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Ivermectine

ATTENTION, CREAPHARMA NE REPOND A AUCUNE QUESTION SUR L’IVERMECTINE (POUR RAISONS JURIDIQUES) ET NE LIVRE EN AUCUN CAS LE MEDICAMENT, CREAPHARMA EST UN SITE D’INFORMATION EXCLUSIVEMENT ET PAS DE E-COMMERCE.

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Article mis à jour le 14.09.2021, par Xavier Gruffat (pharmacien suisse diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich – ETH Zurich en Suisse, diplômé MBA de FIA/USP au Brésil – Fondateur et rédacteur en chef de Creapharma.ch).
Remarque : l’utilisation de l’ivermectine contre la Covid-19 reste controversée en tout cas pour certains médias en septembre 2021, notamment par manque de grandes études cliniques (lire davantage ci-dessous). Plusieurs (plus de 50) “petites” études ont montré son efficacité contre la Covid-19. Début septembre 2021 (date de mise à jour de ce dossier), on attend notamment avec impatience depuis le 23 juin 2021 (news de l’annonce de l’étude en anglais ici) une grande étude clinique anglaise (PRINCIPLE) réalisée par la très renommée université d’Oxford (Angleterre)
. Creapharma.ch a pu contacter l’Université d’Oxford par e-mail le 28 juillet 2021 qui nous a répondu le lendemain que l’étude clinique avec l’ivermectine était effectivement en cours. A la fin juillet 2021 l’Université d’Oxford n’avait aucun résultat préliminaire à communiquer. Une étude américaine des National Institute of Health’s Activ-6 study était aussi en cours en septembre 2021 concernant l’ivermectine. Cela dit, une présentation du scientifique Edward Mills de la McMaster University au Canada tenue en août 2021 et organisée par le NIH estime que l’ivermectine (prise de 400 microgrammes d’ivermectine par kg de poids corporel, testée sur 677 personnes souffrant de Covid-19 – en double aveugle) n’a aucun effet significatif (en terme statistiques) contre la Covid-191.
Dans un éditorial datant du 29 juillet 2021 publié dans le très respectable journal américain The Wall Street Journal (classé politiquement à droite), deux intellectuels demandaient à la FDA d’autoriser en urgence l’ivermectine contre la Covid-19 (lire ici l’éditorial : article payant).
Toutes les sources sont mentionnées dans l’article ou tout en bas de page.

Autres molécules avec des effets prouvés (ou en partie) contre la Covid-19 :
Budésonide FluvoxamineDexaméthasone (cas grave à l’hôpital) – Remdesivir (cas grave à l’hôpital)

Introduction, informations intéressantes
L’ivermectine est un principe actif indiqué surtout dans le traitement de maladies parasitaires comme l’onchocercose ou la strongyloïdose. Depuis l’année 2020, l’ivermectine a été étudiée pour le traitement de la Covid-19. L’ivermectine est notamment utilisée officiellement contre la Covid-19 en Amérique centrale et en particulier dans certains états du Mexique2 ainsi qu’en Inde (certaines régions). L’effet anti-Covid-19 pourrait provenir d’un effet sur l’hélicase virale, une protéine, du SARS-CoV-2 (lire davantage ci-dessous sous Effets).
Sur son site Internet en français, l’OMS écrit cela : “l’ivermectine est sans danger et peut être utilisé à grande échelle”, en tout cas à une dose unique prise annuellement de 150 à 200 µg/kg du poids corporel (lire ci-dessous sous Posologie). L’OMS relève que c’est un médicament très efficace qui à lui tout seul, a transformé la vie de millions de personnes souffrant de l’onchocercose (cécité des rivières) depuis son introduction en 1987. L’ivermectine fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’OMS3. Le 31 mars 2021, l’OMS a annoncé qu’elle déconseillait l’utilisation de l’ivermectine contre la Covid-19, sauf pour des essais cliniques (une façon peut-être de dire que la décision n’est pas encore totalement tranchée).
Le Nigéria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est probablement le pays qui a le plus utilisé cette molécule depuis sa mise sur le marché dans la lutte contre l’onchocercose. L’ivermectine est aussi très utilisée en usage vétérinaire, notamment aux Etats-Unis.

Lire aussi : Ivermectine en comprimé non disponible en Suisse – Creapharma interroge Swissmedic (31.03.2021)

Prix Nobel pour ce médicament :
L’ivermectine est un médicament dont la découverte a valu à l’Irlandais William C. Campbell qui travaillait à l’époque de la découverte pour le laboratoire pharmaceutique MSD et au Japonais Satoshi Ōmura le prix Nobel de médecine en 20154. Pour être précis, ces deux chercheurs ont gagné la moitié du prix Nobel (50%), l’autre moitié est revenue à la Chinoise Youyou Tu pour un travail sur le paludisme et la molécule artémisinine5. L’ivermectine provient de Streptomyces avermitilis, c’est justement le travail du Japonais Satoshi Ōmura qui a permi d’isoler cette molécule.

