIIT).

Le 18 juin 2018. Par Xavier Gruffat, pharmacien, et la rédaction de Creapharma.ch. Crédits photos : Fotolia.com.

Un nombre élevé de médicaments ont comme effet secondaire la dépression

mesure tension artérielleCHICAGO Les résultats d’une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago montrent que plus d’un tiers des adultes américains utilisent, sans le savoir, des médicaments d’ordonnance comme des hypotenseurs qui peuvent causer la dépression ou augmenter le risque de suicide. Étant donné que ces médicaments sont d’usage courant et n’ont souvent rien à avoir avec la dépression, les patients et les fournisseurs de soins de santé ne connaissent pas toujours le risque.

Plus de 26’000 adultes observés

Un nombre élevé de médicaments ont comme effet secondaire la dépressionLes chercheurs ont analysé rétrospectivement les habitudes de consommation de médicaments de plus de 26’000 adultes de 2005 à 2014. Les données ont été recueillies dans le cadre de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition. Ils ont ainsi constaté que plus de 200 médicaments d’ordonnance couramment utilisés – y compris les contraceptifs hormonaux, les médicaments pour la tension artérielle et le cœur, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comme l’oméprazole, les antiacides et les analgésiques – ont comme effets secondaires potentiels la dépression ou le suicide.

La polypharmacie mise en cause

Publiée le 12 juin 2018 dans le Journal of the American Medical Association (DOI : 10.1001/jama.2018.6741), cette étude est la première à démontrer que ces médicaments étaient souvent utilisés simultanément et que l’utilisation concomitante, appelée polypharmacie (ou polymédication), était associée à une plus grande probabilité de dépression. Environ 15 % des adultes qui prenaient simultanément trois de ces médicaments ou plus ont souffert de dépression pendant leur traitement, comparativement à seulement 5 % pour ceux qui n’en prenaient pas, 7 % pour ceux qui prenaient un médicament et 9 % pour ceux qui prenaient deux médicaments simultanément.

Les chercheurs ont observé des résultats similaires pour les médicaments qui mentionnent le suicide comme un effet secondaire potentiel. Ces résultats ont persisté lorsqu’ils ont exclu toute personne utilisant des médicaments psychotropes, considérés comme un indicateur de dépression sous-jacente non liée à l’utilisation de médicaments.

Attention à la prise de plusieurs médicaments

« Le message à retenir de cette étude est que la polypharmacie (polymédication) peut entraîner des symptômes dépressifs et que les patients et les fournisseurs de soins de santé doivent être conscients du risque de dépression qui accompagne toutes sortes de médicaments d’ordonnance courants – dont plusieurs sont également disponibles en vente libre », a déclaré l’auteur principal Dima Qato, professeur adjoint des systèmes, des résultats et des politiques de pharmacie au Collège de pharmacie de l’UIC. Le professeur poursuit : « Beaucoup peuvent être surpris d’apprendre que leurs médicaments, même s’ils n’ont rien à avoir avec l’humeur ou l’anxiété ou toute autre maladie normalement associée à la dépression, peuvent augmenter leur risque d’éprouver des symptômes dépressifs et peuvent mener à un diagnostic de dépression ».

Les symptômes suicidaires, un effet indésirable potentiel

Le Prof. Qato note que l’étude montre également une importante tendance à l’augmentation de la polypharmacie pour les médicaments contre la dépression, en particulier les symptômes suicidaires, en tant qu’effet indésirable potentiel. C’est pourquoi il est d’autant plus urgent de prendre conscience que la dépression est un effet secondaire possible.

38% des médicaments avec la dépression comme effet secondaire

Les chercheurs ont constaté que l’utilisation de tout médicament d’ordonnance ayant un effet indésirable potentiel de dépression est passée de 35 % entre 2005 et 2006 à 38 % entre 2013 et 2014. L’utilisation approximative d’antiacides ayant des effets indésirables potentiels de dépression, comme les inhibiteurs de la pompe à protons et les antagonistes de l’H2, a augmenté de 5 % à 10 % au cours de la même période. La consommation simultanée de trois médicaments ou plus est passée de 7 % à environ 10 %.

Dans le cas des médicaments d’ordonnance dont le suicide figure sur la liste des effets secondaires potentiels, l’usage est passé de 17 % à 24 %, et l’usage simultané de trois médicaments ou plus est passé de 2 % à 3 %.

« Non seulement les gens utilisent de plus en plus souvent ces médicaments seuls, mais ils les utilisent de plus en plus simultanément, alors que très peu de ces médicaments portent des étiquettes de mise en garde, de sorte que tant que nous n’avons pas de solutions publiques ou systémiques, il appartient aux patients et aux professionnels de la santé d’être conscients des risques », a déclaré le Prof. Qato.

Les solutions possibles à ce problème

Il ajoute également que les solutions qui valent la peine d’être étudiées plus à fond peuvent inclure la mise à jour du logiciel de sécurité des médicaments. Cette alternative permettrait de reconnaître la dépression comme une interaction médicamenteuse potentielle, de sorte que les professionnels de la santé, y compris les pharmaciens, soient plus susceptibles de remarquer si un patient utilise plusieurs médicaments qui peuvent augmenter le risque. Il en est de même pour l’évaluation de l’utilisation des médicaments dans le dépistage de la dépression et les outils diagnostiques utilisés par les médecins et les infirmières et recommandés par le U.S. Preventive Services Task Force, en particulier lorsqu’il s’agit de dépression persistante ou résistante au traitement.

« Étant donné que la dépression est l’une des principales causes d’invalidité et que les taux de suicide augmentent à l’échelle nationale (ndlr. Etats-Unis), nous devons penser de façon novatrice à la dépression en tant que problème de santé publique. Cette étude démontre que les habitudes de consommation de médicaments devraient être prises en compte dans les stratégies visant à éliminer, réduire ou minimiser l’impact de la dépression dans notre vie quotidienne », précise le Prof. Qato.

