Cancer de la peau



Résumé sur le cancer de la peau

Le psoriasis en 10 questions, tour d'horizonLe cancer de la peau se caractérise comme tout cancer par une croissance anormale des cellules, dans ce cas précis il s’agit de celles de la peau. Ce cancer se divise principalement en deux types ou formes : le cancer de type non-mélanome ou carcinome (carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire) et le type mélanome.
Le cancer de la peau est un cancer très fréquent et continue de progresser, notamment dans les pays dits riches ou industrialisés. On estime que dans certains pays comme la Suisse, une personne sur trois développera un cancer de la peau au cours de sa vie. D’autres pays riches en terme de PIB par habitant comme l’Australie ou le Canada sont également très touchés par ce cancer, probablement car les habitants de ces pays ont en général la peau claire (descendants en partie de Britanniques), ont l’argent de voyager et s’exposent plus que de raison au soleil. Remarquons que les Australiens n’ont pas forcément besoin de quitter leur pays pour trouver un soleil abondant et puissant, dans ce pays de la taille d’un continent.


Il faut savoir que les hommes meurent davantage de mélanome que les femmes. Les raisons de cette différence entre sexes ne sont pas encore claires, peut-être un dépistage plus tardif chez les hommes ou des origines biologiques peuvent expliquer cet état de fait.

Le plus souvent, le cancer de la peau se manifeste sous forme de cancer de type non-mélanome ou carcinome, avec surtout deux types : le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire. Comme le cancer de type non-mélanome ne forme pas de foyers secondaires, ce que l’on appelle des métastases, la possibilité d’en guérir est relativement bonne.

En revanche, le mélanome, cancer de la peau malin, est dangereux. Il fait partie des formes de cancer les plus agressives, car il forme souvent des métastases. Les patients ont de bonnes chances de guérison à la seule condition que le mélanome soit découvert et enlevé à un stade très précoce. Le dépistage précoce est donc essentiel dans toute stratégie de prévention.

La principale cause du cancer de la peau est l’exposition aux rayons UV de la lumière du soleil ou de rayons UV artificiels comme le solarium, en particulier une exposition aux UVB (davantage d’informations sur les rayons UV). D’autres facteurs associés au cancer de la peau incluent des antécédents familiaux de cancer de la peau, des syndromes génétiques tels que pigmentaires comme le xeroderma pigmentosum (maladie rare), le tabagisme, une infection, etc. Les gens à la peau très claire et ceux qui s’exposent beaucoup au soleil appartiennent aux principaux groupes à risque.

Le cancer peut apparaître sous forme de blessure ou de tache sur la peau, il s’agira de contrôler en particulier les grains de beauté. Des couleurs différentes sur la tache ou grain de beauté (où peut se trouver le cancer de la peau), un plus grand diamètre (qui augmente avec le temps) ou encore des contours mal définis sont des signes possibles d’un cancer de la peau qui demandent de consulter un médecin rapidement. En outre, d’autres symptômes du cancer de la peau comprennent des démangeaisons, des douleurs, des saignements, etc.

Le diagnostic se fait par un médecin et en particulier par un dermatologue suite à une observation visuelle. En cas de doute le médecin peut aussi effectuer des biopsies ou des radios (rayons X).

En raison de son potentiel métastatique élevé à un stade avancé, le mélanome est un type de cancer extrêmement grave qui peut conduire le patient à la mort s’il n’est pas rapidement traité. La thérapie dépend du type de cancer (non-mélanome ou mélanome), en général le premier traitement est l’ablation chirurgicale. La chimiothérapie, la radiothérapie et l’immunothérapie peuvent également être utilisées. Des nouveaux traitements comme l’ipilimumab (Yervoy®) sont particulièrement efficaces contre des mélanomes au stade avancé.

Des études ont montré que les composés extraits de végétaux, tels que le resvératrol, sont efficaces et seraient un possible traitement pour le futur.

crème solaire cancer de la peauIl est important que le patient fasse régulièrement, par exemple 2 à 3 fois par an, un auto-examen de sa peau (en cas de symptômes ou signes suspects, consultez au plus vite un médecin) et d’adopter des mesures préventives comme éviter l’exposition au soleil entre 10h et 16h, toujours appliquer une crème solaire avec un indice de protection solaire (IPS) d’au moins 15 (à lire: crème solaire en fonction de votre type de peau), éviter les cabines de bronzage artificiel (solarium) ou encore utiliser une protection adéquate en cas d’exposition au soleil comme un chapeau ou une casquette. Faites aussi un contrôle annuel (check-up) chez votre médecin ou dermatologue qui va examiner toute votre peau.