Noms de la molécule :
Ivermectine, ivermectin (nom anglais), IVM, ivermectinum (nom latin), ivermectina (nom en espagnol ou portugais).
Nom ATC : P02CF01.
L’ivermectine a été découvert dans les années 1970. La commercialisation date du début des années 1980.

Formule chimique (crédit photo ci-dessous : Wikipedia.org) :
C95H146O28

Formule de la molécule :
L’ivermectine est un mélange des deux composants H2B1a et H2B1b de l’ivermectine, l’ivermectine doit contenir au minimum 80% de H2B1a et au maximum 20% de H2B1b, donc un ratio de 80% (1a) et 20% (1b). Les deux molécules ne diffèrent structurellement que par un groupe méthylène. Les deux composants H2B1a et H2B1b ont des activités anti-parasitaires presque identiques. L’ivermectine a une structure chimique similaire à celle des macrolides (des antibiotiques).

Noms de marque :
Mectizan® ou Stromectol® (deux médicaments commercialisés par Merck & Co., Inc., connu sous le nom MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada, notamment en Europe). Il existe aussi des génériques (lire ci-dessous). En France plusieurs génériques sont disponibles sur le marché (certains à 3 mg par comprimé).
En France le Stromectol®, médicament original, compte 5 mg par comprimé, selon le site Vidal.

Génériques :
L’ivermectine n’a plus de brevet, il est entré depuis plusieurs années dans le domaine public, ce qui permet la production de médicaments génériques. C’est un médicament très bon marché à produire, par exemple au Brésil une boîte de générique de 4 comprimés à 6 mg d’ivermectine coûtait un peu plus de 4 euros (27 Reais) en mars 2021. Au Brésil il est possible de l’acheter sans ordonnance dans presque n’importe quelle pharmacie du pays. En Suisse, de façon étonnante, le médicament n’est pas disponible sous forme de comprimés.
Au Brésil, on trouve des boîtes d’ivermectine vendues sans ordonnance au dosage de 6 mg (la posologie conseillée par le pharmacien le 27 mars 2021 à Creapharma.ch contre la Covid-19 varie mais peut-être typiquement de 3 comprimés de 6 mg pour une personne de 80 kg à prendre chaque 12 heures – soit un total de 18 mg, puis à répéter chaque semaine). Voir aussi plus d’informations dans la rubrique Posologie ci-dessous.
Au Bengladesh, il est aussi facile et bon marché d’acheter ce médicament6.

Métabolisme :
Le temps de demi-vie est d’environ 57 heures chez l’adulte, par comparaison avec d’autres molécules (médicaments) il s’agit d’un temps long de demi-vie.

Effets :
– L’ivermectine a des propriétés antiparasitaires et anthelminthiques.
Les effets sont basés sur la liaison aux canaux de chlorure glutamate, qui se trouvent dans les cellules nerveuses et musculaires des parasites. Il s’en suit une paralysie musculaire menant à la mort du parasite.
L’ivermectine tue les larves de Onchocerca volvulus – les microfilaires – qui vivent dans le tissu sous-cutané de la personne infectée. L’on pense qu’il paralyse ou tue les microfilaires progressivement, évitant ainsi les réactions inflammatoires intenses qui se produisent lorsque celles-ci meurent naturellement7
Contre le virus de la Covid-19 et autres virus
– L’ivermectine a également montré des effets antiviraux contre divers virus (ex. SARS-CoV-2, virus de la dengue). L’ivermectine combat en fait 21 virus différents 8. Selon une étude publiée en 2020 dans le journal Antiviral Research (DOI : 10.1016/j.antiviral.2020.104787), une seule dose d’ivermectine réduit la charge virale dans les cellules (culture de cellules) de SARS-CoV-2 de 99,8% après 24h et de 99,98% après 48h.
In vitro, la molécule a montré de puissants effets antiviraux contre le SRAS-CoV-2 (virus à l’origine de la Covid-19, lire aussi davantage ci-dessous). L’ivermectine est non seulement extrêmement efficace pour réduire la virémie dans la phase précoce de l’infection, mais elle est également active pendant la phase secondaire de la maladie9. L’ivermectine a plus d’un mécanisme d’action qui est potentiellement efficace contre la Covid 19. L’un des mécanismes est sa capacité à se fixer à la protéine Spike (protéine S) du SARS-CoV-2 en plusieurs points stratégiques utilisés par le virus pour se lier et pénétrer dans nos cellules. De ce fait, contrairement aux anticorps monoclonaux, il peut agir contre toutes les variantes du virus du SARS-CoV-2. L’ivermectine agirait également comme agent antiplaquettaire (similaire mais plus spécifique que l’héparine et l’aspirine)10. L’ivermectine inhibe la réplication virale de plusieurs flavivirus (ex. virus de la dengue, Zika, fièvre jaune, virus du Nil occidental)11.
Action sur l’hélicase :
On estime que l’ivermectine exerce son effet à un moment qui coïncide avec le début de la synthèse de l’ARN viral intracellulaire, comme prévu pour une molécule qui cible spécifiquement l’hélicase virale (une protéine). Les hélicases sont des cibles prometteuses pour les médicaments antiviraux car leurs activités enzymatiques sont essentielles à la réplication, la transcription et la traduction du génome viral. Certains hélicases se déplacent le long d’un brin d’ARN et permet d’en séparer le brin complémentaire d’ARN et les protéines liées, les hélicases agissent un peu comme des ciseaux. De nombreux inhibiteurs puissants des hélicases codées par le virus de l’herpès simplex, le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère, le virus de l’hépatite C, le virus de l’encéphalite japonaise, le virus du Nil occidental et le papillomavirus humain ont été signalés dans la littérature scientifique dans les années 200012.
Effets sur les cytokines :
L’ivermectine peut aussi agir en menant à une diminution de la production de cytokines dans l’organisme13. L’étude citée dans la phrase précédente (publiée en 2017) ne le précise pas mais cela pourrait expliquer un effet favorable contre les patients Covid-19, en limitant la fameuse tempête de cytokines.