Les coauteurs de cette étude sont Katharine Ozenberger de l’UIC et Mark Olfson de l’Université Columbia.

Lien de cause à effet ?

Selon la Dr Tara Narula qui s’exprimait sur la chaîne américaine CBS en commentant cette étude mais qui n’a pas participé à ce travaille de recherche, il est difficile de savoir s’il y a un lien de cause à effet. Autrement dit, est-ce que certains médicaments provoquent une dépression ou est-ce que les personnes prenant ces médicaments ont ou avaient déjà des symptômes de dépression. D’autres études seront nécessaires pour y voir plus clair.

Le 15 juin 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’Université de l’Illinois à Chicago (University of Illinois at Chicago), CBSNews. Référence : Journal of the American Medical Association (DOI : 10.1001/jama.2018.6741). – Crédits photos : Fotolia.com.

10 aliments à faible indice glycémique

10 aliments à faible indice glycémiqueL’indice glycémique (IG) indique l’effet que la consommation d’un aliment peut avoir sur le taux de glucide dans le sang. Si un IG faible permet à l’organisme d’éliminer plus facilement le sucre et de réduire ainsi les risques de maladies cardiaques et de diabète de type 2 ; un IG élevé contribue, au contraire, à favoriser la formation de cellules graisseuses. Il est ainsi bénéfique pour la santé de contrôler l’indice glycémique de chaque aliment. Il existe d’ailleurs un régime IG destiné à perdre du poids dont le principe consiste à privilégier dans un premier temps les aliments à IG très faible, inférieur à 20, avant d’introduire progressivement les autres aliments d’indice glycémique supérieur ne dépassant pourtant pas celui de 70.

1. Les légumes

Le brocoli protège les cellules du stress et de l'AlzheimerLes légumes comme les carottes crues, le brocoli, les choux, le céleri, les haricots verts, les courgettes et les concombres ont un IG faible, en moyenne inférieur à 20. Ils peuvent ainsi être consommés au quotidien pour diversifier et équilibrer l’alimentation tout en apportant une touche de fraîcheur aux plats.

2. Les fruits

Grands pourvoyeurs de vitamines et de fibres, les fruits sont peu caloriques et constituent de véritables atouts santé. Les fruits comme les pommes, les fraises, les abricots, les pêches, les prunes, les poires et les kiwis sont faibles en IG. Certains de ces aliments, tels le citron, affichent un IG inférieur à 20.

3. Les céréales

Manger certaines céréales comme le porridge fait de flocons d’avoine ou l’orge bouillie, au petit-déjeuner, aide à prévenir la hausse de la glycémie. Le son et le germe de blé se trouvent aussi parmi les céréales à très faible indice glycémique, inférieur à 20.

4. Les fruits à coque

Les fruits à coque présentent un indice glycémique faible. Les amandes, les noix de cajou, les pistaches et les noix de macadamia figurent parmi les aliments à intégrer dans votre menu. Certains fruits oléagineux comme la noix de pecan possèdent un IG inférieur à 20.

5. Les légumineuses

Les légumineuses peuvent être cuisinées de différentes manières. Les lentilles, les pois chiches, les fèves au four ou au beurre ainsi que les haricots rouges ont un faible IG. Les lentilles vertes et les pois chiches secs affichent un IG inférieur à 30.

6. Les produits laitiers

Avec un indice glycémique bas, les laitages comme le Lait, le fromage, le yaourt nature ou les laits végétaux tels le lait de soja et le lait d’amande font partie des aliments à intégrer dans un régime à faible IG. Le yaourt de soja nature affiche un IG inférieur à 20.

7. Le pain

Le pain se caractérise aussi par un IG faible, inférieur à 50, notamment le pain complet ou le pain complet multicéréales.

8. Le riz

Le riz Basmati, riz à longs grains, et le riz brun ont un IG inférieur à 50. Cet aliment peut être servi en salade avec des légumes et du poisson. Une cuisson douce permet d’en préserver l’enveloppe et de maintenir son faible IG.

9. La viande et le poisson

La viande de bœuf, de poulet, de porc, d’agneau ainsi que les poissons et fruits de mer comme le saumon, la truite, le thon, les sardines et les crevettes n’ont pratiquement mas d’effet sur le taux de glycémie. Cela ne veut pas dire qu’il faut en abuser, le mieux est de veiller à adopter une alimentation équilibrée, pauvre en graisse saturée, très présente dans les viandes. L’œuf fait aussi partie des aliments qui ne contiennent pas de glucide.

10. Les herbes et les épices

Pour agrémenter vos plats, n’hésitez pas à ajouter des herbes et des épices comme le sel, le poivre, l’ail, le basilic ou l’aneth. Ils n’ont pas d’IG et aideraient même à contrôler le taux de sucre dans le sang.

Lire aussi : dossier sur l’indice glycémique

Le 11 juin 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch. Crédits photos : Fotolia.com. Crédits infographies : Pharmanetis Sàrl

Les causes de la maladie d’Alzheimer sont toujours plus mystérieuses, un laboratoire essaie d’y voir plus clair

Prévention Alzheimer - Comment prévenir Alzheimer ?BUFALLO –  Depuis plus de 20 ans, une grande partie de la recherche de pointe sur la maladie d’Alzheimer est guidée par l’«hypothèse amyloïde» (voir aussi l’infographie en bas de cette page). Selon cette théorie, il y a une formation de plaques inhabituelles ou une accumulation de protéines dans le cerveau des patients. Dans la maladie d’Alzheimer, ces plaques sont fabriquées à partir d’une protéine connue sous le nom de bêta-amyloïde. Par conséquent, de nombreux scientifiques croient que l’élimination du bêta-amyloïde ou l’inhibition de son agglutination devrait aider à prévenir cette forme fréquente de démence. Mais avec l’échec d’une série d’essais cliniques qui soulèvent des questions, certains scientifiques cherchent des explications plus approfondies sur les causes de la maladie d’Alzheimer et sur la façon de traiter cette affection débilitante.

