Cancer

Définition 

Le cancer se caractérise par un développement anormal de cellules qui se divisent de façon incontrôlable. Ces cellules cancéreuses ont aussi la capacité d’infiltrer et détruire les cellules et tissus sains de l’organisme. Le cancer peut aussi se répandre à travers le corps, formant notamment des métastases.

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Epidémiologie (statistiques) 

Cancer aux Etats-Unis
Dans le tableau ci-dessous, découvrez des statistiques sur le cancer aux Etats-Unis avec notamment les taux de survie du cancer à 5 ans et 10 ans (sources : American Cancer Society, Cancer.net).
Les statistiques du taux de survie à 5 ans du cancer de l’oesophage concernent les femmes et pas les hommes (pour eux le taux de survie est de 44%) et proviennent d’un communiqué de presse d’une étude de la Mayo Clinic publiée en août 2017 dans le journal scientifique The Annals of Thoracic Surgery.

Type de cancerNouveaux cas de cancer (projections 2017)Nombre de morts (projections 2017)Taux de survie à 5 ansTaux de survie à 10 ans
Côlon et rectum1354305026065%58%
Endomètre6138010920N.D.N.D.
Cancer du foie et voies biliaires407102892018%N.D.
Leucémie6213024500N.D.N.D.
Lymphome non hodgkinien722402014069%59%
Mélanome87110973092%N.D.
Oesophage169401569052%N.D.
Pancréas5307041780 07%N.D.
Poumon (non-petite cellule)22250015587018%N.D.
Prostate (taux de survie concerne cancer localisé à la prostate)1613602673099%98%
Rein790301687078%70%
Sein2527104107090%83%
Thyroïde56870201098%N.D.

Remarques sur le taux de survie :
– Le taux de survie à 5 ans indique le pourcentage de personnes vivant au moins 5 ans après la découverte du cancer.
– Le taux de survie à 5 ans est souvent utilisé par les oncologues et autres scientifiques travaillant sur le cancer chez les adultes. L’idée est que si 5 ans après la découverte du cancer le patient est toujours vivant, la probabilité est élevée que le cancer ait disparu de l’organisme. Par contre, chez les enfants le taux de survie à 5 ans n’est pas toujours approprié ou justifié comme le relève une émission appelée Tech Nation de la radio publique américaine (NPR)  diffusée en octobre 2017. En effet, chez les enfants certains cancers comme celui du cerveau peuvent réapparaître 10 ou 15 ans après sa découverte. Chez les enfants, le suivi doit se faire en général sur un plus long terme que 5 ans.

Cancer de la monde
On estime que dans le monde le cancer tue plus de 9 millions de personnes par année, selon des chiffres de 2018.

Causes 

Le cancer est provoqué par des changements, ou mutations, dans l’ADN des cellules. Pour résumer, l’ADN donne les instructions pour la croissance et la division cellulaire. Ces instructions peuvent, comme dans le cas du cancer, contenir des erreurs.
Pendant une vie, un être humain produit des milliards de nouvelles cellules. Lors d’une division cellulaire, on compte en moyenne 3 erreurs au hasard au niveau de l’ADN. La plupart du temps, ces erreurs sont sans conséquence grave mais une petite partie de ces erreurs ont lieu au niveau d’un gène qui va ensuite activer une réplication cellulaire incontrôlable menant au cancer.

Selon une étude américaine publiée le 24 mars 2017 dans le journal scientifique américain Science, le cancer est dans la majorité des cas provoqué par la malchance, à cause d’erreurs génétiques au moment de la division cellulaire. L’hérédité et les facteurs environnementaux sont minoritaires dans le développement d’un cancer. Des différences importantes existent toutefois d’un cancer à l’autre. Plus d’informations sur cette étude

Facteurs de risque

Il existe plusieurs facteur de risque du cancer :

Hérédité. Certaines mutations génétiques, acquises notamment à la naissance, peuvent augmenter le risque de souffrir de cancer. On sait par exemple que certains gènes appelés BRCA1 ou BRCA2 augmentent le risque de cancer du sein.

Âge. Le cancer est plus fréquent chez les seniors, c’est-à-dire les personnes âgées de plus de 65 ans.

Style de vie. Certaines habitudes comme fumer, boire beaucoup d’alcool, s’exposer beaucoup aux rayons du soleil, le manque d’exercice, etc.

Maladies. Certaines maladies augmentent le risque de cancer comme par exemple la colite ulcéreuse.

Environnement. La pollution augmente le risque de cancer.

Travail de nuit. Plusieurs études ont montré que travailler la nuit  augmente le risque de cancer.