Définition

Le cancer de la peau est une tumeur constituée de cellules de la peau qui ont muté au niveau génétique ou cellulaire et qui se multiplient de façons désorganisées et anormales, conduisant à une tumeur (néoplasme). Le cancer de la peau se divise en cancer de type non- mélanome ou mélanome.

Non-mélanome (aussi appelé carcinome)

Parmi les cancers de type non-mélanome ou carcinome, on diagnostique le plus souvent un carcinome basocellulaire ou un carcinome spinocellulaire.

Ce type de cancer ne forme pas de foyers secondaires (métastases) et de ce fait est moins dangereux pour la santé.

Mélanome

Le mélanome, cancer de la peau malin, est lui plus dangereux. Il fait partie des formes de cancer les plus agressives car il forme souvent des métastases. Cette tumeur atteint les mélanocytes, cellules capables de produire le pigment de la peau appelé mélanine.


Il existe différents types de mélanome comme le mélanome nodulaire, le mélanome malin disséminé, le mélanome lentigo malin, etc.

Cancer de la peau définition

Il existe d’autres types de cancer de la peau plus rares et affectant d’autres cellules que les mélanocytes, comme :

– Tumeur à cellules de Merkel.

– Sarcome de Kaposi.

– Lymphome cutané à cellules T (cancer du système lymphatique qui peut attaquer la peau).

– Carcinome sébacé (au niveau des glandes sébacées).

Une étude israélienne de l’Université de Tel Aviv a montré que si le mélanome était découvert tôt, c’est-à-dire avant la formation de métastases, les chances de guérison du mélanome sont très hautes. Par contre, si le mélanome est découvert à un stade avancé, au moment où les métastases sont déjà présentes dans l’organisme, la maladie est la plupart du temps mortelle. Cette étude a été publiée dans la revue Nature Cell Biology en août 2016.

Epidémiologie

Le cancer de la peau est l’un des cancers les plus fréquents.

Cancer de la peau non-mélanome

Le type non-mélanome (ou carcinome cutané) représente la majorité des cas de cancer de la peau, environ 70 à 90% des cas pour le seul carcinome basocellulaire. Le cancer de la peau survient souvent après l’âge de 50 ans. Ce type de cancer a une progression lente.

En France on enregistre chaque année environ 60’000 nouveaux cas de cancer de la peau non-mélanome.

En Suisse on compte environ 15’000 nouveaux cas de cancer de la peau chaque année (source : ATS, 17 juillet 2013).

Aux Etats-Unis, plus de 2 millions de personnes sont diagnostiquées d’un cancer de la peau chaque année (source: CBS News, mai 2014).

Mélanome

L’incidence du cancer de la peau du type mélanome est plus faible avec environ 4% des cas, cependant, vu sa dangerosité il correspond à la majorité des décès dus à un cancer de la peau. Le mélanome peut progresser rapidement.

En France, plus de 7’000 nouveaux cas de mélanome sont enregistrés chaque année (référence: année 2009, selon la Ligue contre le Cancer).

En Suisse, 1’900 à 2’000 mélanomes seraient diagnostiqués chaque année. Selon le “Bulletin des médecins” 2200 mélanomes sont diagnostiqués chaque année. On compte environ 300 décès par an.

La Suisse est considéré comme un pays à haut risque (explication possible : avec un très haut PIB moyen par habitant: cela signifie plus de loisirs comme le ski avec exposition au soleil et voyage dans des pays ensoleillés).

Au Canada, on a enregistré 5’300 nouveaux cas en 2010.

Aux Etats-Unis, on compte plus de 76’000 diagnostics de mélanome chaque année (source. CBS News, mai 2014).

– Le mélanome malin représente environ 70% des cas de mélanome.

– Le mélanome nodulaire représente environ 15% des cas de mélanome.

– Le mélanome acral lentigineux survient dans environ 10% des cas de mélanome. Ce type est plus fréquent chez les personnes âgées, et s’observe surtout dans la région palmo-plantaire, sur le lit et le pourtour des ongles.

– Le mélanome lentigo survient dans environ 5% des cas, généralement chez les personnes âgées. Ce type est plus fréquent pour une peau avec dommages du soleil (forte exposition dans le passé) et peut concerner la tête, le cou ou les bras.

