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Le sport sur ordonnance

effet contre la fatigue sportPARIS La pratique de sport prescrite par un médecin et remboursée par la Sécurité sociale comme s’il s’agissait d’un médicament, voici une proposition inhabituelle et originale de l’Académie nationale de Médecine de Paris. Cette idée suscite le débat en France. La ville de Strasbourg vient d’ailleurs, avec l’association de l’agence régionale de santé d’Alsace, de mettre en place une expérimentation qui va durer une année pour tester pratiquement ce concept.

Cette proposition est fondée sur les bienfaits de l’activité physique sur la santé, avec une action essentiellement préventive. La France est connue pour être l’un des plus grands consommateurs de médicaments d’Europe.

Selon une étude réalisée par Benchmark CCM, seulement 28% des français pratiquent régulièrement une activité physique. De plus, le sport chez les enfants et pré-adolescents est l’un des plus bas d’Europe.

Dans une France sédentaire, cette idée prend tout son sens selon le Dr Jacques Bazex qui a déclaré au journal Le Figaro: “Le sport doit faire partie des ordonnances du médecin comme les antibiotiques, l’aspirine ou les antidépresseurs”. Le gouvernement de François Hollande se prépare aussi à lancer une politique publique en faveur de l’activité physique.

Lors de sa prescription, le médecin va expliquer au patient le type de pratique sportive et avec quelle intensité. Il mentionnera aussi les contrôles qui doivent être observés pendant le traitement. Les coûts de l’activité physique seront pris en charge par la Sécurité sociale ou une assurance de santé.

Des critiques s’élèvent toutefois en mentionnant que cela pourrait engendrer des coûts supplémentaires pour une Sécurité sociale déjà très endettée.
Le site Creapharma soutient cette initiative, car même si cela engendre des coûts, le sport permet de prévenir de nombreuses maladies comme le diabète, l’obésité, l’hypertension, la dépression ou encore de nombreux cancers.
A la fin, la Sécurité sociale devrait être gagnante, car des maladies chroniques comme le diabète ou l’obésité ont un coût très élevé pour la société. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relève que le mode de vie sédentaire est la cause d’un décès sur dix dans le monde.

Par Xavier Gruffat, avec agences (ATS), le 7 novembre 2012

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.09.2017