Etude sur le travail de nuit chez les femmes 
Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du seinLes femmes qui travaillent pendant la nuit de façon régulière ont 19% plus de risque de souffrir de certains cancers en comparaison avec les femmes qui travaillent pendant la journée. Le risque était particulièrement élevé pour certains cancers comme ceux de la peau (+41%), du sein (+32%) et dans une moindre mesure de l’estomac (+18%). Ces conclusions proviennent d’une revue de 61 études (méta-analyse) publiées sur le sujet, ce travail de recherche a été publié le 8 janvier 2018 dans le journal scientifique Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention (DOI : 10.1158/1055-9965.EPI-17-0221). Toutefois, ce risque augmenté de cancer a été observé chez les femmes qui habitaient en Europe et en Amérique du nord mais pas chez celles qui habitaient en Asie et en Australie. Ces résultats ont “surpris” les chercheurs. Des raisons hormonales, comme un taux supérieur d’hormones sexuelles chez les femmes vivant en Europe ou Amérique du nord, pourraient expliquer ces différences. Des données de plus de 3,9 millions de femmes ont été analysées dans cette revue d’études.

Prévention du cancer en France (étude publiée en 2018 sur des données de 2015)
Selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui dépend de l’OMS, sur les 346’000 cas de cancer diagnostiqués chez les adultes (30 ans et plus) en 2015 en France, 142’000 cas de cancer (41 %) auraient pu être évités si l’ensemble de la population n’avait pas été exposée aux facteurs de risque étudiés, ou si son exposition avait été limitée. Les quatre facteurs de risque les plus importants sont le tabac, responsable du plus grand nombre de cas (20 %, soit plus de 68’000 nouveaux cas imputables au tabagisme), l’alcool (8 %), une alimentation déséquilibrée (5,4 %), et le surpoids et l’obésité (5,4 %). Parmi les autres facteurs liés au mode de vie, 3 % du total (plus de 11’000 cas) sont attribuables aux UV, 0,9 % à une activité physique insuffisante, 0,7 % aux radiations ionisantes d’origine médicale (examens diagnostiques), 0,6 % aux hormones exogènes, et 0,5 % à une durée d’allaitement de moins de six mois. Santé publique France a également contribué à ce travail de recherche.

Symptômes

Les symptômes peuvent être non spécifiques et varier d’un cancer à l’autre.

Certains symptômes du cancer sont :
Fatigue
– Changement du poids (prise ou perte de poids)
– Changement au niveau de l’intestin et des selles (diarrhée, constipation)
Toux persistante
– Changements au niveau de la peau

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Pour les symptômes propres à chaque type de cancer, cliquez sur les dossiers ci-dessous (consultez la rubrique Symptômes) :
Cancer du sein
Cancer de la prostate
Cancer du poumon
Cancer colorectal
– Cancer du pancréas
Cancer du col de l’utérus
– Cancer non hodgkinien
Cancer du foie

Diagnostic

En plus de l’examen physique ou clinique, il existe plusieurs méthodes de diagnostic, qui varient souvent d’un cancer à l’autre. Les principaux outils ou méthodes de diagnostic sont :

– Test d’imagerie médicale, comme par exemple l’IRM, les rayons X ou le CT (computerized tomography). La mammographie, utilisée dans le dépistage du cancer du sein, est aussi une radiographie à base d’imagerie médicale.

– Tests en laboratoire. Ces tests qui mesurent notamment la concentration de cellules dans le sang peuvent indiquer certains cancers comme la leucémie.

– Biopsie : une biopsie consiste à prélever une partie des cellules suspectes afin de déterminer si celles-ci sont réellement malignes ou non. L’analyse du prélèvement, appelé spécimen de biopsie, permet de déterminer le type de cellule impliqué dans le cancer du sein, son stade d’évolution, son degré d’agressivité et la présence ou l’absence de récepteurs hormonaux dans les cellules suspectes.

Traitements

Il existe 4 principaux axes de traitements pour soigner le cancer :

1. La chirurgie (découverte en 1884).
Le but de cette méthode est de retirer les cellules cancéreuses du corps. Parfois le médecin a des difficultés à retirer toutes les cellules cancéreuses comme lors du cancer du sein.
Lire aussi : Pourquoi est-il si difficile de retirer toutes les cellules cancéreuses lors d’une chirurgie et comment améliorer la situation ?

2. La chimiothérapie (découverte en 1949), les traitements médicamenteux ou les traitements ciblés.
La chimiothérapie fait appel à des médicaments pour détruire les cellules tumorales. En cas de risque de récidive ou d’extension du cancer à d’autres parties du corps, le médecin peut prescrire une chimiothérapie après ablation chirurgicale de la tumeur afin de réduire les risques de complication. Il existe un nombre élevé de médicaments chimiothérapeutiques.  Ils sont souvent spécifiques à chaque type de cancer. La chimiothérapie a été développée suite à des recherches sur le gaz moutarde (arme chimique) pendant la 2ème Guerre Mondiale.