Dans les pays développés, la survie médiane estimée pour les patients atteints d’un mélanome est de 73% à cinq ans, tandis que dans les pays en voie de développement, cette estimation est de 56%. La moyenne mondiale est estimée à 69%.

– Les hommes meurent davantage de mélanome que les femmes, selon des recherches du Cancer Research UK au Royaume-Uni le taux de mortalité du mélanome malin serait de 70% plus élevé chez les hommes que chez les femmes pour le même nombre de patients diagnostiqués.

Les raisons de cette différence entre sexes ne sont pas encore claires, peut-être un dépistage plus tardif chez les hommes ou des origines biologiques.On sait aussi que les mélanomes apparaissent plus souvent sur les jambes et les bras chez la femme alors que chez l’homme c’est davantage au niveau de la poitrine ou du dos. Le problème est que sur le dos, le mélanome est plus dur à identifier, d’où l’intérêt de se rendre régulièrement chez le médecin et/ou demander à une autre personne (ex. partenaire) de contrôler les grains de beauté au niveau du dos.

Cancer de la peau dans le monde

Les pays tropicaux ou sub-tropicaux avec des périodes importantes d’ensoleillement ont des taux  élevés de cancer de la peau, comme l’Australie, qui possède l’un des taux les plus élevés de la maladie dans le monde. Une partie de l’explication repose sur l’emplacement géographique du pays, qui se trouve sous le trou de la couche d’ozone et donc est plus exposé aux rayons nocifs du soleil. De plus, l’Australie est un cas un peu particulier, car elle compte une importante population descendant de Britanniques à la peau claire, peu habitués à habiter naturellement dans un pays plus ou moins très chaud et ensoleillé. Certains pays riches comme le Canada ou la Suisse sont davantage touchés que d’autres, notamment parce que leurs habitants ont un bon pouvoir d’achat pour voyager et donc  l’occasion de s’exposer davantage au soleil dans des pays chauds.

En 2016, on estimait dans le monde qu’une personne mourrait chaque 52 minutes des conséquences d’un mélanome (malin).

En 2016, le nombre de cas de mélanome était en forte augmentation, selon un communiqué de l’Université de Tel Aviv d’août 2016.

Causes

Comme avec d’autres types de cancer, un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux favorisent le développement de ce cancer.

Le rayonnement ultraviolet (UV) du soleil mais aussi des rayons UV artificiels (solarium) sont les causes principales du cancer de la peau. Ces rayonnements UV provoquent des lésions de l’ADN des cellules, affectant les gènes qui contrôlent la croissance cellulaire.

Ce dommage est cumulatif et, à partir d’un certain nombre de lésions qui se produisent dans l’ADN de la cellule, celles-ci n’arrivent pas à réparer et commencent à se multiplier en désordre, c’est le début de la tumeur (pour simplifier).

Il existe deux principaux types de rayons UV, les rayons UVA et UVB. Précédemment, les scientifiques croyaient que l’exposition excessive aux UVB était la principale cause du cancer de la peau, cependant, des recherches récentes montrent que les rayons UVA peuvent également être impliqués. Comme on l’a vu, les rayons UV qu’on peut trouver dans des cabines de bronzage (solarium) sont également dangereux pour la santé de la peau.

Cancer de la peau cause

Ces radiations UV, en plus de causer des dommages à l’ADN peuvent provoquer des coups de soleil et mener à un processus de vieillissement de la peau accéléré.

Des facteurs génétiques sont également associés au développement du cancer de la peau. Dans de tels cas, le cancer est d’origine héréditaire ou du moins en partie, car il est très dur de savoir si l’origine est liée à l’environnement ou aux gènes, il s’agit souvent d’un mélange des deux. La présence de naevi (taches cutanées), de graves brûlures, de cloques dues à l’exposition au soleil ou l’affaiblissement du système immunitaire (comme dans le cas du cancer à cellules de Merkel) peuvent également être des causes ou des facteurs aggravants du cancer de la peau.

D’autres facteurs qui peuvent augmenter le risque de cancer de la peau sont :

– L’exposition aux rayonnements ionisants, tels que la radiothérapie.

– L’exposition chronique à de faibles quantités d’arsenic.

– Des syndromes génétiques comme pigmentaire xeroderma.