Transport axonal

Une biologiste de l’Université de Buffalo dans l’Etat de New York, la professeur de sciences biologiques Shermali Gunawardena, a notamment fait partie des chercheurs de cette nouvelle étude. Son laboratoire étudie le transport axonal – une sorte de réseau routier interne compliqué qui transporte des matériaux précieux et vitaux d’une partie d’une cellule nerveuse à une autre. Les cellules nerveuses, aussi appelées neurones, sont une catégorie de cellules qui incluent les cellules cérébrales.

Les pannes dans ce système de transport peuvent conduire à des «embouteillages» et certains scientifiques émettent l’hypothèse que de tels blocages précèdent la formation de plaques dans les maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, selon la Prof. Gunawardena qui s’exprimait dans un communiqué de presse de l’étude. La courte vidéo ci-dessous illustre ce système de transport.

En utilisant les neurones des larves de mouches des fruits, son équipe étudie depuis plusieurs années le rôle de la préséniline – une autre protéine liée à la maladie d’Alzheimer – dans le transport axonal, dont les derniers résultats ont été publiés le 22 mai 2018.

Inscrivez-vous à notre newsletter sur Alzheimer

Autre hypothèse

«Nous examinons les processus qui se produisent avant la mort cellulaire, avant que l’on commence à voir des plaques dans le cerveau. Beaucoup de traitements développés pour la maladie d’Alzheimer ciblent la bêta-amyloïde, mais peut-être devrions-nous cibler des processus qui se produisent plus tôt, avant la formation des plaques», a expliqué la Prof. Gunawardena.

Un contrôleur du trafic cellulaire

La Prof. Gunawardena et ses collègues ont publié des études sur la préséniline et le transport axonal depuis 2013. Leur première étude sur le sujet a montré que la préséniline aide à réguler le flux de trafic dans les neurones de la mouche des fruits, influençant la rapidité avec laquelle les moteurs moléculaires (un peu comme les camions) se déplacent le long des routes en forme de fil, appelées pistes de microtubules.

De nouveaux traitements ?

Ensemble, les études menées au fil des ans fournissent des renseignements qui pourraient un jour mener à de nouveaux traitements ou à des méthodes de prévention de la maladie d’Alzheimer, toujours selon la Prof.  Gunawardena.

Mais ses recherches illustrent la complexité des maladies neurologiques. La préséniline joue un rôle important dans la maladie d’Alzheimer. En effet, cette protéine aide à la production de bêta-amyloïde qui, lorsqu’elle est surproduite, provoque la formation de plaques dans le cerveau des patients. Mais les travaux de la Prof. Gunawardena montrent que la préséniline peut aussi avoir un autre rôle – celui-ci positif – dans la régulation de la circulation dans les cellules du cerveau et dans la prévention des blocages qui, avec le temps, peuvent conduire à la mort de la cellule et à la maladie.

Cela pourrait expliquer pourquoi les mutations génétiques qui entraînent une perte de la fonction de la préséniline sont liées à la maladie d’Alzheimer, dit-elle.

La Prof. Gunawardena conclut son communiqué de presse en relevant : «Qu’est-ce que cette protéine fait normalement ? Dans le passé, nous avons pensé qu’elle était impliquée dans la production de bêta-amyloïde, mais en fait, la préséniline semble aussi avoir une fonction très différente, indépendante de celle-ci. À mesure que nous en apprendrons davantage sur la préséniline, il est possible que notre recherche débouchera sur de nouvelles possibilités plus ciblées pour le traitement ou la prévention de la maladie d’Alzheimer».

Cette étude a été publiée le 22 mai 2018 dans le journal scientifique Human Molecular Genetics (DOI : 10.1093/hmg/ddy190).

Inscrivez-vous à notre newsletter sur Alzheimer

Le 7 juin 2018. Par Xavier Gruffat . Sources : communiqué de presse de l’étude. Référence : Human Molecular Genetics (DOI : 10.1093/hmg/ddy190). Crédits photos : Fotolia.com. Infographie : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

Lire aussi : Un médicament anti-inflammatoire courant éventuellement efficace contre Alzheimer

Inscrivez-vous à notre newsletter sur Alzheimer

L’ocytocine et la vasopressine aideraient à synchroniser le comportement social

PHILADELPHIE – Une étude réalisée sur les macaques rhésus mâles a donné de nouveaux résultats qui pourraient mener à des traitements alternatifs pour les déficiences sociales dans des troubles tels que l’autisme et la schizophrénie. Les résultats de cette recherche réalisée à l’Université de Pennsylvanie (Penn) ont été publiés le 29 mai dans le journal Scientific Reports.

L'ocytocine et la vasopressine aideraient à synchroniser le comportement socialLes effets de l’ocytocine sur le comportement social humain ne sont pas encore clairs. Certaines études révèlent des changements positifs importants, tandis que d’autres n’en montrent aucun. Chez de nombreux animaux, des rongeurs aux primates non humains, c’est différent. Il a été, en effet, prouvé que l’ocytocine augmente les comportements sociaux positifs et l’attention portée aux autres, et réduit au contraire les comportements sociaux négatifs comme les menaces et la vigilance.
Ces constats découlent de travaux qui comprenaient des tâches spécifiques exécutées par les sujets, qu’il s’agisse de personnes ou d’animaux. Mais Michael Platt, neuroscientifique à la Penn, et Yaoguang Jiang, chercheur postdoctoral, voulaient comprendre ce qui se passe pendant les interactions spontanées et naturelles qui suivent l’inhalation et l’injection d’ocytocine et d’un neuropeptide similaire, la vasopressine.

