Publicité

Pourquoi dépister le cancer du sein est important ?

cancer seinLe cancer du sein figure parmi les principales causes de mortalité par cancer chez les femmes. Si cette maladie peut être détectée après l’apparition des symptômes, beaucoup de femmes atteintes ne présentent aucun symptôme, d’où l’importance d’un dépistage régulier. En effet, une détection précoce aide à mieux lutter contre cette maladie, à limiter les risques de séquelles dues aux traitements, mais surtout à améliorer l’efficacité des soins et le taux de survie. Octobre, appelé octobre rose, est le mois choisi par l’OMS pour sensibiliser la population et notamment les femmes du monde entier au dépistage précoce du cancer sein

Prévenir les décès

La mise en place d’un traitement anticancéreux de pointe dépend du dépistage puisque plus le cancer du sein est détecté plus tôt, plus le traitement pourra avoir du succès. Il faut, en effet, savoir que s’il est encore petit, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore eu la possibilité de se propager et ne provoque encore aucun symptôme, notamment l’existence d’une bosse qui peut être ressentie lors d’une palpation, il y a plus de chance d’optimiser l’efficacité des soins et d’améliorer le taux de survie des patientes.

Moins de traitements agressifs

L’observation de plusieurs décennies d’expérience montre clairement que les femmes effectuant une mammographie régulière ont plus de chance d’être dépistées de façon précoce. Elles sont ainsi moins susceptibles de devoir recourir à des traitements agressifs comme une chimiothérapie ou une chirurgie comme la mastectomie, destinée à enlever le sein.

Plus de chance de guérison

Le dépistage du cancer du sein présente une importance particulière, notamment s’il se fait de manière régulière et aboutit à une détection de la maladie à un stade précoce. En effet, à ce stade, la chance de mettre en place un traitement plus efficace afin d’être guérie est plus élevée.

Quand dépister le cancer du sein chez les femmes à risque moyen ?

Pourquoi dépister le cancer du sein est important ?Les femmes à risque moyen sont toutes les femmes qui n’ont pas d’antécédents de cancer du sein et qui n’ont pas encore subi de radiothérapie thoracique avant l’âge de 30 ans. Dans ce cas, il est recommandé de commencer à effectuer une mammographie annuelle à partir de 40 ans. Si aucun signe de la maladie n’est détecté à 55 ans, le dépistage peut se faire tous les deux ans, mais il est tout à fait possible de continuer une mammographie annuelle selon les possibilités. Autant que possible et tant que la femme est en bonne santé, ce dépistage doit se poursuivre.
Quel que soit l’âge, les examens cliniques ne sont pas recommandés chez les femmes à risque moyen, le mieux est de subir une mammographie régulière puisqu’il s’agit d’une radiographie à faible dose. Grâce à cette méthode, il est possible de suivre les changements mammaires bien avant l’apparition des symptômes physiques. À noter que les examens cliniques consistent à effectuer des examens physiques réguliers des seins par un médecin ou un professionnel de la santé. Compte tenu du fait qu’il n’existe pas encore assez de preuves démontrant que ces tests par palpation soient complètement efficaces pour détecter la maladie à un stade précoce, sans l’apparition de symptômes, ils sont moins conseillés.

Quand faire un dépistage chez les femmes à haut risque ?

Les femmes ayant des antécédents familiaux, une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 ou un parent au premier degré ayant une mutation du gène, sont considérées comme ayant un risque élevé de cancer du sein. Celles qui ont déjà subi une radiothérapie de la poitrine entre 10 à 30 ans ou qui ont le syndrome de Li-Fraumeni, de Cowden ou de Bannayan-Riley-Ruvalcaba ou encore qui ont des parents au premier degré présentant ces syndromes sont aussi considérées comme des patients à haut risque. Dans ce cas, il est préconisé de faire chaque année une mammographie et de subir une IRM mammaire, et ce, dès l’âge de 30 ans. D’autres facteurs comme les seins extrêmement denses ou hétérogènes peuvent également augmenter le risque de cancer du sein.

À savoir sur la mammographie

Bien évidemment, il n’y a pas de solution parfaite, les résultats d’une mammographie peuvent parfois nécessiter la réalisation d’autres tests complémentaires pour arriver à un diagnostic. De même, celle-ci peut se trouver à l’origine d’un surdiagnostic, c’est-à-dire la détection d’un cancer qui ne représente pas de risque particulier pouvant causer des problèmes. La connaissance de ces limites est nécessaire pour mieux se préparer à passer une mammographie. Certains centres d’imagerie mammaire proposent une autre alternative, la mammographie tridimensionnelle, qui est devenue une pratique courante, même si elle coûte plus cher, mais qui n’est pas toujours disponible dans tous les établissements de dépistage.

Qu’en est-il de l’autodépistage ?

Les femmes peuvent effectuer des autopalpations en examinant elles-mêmes leurs seins. Cette méthode consiste à réaliser une palpation régulière des seins pendant les activités habituelles comme le bain ou l’habillage. Il s’agit également d’examiner avec soin l’aspect des seins afin d’identifier les éventuels changements au niveau de la taille, de la forme, de l’aspect et couleur de la peau. Il est aussi important de voir s’il y a des altérations du mamelon, des sécrétions anormales ou une boule qui se ressent au moment de la palpation. En cas de sensation inhabituelle ou de symptômes comme une grosseur, il faut consulter un professionnel de la santé pour le signaler au plus tôt.

Lire aussi : 12 aliments pour prévenir le cancer du sein

Références & Sources :
Mayo Clinic, Journal of Clinical Oncology

Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Seheno Harinjato (Rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies), relecture par Xavier Gruffat (pharmacien)

Date de dernière mise à jour du dossier :
15.10.2020

Crédits photos :
Creapharma.ch, Adobe Stock, © 2020 Pixabay

Crédit infographie : 
Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)

Inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)     Lire aussi :
Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 29.10.2020