– Plaies chroniques de la peau telles que ulcères ou brûlures.

– Le tabagisme, cela augmente le risque de carcinome à cellules squameuses

– Les facteurs génétiques (antécédents familiaux de cancer de la peau, etc.).

Attraper plusieurs coups de soleil, notamment pendant l’enfance, peut à long terme favoriser le développement d’un cancer de la peau (et notamment le mélanome). Selon une étude d’Harvard parue en mai 2014 réalisée sur plus de 100’000 femmes, celles ayant eu au moins 5 coups de soleil entre l’âge de 15 et 20 ans ont présenté un risque 80% plus élevé de développer un mélanome quelques années plus tard.

Personnes à risque

Le principal facteur de risque ou cause qui peut déclencher un cancer de la peau est l’exposition de la peau non protégée aux rayons UV (du soleil ou de lampes artificielles).

Personnes à risque cancer de la peau

– Les personnes à la peau très claire ont naturellement moins de résistance aux rayons UV et sont donc plus susceptibles de développer un cancer de la peau. Les personnes ayant de nombreux grains de beauté ou taches de rousseur ont également un risque accru.

– Les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer de la peau ou des troubles génétiques tels que pigmentaire xeroderma.

– Les personnes avec des troubles de l’immunité (maladies affectant le système immunitaire).

– En outre, les gens qui vivent dans des endroits très ensoleillés (comme dans les pays tropicaux) ou qui sont exposés chaque jour à beaucoup de soleil sans protection adéquate (travailleurs ruraux, sur des chantiers, marins, etc…) ont un risque accru de développer la maladie.

– Les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson. Selon une étude publiée en 2017 réalisée par la Mayo Clinic (Etats-Unis) et publiée dans la revue scientifique Mayo Clinic Proceedings, les personnes souffrant de Parkinson ont environ 4 fois plus de risque de développer un mélanome. L’inverse est aussi vrai, cela signifie qu’une personne atteinte d’un mélanome a statistiquement 4 fois plus de risque de souffrir de Parkinson. Pour le moment, les scientifiques parlent d’une association et non pas de lien de cause à effet. La lévodopa (L-Dopa), médicament très utilisé dans la maladie de Parkinson, pourrait être à l’origine de l’augmentation du risque de mélanome mais les études ne sont pas encore concluantes avec des résultats contradictoires. La génétique pourrait aussi jouer un rôle clé.

Symptômes

Le cancer de la peau est une accumulation anormale de cellules. Cette maladie peut prendre la forme d’une plaie qui ne cicatrise pas, d’une lésion semblable à une verrue ou une tache de couleur rouge sombre. Ces lésions (tache, grain de beauté) peuvent démanger, être douloureuses ou saigner. Le cancer de la peau peut aussi se manifester par une augmentation d’une lésion existante sur la peau et pas forcément une nouvelle lésion.

Le carcinome basocellulaire est comme on l’a vu le cancer de la peau le plus fréquent. Il peut se manifester sous la forme d’une papule (boule) avec une surface d’aspect nacré ou une blessure qui ne guérit pas. La gravité du carcinome basocellulaire dépend de son histologie et de l’emplacement de la tumeur, le carcinome est plus agressif s’il est localisé à certains endroits du corps comme la paupière, le nez ou l’oreille. Dans ces endroits l’opération chirurgicale a tendance à être plus difficile.

Mélanome

Le mélanome est moins fréquent que les carcinomes, mais comme on l’a déjà vu dans ce dossier il est le plus dangereux et peut provoquer la mort s’il n’est pas soigné à temps. Cette forme de cancer peut se présenter comme une lésion noircie avec des contours mal définis, plusieurs couleurs (polychromie), un diamètre qui peut changer au fil du temps ou encore une variation de l’épaisseur de la lésion. Les personnes les plus sujettes au mélanome sont celles qui ont la peau claire, qui ont eu des coups de soleil pendant l’enfance en particulier avec des cloques ou des personnes avec des antécédents familiaux de mélanome.

Auto-examen pour dépister un cancer de la peau

Il est important d’observer régulièrement (par exemple 3 fois par année) toute variation ou changement de chacune de vos lésions pigmentaires (tache, grain de beauté) de votre corps.

On parle d’auto-examen, cela permet la détection précoce du cancer de la peau, en particulier le mélanome.