Un comportement plus égalitaire et moins conflictuel

Les scientifiques ont constaté que chez les macaques rhésus mâles, les hormones réduisent la hiérarchie de groupe, ce qui fait que les singes dominants deviennent plus détendus et que les singes subordonnés deviennent plus confiants. Le résultat reste similaire, même lorsqu’un seul d’une paire reçoit de l’ocytocine ou de la vasopressine, ce qui indique une sorte de communication non verbale entre les animaux.

Ce travail, le premier du genre, consistait à donner à un macaque de l’ocytocine, de la vasopressine ou une solution saline par inhalation ou injection, puis à l’apparier sept fois ou six fois avec différents singes et une fois avec une chaise vide, dans un ordre aléatoire. Pour les protéger, les animaux ne pouvaient pas se toucher physiquement. Cependant, ils pouvaient interagir et pouvaient se voir, s’entendre et se sentir. Les chercheurs ont enregistré un échange de cinq minutes, puis deux observateurs distincts ont noté le comportement, image par image. Sept macaques ont participé aux travaux d’inhalation et sept ont participé aux travaux d’injection.

« La domination sociale chez les singes est très importante et fait partie de leur raison de vivre. Mais ici, la courbe s’est aplatie », explique Mme Jiang. « Ceux qui étaient au milieu sont restés au milieu. Ceux qui étaient de rang inférieur et plus timides sont devenus un peu plus assertifs, et ceux qui étaient dominants sont devenus un peu plus calmes. Ils n’essayaient pas toujours de se battre ».

Une plus grande attention accordée aux autres

De plus, l’alignement des actions – ce qu’on appelle la synchronisation comportementale – lorsque seulement l’une d’une paire a reçu l’hormone indique des indices non verbaux sous-jacents à l’activité, ajoute Mme Jiang. « D’une manière ou d’une autre, ils se transmettaient cette information », explique-t-elle. « La communication n’était évidemment pas verbale, mais se faisait avec des petits gestes ». Ceci est cohérent avec les travaux antérieurs du Prof. Platt montrant que l’ocytocine augmentait la durée pendant laquelle un singe regarde et prête attention à un autre singe.

La vasopressine mène au même résultat que l’ocytocine, ce qui complique l’image du fonctionnement de ces hormones. Les récepteurs des deux sont situés dans des parties différentes du cerveau et peuvent se lier aux deux hormones. En injectant de petites quantités d’hormones dans une région du cerveau qui ne contient que des récepteurs vasopressine, les chercheurs Platt et Jiang ont découvert que l’ocytocine semblait se lier aux récepteurs vasopressine pour modifier le comportement.

« Notre compréhension de la façon dont tout cela va fonctionner est beaucoup plus compliquée qu’on ne le pensait à l’origine », dit le Prof. Platt. « Nous devons considérer tout cet autre système, le système vasopressine ».

Une nouvelle percée dans le traitement thérapeutique des troubles sociaux ?

En théorie, une étude approfondie sur ces hormones et leurs mécanismes sous-jacents pourrait potentiellement mener à des percées dans le traitement thérapeutique de troubles sociaux tels que l’autisme, la schizophrénie et le trouble bipolaire. La recherche peut également aider les enfants qui ont subi une ablation de l’hypophyse, une procédure qui peut endommager l’hypothalamus et conduire à une suralimentation vorace pour des raisons encore inconnues. Parce que l’ocytocine régule l’alimentation et le comportement social, il y a là un potentiel de traitement, quelque chose que le Prof. Platt et ses collègues testent par le biais d’un essai clinique au Children’s Hospital of Philadelphia.

« Nous supposons que pour ces enfants, il y a toute une série de problèmes sociaux sous-jacents auxquels les gens ne prêtent pas attention parce qu’ils sont concentrés sur le fait que les enfants ne peuvent pas arrêter de manger », explique le Prof. Platt. « Nous essayons de déterminer si le fait de les traiter pour excès alimentaires améliore aussi les fonctions sociales ».

Ce travail global s’appuie sur les recherches que le Prof. Platt mène sur les primates non humains depuis plus de deux décennies. En particulier, les macaques rhésus offrent une comparaison précieuse avec les humains parce que les animaux modélisent bon nombre des mêmes comportements sociaux, vivent en grands groupes et forment des liens sociaux à long terme.

Leur réaction à l’ocytocine et à la vasopressine semble également refléter celle des êtres humains. Pourtant, malgré cette évolution progressive dans le domaine des connaissances, il y a encore beaucoup à comprendre selon le Prof. Platt. « Nous avons encore beaucoup à apprendre sur comment, quand et de quelle manière nous utilisons ces hormones peptidiques pour traiter divers problèmes ».

Cette étude a été publiée online le 29 mai 2018 dans le journal scientifiques Scientific Reports (DOI: 10.1038/s41598-018-25607-1).

Le 3 juin 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Scientific Reports (DOI: 10.1038/s41598-018-25607-1). – Crédits photos : Fotolia.com.

A quelle heure faut-il prendre ses médicaments ? Guide pratique

Les médicaments qui font grossirLa plupart des médicaments sont consommés tous les jours à la même heure. Mais est-ce préférable de les prendre le matin, le soir, avant d’aller dormir, à jeun ou après le repas ? Tour d’horizon de plusieurs classes de médicaments en vente libre (OTC) ou sur ordonnance (Rx).
Avant d’entrer dans le détail, relevons qu’il est important de toujours bien lire la notice d’emballage et de demander conseil à son médecin ou pharmacien. En effet, des exceptions peuvent exister en fonction de chaque individu ou médicament.

Pourquoi existe-t-il des différences dans l’heure de prise ?
Le sommeil : un capital essentiel pour une bonne santé, notamment du cerveauLa prise de certains médicaments à un moment précis de la journée peut s’avérer davantage recommandé qu’à un autre. La raison provient principalement du cycle circadien, responsable de la régulation de l’organisme notamment au niveau des hormones et du sommeil. Prendre un médicament à un moment précis de la journée permet par exemple d’augmenter son effet ou de diminuer certains effets secondaires comme c’est le cas avec les antidépresseurs (lire ci-dessous). La science qui étudie ces phénomènes se nomme chronobiologie ou chronothérapie.