Indications :
– Cécité des rivières ou onchocercose (provoqué par un parasite appelé Onchocerca volvulus)
– Strongyloïdose (provoqué par un parasite appelé Strongyloides stercoralis)
– Filariose lymphatique ou éléphantiasis (provoqué par un parasite appelé Wuchereria bancrofti)
– Ascaridiose (provoqué par un parasite appelé Ascaris lumbricoides)
Gale, y compris la gale hyperkératosique (provoqué par un acarien appelé Sarcoptes scabiei)
Poux de tête (provoqué par un acarien appelé Pediculus humanus capitis)
Poux du pubis (provoqué par un acarien)
Rosacée (une maladie de la peau, à utiliser sous forme de crème)
Covid-19 – en prophylaxie et en traitement (lire davantage ci-dessous) semble agir surtout en prévention ou prophylaxie, voir les références ci-dessous). L’Afrique du Sud a autorisé l’ivermectine contre la Covid-19 à usage contrôlé chez l’humain à travers son agence South African Health Products Regulatory Authority (SAHPRA) dès le 27 janvier 202114. Dans la plupart des autres pays du monde, selon nos informations, l’ivermectine n’est pas indiquée officiellement contre la Covid-19 (on parle de Off label). Au Brésil, l’utilisation de l’ivermectine est recommandée par le président Bolsonaro mais sans indication officielle (de l’ANVISA), fait polémique, notamment dans les journaux de gauche comme Folha de S.Paulo qui critiquent son efficacité (le cas dans un article en portugais datant de janvier 2021). Cette critique des médias de gauche est, selon les dernières études (mars 2021), infondée et s’avère plus une lutte politique que scientifique. Depuis la mi-janvier 2021, l’ivermectine peut être prescrite contre la Covid-19 aux Etats-Unis15.
La République tchèque et la Slovaquie ont autorisé l’utilisation temporaire de l’ivermectine contre la Covid-19 dans le cadre de leur législation nationale, comme le relève l’EMA le 22 mars 2021 dans un communiqué.
– Covid-19 long (long houlers). Certaines personnes ont vu des améliorations avec le Covid-19 dit long (qui dure pendant des mois)16.

Effets secondaires :
Prise orale (comprimés) :
Les effets secondaires sont souvent une conséquence de la mort des parasites et dépendent donc de la maladie, comme le résume le site suisse Pharmawiki.ch. Chez les êtres humains non infectés par un parasite, l’ivermectine est en général bien tolérée17. Autrement dit, de nombreux effets secondaires sont liés au traitement d’infections parasitaires avec inflammation et irritation causées par la décomposition de parasites internes morts ou mourants.
Des effets secondaires possibles sont notamment : diarrhée, mal de ventre (douleurs abdominales), manque d’appétit, constipation, fatigue, faiblesse, vertiges, somnolence ou tremblements. Des lésions de la peau et même parfois de l’urticaire sont aussi possibles. Autres effets secondaires : visage gonflé, chute de la pression artérielle ou augmentation de la fréquence cardiaque.
Les effets secondaires de l’ivermectine sont peu fréquents et presque jamais graves (selon les informations récoltées par Creapharma.ch, notamment le site de l’OMS VigiAccess qui note 16 décès dus à l’ingestion d’ivermectine depuis 1992, hors 3,8 milliards doses ont été administrées dans le monde). Les effets secondaires sont réversibles.
Parmi 4 milliards de doses administrées dans le monde depuis 1998, il y a eu seulement 28 cas de graves complications neurologiques comme effets secondaires, selon le Wall Street Journal du 29 juillet 2021 qui se base sur une étude publiée en 2021 dans le journal scientifique American Journal of Therapeutics.
Effets secondaires selon une étude indienne :
Dans une étude indienne réalisée en septembre 2020 dans la prophylaxie de la Covid-19 (voir davantage d’informations sous Remarques ci-dessous) au dosage de 300 μg/kg administrées à 72 heures d’intervalle (par exemple pour un homme de 80 kg cela fait 12 mg chaque 3 jours, soit au total 24 mg) sur environ 2300 personnes qui ont pris de l’ivermectine seulement 42 participants (1,8 %) ont signalé des effets indésirables suite à l’administration
de l’ivermectine orale. Tous les effets indésirables étaient limités et de nature légère, et aucun n’a nécessité de médication ou d’hospitalisation. Les effets indésirables dans cette étude indienne étaient les suivants : maux de tête, diarrhée, nausées, démangeaisons, éruptions cutanées, fatigue, vomissements, étourdissements et douleurs abdominales.
Pas d’effets toxiques ou très peu :
Sur le site français Vidal, on peut lire cela (au 27 mars 2021) : des cas de surdosage accidentel par ivermectine ont été rapportés, mais aucun n’a entraîné de décès. Il n’y a pas d’effet toxique de l’ivermectine, dans le sens de séquelles à long terme ou de risque de mort, selon les informations récoltées par Creapharma.ch. Lors d’intoxication (dose trop élevée de la molécule), les effets indésirables ressemblent aux effets secondaires du médicament : lésions cutanées avec parfois urticaire, enflure, mal de tête, vertiges, nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, crises de convulsion, troubles de l’équilibre, difficultés à respirer ou troubles de la sensibilité. En cas d’ingestion d’un excès d’ivermectine, contactez un service d’urgence.
Une étude suisse publiée en 2006 a toutefois montré un très probable cas d’hépatite médicamenteuse provoquée par l’ivermectine sur une femme Camerounaise. Un mois après la prise d’une seule dose d’ivermectine, une biopsie du foie
a montré des infiltrats inflammatoires intralobulaires, une nécrose confluente et une apoptose. Cette étude suisse a été publiée dans le Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene. La conclusion de cette étude est que chez les patients souffrant de douleurs abdominales après un traitement à l’ivermectine, une atteinte des cellules du foie doit être envisagée.
Dermatite oncologique (cas particulier) :
Après un traitement par l’ivermectine, les patients avec une dermatite d’origine oncologique peuvent présenter une plus grande probabilité que les autres de souffrir d’effets secondaires, notamment des œdèmes et une aggravation de la dermatite oncologique.