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La thérapie hormonale (hormonothérapie) est en particulier utilisée en cas de cancer du sein ou de l’ovaire. En effet, l’hormonothérapie est indiquée pour des tumeurs hormonosensibles, c’est-à-dire sensibles à l’action des hormones féminines : estrogène et progestérone. Les médicaments de cette classe sont des agents qui empêchent la fixation des hormones sur les cellules tumorales (tamoxifène), des médicaments qui interrompent la production d’estrogènes après la ménopause (inhibiteurs de l’aromatase tels que l’anastrozol, le létrozol et l’exémestane) ou des médicaments qui interrompent la production d’hormones par les ovaires.

La thérapie ciblée, on peut citer le trastuzumabe (Herceptin®) mis sur le marché en 1998 aux Etats-Unis, un médicament anti-cancéreux très important dans l’histoire de la médecine et la lutte contre le cancer. Ce médicament ciblé a permis de guérir et soigner de nombreux cancers.

3. La radiothérapie. La radiothérapie fait appel à des rayonnements (également appelés « rayons ») de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayonnements sont normalement émis par d’imposants appareils qui ciblent la région atteinte (radiothérapie externe) ; toutefois un rayonnement de faible énergie peut également être émis par une substance radioactive (ou « radioisotope ») insérée dans la région du sein où se trouvait la tumeur (curiethérapie, également appelée « brachythérapie »). C’est probablement la plus ancienne thérapie ciblée du cancer (si on exclut la chirurgie), avant la chimiothérapie.

4. L’immunothérapie (premiers médicaments sur le marché au début des années 2010).
L’immunothérapie est une méthode apparue sur le marché dans les années 2010 reposant sur l’utilisation du propre système immunitaire pour attaquer les cellules cancéreuses pour le traitement du cancer.
L’avantage de l’immunothérapie est d’être souvent plus précise tout en présentant moins d’effets secondaires que les autres méthodes. Néanmoins, pour le moment l’immunothérapie ne fonctionne pas chez tous les patients. Pour certains médicaments issus de l’immunothérapie, ces derniers fonctionnent seulement chez environ 30% des patients. Le prix Nobel de médecine 2018 est revenu à deux chercheurs qui ont travaillé sur l’immunothérapie. En savoir plus sur l’immunothérapie

Les traitements personnalisés comme la thérapie CAR-T (reprogrammation génétique de lymphocytes T)
Sida et cancerLa Food and Drug Administration (FDA), l’agence de régulation des médicaments aux Etats-Unis, a approuvé le 30 août 2017 une nouvelle thérapie contre le cancer, indiquée notamment contre la leucémie lymphoblastique aiguë (LAL). La LAL est la forme la plus fréquente de leucémie chez les enfants et adolescents avec environ 70% des cas. Ce traitement qui porte le nom de marque de Kymriah® (nom générique : tisagenlecleucel) aux Etats-Unis est commercialisé par le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis AG. A l’origine, des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont contribué à son développement.
Ce traitement délivré dans des centres hospitaliers spécialisés, appelé thérapie CAR-T (CAR signifie Chimeric Antigen Receptor et T pour lymphocyte T), consiste à prélever des lymphocytes T du sang du patient, les modifier génétiquement en laboratoire pour qu’elles produisent les CAR, les multiplier des millions de fois et les réinjecter dans l’organisme du patient. Les lymphocytes T sont des cellules de défense qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire. Les lymphocytes T modifiés sont ensuite capables de reconnaître les cellules cancéreuses et les détruire. Les CAR-T, les lymphocytes modifiés, ont la capacité de cibler le CD19, une molécule qu’on retrouve sur les cellules cancéreuses lors de cette forme de leucémie (LAL). Relevons encore que pour modifier génétiquement les lymphocytes, un virus HIV (virus du Sida) modifié est utilisé.
Etude – taux de succès de 83%
Dans une étude clinique, sur un total de 63 enfants et jeunes adultes (âgés de 3 à 23 ans) traités avec Kymriah®, 52 ont été en rémission 3 mois après le début du traitement, c’est-à-dire environ 83%. Cela signifie que pour la majorité de ces patients, le cancer a totalement disparu. Tous ces patients avaient connu l’échec avec les thérapies classiques (ex. chimiothérapie). C’est pourquoi de nombreux scientifiques estiment qu’il s’agit d’une révolution dans le traitement du cancer, avec une approche personnalisée.
Prix élevé
Aux Etats-Unis, selon le Wall Street Journal le coût total pour le patient sera d’environ 475’000 dollars (environ 400’000 euros). Un article de ce journal publié le 31 août 2017, pourtant conservateur et favorable aux entreprises, cite des personnes critiques sur le prix très élevé du Kymriah®. Novartis affirme toutefois que le patient payera seulement si la thérapie est efficace, autrement dit si un patient ne répond pas à cette thérapie après quelques jours ou semaines il (l’assureur en particulier) n’aura pas à payer. En plus d’être une nouvelle thérapie, il s’agit également d’un modèle d’affaires (business model) différent que d’habitude.
Nombre de personnes traitées 
Novartis estime à environ 600 le nombre de patients traités chaque année aux Etats-Unis avec Kymriah®.  Les Etats-Unis comptent environ 3100 nouveaux cas de LLA par année. Le traitement se fera seulement dans des centres spécialisés (Centers for Medicare & Medicaid Services) notamment car la préparation de cette thérapie est complexe. Cela signifie qu’il n’est pas possible d’acheter ce traitement dans une pharmacie d’officine. Avant l’arrivée du Kymriah®, le taux de mortalité de la leucémie lymphoblastique aiguë était d’environ 15% aux Etats-Unis.
Autres formes de cancer
Il existe actuellement des dizaines d’études cliniques qui testent cette thérapie dans d’autres formes de cancer que la LLA comme le redoutable cancer du pancréas (taux de mortalité très élevé) ou du rein.
Un autre laboratoire que Novartis, l’Américain Kite Pharma qui a été racheté fin août 2017 par le laboratoire Gilead, développe aussi un traitement basé sur le concept de thérapie CAR-T. Selon le Wall Street Journal, son médicament devrait également être autorisé par la FDA en 2017 (probablement à la fin de l’année).

