Mélanome

Définition

Le mélanome est une tumeur qui atteint les mélanocytes, des cellules capables de produire le pigment de la peau appelé mélanine.
Il existe différents types de mélanome comme le mélanome nodulaire, le mélanome malin disséminé, le mélanome lentigo malin, etc.
En français, le mélanome porte aussi le nom de mélanosarcome, mélanome malin ou noevocarcinome. Le mélanome bénin porte aussi le nom de naevus.

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Le mélanome est plus dangereux que la plupart des autres formes de cancer de la peau. Il fait partie des formes de cancer les plus agressives, car le mélanome forme souvent des métastases.

Cancer de la peau définition

Epidémiologie

– L’incidence du mélanome est plus faible que les autres cas de cancer de la peau avec environ 4% des cas. Cependant, vu sa dangerosité il correspond à la majorité des décès dus à un cancer de la peau. Le mélanome peut progresser rapidement.

– En France, plus de 7’000 nouveaux cas de mélanome sont enregistrés chaque année (référence: année 2009, selon la Ligue contre le Cancer).

– En Suisse, le mélanome touche chaque année près de 2700 personnes et en tue quelque 320, selon un article de l’ATS d’avril 2018.
La Suisse est considéré comme un pays à haut risque (explication possible : avec un très haut PIB moyen par habitant: cela signifie plus de loisirs comme le ski avec exposition au soleil et voyage dans des pays ensoleillés).

– Au Canada, on a enregistré 5’300 nouveaux cas en 2010.

– Aux Etats-Unis, on compte plus de 76’000 diagnostics de mélanome chaque année (source. CBS News, mai 2014). Plus de 10’000 personnes meurent de cancer de la peau chaque année, selon un article du magazine américain Prevention d’août 2018.

– Le mélanome malin représente environ 70% des cas de mélanome.

– Le mélanome nodulaire représente environ 15% des cas de mélanome.

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– Le mélanome acral lentigineux survient dans environ 10% des cas de mélanome. Ce type est plus fréquent chez les personnes âgées, et s’observe surtout dans la région palmo-plantaire, sur le lit et le pourtour des ongles.

– Le mélanome lentigo survient dans environ 5% des cas, généralement chez les personnes âgées. Ce type est plus fréquent pour une peau avec dommages du soleil (forte exposition dans le passé) et peut concerner la tête, le cou ou les bras.

Dans les pays développés, la survie médiane estimée pour les patients atteints d’un mélanome est de 73% à cinq ans, tandis que dans les pays en voie de développement, cette estimation est de 56%. La moyenne mondiale est estimée à 69%.

– Les hommes meurent davantage de mélanome que les femmes, selon des recherches du Cancer Research UK au Royaume-Uni le taux de mortalité du mélanome malin serait de 70% plus élevé chez les hommes que chez les femmes pour le même nombre de patients diagnostiqués.

Les raisons de cette différence entre sexes ne sont pas encore claires, peut-être un dépistage plus tardif chez les hommes ou des origines biologiques.On sait aussi que les mélanomes apparaissent plus souvent sur les jambes et les bras chez la femme alors que chez l’homme c’est davantage au niveau de la poitrine ou du dos. Le problème est que sur le dos, le mélanome est plus dur à identifier, d’où l’intérêt de se rendre régulièrement chez le médecin et/ou demander à une autre personne (ex. partenaire) de contrôler les grains de beauté au niveau du dos.

Causes

Un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux favorisent le développement du mélanome.

– Le rayonnement ultraviolet (UV) du soleil mais aussi des rayons UV artificiels (solarium) sont les causes principales du mélanome. Ces rayonnements UV provoquent des lésions de l’ADN des cellules, affectant les gènes qui contrôlent la croissance cellulaire.
Ce dommage est cumulatif et, à partir d’un certain nombre de lésions qui se produisent dans l’ADN de la cellule, celles-ci n’arrivent pas à réparer et commencent à se multiplier en désordre, c’est le début de la tumeur (pour simplifier).
Il existe deux principaux types de rayons UV, les rayons UVA et UVB. Précédemment, les scientifiques croyaient que l’exposition excessive aux UVB était la principale cause du cancer de la peau, cependant, des recherches récentes montrent que les rayons UVA peuvent également être impliqués. Comme on l’a vu, les rayons UV qu’on peut trouver dans des cabines de bronzage (solarium) sont également dangereux pour la santé de la peau.

