Luminothérapie

Définition

luminothérapie La luminothérapie fait partie intégrante de la médecine douce. Elle consiste essentiellement en un traitement thérapeutique à base d’une lumière artificielle. Son efficacité lui permet de venir à bout de certaines maladies (dépression, troubles affectifs saisonniers).

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De quoi s’agit-il ?

Thérapie à base de lumière, la luminothérapie consiste à exposer les yeux du patient sous une luminosité de forte intensité. Pour une meilleure efficacité, il faut que la lumière diffusée varie entre 2500 et 10 000 lux. Le lux sert à mesurer l’unité d’éclairement en fonction de la surface. À titre indicatif, sachez que l’intérieur d’un appartement doté d’un éclairage performant fait au maximum 400 lux. Une fois exposés à cette lumière, les yeux déclenchent un processus nerveux en partant de la rétine jusqu’au cerveau. Même si l’efficacité de cette thérapie n’est plus à démontrer, des doutes planent encore sur le vrai mécanisme nerveux déclenché par la lumière.

Parmi les différentes hypothèses avancées, une seule rallie actuellement l’avis des experts. Il s’agit de celle qui penche sur une action de la luminothérapie au niveau de la glande pinéale se trouvant dans le cerveau. Cette glande a pour rôle de synthétiser la mélatonine, une des hormones du système nerveux. Pour les personnes atteintes d’une dépression saisonnière, la production de cette hormone reste particulièrement élevée dans la journée, entraînant ainsi un véritable effet somnifère. En effet, pour une personne en bonne santé, la sécrétion de mélatonine s’effectue uniquement la nuit. Le rôle de la lumière émise lors de la luminothérapie consiste à rétablir cette horloge biologique de l’organisme.

La lampe de luminothérapie

À l’origine, la pratique de la luminothérapie a été seulement réservée aux médecins et aux spécialistes de la psychiatrie. Après avoir fait ses preuves dans ce cercle relativement restreint, la pratique de cette thérapie a véritablement explosé. Le développement rapide de la technologie fait qu’il est actuellement possible de se procurer facilement d’une lampe de luminothérapie. Malgré cette démocratisation, quelques précautions doivent être prises en compte lors d’une séance de luminothérapie. La plus importante consiste à vérifier la puissance de la lampe. Il faut s’assurer que celle-ci ne présente pas de risques pour la peau et les yeux de son utilisateur. Pour cela, les lampes halogènes émettant des rayonnements ultraviolets UV et infrarouges IR sont à bannir.

Que ce soit à domicile ou dans un centre spécialisé, la séance en luminothérapie doit toujours se dérouler le matin. L’objectif étant d’exposer les yeux de l’utilisateur dans le faisceau émis par la lumière. Lors de cette intervention, le patient peut effectuer d’autres activités comme lire un livre ou encore regarder un écran. L’essentiel est qu’il garde ses yeux ouverts dans le champ de la lumière diffusée par la lampe. La durée de la séance varie en fonction de l’intensité lumineuse utilisée. Ainsi, pour une lampe de 2500 lux, le traitement est d’environ deux heures. Si la puissance de la lampe atteint les 10 000 lux, la séance ne dure qu’une trentaine de minutes.

Les bienfaits de la luminothérapie

La luminothérapie s’avère particulièrement intéressante pour mettre un terme à la dépression saisonnière ou trouble affectif saisonnier. Il faut savoir que cette dépression n’apparaît que pendant la saison hivernale, au moment où la lumière extérieure diminue. Elle touche environ 10% de la population des pays nordiques et se caractérise par une tendance dépressive, une chute de la libido, une sensation permanente de fatigue et de sommeil. Dans certains cas, la dépression saisonnière s’accompagne d’une crise de boulimie. Les personnes souffrantes d’une dépression non saisonnière peuvent également solliciter la luminothérapie pour les guérir de leurs maux.

Mis à part le traitement des dépressions, la luminothérapie se montre également en mesure de guérir plusieurs autres maladies. Elle peut notamment résoudre les troubles de sommeil comme l’insomnie ou encore le problème de réveil matinal, éliminer les maladies causées par le décalage horaire. Parallèlement, elle met un terme aux problèmes liés au syndrome prémenstruel ainsi qu’à la tendance boulimique. La plupart du temps, la luminothérapie met en œuvre un simulateur d’aube pour le traitement d’une maladie. Il s’agit d’une lampe programmable permettant de reproduire en douceur la levée du soleil. Efficace, cet appareil peut réduire l’insomnie et les dépressions d’origine non saisonnières.

Les limites de la luminothérapie

Malgré son efficacité avérée, la luminothérapie est formellement proscrite en cas de maladies oculaires. Ainsi, le traitement en luminothérapie est contre indiqué si le sujet présente des problèmes des yeux comme la rétinopathie, la cataracte, le glaucome ou encore la lésion au niveau de la rétine. Elle ne peut non plus être appliquée sur les personnes maniaco-dépressives et celles souffrantes de porphyries. D’autre part, la consommation de certains médicaments à base d’antibiotiques et de lithium n’est pas compatible avec un traitement en luminothérapie. En effet, ceux-ci entraînent une extrême sensibilité du patient à la lumière. Dans tous les cas, à titre de précaution, les personnes sensibles à la lumière doivent solliciter l’avis d’un médecin avant de faire un traitement en luminothérapie.

