12 aliments pour prévenir le cancer du sein

Cancer du sein contrôlePARISVous avez peut-être observé dans votre région des bâtiments ou monuments colorés en rose ainsi que des femmes (et hommes) portant un ruban rose. Octobre, appelé octobre rose, est le mois choisi par l’OMS pour sensibiliser la population et notamment les femmes du monde entier au dépistage précoce du cancer sein. L’idée est née en 1990 aux Etats-Unis, à New York, puis s’est progressivement généralisée au monde entier.
Environ 1 femme sur 8 va développer dans sa vie un cancer du sein, il s’agit de loin du cancer le plus fréquent chez la femme. Heureusement, avec l’avancée de la médecine, la maladie se soigne toujours mieux avec un taux de survie en 2017 aux Etats-Unis à 5 ans de 90% et à 10 ans de 83%, selon des données de l’American Cancer Society. Si le cancer est dépisté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans atteint presque les 100% aux Etats-Unis, selon des données de 2014 provenant du site Internet Webmd.com. Dans les pays plus pauvres que ceux à haut revenu comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Europe occidentale (France, Suisse, Belgique), on parle de pays à revenu bas ou intermédiaire, le taux moyen de survie à 5 ans est plus bas, de l’ordre de 60%. Les raisons sont surtout un dépistage déficient et trop tardif.


Dans tous les cas, la prévention du cancer du sein est un moyen important et essentiel. Les causes exactes de ce cancer ne sont pas totalement connues, mais de nombreuses études scientifiques ont montré que l’alimentation pouvait jouer un rôle préventif non négligeable. Comme on le verra ci-dessous, les antioxydants comme les flavonoïdes semblent jouer un rôle clé.

Creapharma vous présente 12 aliments à inclure dans vos habitudes alimentaires pour vous aider à prévenir le cancer du sein :

poissons contre le cancer du sein1. Poissons. Les poissons, provenant souvent d’eau froide, comme la sardine, le saumon, la truite ou la morue sont riches en oméga-3 et oméga-6. Ces acides gras essentiels réduisent la quantité de mauvais cholestérol (LDL) et de triglycérides dans le sang. On estime qu’un taux élevé de cholestérol est un facteur de risque du cancer du sein.

cholestérol avoine2. Céréales. Les céréales complètes comme l’avoine, le lin, le chia ou la quinoa sont aussi riches en acides gras polyinsaturés qui réduisent le taux de LDL. De plus, ces aliments sont une excellente source de fibres alimentaires qui réduisent l’absorption de graisses, aident à éliminer les toxines et améliorent le transit intestinal. L’accumulation de toxines et de radicaux libres dans le corps est l’un des facteurs associés aux dommages cellulaires pouvant mener au développement d’un cancer.

3. Fruits rouges (baies). Les fraises, mûres, framboises ou myrtilles sont des sources importantes d’antioxydants, capables d’éliminer les radicaux libres de l’organisme. L’accumulation de ces radicaux libres engendrent des dégâts au niveau de l’ADN, menant à des mutations pouvant provoquer un cancer. La consommation quotidienne de fruits rouges est recommandée par l’OMS.

carotte contre cancer du sein4. Carotte. Selon une étude de l’Université d’Harvard, dans la région de Boston aux Etats-Unis, les femmes consommant régulièrement des carottes voient leur risque de cancer du sein diminuer jusqu’à 17%. La carotte est riche en béta-carotène, un précurseur de la vitamine A, ces substances agissent comme un antioxydant et protègent l’ADN des cellules contre les agresseurs cancérigènes.

Le brocoli protège les cellules du stress et de l'Alzheimer5. Brocoli. Un grand classique de l’alimentation anti-cancer. Ce légume est riche en sulforaphane, un composant capable d’éliminer les substances carcinogènes de l’organisme. Le brocoli est riche en vitamines, minéraux, fibres et présente une basse teneur calorique. Un aliment essentiel pour une bonne santé.