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Cancer de la peau cause

– Des facteurs génétiques sont également associés au développement du cancer de la peau, notamment le mélanome. Dans de tels cas, le cancer est d’origine héréditaire ou du moins en partie, car il est très dur de savoir si l’origine est liée à l’environnement ou aux gènes, il s’agit souvent d’un mélange des deux. Les personnes à la peau claire et aux yeux bleus ont un risque plus élevé de souffrir de mélanome. A l’inverse, les noirs développement rarement cette forme de cancer.

Symptômes

Cette forme de cancer peut se présenter comme une lésion noircie avec des contours mal définis, plusieurs couleurs (polychromie), un diamètre qui peut changer au fil du temps ou encore une variation de l’épaisseur de la lésion. Les personnes les plus sujettes au mélanome sont celles qui ont la peau claire, qui ont eu des coups de soleil pendant l’enfance en particulier avec des cloques ou des personnes avec des antécédents familiaux de mélanome.

Chez l’homme le mélanome apparaît le plus souvent sur le visage ou le tronc alors que chez la femme le mélanome se manifeste surtout sur le bas des jambes, comme le relève la Mayo Clinic. Il faut aussi savoir qu’autant chez les hommes que chez les femmes un mélanome peut apparaître sur une peau qui n’a pas été exposée au soleil.

Un mélanome peut aussi se développer au niveau de l’oeil, on parle dans ce cas de mélanome malin de l’oeil.

Diagnostic

Un diagnostic précoce, c’est à dire, dans les premiers stades du cancer de la peau augmente massivement vos chances de guérison. Comme le cancer de la peau est visible à l’œil nu (ce qui n’est pas le cas de tous les cancers), le premier test de diagnostic est une inspection visuelle.

Le médecin observe des taches ou des lésions sur la peau et si elles présentent certaines caractéristiques comme plusieurs couleurs, diamètre important, épaisseur, asymétrie il fera d’autres investigations. Pour détecter le mélanome, les médecins utilisent généralement les signes connus sous ABCDE (voir sous symptômes cancer de la peau pour plus d’informations sur ces signes).

De plus, le médecin peut dans certains cas effectuer d’autres tests de diagnostic, en plus que ceux purement visuels (ABCDE), comme des radios par rayon-X, une biopsie, des tests sanguins, etc. Avec la biopsie, le médecin peut vérifier la profondeur et la taille du cancer de la peau.

Traitements

L’ablation chirurgicale de la masse tumorale est le traitement primaire du mélanome. Les petites tumeurs peuvent être complètement enlevées, cependant, seule une petite proportion de tumeurs de grande taille peut être totalement éliminées. Les traitements associés peuvent être administrés après la chirurgie en cas de risque élevé de métastases. Dans ce cas, le praticien peut traiter le patient avec des agents chimiothérapeutiques, la radiothérapie, l’immunothérapie et toujours en fonction du degré et du stade de la tumeur.

Les traitements de chimiothérapie (molécules) contre le mélanome comprennent la decarbazine, le témozolomide, la carmustine, la cisplatine, vinca-alcaloïdes (vinblastine), les taxanes (paclitaxel et docétaxel), entre autres. Les agents immunothérapeutiques utilisés dans le traitement du mélanome sont des anticorps monoclonaux avec un effet antagoniste sur la réponse immunitaire, effet de suppression de la réponse cellulaire (par exemple comme CTLA-4, DP-1) ou par activation du récepteur, ce qui renforce la réponse immunitaire du patient contre la tumeur (CD137, OX40, CD40).