Quand vous pratiquez un auto-examen, observez les cinq facteurs ci-dessous (connus sous le nom de ABCDE, parfois aussi seulement ABCD), et si vous observez une variation d’une lésion (tache, grain de beauté) d’un ou plusieurs facteurs suivants veuillez consulter rapidement un médecin (dermatologue de préférence) :

– Asymétrie.

– Bords irréguliers.

– Couleur changeante, polychrome (plusieurs couleurs).

– Diamètre supérieur à 0,5 cm ou qui augmente.

– Epaississement ou extension.

Diagnostic

Un diagnostic précoce, c’est à dire, dans les premiers stades du cancer de la peau augmente massivement vos chances de guérison. Comme ce cancer de la peau est visible à l’œil nu (ce qui n’est pas le cas de tous les cancers), le premier test de diagnostic est une inspection visuelle.

Le médecin observe des taches ou des lésions sur la peau et si elles présentent certaines caractéristiques comme plusieurs couleurs, diamètre important, épaisseur, asymétrie il fera d’autres investigations. Pour détecter le mélanome, les médecins utilisent généralement les signes connus sous ABCDE (voir sous symptômes cancer de la peau pour plus d’informations sur ces signes).

De plus, le médecin peut dans certains cas effectuer d’autres tests de diagnostic, en plus que ceux purement visuels (ABCDE), comme des radios par rayon-X, une biopsie, des tests sanguins, etc. Avec la biopsie, le médecin peut vérifier la profondeur et la taille du cancer de la peau.

Complications

Le mélanome (une forme du cancer de la peau) est l’un des cancers les plus dangereux chez l’homme en raison de sa capacité à atteindre d’autres organes et à former des métastases (nouvelles masses tumorales). Les organes touchés par des métastases provenant du mélanome comprennent les ganglions lymphatiques, les poumons, le cerveau, entre autres. Le risque de métastase augmente avec l’avancée du mélanome (mélanome plus épais), ainsi il est absolument nécessaire de détecter le plus rapidement possible un mélanome pour éviter la formation de métastases.

Lorsque d’autres organes sont atteints, on parle de cancer métastatique. Cela provoque l’apparition de différentes maladies menant dans certains cas jusqu’au décès du patient.

Il faut savoir que les carcinomes (voir sous définition et causes), la forme la plus fréquente du cancer de la peau, provoquent rarement des métastases, mais ce n’est pas impossible. Comme le développement des carcinomes est plus lent, le médecin a en général plus de temps devant lui pour retirer ces cellules cancéreuses avant qu’il ne soit trop tard.

Comme on l’a vu ci-dessus dans la rubrique Personnes à risque, une étude de 2017 réalisée par la Mayo Clinic (voir références de l’étude dans la rubrique Personnes à risque) a montré que les personnes touchées par un mélanome avaient 4 fois plus de risque de souffrir de la maladie de Parkinson.

Traitements

Le traitement du cancer de la peau dépend du type de cancer (carcinome ou mélanome) ainsi que de son avancée (stade du cancer).

Traitement du carcinome, cancer de type non-mélanome

Pour soigner le carcinome (cancer de type non-mélanome), le traitement initial est en général l’ablation chirurgicale de la tumeur, qui peut s’effectuer en grattant et en brûlant avec une aiguille, par électrodissection ou avec un scalpel. Selon la taille du carcinome basocellulaire, le médecin peut aussi traiter avec des médicaments topiques tels que le tazarotène, l’imiquimod ou la radiothérapie.

Dans le cas d’un carcinome épidermoïde, la procédure est l’ablation chirurgicale ou une radiothérapie. D’autres techniques de traitement comprennent un curetage et la thérapie photodynamique, qui consiste à sensibiliser la peau avec l’acide delta aminolévulinique en l’appliquant, sur la région touchée, avec un laser qui détruit les cellules tumorales. Cette thérapie est indiquée chez les patients pour qui la chirurgie est contre-indiquée, comme les personnes âgées, des personnes avec des problèmes de coagulation, etc.

La technique de microchirurgie de Mohs est recommandée dans des zones avec de fortes chances de récidive comme le contour des yeux, du nez ou des régions qui peuvent être changées (déformation de la peau) après la chirurgie conventionnelle, tels que la bouche et des lèvres.

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste à retirer le minimum de tissu autour de la tumeur. Les types de tumeurs les plus appropriés pour cette méthode de chirurgie incluent les carcinomes basocellulaires, les carcinomes épidermoïdes et les tumeurs affectant les phanères.