Contre-indications (prise orale) :
Hypersensibilité (allergie à l’ivermectine ou à des excipients du médicament comme en comprimés), grossesse et allaitement, enfants dont le poids est inférieur à 15 kg ou qui ont moins de 5 ans.
Au Brésil, la notice d’un générique (ivermectina Vitamedic) indique que le médicament (ivermectine) est contre-indiqué lors de méningite ou d’affections du système nerveux central.
Il peut exister d’autres contre-indications en fonction de l’indication du médicament.
Allaitement :
L’ivermectine est éliminé dans le lait maternel en faible concentration.

Interactions :
Il n’y a pas d’interactions médicamenteuses documentées avec l’ivermectine, selon certaines sources peut-être avec la warfarine. De plus, la notice d’emballage du médicament au Brésil demande de la prudence lors d’une administration avec des médicaments qui affaiblissent le système nerveux central (ex. somnifères, anxiolytiques, analgésiques, alcool). Il n’est pas précisé les raisons de cette prudence. L’azithromycine peut augmenter les concentrations sériques
de l’ivermectine. A dose plus élevée, des interactions médicamenteuses pourraient exister via le cytochrome CYP3A18. Une prise de l’ivermectine avec des aliments gras pourrait augmenter l’effet de l’ivermectine, et donc éventuellement sa “toxicité” (lire rubrique Toxicité ci-dessus).

Formes galéniques :
– En comprimé (ex. 3 mg, 5 mg ou 6 mg par comprimé, la quantité dépend des pays (ex. au Brésil surtout comprimés de 6 mg). Dans sa liste des médicaments essentiels datant de 2013 (selon nos informations la dernière liste disponible), l’OMS mentionne des comprimés (en anglais: tablet) à 3 mg.
– En goutte (ex. 1,5 mg par goutte)
– En crème.
– Autres formes galéniques en usage externe (ex. solution).

Posologie :
– Les comprimés sont généralement pris en une seule dose annuellement et à jeun en tout cas pour certaines indications (lire la notice d’emballage). La dose dépend du poids corporel (par ex. 150 à 200 µg par kg de poids corporel, pour une personne de 70 kg si on retient la dose de 200 µg, cela fait une dose de 14 mg par année). L’OMS estime que 65% de la population totale vivant dans une zone endémique donnée doit prendre l’ivermectine chaque année pour éliminer l’onchocercose comme problème de santé publique.
– La posologie exacte contre la Covid-19 n’est pas clairement établie. Dans la prévention de la Covid-19, en off-label, il est parfois recommandé de prendre 12 mg par semaine d’ivermectine pendant plusieurs mois19. On note au passage que la dose totale est passablement plus élevée que la thérapie contre l’onchocercose (en prise annuelle de 14 mg). Pour certains spécialistes la dose en prise orale contre la Covid-19 est de 200-400 mcg/kg/dose20(par exemple pour une personne de 70 kg cela représente 14 mg à 28 mg par dose).
– En prise orale (comprimé), il est conseillé de le prendre à jeun et avec un peu d’eau.
Posologie chez les seniors :
Chez les personnes âgées (seniors), il n’y a pas besoin d’adapter la dose. La posologie se fait comme chez les enfants de plus de 5 ans (ou plus de 15 kg) et les adultes en fonction du poids corporel.