Corticoïdes. Le matin
Comme la cortisone est produite par l’organisme en majorité le matin, il est préférable de prendre des corticoïdes (cortisone ou prednisolone par ex. en cas de crise d’athme) également à ce moment de la journée. La conséquence d’une telle prise est un équilibre avec le cycle circadien naturel. Il est conseillé (sauf exception médicale) de prendre environ 2 tiers de la dose de corticoïdes le matin après le petit-déjeuner et le reste (1 tiers) au début de l’après-midi.

Antidépresseurs. Le matin
En général, le médecin qui prescrit des antidépresseurs recommande de les prendre le matin, surtout pour les inhibiteurs du recaptage de la serotonine (ex. fluoxétine, citalopram). Ces médicaments peuvent mener à des effets secondaires perturbant le sommeil.

Bisphosphonates. Le matin à jeun
Ces médicaments très utilisés dans le traitement et la prévention de l’ostéoporose doivent être pris le matin à jeun. Attention, ces médicaments sont souvent pris en 1 prise par semaine et non quotidienne ou plusieurs fois par jour comme la plupart des médicaments. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin pour davantage d’informations. Il faut savoir que les bisphosphonates sont souvent mal absorbés au niveau gastro-intestinal. C’est pourquoi ils doivent être pris à jeun. Il est souvent conseillé de les consommer 1 heure avant le repas.

Hormones pour la thyroïde. Le matin
Il est conseillé de prendre la levothyroxine le matin.

Antiallergiques. Le soir
On recommande de prendre les antiallergiques, surtout les antihistaminiques, le soir. Ces médicaments peuvent mener à de la somnolence, ce qui augmente le risque d’accident. Une prise le soir, par exemple pour lutter contre le rhume des foins (rhinite allergique), permet aussi de renforcer les effets du médicament au petit matin. En effet, les symptômes du rhume des foins sont les plus intenses le matin.  Il faut savoir que l’effet maximum de ces antiallergiques est souvent obtenu 8 à 12 heures après la prise.

Aspirine. Le soir
Pour éviter d’éventuels effets secondaires sur le tractus digestif, l’aspirine devrait être consommée le soir et si possible avec le repas.

Hormones de croissance. Le soir
Comme cette hormone est produite naturellement principalement pendant la nuit, une prise le soir est conseillée. L’objectif est comme dans le cas des corticoïdes (voir ci-dessus), de se rapprocher du cycle circadien naturel.

Statines. Le soir, avant d’aller se coucher
Il est conseillé de consommer ces médicaments très utilisés parmi la population le soir avant d’aller se coucher. La raison est que le foie produit beaucoup plus de cholestérol à ce moment de la journée que pendant l’après-midi. On sait que les statines permettent d’abaisser le taux de mauvais cholestérol (LDL) dans le sang.

Antalgiques. Le soir, avant d’aller se coucher
Certains médicaments contre la douleur comme la codéine ou le tramadol ont un effet somnifère, si possible il fait sens de les consommer le soir avant d’aller se coucher pour éviter la somnolence pendant la journée.

Antibiotiques. Variable
Certaines classes d’antibiotiques comme les macrolides, la fosfomycine ou la céfalexine sont mieux absorbés si consommés loin d’un repas. Par contre, une molécule comme l’amoxicilline devrait être prise avec le repas. Pour les antibiotiques, demandez toujours conseil à votre médecin ou pharmacien.

Antiacides. Après le repas, si possible le soir
Les antiacides sont souvent prix 2 heures après le repas. Les médicaments contre les ulcères sont pris en général 1 heure après le repas.
Consommer ces médicaments après le repas ou juste avant d’aller dormir est une bonne idée, car l’estomac produit une quantité importante d’acidité gastrique entre 22h00 et 2h du matin.
Attention, les antiacides peuvent mener à des interactions avec d’autres médicaments comme le fer et certains antibiotiques (ex. tétracycline). Il faut laisser un intervalle d’au moins 2h entre la prise d’antiacides et d’autres médicaments à risque d’interaction comme le fer.

Anti-inflammatoires. En général avec le repas
Des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) très utilisés comme l’ibuprofène sont souvent mieux tolérés lorsqu’ils sont pris avec un repas. Les AINS  peuvent mener à des troubles digestifs comme des ulcères.

prise-medicament-moment-journee-nuit-V-2016-1

Par Xavier Gruffat (pharmacien). Article mis à jour le 30 mai 2018. Photos: Fotolia.com. Infographie: Rédaction de Creapharma.ch. Lire cet article en portugais et en allemand.

Lire aussi : 3 informations à connaitre sur les médicaments pour éviter les risques

10 aliments riches en potassium

Le potassium joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des cellules, des tissus et des organes du corps.  C’est un électrolyte, c’est-à-dire qu’il est porteur d’une petite charge électrique destinée à conduire l’électricité dans le corps. Il intervient dans la contraction musculaire, y compris celle du cœur, et a un effet positif dans la diminution de la tension sanguine, notamment en équilibrant l’apport en sodium. Une carence en potassium peut ainsi augmenter le risque de maladie cardiovasculaire, d’intolérance au glucose et peut même conduire à la fatigue et aux crampes musculaires. Voici 10 aliments riches en potassium et que vous pouvez inclure dans votre régime au quotidien.

1. La viande

La viande de bœuf, de veau, de porc et de poulet renferme une quantité importante de potassium. La charcuterie, notamment le salami, figure parmi les aliments qui en contiennent le plus avec près de 1300 mg pour une portion de 100 g. Les autres morceaux et produits dérivés de la viande peuvent fournir entre 300 à 650 mg de potassium pour 100 g. Attention, la charcuterie est un aliment souvent gras et salé, il est ainsi important de ne pas trop en manger.