Traitement du mélanome

Dans le cas d’un mélanome, enlever la masse tumorale par chirurgie est le traitement primaire. Les petites tumeurs peuvent être complètement enlevées, cependant, seule une petite proportion de tumeurs de grande taille peut être totalement éliminée. Les traitements associés peuvent être administrés après la chirurgie en cas de risque élevé de métastases. Dans ce cas, le praticien peut traiter le patient avec des agents chimiothérapeutiques, la radiothérapie, l’immunothérapie et toujours en fonction du degré et du stade de la tumeur.


Les traitements de chimiothérapie (molécules) contre le mélanome comprennent la decarbazine, le témozolomide, la carmustine, la cisplatine, vinca-alcaloïdes (vinblastine), les taxanes (paclitaxel et docétaxel), entre autres. Les agents immunothérapeutiques utilisés dans le traitement du mélanome sont des anticorps monoclonaux avec un effet antagoniste sur la réponse immunitaire, effet de suppression de la réponse cellulaire (par exemple comme CTLA-4, DP-1) ou par activation du récepteur, ce qui renforce la réponse immunitaire du patient contre la tumeur (CD137, OX40, CD40).

Lpilimumab

Des nouveaux traitements (état, année 2013) comme l’ipilimumab (Yervoy) sont particulièrement efficaces contre des mélanomes au stade avancé. Une étude parue en septembre 2013 a montré que l’ipilimumab avait permis des survies chez certains patients allant jusqu’à 10 ans, selon le Pr Stephen Hodi qui a participé à cette étude. L’ipilimumab est un anticorps monoclonal commercialisé depuis 2011 aux Etats-Unis par le laboratoire BMS (Bristol Myers Squibbs). L’ipilimumab n’est efficace que chez 15% des patients et présente une toxicité non négligeable (sources: agence de presse ATS, Suisse, 29 septembre 2013).

Une autre étude avait montré un taux de survie à 5 ans de 18% chez les patients ayant pris l’ipilimumab. Le Pr Hodi a lui découvert dans son étude en étudiant les données disponibles de 1800 patients traités avec l’ipilimumab un taux médian de survie de 11,4 mois, mais une évolution nettement plus favorable pour environ 1 cinquième d’entre eux: 3 ans après le début du traitement, 22% étaient toujours vivants, et 7 ans après, ils étaient encore 17%. La survie la plus longue a atteint 9,9 ans (sources, ATS, 2013).

Selon le Pr Hodi, l’allongement de la survie était indépendante des doses de traitements reçues ou de l’existence de traitements associés.

Selon nos informations, en novembre 2013, l’ipilimumab n’était pas disponible en Suisse (il n’est pas référencé sur le site de référence kompendium.ch).

On le rappelle encore ici, plus un mélanome est détecté tôt et meilleures seront les chances de guérison.

Remèdes naturels

Aloe vera cancer de la peau

Certaines plantes médicinales peuvent aider à soigner le cancer de la peau principalement en complément et en post-opératoire, c’est le cas de l’aloe vera.
Des études ont montré une amélioration des lésions en cas d’application de cette plante, demandez à votre médecin pour davantage d’informations à ce sujet.
Une étude menée par le département de pharmacologie de l’Université du Texas (USA) a évalué le potentiel de protection de certaines substances trouvées dans des plantes contre le cancer de la peau.
Dans cette étude, les chercheurs ont étudié le resvératrol (qui se trouve dans la peau et les graines des raisins rouges), l’acide ellagique (qu’on trouve dans certains fruits et noix) et le calcium D-glucarate (qui se trouve dans de nombreux fruits et légumes). Les résultats ont indiqué en particulier que la combinaison de resvératrol avec l’acide ellagique et d’autres composés serait efficace contre le développement tumoral en cas de cancer de la peau. Ces études ont été réalisées chez la souris SENCAR (souche de souris).

D’autres plantes sont actuellement à l’étude pour déterminer une éventuelle activité dans la prévention du cancer de la peau.

Même en cas d’utilisation de plantes médicinales, par exemple en complément, il est toujours important de demander conseil à un médecin ou pharmacien avant de commencer un traitement.