Remarques :
– Sous forme de comprimé (prise orale), l’ivermectine n’est pas enregistrée en Suisse. L’ivermectine doit par conséquent être importée de l’étranger si nécessaire, notamment de France. Dans ce pays, plusieurs médicaments à base d’ivermectine sont disponibles sous forme orale (comprimés de 3 mg, 5 mg).

Gale :
Selon l’OMS, l’ivermectine par voie orale (ex. comprimé) est très efficace contre la gale et son usage est agréé dans plusieurs pays. 

Covid-19 :
– Début décembre 2020, au moins 90 études avaient été réalisées sur l’ivermectine et son effet sur la Covid-19. Pour certains spécialistes, l’ivermectine serait efficace contre la Covid-19 à tous les stades de la maladie21.
Etude montrant l’efficacité de l’ivermectine (pre-print), en tout cas en prévention (27.03.2021) – analyse de nombreux pays d’Afrique :
Dans les zones, notamment en Afrique, où l’ivermectine est distribuée et utilisée par l’ensemble de la population, elle entraîne une réduction significative de la mortalité. Ce sont les conclusions d’une étude japonaise publiée en pre-print (sans révision par les pairs) le 27 mars 2021 sur la plateforme medRxiv (DOI : 10.1101/2021.03.26.21254377). Des chercheurs du Tokyo Medical Center à Tokyo au Japon ont réalisé cette étude. Le titre de l’étude est : “Pourquoi la Covid-19 n’est pas si répandue en Afrique : comment l’ivermectine l’affecte-t-elle ? (en anglais : Why COVID-19 is not so spread in Africa: How does Ivermectin affect it?). Les scientifiques japonais ont notamment analysé 31 pays d’Afrique (ex. Angola, Nigeria, Côte d’Ivoire – liste complète des pays ici) où le programme de traitement communautaire à l’ivermectine (en anglais : community-directed treatment with ivermectin, CDTI, page de l’OMS) est mis en place à cause d’une onchocercose endémique. L’onchocercose, plus connue sous le nom de «cécité des rivières» est due au ver parasite Onchocerca volvulus, comme l’explique l’OMS. Ils ont comparé les données épidémiologiques sur la Covid-19 de ces 31 pays avec 22 pays (ex. Algérie, Afrique du Sud, Madagascar, Tunisie, Maroc – voire liste complète ici) qui ne sont pas endémiques à ce ver. Pour les scientifiques japonais, le traitement communautaire de l’onchocercose par l’ivermectine est l’explication la plus raisonnable de la diminution des taux de morbidité et de mortalité en Afrique de la Covid-19.
Etude française de 2020 (dans un home), publiée en 2021 :
Une étude réalisée en France en 2020 mais publiée le 16 janvier 2021 dans le BJD (DOI : 10.1111/bjd.19821) est particulièrement intéressante. Entre le 5 mars et le 15 mai 2020, 69 résidents d’un établissement pour personnes âgées dans la région parisienne, d’un âge moyen de 90 ans, et 52 membres du personnel ont reçu de l’ivermectine en raison d’une épidémie aiguë de gale (une maladie causée par un parasite contre lequel l’ivermectine est extrêmement efficace). Seules onze de ces personnes sous ivermectine ont ensuite présenté des symptômes dus à la Covid-19 pendant l’épidémie et aucune n’a dû être hospitalisée ou n’est décédée de la maladie. Ces résultats contrastent fortement avec le pronostic du groupe témoin de patients d’autres établissements similaires, avec des hôtes d’un âge moyen de 86 ans, où, sans l’utilisation de l’ivermectine, 22,6 % ont été infectés et 5 % sont morts.
Etude indienne, forte efficacité en prévention (publiée en 2021 en pre-print) :
Deux doses d’ivermectine orale (300 μg/kg administrées à 72 heures d’intervalle, par exemple pour un homme de 80 kg cela fait 12 mg chaque 3 jours, soit au total 24 mg) en tant que chimioprophylaxie chez les travailleurs de santé réduisent le risque d’infection par la Covid-19 de 83 % au cours du mois suivant. Selon cette étude indienne, l’ivermectine est une chimioprophylaxie sûre, efficace et peu coûteuse qui est pertinente pour la sortie de crise de la pandémie, à côté du vaccin. Cette étude a été publiée en pre-print (pas encore revue par les pairs) en 2021 sur la plateforme Research Square (DOI : 10.21203/rs.3.rs-208785/v1).
Méta-analyse (29.03.2021) :
Une étude (méta-analyse) publiée le 29 mars 2021 dans le Pharmacological Report (DOI : 10.1007/s43440-021-00245-z) a observé un effet bénéfique préliminaire sur la mortalité associé à l’utilisation de l’ivermectine chez les patients atteints de la Covid-19. Les chercheurs estiment dans leur conclusion que cela justifie des études cliniques supplémentaires dans des essais contrôlés randomisés à grande échelle conçus de manière appropriée.
Etude argentine (30.03.2021) – en traitement (lors de Covid-19 confirmée) :
Dans une étude argentine publiée en pre-print (pas encore validée par les pairs) le 30 mars 2021 sur la plateforme MedRXiv (DOI de l’étude : 10.1101/2021.03.29.21254554), les chercheurs ont découvert que donner de l’ivermectine chez les patients ambulatoires atteints de la Covid-19 au stade léger a permis de réduire légèrement le nombre de symptômes. De plus, ce traitement a amélioré l’état clinique pour obtenir une autorisation de sortie médicale, même en présence de comorbidités. Le traitement à l’ivermectine a pu prévenir de manière significative l’évolution vers des stades graves puisque le groupe prenant de l’ivermectine n’a présenté aucun patient devant être référé à une hospitalisation critique. Dans cette étude les participants ont été divisés en deux groupes, l’un prenant l’ivermectine (groupe expérimental ou EG) avec 110 personnes et l’autre comme groupe témoin avec 62 personnes ne prenant pas la molécule. Le groupe expérimental a reçu de l’ivermectine par voie orale (4 gouttes de 6 mg = 24 mg, tous les 7 jours pendant 4 semaines). Tous les participants ont été diagnostiqués par un test PCR positif à la Covid-19 et ont été évalués par un examen clinique, au début et à la fin du protocole. L’objectif de cette étude argentine était d’évaluer l’utilisation de l’ivermectine chez des patients ambulatoires au stade léger pour guérir ou inverser la progression de la Covid-19 vers le développement de stades modérés ou sévères.
Etude mexicaine (10.04.2021) en traitement (lors de Covid-19 confirmée) :
Une étude mexicaine publiée online le 10 avril 2021 dans l’International Journal of Infectious Diseases (DOI : 10.1016/j.ijid.2021.02.014) a montré qu’une thérapie à base de 4 médicaments (ivermectine, azithromycine, montelukast et acide acétylsalicylique) réduisait le risque de décès de 81% de la Covid-19. Ce mélange a aussi permis de réduire le risque le risque d’hospitalisation de 75 % de la Covid-19. Dans le détail, une étude d’efficacité comparative a été réalisée parmi 768 cas confirmés de SRAS-CoV-2 âgés de 18 à 80 ans, qui ont reçu des soins ambulatoires au ministère de la Santé de Tlaxcala. Au total, 481 cas ont reçu le traitement à base de ces 4 médicaments TNR4, tandis que 287 ont reçu un autre traitement.
Dernières études (juin-juillet 2021)
En juin et début juillet 2021, quelques nouvelles études ont été publiées, notamment des méta-analyses (étude d’études). Selon Creapharma.ch, aucune de ces études vient renforcer une efficacité certaine contre la Covid-19 ou au contraire prouver une absence d’efficacité. Il faut attendre notamment les résultats d’une grande étude réalisée en Angleterre pour y voir plus clair.