2. Les haricots

HaricotQu’ils soient noirs ou blancs, les haricots sont riches en potassium outre leur teneur en fibres et en protéines. En plus de son effet rassasiant, le haricot noir  contient également du magnésium, du calcium et du folate. C’est un très grand pourvoyeur de potassium, avec près de 1400 mg pour une portion de 100 g.

3. Les fruits secs

Les fruits secs moelleux comme les pruneaux, les abricots, les dattes, les figues et les raisins constituent une bonne source de potassium et de fibres. Riches en oligo-éléments, ils sont bénéfiques pour la santé, mais il ne faut pas en abuser compte tenu de leur teneur en sucre et en calories. Les abricots secs sont les plus riches en potassium avec plus de 1000 mg dans une portion de 100 g.

4. Le poisson

Les poissons et crustacés sont de grands pourvoyeurs de potassium. Le saumon, en plus d’être riche en vitamines B, en protéines et en oméga-3, un acide gras utile pour le cerveau et le cœur contient aussi du potassium, à raison de 600 mg en moyenne pour 100 g. Les autres poissons comme la morue ou la seiche peuvent contenir jusqu’à 800 mg pour une portion de 100 g.

5. Les graines de lin

Les graines de lin sont particulièrement bénéfiques pour la santé. Riches en potassium, ils contiennent environ 850 mg pour 100 g. Outre cet apport, ces aliments sont d’excellents pourvoyeurs d’acides gras tels que l’oméga-3 ou l’acide oléique. Ils participent aussi dans l’accroissement du taux de bon cholestérol dans le sang tout en réduisant le risque de maladies cardiovasculaires.

6. L’ail

plante contre l'hypertensionAvec près de 530 mg de potassium pour 100 g d’ail, la consommation de cet aliment permet de couvrir une bonne partie de l’apport journalier nécessaire qui se situe entre 2 à 6 g. Riche en vitamine B6, en calcium, en manganèse et en cuivre, l’ail est un aliment santé et un condiment qui peut accompagner tous les plats. Il est particulièrement indiqué dans un régime sans sel puisque sa teneur en sodium reste très faible.

7. La banane

consommation fruits prévenir diabète de type 2La banane fait partie des aliments les plus riches en potassium. Elle peut contenir jusqu’à plus de 400 mg de ce minéral pour 100 g. Très apprécié des sportifs, ce fruit contribue efficacement à limiter l’apparition de courbatures ou de crampes en cas d’effort. Il facilite aussi la récupération grâce à son apport énergétique.

8. L’avocat

L’avocat est une bonne source de potassium, avec près de 350 mg pour 100 g de fruit. Sa saveur douce et sa chair onctueuse sont un véritable délice pour les papilles. Il fournit en plus à l’organisme une dose intéressante de cuivre, de protéine et de fibre.

9. La patate douce

La patate douce contient une quantité importante de potassium, environ 350 mg pour 100 g. Elle est aussi riche en vitamine A, en vitamine C, en cuivre et en manganèse. La consommation de cet aliment peut aider à prévenir l’oxydation du mauvais cholestérol et à abaisser la tension artérielle.

10. La pomme de terre

La pomme de terre est riche en potassium, environ 350 mg pour 100 g. Il est conseillé de la consommer cuite au four ou bouillie pour mieux profiter de tous ses bienfaits. Cet aliment contient en outre une bonne dose de vitamine C et de magnésium.

Le 30 mai 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch. Crédits photos : Fotolia.com. Infographie : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

Quand le corps vieillit : 12 raisons qui montrent qu’on n’a plus 20 ans

Quand le corps vieillit : 12 raisons qui montrent qu'on n’a plus 20 ansMême si on vieillit toujours mieux et on vit plus longtemps grâce aux différentes avancées médicales et une meilleure hygiène générale de ces dernières décennies, la « machine corporelle » souffre clairement avec l’âge de certaines défaillances. À une époque traversée de courants de pensée provenant de la Silicon Valley comme le transhumanisme, on réalise pour le moment qu’il ne s’agit que d’une utopie et que notre finitude, en tout cas physique (ne parlons pas ici de l’âme), est une certitude absolue. Au grand maximum, l’espérance de vie est de 120 ans. Elle gravite plutôt autour de 100 ans pour une minorité de personnes et en moyenne 80 ans dans la plupart des pays industrialisés. Mieux comprendre la physiologie humaine et les forces destructrices de l’organisme permet en particulier d’agir sur la prévention. Par exemple, pratiquer régulièrement de l’exercice physique aide à prévenir les rhumatismes et améliorer la santé cardiovasculaire ou ne pas fumer prévient la santé pulmonaire.

1. Cheveux et peau

À cause d’une diminution de la production de testostérone, mais aussi pour des raisons génétiques, beaucoup d’hommes perdent leurs cheveux avec l’âge notamment sur le haut du crâne. Comme la production de mélanine diminue, les cheveux deviennent blancs ou gris. Les femmes peuvent aussi perdre leurs cheveux, mais beaucoup moins que les hommes. La peau, avec le passage des années, a aussi tendance à être plus fine, à cause d’une diminution de production de  collagène et d’élastine, il s’en suit davantage d’infections, une peau plus sèche et la formation de rides.

2. Poumon

Le nombre d’alvéoles des vaisseaux capillaires au niveau du poumon diminue, ce qui réduit l’absorption d’oxygène lors de l’inspiration. La respiration devient plus compliquée, surtout après un effort ou en montagne. Avec l’âge, les muscles respiratoires sont aussi de moins en moins performants, ce qui accroît les difficultés des personnes âgées à effectuer des efforts et activités physiques intenses. De même, l’immunité est plus faible avec le déclin des mécanismes de défense de l’organisme. Les poumons sont ainsi plus sensibles aux infections virales ou bactériennes.