Lpilimumab
Des traitements comme l’ipilimumab (Yervoy) sont particulièrement efficaces contre des mélanomes au stade avancé. Une étude parue en septembre 2013 a montré que l’ipilimumab avait permis des survies chez certains patients allant jusqu’à 10 ans, selon le Pr Stephen Hodi qui a participé à cette étude. L’ipilimumab est un anticorps monoclonal commercialisé depuis 2011 aux Etats-Unis par le laboratoire BMS (Bristol Myers Squibbs). L’ipilimumab n’est efficace que chez 15% des patients et présente une toxicité non négligeable (sources: agence de presse ATS, Suisse, 29 septembre 2013). Une autre étude avait montré un taux de survie à 5 ans de 18% chez les patients ayant pris l’ipilimumab. Le Prof. Hodi a lui découvert dans son étude en étudiant les données disponibles de 1800 patients traités avec l’ipilimumab un taux médian de survie de 11,4 mois, mais une évolution nettement plus favorable pour environ 1 cinquième d’entre eux: 3 ans après le début du traitement, 22% étaient toujours vivants, et 7 ans après, ils étaient encore 17%. La survie la plus longue a atteint 9,9 ans (sources, ATS, 2013). Selon le Pr Hodi, l’allongement de la survie était indépendante des doses de traitements reçues ou de l’existence de traitements associés.

Il faut savoir que plus un mélanome est détecté tôt et meilleures seront les chances de guérison.

Phyothérapie

Boire davantage de café pourrait prévenir le diabète de type 2– Boire 1 à 4 tasses de café par jour permettrait de réduire de 25% le risque de mélanome, une forme grave de cancer de la peau. Cette méta-analyse (étude d’études) a été publiée en novembre 2015 dans la revue spécialisée American Journal of Clinical Dermatology et a comparé des buveurs de café avec ceux ne consommant pas cette boisson. Il semble que plusieurs antioxydants qu’on retrouve dans le café interfèrent avec les UV du soleil au niveau cellulaire, ce qui diminue la formation de tumeur.
Boire 3 tasses de café par jour était associé à une diminution du risque de souffrir de cancer de la peau, selon une grande étude (étude générale ou umbrela review en anglais) publiée le 22 novembre 2017 dans le journal britannique The BMJ (DOI : 10.1136/bmj.j5024). Cette étude a aussi montré que boire 3 à 4 tasses de café par jour permettait de diminuer le risque de mortalité général et de maladies cardiaques.

Prévention

– Les coups de soleil développés pendant l’enfance (avant 10 ans) représentent un très sérieux facteur de risque du mélanome. Il est donc très important de bien protéger les enfants des rayons du soleil, éviter tout coup de soleil, notamment aux époques et aux heures où les rayons UV sont les plus intenses.

– Evitez l’exposition aux rayons UV artificiels (solarium). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ils augmentent le risque de développer un cancer de la peau et en particulier de mélanome.

– Pour prévenir le cancer de la peau et notamment le mélanome, les 2 moyens efficaces consistent à rester à l’ombre toute l’année entre 11h et 15h (certaines sources parlent entre 10h et 14h) ainsi qu’à s’habiller en conséquence lors d’exposition au soleil : chapeau, habits à longues manches et pantalons, lunettes à soleil. Ce dernier conseil est très important pour les enfants. Peut-être que les Touaregs souvent habillés de la tête au pied dans le désert avaient compris ces conseils scientifiquement prouvés avant tout le monde, même si un peu d’exposition au soleil (ex. pendant 20 minutes par jour) est sain pour notamment synthétiser de la vitamine D. L’application de crème solaire semble peu efficace dans la prévention du mélanome (lire davantage d’informations à ce sujet).

News

– Faut-il appliquer de la crème solaire pour prévenir le cancer de la peau ?

Sources & Références :
Mayo Clinic

Comment traduit-on le mélanome dans d’autres langues ?
  • Anglais : Melanoma
  • Allemand : Melanom
  • Italien : melanoma
  • Portugais : melanoma
  • Espagnol : melanoma
Lire aussi :

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 05.09.2018