La cause du syndrome de fatigue chronique pourrait provenir de l’intestin, pas de la tête

mal de tête fatigueITHACA (NEW YORK) Beaucoup de patients souffrant du syndrome de fatigue chronique (SFC) ont de la peine à identifier la cause de leur souffrance. Dans cette pathologie, la fatigue n’arrive pas à être soulagée par le repos comme une nuit de sommeil. Les causes restent mal connues et le diagnostic est souvent lent et compliqué. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de la Cornell University ont identifié des marqueurs biologiques de ce syndrome dans les bactéries intestinales et des agents microbiens inflammatoires dans le sang. Creapharma a interviewé le Prof.  Hanson qui a mené ce travail de recherche (à lire ci-dessous).  


Nouvelle méthode de diagnostic ?

Dans cette étude, les chercheurs ont réussi à diagnostiquer le syndrome de fatigue chronique dans 83% des patients à travers des échantillons de selles et de sang permettant d’offrir une nouvelle méthode de diagnostic. C’est aussi une étape importante dans la compréhension du SFC qui toucherait entre 1 et 4 millions de personnes seulement aux Etats-Unis.

Symptômes

Définition mononucléoseLes principaux signes du SFC sont une fatigue très marquée pendant la journée,  des troubles de la concentration, des maux de tête, des troubles du sommeil ou encore des douleurs musculaires. On parle de fatigue chronique ou de SFC si les symptômes se manifestent pendant plus de 6 mois.

Problèmes au niveau des bactéries du microbiome

“Notre travail démontre que les bactéries intestinales du microbiome (ndlr. autrefois microflore) des patients souffrant de syndrome de fatigue chronique sont anormales, menant peut-être à des symptômes gastro-intestinaux et inflammatoires chez les personnes touchées par ce syndrome,” a affirmé dans un communiqué de presse de l’étude le Prof. Maureen Hanson de la Cornell University dans l’état de New York.

Pas d’origine psychologique

La Prof. Maureen Hanson qui est l’auteur principal de cette étude poursuit : “De plus, la détection d’anormalités biologiques mène à de nouvelles preuves qui vont contre ce concept ridicule estimant que la maladie a une origine psychologique.”

Prébiotiques et probiotiques

Le Dr Ludovic Giloteaux qui a participé à cette étude comme premier auteur estime : “Dans le futur, nous pourrions voir cette technique comme un complément à d’autres méthodes de diagnostic non invasives, mais si nous avons une meilleure de quoi il se passe avec ces bactéries intestinales et les patients, peut-être que des cliniciens pourraient considérer le fait un changement d’alimentation, utiliser par exemple des prébiotiques comme des fibres alimentaires ou des probiotiques pour soigner la maladie.”

Bactéries différentes

Dans cette étude, les scientifiques ont recruté 48 personnes diagnostiquées du syndrome de fatigue chronique (SFC) ainsi que 39 personnes saines pour faire office de groupe de contrôle. Des échantillons de selles effectués sur les participants ont permis aux chercheurs de séquencer des régions microbiennes d’ADN afin d’identifier les types de bactéries. Globalement, la diversité des espèces de bactéries était fortement réduite et il y avait moins d’espèces bactériennes connues pour un effet anti-inflammatoire chez des patients souffrant du SFC en comparaison au groupe de patients sains, une observation aussi constatée chez des patients atteints de la maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.

Bactéries dans le sang

Les chercheurs ont aussi découvert des marqueurs spécifiques de l’inflammation dans le sang chez des personnes souffrant du SFC. Selon le Dr Giloteaux, il est probable que l’origine provienne d’un intestin permettant des “fuites” bactériennes, celles-ci se retrouvant ensuite dans le sang. Des bactéries dans le sang peuvent mener à une réponse immunitaire, ce qui pourrait aggraver les symptômes.

Le Dr Giloteaux précise qu’ils ne savent pas encore si ces troubles au niveau du microbiome sont la cause ou la conséquence du syndrome de fatigue chronique.


Cette étude a été publiée le 23 juin 2016 dans la revue spécialisée Microbiome. Cette étude a été financée par les National Institutes of Health.

Dans le futur, les chercheurs vont essayer de travailler davantage sur les virus et champignons au niveau de l’intestin, afin de déterminer s’il y a ou non une association avec ce syndrome.