Avis d’institutions mondiales sur la santé de référence :
NIH (11 février 2021) :
Sur la page en anglais de l’ivermectine et son utilisation contre la Covid-19, l’institution américaine de référence National Institutes of Health (NIH) a mis à jour la page le 11 février 2021 en écrivant cela : “Les données sont insuffisantes pour que la Covid-19 Treatment Guidelines Panel (le Panel) recommande ou non l’utilisation de l’ivermectine pour le traitement de la Covid-19. Les résultats d’essais cliniques suffisamment puissants, bien conçus et bien conduits sont nécessaires pour fournir des conseils plus spécifiques et fondés sur des preuves quant au rôle de l’ivermectine dans le traitement de la Covid-19.” Objectivement et selon les NIH, il n’est pour le moment (11 février 2021) pas possible de savoir si l’ivermectine agit ou non contre la Covid-19. Affirmer comme certains médias libéraux ou de gauche notamment au Brésil (ex. Folha de S.Paulo, TV Globo, groupe Abril) que l’ivermectine ne fonctionne pas du tout contre la Covid-19 est de facto un mensonge en fonction des informations claires publiées sur le site du NIH.
EMA (22 mars 2021) :
L’EMA (agence européenne des médicaments) a publié un communiqué de presse le 22 mars 2021 expliquant qu’il n’y avait pas de preuve de l’efficacité de l’ivermectine contre la Covid-19, notamment à cause d’un manque d’essaies cliniques (clinical trials) sérieux.
OMS (31 mars 2021) :
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé le 31 mars 2021 “de ne pas utiliser l’ivermectine” pour les patients atteints du Covid-19, à l’exception d’essais cliniques. Selon un panel d’experts de l’OMS, les données des études cliniques pour en mesurer l’efficacité contre la Covid-19 n’ont pas fourni de résultats probants22. Les experts de l’OMS ont tiré leurs conclusions à partir d’un total de 16 essais cliniques aléatoires comportant 2.400 participants, mais une partie de ces essais comparent l’ivermectine à d’autres médicaments. De façon honnête (selon Creapharma.ch), les experts de l’OMS ont indiqué que ces recommandations étaient “vivantes” et seront mises à jour si de nouvelles recherches devaient infirmer ou permettre de compléter l’état actuel des connaissances. Depuis fin mars 2021, le médicament fait l’objet d’une campagne massive de promotion sur les réseaux sociaux, relayée sur le mot-clé #BeBraveWHO (#soyezcourageuxOMS), pour demander à l’Organisation mondiale de la Santé d’autoriser la molécule contre la Covid.
FDA (mars 2021) :
La FDA américaine – l’agence de régulation des médicaments aux Etats-Unis, déconseille l’ivermectine sur son site internet car les données manquent pour justifier son utilisation23.