5. D’autres traitements sont aussi parfois utilisés comme la transplantation de cellules souches.

Prévention

Il est possible de prévenir certains cancers. Voici des conseils pratiques pour réduire le risque de cancer.

– Si vous fumez, arrêtez. Le tabagisme favorise le cancer du poumon mais aussi d’autres cancers comme celui du pancréas.

– Evitez de vous exposer au soleil de façon trop fréquente et surtout lorsque les rayons UV sont intenses. L’excès de soleil provoque le cancer de la peau.

– Mangez sainement. Une alimentation riche en fruits, légumes et graines diminue le risque de cancer. Au contraire, certains aliments comme la viande rouge ou l’alcool augmentent le risque.
Lire aussi : 9 aliments pour prévenir le cancer

prévention cancer

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– Évitez la sédentarité. Le sport et l’activité physique éliminent de l’organisme les toxines susceptibles de léser les cellules et de favoriser l’apparition du cancer. Essayez de pratiquer 30 minutes d’activité physique (ex. marcher) chaque jour ou au moins chaque 2 jours.

– Évitez le surpoids et l’obésité. L’excès de poids augmente le risque de cancer.

– Effectuez tous les vaccins conseillés par votre médecin et les autorités de santé. Certains vaccins peuvent prévenir le cancer, comme celui du col de l’utérus.  Une vaccination contre l’hépatite B diminue aussi le risque de cancer du foie.

– Effectuez les tests de dépistage conseillés par votre médecin, comme par exemple la mammographie.

– Évitez la consommation excessive d’alcool. Cette substance augmente le risque de souffrir de certains cancers.

News 

– Un spécialiste mondial du cancer fait le point sur la maladie (2018)
– Nouveau traitement révolutionnaire contre le cancer (CAR-T)
– Pourquoi est-il si difficile de retirer toutes les cellules cancéreuses lors d’une chirurgie et comment améliorer la situation ?
– Le cancer est dans la majorité des cas liés à la malchance
9 aliments pour prévenir le cancer

Informations utiles

Découvrez nos dossiers sur le cancer :
Cancer du sein
Cancer de la prostate
Cancer du poumon
Cancer colorectal
– Cancer du pancréas
Cancer du col de l’utérus
– Cancer non hodgkinien

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Glossaire :
Métastase
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Congrès d’oncologie : 
Le congrès sur le cancer ASCO (American Society of Clinical Oncoloy) a lieu chaque année à Chicago aux Etats-Unis au début juin. Lire davantage

Sources & Références :
Mayo Clinic, American Cancer Society, Cancer.net, The Wall Street Journal (édition du 31 août 2017), Magazine Veja (plusieurs éditions), NPR (radio publique américaine de référence, émission Tech Nation diffusée en octobre 2017),  Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention (DOI : 10.1158/1055-9965.EPI-17-0221), Centre international de recherche sur le cancer (Circ), Santé publique France

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 06.10.2018