La piste infectieuse

D’autres universités travaillent sur le SFC comme l’Université de Stanford en Californie. Récemment le Prof. Jose Montoya et son équipe de Stanford ont montré une possible origine infectieuse du syndrome de fatigue chronique. En effet, ils ont observé chez plusieurs patients souffrant du SFC des concentrations anormales de virus et de bactéries dans le sang, ainsi que des signaux inflammatoires atypiques.  Les chercheurs californiens relèvent toutefois que tous les cas du SFC ne sont pas liés à des agents infectieux. Lire davantage à ce sujet

Interview exclusif

Creapharma a eu la chance d’interviewer la Prof. Maureen R. Hanson qui a mené cette étude de la Cornell University en lui demandant notamment le lien entre les travaux de son université et celle de l’équipe du Prof. Montoya.

Creapharma – Quelles sont les principales découvertes à retenir de votre étude ?
Maureen-Hanson-pic-Creapharma-2016Prof. Maureen R. Hanson
– En utilisant les dernières méthodes du séquençage de l’ADN, nous avons trouvé que la composition bactérienne intestinale de nos participants souffrant du syndrome de fatigue chronique (SFS) était différente, en moyenne, en comparaison avec les participants à l’étude en bonne santé. Il y avait moins de types de bactéries, autrement dit une moins grande diversité bactérienne, dans l’intestin des patients souffrant du SFS que dans le groupe d’individus sains. De plus, la quantité des différents types de microbes diffère entre les patients et les participants sains, de sorte qu’un « profil » de la composition bactérienne qui a pu être effectué, incluant aussi des biomarqueurs sanguins, pouvait identifier plus de 90% des patients. Les résultats actuels, utilisant une cohorte de 49 patients et 39 individus sains (groupe contrôle), a réussi à identifier correctement 83% des participants comme souffrant du SFC ou en bonne santé.

Sur notre site Creapharma.ch, à lire ici, nous avons publié un article l’année passée à propos d’un travail réalisé par le Prof. Jose Montoya de l’Université de Stanford en Californie. Il a remarqué que des personnes souffrant du SFC présentaient des taux anormaux de bactéries et virus dans le sang, est-ce qu’il y a un lien avec votre étude, en particulier des bactéries provenant de l’intestin ?
Comme médecin expert du SFC, le Dr. Montoya a effectué plusieurs études intrigantes dans lesquelles il a observé l’amélioration d’un sous-ensemble de patients atteints du SFC traités avec un médicament antiviral (ndlr. le valganciclovir) connu pour être efficace contre l’herpès virus. Il n’a pas étudié les bactéries dans le sang, de plus il n’a pas mesuré la quantité de virus dans le sang. A la place, il a observé que certaines personnes souffrant du SFC avaient davantage d’anticorps contre le virus de l’herpès que d’autres patients avec le SFC. Une observation curieuse qu’il a faite était que le niveau d’anticorps contre le virus de l’herpès qu’un participant avait au début du traitement était incapable de prédire si le médicament allait améliorer ou non la maladie. La raison pourquoi un  médicament antiviral était capable d’aider quelques personnes souffrant du SFC, mais pas d’autres, n’est pas comprise et mérite davantage d’études.

Le Prof. Jose Montoya a traité certains patients avec des antibiotiques, anti-inflammatoires, immunomodulateurs et antiviraux contre le SFC. Dans le communiqué de presse (à lire ici), vous semblez plus suggérer ces traitements : prébiotiques comme des fibres alimentaires ou des probiotiques. Ces traitements semblent plus “légers”, est-ce que vous avez des commentaires à faire ? Autrement dit, pourquoi ne pas utiliser plutôt des antibiotiques ? Ou peut-être votre suggestion concerne davantage la prévention du SFC que le traitement ?
Je ne suis pas consciente d’études publiées dans lesquelles le Dr. Montoya a traité des patients avec des médicaments autres que le valganciclovir, le médicament antiviral contre l’herpès. Il faudrait que vous le contactiez pour lui demander s’il a effectué éventuellement des études avec d’autres médicaments. Le premier auteur de notre étude, Dr. Ludovic Giloteaux, ne suggérait pas dans notre communiqué de presse que les patients souffrant du SFC devraient prendre des prébiotiques, probiotiques ou changer d’alimentation. Il a simplement soulevé que de futures études pourraient révéler si oui ou non ces stratégies pourraient réduire cette composition anormale de bactéries observée chez des patients atteints du SFC. Savoir si la prise d’antibiotiques pourrait aider les patients souffrant du SFC ou au contraire aggraver les symptômes n’est pas connu, et de ce fait le traitement par antibiotique ne peut pas être recommandé sans d’autres études.