3. Foie

On estime que de l’âge de 20 à 90 ans, le foie perd un volume de 20 à 40%, la fonction sécrétoire est altérée et il s’en suit notamment des difficultés à métaboliser certains médicaments (ex zolpidem), c’est-à-dire ceux éliminés par le foie. Il est ainsi possible qu’une même dose de médicaments qui ne présente aucun effet secondaire chez une personne plus jeune provoque des effets secondaires chez une personne plus âgée. Tout comme pour le poumon, le foie devient moins résistant avec les années et le renouvellement des cellules hépatiques est de plus en plus lent.

4. Odorat

Le revêtement au niveau des narines devient plus fin et sec, surtout dès 50 ans. L’une des conséquences de ce changement est la diminution de la perception de certaines odeurs. Il faut aussi savoir que l’âge favorise le développement de poils dans le nez et parfois sur les pavillons des oreilles.

5. Ouïe

Avec l’âge on n’entend plus certains sons très aigus. On sait par exemple que des sons très aigus peuvent seulement être entendus par des personnes âgées de 20 ans et pas par celles de 40 ans ou plus. Progressivement, avec le passage des années, on entend aussi moins bien les sons graves. De plus, on note une plus grande accumulation de cires menant à des troubles auditifs.

6. Bouche

La production de salive diminue, ce qui mène à plus de sécheresse buccale. La sensibilité des papilles gustatives pour le sucré et le salé diminue avec l’âge. On peut aussi constater une rétraction des gencives due à la diminution de la masse musculaire de la bouche.

7. Coeur

Avec l’âge, le muscle cardiaque perd naturellement de sa force, ce qui mécaniquement réduit le pompage du sang. Avec l’accumulation de graisses, surtout dans les artères coronaires, le risque d’infarctus du myocarde est augmenté par rapport à des individus plus jeunes. La diminution du muscle cardiaque mène aussi à l’hypertension, une autre cause importante d’infarctus du myocarde, mais aussi d’AVC. À noter que la tendance à l’hypertrophie affecte plus les hommes que les femmes et que la pratique d’activités physiques régulières pourrait ralentir le processus.

8. Pancréas

Le pancréas produit moins d’insuline avec l’âge. Il en résulte une moins bonne entrée du sucre dans les cellules et une augmentation avérée du risque de diabète (de type 2).

9. Rhumatismes

La structure du cartilage a tendance à se détériorer avec l’âge. Il peut s’en suivre une augmentation du risque d’arthrose et notamment de l’arthrose du genou. Les mains et les bras peuvent aussi être touchés par l’arthrose, surtout chez la femme. De plus, les ligaments et tendons perdent leur élasticité avec le passage des années, ce qui accroit le risque de rupture et de déchirure (ex. tendinite).

10. Sexualité et organes sexuels

Chez l’homme, le pénis souffre plus fréquemment de troubles de l’érection et il ressent aussi une diminution du désir, causée notamment par la chute de la production de testostérone. D’autres causes liées à l’âge comme le diabète et l’hypertension favorisent les troubles érectiles. Chez la femme, la chute des hormones sexuelles à la ménopause mène souvent à une sécheresse vaginale ainsi qu’à une diminution du désir sexuel.

Chez l’homme, le volume de la prostate a tendance à augmenter, ce qui mène notamment à l’hyperplasie bénigne de la prostate, une affection caractérisée par des douleurs et des difficultés à uriner. Chez la femme, les seins deviennent moins fermes à cause d’une diminution du tissu fibreux.

11. Yeux

On sait qu’avec l’âge le cristallin devient plus rigide, ce qui va perturber progressivement la vision. Le risque de glaucome, une affection pouvant être à l’origine d’une cécité, augmente aussi avec l’âge. Certains troubles comme une plus grande difficulté à distinguer les objets proches ainsi que les couleurs surviennent également avec les années. De même, il peut devenir plus difficile de voir dans la pénombre, de s’adapter à la lumière, notamment aux reflets, et de retrouver une vision normale après s’être exposé à une lumière éblouissante. La diminution de l’acuité visuelle peut aussi provenir de la détérioration des conduits lacrymaux menant à la sécheresse oculaire.

12. Cerveau (ex. Alzheimer)

Le flux sanguin dans le cerveau diminue avec l’âge tout comme le nombre de cellules comme les neurones. À partir de 70 ans, il est par conséquence plus fréquent de souffrir de troubles de la mémoire. On sait aussi qu’avec le passage des années le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer augmente fortement. Parmi les signes les plus courants du déclin cérébral figurent la diminution de la vigilance, les troubles amnésiques et la perte de concentration.

Le 28 mai 2018. Par Xavier Gruffat (pharmacien) et la rédaction de Creapharma.ch – Crédits photos : Fotolia.com. Infographie : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

10 problèmes courants qui touchent le pied

Souvent cachés dans les chaussures et les chaussettes, les pieds sont parfois négligés, voire maltraités au risque de s’abîmer. Si en général, les douleurs au pied sont passagères et bénignes, elles peuvent être le symptôme d’autres affections qu’il convient de diagnostiquer à temps. Pour mieux prévenir les risques de complication, découvrez 10 problèmes courants au pied. 

1. Goutte
Le colchique s’attaque à la goutteLa goutte est une maladie rhumatologique due à l’augmentation du taux de l’acide urique dans le sang. Cette molécule se cristallise au niveau des articulations et provoque une inflammation extrêmement douloureuse qui touche généralement le pied, et en particulier le gros orteil. Lors d’une crise de goutte, souvent une seule articulation est touchée, mais les douleurs sont atroces au point que le simple contact avec le drap de lit peut devenir insupportable. La goutte est en augmentation ces dernières années surtout dans les pays industrialisés à cause notamment de l’augmentation de la malbouffe.