Distribution dans des grandes villes du Brésil (ex. Itajaí)De l’ivermectine chaque 15 jours en prévention
Plusieurs villes du Brésil distribuent gratuitement à sa population de l’ivermectine. Par exemple la ville d’Itajaí (SC) et ses plus de 200’000 habitants située dans le sud du Brésil distribue gratuitement depuis des mois (mi-2020) à sa population de l’ivermectine. Sur son site Internet (accédé par Creapharma.ch puis traduit du portugais vers le français), la municipalité recommandait en mars 2021 les conseils suivants : “L’utilisation de l’ivermectine doit être poursuivie tous les 15 jours comme traitement prophylactique de la maladie. Les autres mesures préventives, telles que le port du masque, l’hygiène des mains et la distanciation sociale, doivent également être maintenues.” Le maire d’Itajaí est médecin. Le 30 mars 2021, la ville affirmait compter 460 morts de la Covid-19 depuis le début de la pandémie. Cela représente environ 0,2% de la population (taux de mortalité Covid-19). C’est un peu plus que la moyenne brésilienne (0,15%), mais par comparaison la ville de Sao Paulo qui n’a pas utilisé l’ivermectine est à 0,18% de décès. Il est pour le moment (1er avril 2021) impossible de tirer des conclusions de cette ville, car on n’ignore le pourcentage de personnes qui ont vraiment pris l’ivermectine en prévention. On sait toutefois que des dizaines de milliers de personnes ont pris des doses d’ivermectine, comme le témoigne une vidéo YouTube d’une chaîne de télévision locale. La ville est aussi touristique et des personnes d’autres municipalités ont pu venir, peut-être décéder dans les hôpitaux de la ville. Des études cliniques précises sur la situation à Itajaí seraient la bienvenue. Il serait notamment intéressant de savoir si parmi les 460 décès de la Covid-19 à la fin mars 2021, combien avaient véritablement pris de l’ivermectine (à quelle fréquence, quel dosage) ou non. Creapharma.ch a téléphoné au département de santé (Secretaria de Saúde) de la ville d’Itajaí le 1er avril 2021, la personne au téléphone a affirmé ne pas avoir d’informations sur les 460 décès (s’ils avaient pris ou non de l’ivermectine). Cette personne a affirmé que tout sa famille a pris de l’ivermectine, et qu’aucune personne n’est morte. Creapharma.ch n’a pas pu entrer en contact avec le maire de la ville d’Itajaí.

Pour aller plus loin sur la Covid-19, long article bien documenté sur le site Mediapart (article du 27 mars 2021)

Sites externes – Lire aussi :
Why Is the FDA Attacking a Safe, Effective Drug? (éditorial du Wall Street Journal, en date du 29 juillet 2021, le lien fonctionnait à cette date)
Omaha doctor touts use of Ivermectin for COVID-19 treatment (traduction : Un médecin d’Omaha [ndlr. dans le Nebraska aux Etats-Unis] vante l’utilisation de l’ivermectine pour le traitement de la Covid-19) (le lien fonctionnait le 28 juillet 2021) :

Autres maladies virales (ex. fièvre jaune) :
Le passage en série du virus de la fièvre jaune avec des concentrations croissantes d’ivermectine n’a pas semblé sélectionner une résistance virale, même après plus de 30 passages sur 6 mois, ce qui a amené les auteurs à conclure que les mutations adaptatives dans le domaine de l’hélicase ne sont peut-être pas viables24.

Rosacée :
Depuis janvier 2017, il existe sur le marché suisse une crème à base d’ivermectine (Soolantra®) indiquée en usage externe pour traiter la rosacée lors de lésions inflammatoires provoquées par la rosacée papulopustuleuse modérée à sévère, selon des informations du site suisse de référence Pharmavista.net. En Suisse, la concentration d’ivermectine est de 1% ou 10mg/g. Ce médicament présenterait des effets anti-inflammatoires et antiparasitaires (lire ci-dessus sous Causes). Selon le journal suisse PHARMA-INFO© datant de janvier 2018, le Soolantra® doit être appliqué une fois par jour, un avantage par rapport au métronidazole qui a une posologie en général différente. En Suisse, depuis avril 2020, l’ivermectine peut être remis par un pharmacien, car il appartient à la catégorie de remise B+.