6. Champignons. Selon une étude publiée en 2010 dans la revue scientifique Nutrition and Cancer, la consommation régulière de champignons est associée à un taux plus bas de développement du cancer du sein chez les femmes à la pré-ménopause (en moyenne avant 51 ans). Cet effet reposerait sur la présence de l’antioxydant L-ergothioneine, responsable de l’effet anti-cancer.

Grenade - Antioxydant (fort pouvoir)7. Grenade. Des chercheurs du Beckman Research Institute aux Etats-Unis ont montré que la grenade est riche en acide ellagique. Cette substance serait capable d’inhiber des enzymes actives dans le développement du cancer du sein. De plus, la grenade est riche en d’autres molécules avec un effet antioxydant ainsi qu’en flavonoïdes (ils ont aussi des propriétés antioxydantes). Le problème avec la grenade est souvent son coût très élevé en Europe ou en Amérique du nord.

8. Haricots et lentilles. Une étude réalisée sur des femmes américaines de descendance asiatique a montré que la consommation de haricots et de lentilles abaissait le risque de cancer du sein. Ces légumineuses sont riches en acide folique, fibres et fer ainsi qu’en d’autres nutriments permettant de maintenir une bonne santé cellulaire.

9. Epinard. Des femmes à la pré-ménopause consommant régulièrement de l’épinard sont moins touchées par le cancer du sein, comme l’a montré une étude publiée dans l’American Journal of Epidemiology en 2011. L’effet protecteur serait dû à la présence d’acide folique et de vitamines B.

Un extrait d'épinard pour diminuer l'envie de manger et perdre du poids

10. Oeuf. Cet aliment bon marché est riche en choline. La consommation d’oeufs est associée à une réduction de 24% du risque de cancer du sein selon une étude réalisée sur plus de 3’000 femmes. On retrouve de la choline également dans le poisson, le poulet, la viande, le blé et le brocolis.

Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du sein11. Tomate. Une étude américaine parue début 2014 a montré qu’adopter une alimentation riche en tomates, avec la consommation d’au moins 25 mg par jour de lycopène (un composé de la tomate), chez des femmes post-ménopausées permettrait de réduire le risque de cancer du sein, grâce à une augmentation de la concentration d’adiponectine. Cette hormone est associée à une diminution du risque de cancer du sein, selon de précédentes études. Cette étude américaine réalisée par l’Université The Ohio State University Comprehensive Cancer Center aux Etats-Unis a porté sur 70 femmes post-ménopausées. Elles présentaient toutes un risque de cancer du sein comme des cas de cancer dans la famille ou de l’obésité.

huile d'olive remarques intéressantes12. Huile d’olive. Selon une étude espagnole (appelée PREDIMED) publiée en septembre 2015 dans la revue spécialisée JAMA : Internal Medicine, les femmes qui suivaient un régime méditerranéen et consommaient en complément 4 cuillères à soupe d’huile d’olive pressée à froid par jour présentaient 62% moins de risque d’être diagnostiquée d’un cancer du sein que celles qui suivaient un régime méditerranéen faible en matière grasse ou avec un complément de noix.  Plus de détails sur cette étude sur notre page Prévention cancer du sein
Les chercheurs estiment que les antioxydants qu’on retrouve en quantité importante dans l’huile d’olive pressée à froid seraient à l’origine de ces effets contre le cancer. Les antioxydants permettraient de tuer les cellules cancéreuses et donc stopper la croissance tumorale.

N’oubliez pas qu’en plus d’une alimentation équilibrée incluant les aliments mentionnés ci-dessus, la pratique régulière d’exercice physique est absolument essentielle pour prévenir la plupart des types de cancer, et notamment le cancer du sein.

Lire aussi : Prévention du cancer du sein

Lire aussi : 6 recommandations radicales pour prévenir le cancer (en général)

Article mis à jour le 4 octobre 2017 par Xavier Gruffat. Photos: Fotolia.com – Creapharma.ch

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 06.10.2017

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