Dans votre communiqué de presse vous mentionnez que nous ne savons pas encore si le microbiome intestinal anormal est la cause ou plutôt la conséquence du SFC, mais si nous imaginons qu’il puisse s’agir de la cause, pourquoi pensez-vous que ce microbiome intestinal anormal puisse provoquer le SFC et en particulier de la fatigue?
Le SFC est aussi connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique, un terme préféré par la plupart des patients, car il montre les symptômes de douleur et d’une fonction cérébrale anormale vécue par la plupart des victimes de la maladie. Un nombre croissant d’études indique que les microbes intestinaux peuvent influencer le cerveau. Ainsi, il est possible que certains symptômes désagréables de la maladie puissent résulter, en partie, d’un microbiome intestinal anormal.  Notre étude a montré que les patients souffrant du SFC, en moyenne, ont plus de lipopolysaccharide bactérien dans leur sang que pour les individus sains. La molécule lipopolysaccharide, un élément de la surface externe de certaines bactéries intestinales comme E.coli, peut stimuler une réaction du système immunitaire pouvant potentiellement mener à certains symptômes de ce syndrome vécus par les patients.

Néanmoins, nous ne pouvons pas conclure que la dysbiose intestinale (ndlr. déséquilibre de la flore intestinale ou microbiome) est responsable de tous les symptômes de ce syndrome. Il est tout à fait possible qu’une autre chose soit complètement fausse, ce qui mènerait à ce que l’intestin développe une dysbiose, ce qui pourrait ensuite exacerber le problème sous-jacent.

Il se peut aussi qu’une perturbation majeure dans le corps, si prévenue, pourrait résulter dans la normalisation du microbiome intestinal puis à une amélioration des symptômes gastro-intestinaux vécus par beaucoup de victimes du syndrome. Beaucoup plus d’études à propos de cette maladie extrêmement peu étudiée est nécessaire pour trouver la cause, afin de faire en sorte d’obtenir un traitement efficace pour les millions de personnes dont les vies ont été gravement touchées.

Photo du laboratoire(Biotechnology Bldg.) de l’Université Cornell à Ithaca dans l’état de New York

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Interview original:

Découvrez l’interview originale sur notre site en anglais Creapharma.com, vous trouverez des liens vers les études mentionnées dans l’interview.

A retenir de cette étude:

– Les chercheurs de la Cornell University ont réussi à identifier des marqueurs biologiques du SFC dans les bactéries intestinales ainsi que des agents microbiens inflammatoires dans le sang. Plus précisément la composition bactérienne intestinale, ou microbiome, des participants souffrant du syndrome de fatigue chronique (SFS) était différente en comparaison des participants à l’étude en bonne santé. Les scientifiques ont notamment observé une diminution du nombre d’espèces bactériennes.

– Il s’agit d’une nouvelle étude qui montre que le syndrome de fatigue chronique n’a ou n’aurait pas une origine psychologique.

Le 4 juillet 2016. Par Xavier Gruffat (Pharmacien). Sources : Communiqué de l’étude et interview avec la Prof. Maureen R. Hanson réalisé par e-mail en anglais par X.Gruffat début juillet 2016.

Lire aussi : Syndrome de fatigue chronique, la piste infectieuse se confirme – La flore bactérienne pourrait prédire et prévenir la polyarthrite rhumatoïde, interview exclusive

  • Et vous souffrez-vous du syndrome de fatigue chronique ? Laissez vos témoignages ci-dessous (Creapharma.ch)

  • Benoist

    Bonjour.

    J’ai trouvé votre article très interessant à plus d’un titre.

    Je vais vous faire part de mon expérience personnelle et meme peut etre pourquoi pas contribuer à un approfondissement des recherches en cours.