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Contrairement aux traitements avec les médicaments, la luminothérapie ne présente que de rares effets secondaires. Ces derniers se manifestent en général par des maux de tête et des irritations de la partie oculaire. L’apparition d’un tel phénomène ne nécessite pas un arrêt définitif du traitement, mais seulement un éloignement progressif de la source de lumière. Afin que votre séance de luminothérapie soit réalisée en toute sécurité, il faut que la lampe utilisée réponde aux normes établies par l’Union européenne.

Lire aussi notre dossier complet sur les troubles affectifs saisonniers

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Autres informations utiles sur la luminothérapie (source: Pharmacie Clergère à Pully et Wikipedia.org)

La luminothérapie est aujourd’hui unanimement reconnue comme traitement alternatif ou complémentaire contre le SAD (dépression saisonnière), certains troubles du sommeil, les décalages horaires fréquents ou les problèmes dus au travail de nuit.

Mécanisme

La luminothérapie est un traitement qui consiste à exposer les yeux à une lumière contenant le plein spectre de la lumière du soleil, dépourvue d’infrarouges et d’ultraviolets, dans le but d’influencer la sécrétion hormonale et de ce fait la durée et le rythme du sommeil.

Le corps humain, comme celui de nombreux animaux, est réglé par la lumière du soleil sur un rythme d’environ 24h.

Les indicateurs permettant de passer d’une activité diurne à nocturne ou l’inverse sont la mélatonine (hormone du sommeil) et la lumière.

Chez les personnes sensibles, si la luminosité est faible ce qui est le cas en hiver ou dans les lieux fermés soumis à une lumière artificielle, la glande pinéale responsable de la sécrétion de mélatonine s’active et provoque des somnolences, même de jour, ainsi que des perturbations du sommeil. De plus, pendant que cette hormone est sécrétée, les hormones nécessaires à une bonne activité diurne ne sont, elles, plus sécrétées en suffisance. Ce dérèglement interne est à l’origine de nombreux troubles comme la dépression saisonnière, le blues de l’hiver, certains troubles du sommeil, le jet lag et le travail de nuit pour n’en citer que quelques-uns.

Une lumière vive va donc bloquer la sécrétion de mélatonine qui est responsable de la somnolence prédisposant au sommeil et activer le « mode » diurne de notre corps. La personne sera donc plus alerte la journée et dormira mieux le soir.

L’unité d’intensité lumineuse est le lux. A titre comparatif, lorsque nous travaillons dans un bureau, nous sommes exposés à des niveaux lumineux de l’ordre de 100 à 500 lux. Par contre, à midi en plein été, cette valeur grimpe à 50’000 voire 60’000 lux.

Traitements

Un traitement classique de luminothérapie consiste à une exposition tôt le matin d’une durée de :

  • 30 min avec une lampe de 10’000 lux
  • 1h avec une lampe de 5’000 lux à une distance de 50 cm
  • 2h avec une lampe de 2’500 lux

Ne jamais s’exposer à moins de 40 cm de distance !

A noter que le moment de l’exposition joue un rôle important dans le traitement.

Lire aussi notre dossier complet sur les troubles affectifs saisonniers

Voir aussi notre dossier sur la dépression ou sur le sommeil

News intéressante:

Un peu de luminothérapie en attendant son bus dans l’hiver suédois

STOCKHOLMUne trentaine d’arrêts de bus de la ville d’Umeaa, dans le nord de la Suède, offrent un peu de luminothérapie aux usagers qui attendent leur bus dans le long hiver suédois, a annoncé mardi le fournisseur d’énergie à l’origine de l’opération. La luminothérapie est un traitement contre la dépression saisonnière.

“On se sent fatigué à cette époque de l’année, et obtenir une petite dose de lumière en plus, c’est tonique”, a expliqué la directrice du marketing de Umeaa Energy, Anna Norrgaard.

Et pour cause, à Umeaa, à quelque 500 km au nord de Stockholm, les journées sont très courtes : il ne fait jour que quatre heures et demie au pic de l’hiver, fin décembre.

Les lampes spéciales remplacent provisoirement les publicités. Cinq arrêts de bus ont même été surmontés de panneaux réfléchissants pour améliorer encore la sensation d’être sous le soleil.

Face aux lampes les yeux ouverts “Il faut se mettre face aux lampes (…) et garder les yeux ouverts pour laisser entrer la lumière”, a conseillé Mme Norrgaard.

On peut aussi envisager de se rendre à son arrêt de bus plus tôt que d’habitude puisqu’en luminothérapie, il est généralement recommandé de s’exposer une demi-heure, même si le temps “varie en fonction des personnes”, a-t-elle ajouté.

Les amateurs de bronzage seront déçus: les lampes n’émettent pas d’ultraviolets, afin de protéger les yeux. La luminothérapie est un traitement contre le “blues de l’hiver”, trouble provoqué par le manque d’ensoleillement.

ATS, 27.11.2012

Photo: © Gordana Sermek – Fotolia.com

Article écrit par Seheno Harinjato et Xavier Gruffat (Pharmacien)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 11.02.2016