Poux de tête :
L’utilisation topique (locale) d’ivermectine semble être une option thérapeutique intéressante, ce médicament est surtout utilisé aux Etats-Unis. Une étude présentée à un congrès sur les poux, l’International Conference on Phthiraptera, en juin 2018 a montré une efficacité supérieure de l’ivermectine par rapport à d’autres traitements chimiques contre les poux. Depuis 2020, l’ivermectine est en vente libre (auto-médication) aux Etats-Unis pour le traitement de la pédiculose du cuir chevelu chez l’adulte et l’enfant dès l’âge de 6 mois (Sklice® Lotion, en novembre 2020 seulement disponible aux Etats-Unis). De 2012 à 2020, l’ivermectine était seulement disponible sur ordonnance aux Etats-Unis en usage externe contre les poux. L’ivermectine orale peut éventuellement être envisagée en dernière intention pour les cas de pédiculose du cuir chevelu particulièrement résistants25.

Sources & Références : 
Sources : 
Pharmawiki.ch, Compendium.ch, OMS, Mectizan.org, Pharmavista.ch, notice d’emballage de l’ivermectine d’un médicament acheté au Brésil en mars 2021 (marque Vitamedic, Ivermectina Vitamedic), European Medicines Agency – EMA, Mediapart, The Wall Street Journal (article du 29 juillet 2021), Wired.com.
Références :
Littérature (livres) :
Goodman & Gilman’s The pharmacological basis of therapeutics – 13th Edition – McGraw Hill Education.
Etudes publiées (non pre-print) – Beaucoup d’études aussi mentionnées dans l’article ou en bas de page :
Pharmacological Report (DOI : 10.1007/s43440-021-00245-z), J. Antimicrob. Chemother. (DOI : 10.1093/jac/dks147), Antiviral Research (DOI : 10.1016/j.antiviral.2020.104787)
Pre-print via plateformes (ex. medRxiv) :
medRxiv (DOI : 10.1101/2021.03.26.21254377), MedRXiv (DOI : 10.1101/2021.03.29.21254554, publié le 30 mars 2021)

Rédaction du dossier : 
Xavier Gruffat (Pharmacien dipl. de l’EPF Zurich en Suisse, dipl. MBA de la FIA/USP à Sao Paulo au Brésil). Relecture (Seheno Harinjato, rédactrice chez Creapharma.ch)

Dernière mise à jour : 
12.09.2021

Crédits photos :
Fotolia.com/Adobe Stock

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Notes de bas de page et références :

  1. Article du média Wired publié le 8 septembre 2021
  2. Bon pour la tête, site Internet suisse édité par des journalistes, article du 9 janvier 2021, ou ce lien ici d’un média mexicain datant du 1er mars 2021
  3. PDF: WHO Model List of Essential Medicines, 18th list, avril 2013
  4. Interview en italien avec le Prof. Alessandro Santin de la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis, site accédé le 27 mars 2021
  5. 2015 : le jury du Prix Nobel découvre la recherche contre les maladies parasitaires, site internet Revemed.ch, accédé le 29 mars 2021
  6. Francesoir.fr, interview avec le Professeur Wasif Ali Khan, interview réalisé en mars 2021, site accédé par Creapharma.ch le 28 mars 2021
  7. Site de l’OMS sur l’ivermectine, accédé par Creapharma.ch le 27 mars 2021
  8. Article payant du Wall Street Journal datant du 29 juillet 2021, accédé par Creapharma.ch le 29 juillet 2021
  9. Interview en italien avec le Prof. Alessandro Santin de la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis, site accédé le 27 mars 2021
  10. Interview en italien avec le Prof. Alessandro Santin de la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis, site accédé le 27 mars 2021
  11. E. Mastrangelo, et al. Ivermectin is a potent inhibitor of flavivirus replication specifically targeting NS3 helicase activity: new prospects for an old drug – J. Antimicrob. Chemother., 67 (2012), pp. 1884-1894
  12. Understanding Helicases as a Means of Virus Control, 2006. Curr Pharm Des. 2006; 12(11): 1315–1338.
  13. Ivermectin – Old Drug, New Tricks?, 2017 : DOI : 10.1016/j.pt.2017.02.004
  14. SAHPRA approves Ivermectin for controlled human use, 27 janvier 2021
  15. Interview en italien avec le Prof. Alessandro Santin de la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis, site accédé le 27 mars 2021
  16. Interview en italien avec le Prof. Alessandro Santin de la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis, site accédé le 27 mars 2021
  17. Livre : Goodman & Gilman’s The pharmacological basis of therapeutics – 13th Edition – McGraw Hill Education.
  18. HUG, Genève, Suisse, article du 19.03.2021
  19. Bon pour la tête, site Internet suisse édité par des journalistes, article du 9 janvier 2021
  20. “The Medical Letter“, New York, Etats-Unis, PDF mis à jour le 23 juillet 2021, accédé par Creapharma.ch le 2 août 2021
  21. Site du 20 Minutes en France, article datant du 19 décembre 2020
  22. Keystone-ATS, AFP, le 31 mars 2021
  23. Keystone-ATS, AFP, le 31 mars 2021
  24. Understanding Helicases as a Means of Virus Control, 2006. Curr Pharm Des. 2006; 12(11): 1315–1338.
  25. Pharmavista.net, news du 11.11.2020

Lire aussi :


Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 14.09.2021

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