    Je suis atteint de SFC depuis plus de 6 ans maintenant alors que j’étais sportif de haut niveau.
    Malheureusement, j’ai peché par orgueil en refusant de me faire entrainer par un coach.
    J’étais très motivé et croyais pouvoir atteindre mes objectifs seul. J’ai donc enchainé les erreurs en ne m’autorisant aucune plage de repos et surtout en suivant des regimes alimentaires très désequilibrés
    Comme mon sport, la force athlétique necessite un respect des catégories de poids, je suis meme allé jusqu’à me faire vomir.

    Malgré tout mes performances explosaient au début ce qui me fit croire, à tort, que ma méthode était la bonne.
    Mon état de forme commença donc à diminuer mais mon obsession pour atteindre mes objectifs me fit perdre toute lucidité et le continuai à m’entrainer toujours plus assidument en suivant des regimes toujours plus restrictifs.
    A ce moment là la maladie commencait surement à etre présente puisque mes facultés d’analyse, mon sommeil et mon tonus musculaire étaient déjà fortement altérés. Je souffrais également d’hemorroides et des problèmes gastriques devenaient de plus en plus présents.

    Cette période a cessé net le jour ou je n’ai plus réussi à soulever la barre d’haltères que je possédais chez moi, barre qui ne me posais aucun problème antérieurement.

    C’est là que j’ai commencé à entreprendre un véritable marathon médical afin de comprendre ce que j’avais, d’autant plus que je me rendis très vite compte que la fatigue qui était mienne ne disparaissait pas, ni meme ne s’atténuait alors que j’avais cessé de m’entrainer.
    En effet durant ces quatre années intensives d’entrainement, je ne suis jamais resté plus de trois jours consécutifs sans entrainement.

  • Benoist

    J’ai du consulter au cours de ces six dernières années pas loin d’une vingtaine de médecins différents, pas toujours conventionnés et plus ou moins honnètes, leur exposant à chaque fois mon parcours et mes symptomes.
    Oh, selon que ces médecins étaient payés à la consultation ou pas, les réactions différaient.
    Il y avait ceux qui ne savaient pas et l’avouaient de manière honnete, sans s’en émouvoir plus que ça, et ceux qui avaient tous le bon diagnostic et le bon traitement, souvent très onéreux, mais sans pour autant etre capables de nommer clairement ma maladie.
    Je vous laisse deviner qui appartenait a telle ou telle catégorie, la réponse étant évidente.
    A ce propos à l’hopital beclère, un médecin de médecine interne m’a quand meme dit un jour je cite:
    “toutes les analyses ont été faites, buvez des jus d’orange et tout rentrera dans l’ordre”.
    Un autre médecin du meme service dans le meme hopital quand je lui disais que je ne pouvais plus pratiquer d’autre activité physique que la marche: “Pourquoi ne pouvez vous pas faire de sport, les tests sont bons”.

    Je vivais donc la galère que vous évoquez dans votre article, confronté à la condescendance de la medecine d’un coté et à la suspicion de mes proches de l’autre, car”si des medecins qui ont fait quinze ans d’études n’ont rien trouvé, cela veut dire que tu n’est pas malade et que tout ça est dans ta tete”.
    Ca c’était la version soft pour dire que j’étais un tire au flanc, un fainéant, un parasite de la société.

  • Benoist

    Ce cirque a continué jusqu’en 2014 ou la chance m’a un peu souri, vraiment un peu mais c’est toujours mieux que rien.
    Un énième médecin m’a prescrit un traitement, mais il m’a également prescrit des analyses au laboratoire Philippe Auguste dirigé par le docteur Robert Nataf ainsi qu’au laboratoire Saint Sulpice à paris.

    Le docteur Nataf a donc réalisé ces analyses, qui n’étaient pas vraiment significatives, mais il a pris la liberté d’en réaliser une supplémentaire, une que le médecin n’avait pas demandée.

    Cette analyse portait sur le cycle purique et mettait en avant un taux d’hypoxantine beaucoup plus élevés que la normale.
    Je croyais voir enfin le bout du tunnel mais mon cauchemard n’allait en réalité qu’empirer.
    En effet, cette analyse réalisée par le docteur Nataf, beaucoup de médecins l’ont vu, mais aucun d’entre eux n’était capables de l’interpreter.
    Non non, vous ne révez pas, les médecins vers lesquels le laboratoire m’avait orientés étaient incapables d’interpreter concrètement les résultats dudit laboratoire.
    Bien entendu n’ayant pas de compétence médicale moi meme, j’ai mis du temps avant de m’en rendre compte.
    Les échecs répétés des traitement prescrits m’ont donc amené à la conclusion que seul le docteur Nataf lui meme pouvait m’expliquer ces résultats.
    Problème: le docteur Nataf n’etant pas médecin, il se refusa à tout diagnostic.