2. Mycoses des pieds et des ongles
La mycose des pieds ou « pied d’athlète » est une maladie infectieuse due à la prolifération de champignons entre les doigts des pieds. Elle se présente sous forme de rougeur et de desquamation. L’apparition de démangeaisons et de fissures permet aussi de la reconnaître. La mycose peut se développer sous les ongles, il s’agit dans ce cas d’onychomycose. L’ongle se décolle légèrement de son lit, prend d’autres couleurs et devient jaune ou vert ou encore varie d’épaisseur ou de texture.

complication chikungunya3. Douleurs au pied (ex. entorse ou ampoules)
Le pied peut être sujet à différentes douleurs selon la zone touchée : les muscles, les os, les articulations, les ligaments ou les tendons. Une entorse peut aussi être à l’origine de fortes douleurs. Des chaussures inconfortables, des frottements excessifs, le sport ou la fatigue sont autant d’origines des douleurs au pied. En cas de gonflement du pied, de rougeurs, d’apparition d’ampoules, d’ongle incarné, de cors et de durillon, de douleur persistante ou s’il devient difficile de faire bouger le pied, le mieux est de consulter un médecin ou un podologue pour éviter tout risque de complication.

4. Ongle incarné et panaris
L’ongle incarné se caractérise par la croissance d’un ongle dans la chair, c’est-à-dire à l’intérieur de la peau. Il se trouve généralement au niveau du gros orteil. La zone touchée devient rouge, avec l’apparition d’une inflammation douloureuse. Les ongles trop courts, les chaussures trop serrées ou certains ongles qui se courbent naturellement sont à l’origine de l’ongle incarné. Attention, sans traitement, la plaie risque de s’infecter. Parfois, une blessure située sur les ongles du pied peut favoriser le développement d’un panaris, une infection bactérienne qui au stade 3 de son évolution peut atteindre la circulation sanguine avec un risque de sepsis.

5. Verrues plantaires
Les verrues plantaires figurent parmi les problèmes courants rencontrés au niveau du pied. Il s’agit d’une petite excroissance qui se développe sur la plante des pieds. Les verrues sont généralement indolores, mais dès qu’elles apparaissent sous les pieds, elles deviennent très douloureuses et doivent être traitées rapidement. La verrue, comme le montre la photo ci-dessous, peut aussi être présente sur le pied (et non sur la plante).

cause Cors et durillons

6. Cors et durillons
Moins douloureux que les verrues ou les ampoules, le durillon se caractérise par l’épaississement de l’épiderme. Il apparaît au niveau de la zone de pression de la plante du pied ou à l’endroit où la peau subit des frottements trop fréquents. Quant au cor, il se reconnaît par une petite callosité jaunâtre, légèrement conique, qui pousse sur le dos des articulations, notamment de l’orteil et du bord extrême du pied. Il provoque des douleurs à la marche et peut s’infecter en l’absence de soins. Les diabétiques doivent être attentifs à ces problèmes de pied dont le diagnostic peut tarder à cause de l’absence de douleur.

7. Hallux valgus (oignon)
L’hallux valgus ou oignon du pied est un problème de désalignement du gros orteil et de l’os long le reliant à la cheville. Même si les causes ne sont pas encore très précises, il est conseillé aux femmes, davantage touchées par cette affection, d’éviter à long terme de porter des chaussures à bout pointu trop ajustées ou avec des talons hauts. L’hallux valgus peut provoquer des douleurs persistantes au niveau du pied et entraîner l’apparition d’une bosse sur la partie externe du gros orteil.

8. Névrome de Morton
Le névrome de Morton se manifeste par une forte douleur ressentie entre les orteils. Il pourrait survenir à la suite d’un épaississement ou d’un renflement du tissu entourant les nerfs plantaires. L’apparition du névrome pourrait s’expliquer par la compression des nerfs suite à l’usage de chaussures trop étroites. On estime d’ailleurs que cette maladie toucherait plus les femmes que les hommes. Il n’y a pas toujours de signe visible à l’extérieur en cas de névrome de Morton, mais dès qu’une douleur qui ressemble à celle d’une brûlure ou des engourdissements se manifestent au-dessous ou entre les doigts de pied, le mieux est de consulter un médecin.

9. Crampes aux pieds
Les crampes aux pieds sont des contractions douloureuses et involontaires qui affectent les muscles. Elles sont généralement courtes et peuvent être dues à un effort trop important qui n’a pas été précédé d’un échauffement musculaire suffisant. Un effort excessif qui sollicite les muscles ou qui demande une contraction musculaire soutenue peut aussi être à l’origine de ces crampes. La déshydratation, la grossesse ou la mauvaise circulation sanguine au niveau des muscles sont autant de facteurs possibles pouvant causer ces douleurs. En cas de crampe au pied, il convient d’étirer doucement le muscle en tirant le bout du pied vers soi, la jambe étendue. Masser la zone tendue ou se mettre debout, tendre les jambes et marcher dès que la douleur se dissipe un peu également aider à éviter l’apparition d’autres spasmes.

10. Odeurs de pieds
thé blanc - Camellia sinensisLa mauvaise odeur des pieds est généralement causée par l’abondance de la transpiration. Une mauvaise hygiène des pieds favorise également la prolifération des bactéries qui se nourrissent de peaux mortes. D’autres causes comme le stress, le diabète ou l’usage de chaussettes et chaussures fabriquées avec des matières qui empêchent l’air de circuler, comme le nylon ou le polyester, augmentent le risque d’avoir des pieds qui sentent mauvais. Le traitement de la cause et une bonne hygiène des pieds permettent de chasser cette odeur désagréable des pieds. Les chaussures en cuir et les chaussettes en coton sont à privilégier. À noter que le talc, la fécule de maïs et le bicarbonate de soude absorbent l’humidité tandis qu’un bain régulier à base de thé noir permet de réduire la transpiration et de ce fait la mauvaise odeur.

Article mis à jour le 28 mai 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch. Crédits photos : Fotolia.com. Infographies : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).