Boire davantage de café pourrait prévenir le diabète de type 2– Boire 1 à 4 tasses de café par jour permettrait de réduire de 25% le risque de mélanome, une forme grave de cancer de la peau. Cette méta-analyse (étude d’études) a été publiée en novembre 2015 dans la revue spécialisée American Journal of Clinical Dermatology et a comparé des buveurs de café avec ceux ne consommant pas cette boisson. Il semble que plusieurs antioxydants qu’on retrouve dans le café interfèrent avec les UV du soleil au niveau cellulaire, ce qui diminue la formation de tumeur.

Bons conseils

– Comme on l’a vu dans la partie symptômes cancer de la peau, il est important d’effectuer régulièrement un auto-examen de sa peau.

Auto-examen pour dépister un cancer de la peau

Si vous observez une variation ou l’apparition d’une lésion (tache, grains de beauté) d’un ou plusieurs facteurs mentionnés ci-dessous (ABCDE) veuillez consulter rapidement un médecin (dermatologue de préférence) :

– Asymétrie.

– Bords irréguliers.

– Couleur changeante, polychrome (plusieurs couleurs).

– Diamètre supérieur à 0,5 cm ou qui augmente.

– Epaississement ou extension.

– Méfiez-vous du parasol : des études montrent que plus de deux tiers des rayons UV passent à travers le tissu des parasols, pour atteindre notre peau et provoquer des brûlures. Protégez-vous également avec d’autres moyens, tels que la crème solaire et de longs habits lorsque le soleil est très fort.

Prévention

– L’exposition au soleil est l’un des principaux facteurs de risque. Ainsi des médecins du monde entier recommandent d’éviter l’exposition au soleil entre 10 et 16 heures en particulier sous les tropiques (dans d’autres hémisphères comme la France cela peut être de 11h à 14h), car l’incidence des rayons UV est très élevée à ce moment-là.

– Il faudra aussi toujours appliquer de la crème solaire si possible 30 minutes au moins avant l’exposition solaire. Utilisez une crème solaire avec un facteur de protection (FPS) d’au moins 15 et souvent plus en cas de peau claire où si vous êtes dans une zone très ensoleillée (tropique, montagne, mer, plein été…).  Il faudra réappliquer la crème solaire régulièrement, même celles avec une indication de “waterproof” (résiste à l’eau), dans ce cas à appliquer à nouveau chaque 2 ou 3h.

Découvrez notre page complète pour choisir la bonne crème solaire

– Pour les carcinomes basocellulaires et les mélanomes, on sait que les coups de soleil développés pendant l’enfance (avant 10 ans) représentent un très sérieux facteur de risque. Il est donc très important de bien protéger les enfants des rayons du soleil, éviter tout coup de soleil, notamment aux époques et aux heures où les rayons UV sont les plus intenses.

– Evitez l’exposition aux rayons UV artificiels (solarium). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ils augmentent le risque de développer un cancer de la peau et en particulier de mélanome.

– Si vous travaillez à l’extérieur, utilisez un couvre-chef comme une casquette, un chapeau, des vêtements longs, des lunettes de soleil et cherchez toujours des endroits ombragés.

– Même avec une crème solaire, évitez l’exposition directe au soleil pendant les périodes de pic comme de 11h à 14h (régions sub-tropicales comme le Maroc ou tropicales comme la Guyane, de 10h à 16h). Cette exposition prolongée peut causer des coups de soleil, un processus qui à long terme peut déclencher un cancer de la peau.

– Protégez-vous des surfaces réfléchissantes comme le béton, le sable, la neige et l’eau qui atteignent la peau avec des rayons UV réfléchis et donc de façon indirecte.

– Consommez de la vitamine D. Des études ont montré que la prise de vitamine D renforce le système immunitaire, ce qui aide à prévenir le cancer de la peau.

– Selon une étude divulguée en mai 2015, la consommation de nicotinamide (une forme de la vitamine B3) à raison de 500 mg 2 fois par jour réduirait le risque de récidive de développer un cancer de la peau de 23%. Ces bénéfices ne concernent pas la forme la plus grave du cancer de la peau, le mélanome, mais des formes moins agressives de la maladie comme le cancer de la peau basocellulaire. Cette étude a été réalisée par le Prof. Diona Damian de l’Université de Sydney en Australie.

Pour plus de conseils sur le soleil et la peau, lisez notre dossier complet sur ce sujet: Soleil et peau 

Comment traduit-on le cancer de la peau dans d’autres langues ?
  • Anglais: skin cancer
  • Allemand: Hautkrebs
  • Italien: tumori della pelle
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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 05.07.2017

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