    A ce moment là nous sommes en 2015 et je devrai galérer encore une année entière, après avoir vu échouer d’autres médecins, pour que le docteur Nataf, après des dizaines de relances, de déplacement au laboratoire et pour finir, de menaces, ne daigne enfin m’accorder cinq minutes de son précieux temps pour m’expliquer son analyse.
    La deception fut d’autant plus grande lorsque je me rendis compte que lui meme ne détenait pas la réponse que j’espérais tant depuis des années.

    En effet, il me soutenait que mon stress anti oxydant était très bon, et que par conséquent le résultat sur l’hypoxantine était probablement un faux positif du au fait que j’avais très certainement accompli un effort violent peu avant de procéder aux analyses.
    Je savais que ce n’était évidemment pas le cas puisque je ne pouvais plus exercer de sport depuis six ans.
    Devant mon obstination, il me proposa de refaire un test, gracieusement je dois le dire, mais aprés tout, c'”tait quand meme la moindre des choses après deux années d’errance.
    Dix jours plus tard les résultats tombérent et confirmaient une hypoxantine élevéé, la valeur ayant meme plus que doubler par rapport à 2014.
    Il finit donc par m’avouer qu’il ne peut pas m’indiquer l’origine exact de ce taux et qu’il fallait que je m’oriente vers un médecin du sport capable d’appréhender le cycle purique.
    Et c’est en recherchant ces médecins sur internet que je suis tombé par hasard sur cet article.

  • Benoist

    C’est la que je veux porter ma pierre à l’édifice et peut etre aider les chercheurs.

    Les patients souffrant de SFC ont aussi trés probablement un taux d’hypoxantine très élevé.
    Ce taux n’est en fait qu’un marqueur. Pour résumer on peut dire qu’il met en évidence une diminution du pool intra cellulaire, ce qui signifie plus concrètement un acheminement partiel de l’énergie provenant de l’alimentation vers les fibres musculaires. En clair, la degradation de l’atp est plus rapide que sa capacité de régéneration.

    Dautre part, je précise que l’ensemble des tests effectués au cours de ces six dernières années ont aussi mis en évidence des anomalies de la flore intestinale, comme par exemple un excès de la bactérie staphylocoque dorée, ce qui n’a pas alerté les différents médecins que j’ai consultés plus que cela.
    Il y avait aussi d’autres bactéries en nombre plus important que le normale, mais n’y connaissant rien je ne pourrais pas vous dire préciséments lesquels et dans quelle proportion. Je confirme bien entendu souffrir de troubles gastro intestinaux de manière chronique et très fortement marquée.

    Je souffre également de problèmes dermatologiques, mais ceux ci semblent plutot liés à des intolérances alimentaires découvertes grace à d’autres analyses.
    A noter deux choses importantes:

    – Ces intolérances ont très probablement été developpées à la suite de mes régimes alimentaires.
    A titre illustratif, je suis aujourd’hui, entre autre, intolérent au lait pas seulement au lait de vache, mais à tous les types de lait.
    Il est vrai que durant les derniers mois ou je m’entrainais encore, je ne me nourissais quasiment plus qu’exclusivement de viande maigre et de fromage blanc à 0%.

    -Depuis que j’ai fortement restreint les aliments dont je suis intolérent, mes problèmes dermatologiques ont fortement baissé mais n’ont malgré tout pas complètement disparus.

    J’ai donc personellement dans l’idée que le régime alimentaire et le mode de vie plus généralement ont un role prépondérant dans la maladie qui provoque le SFC.

    Je dois dire également que j’aimerais beaucoup m’entretenir personnellement avec le professeur Giloteaux pour lui faire part très précisément de mon expérience, ce qui ne peut pas etre le cas dans un post, aussi exhaustif soit il.

    J’espère sincèrement ne pas avoir été trop rébarbatif à lire, et encore plus aider les chercheurs à trouver un remède contre cette terrible maladie, invisible mais tellement invalidente

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 27.04.2017

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