Toux

Résumé sur la toux

La toux est un mécanisme de défense pulmonaire fondamental qui permet l’expulsion de substances indésirables et irritantes. La toux n’est pas, au sens strict, une maladie mais un symptôme. La toux est presque toujours un processus pathologique. Elle est l’un des motifs les plus fréquents de consultation médicale.          
La toux est la plupart du temps un réflexe qui survient suite à une stimulation des voies respiratoires (la trachée ou les bronches), celles-ci envoient un message au cerveau, dans le centre de la toux, qui va ensuite déclencher une contraction musculaire ( au niveau du diaphragme en particulier). Lorsque le mucus ou un autre agent irritant bloque les voies respiratoires, le mécanisme de la toux se déclenche pour libérer le passage de l’air et faciliter la respiration.

Causes
La toux peut avoir de très nombreuses causes. En automne et en hiver, l’une des causes les plus fréquentes de la toux sèche et grasse est une maladie infectieuse affectant les voies respiratoires supérieures souvent d’origine virale (parfois bactérienne).
Une toux doit toujours être prix très au sérieux dans la recherche de la cause. En effet, dans certains cas elle peut être le signe d’une maladie plus grave comme l’ asthme ou un cancer (du poumon , du larynx, etc.).

Types de toux
On peut classer la toux en 4 types différents: la toux sèche, la toux grasse, la toux chronique et la toux médicamenteuse (plus d’informations ci-dessous).

La toux sèche est souvent l’un des premiers signes du refroidissement (ou rhume), elle se transforme souvent après quelques jours en une toux grasse ou productive.

Traitements
Le traitement varie en fonction de la cause, si possible on essayera toujours de soigner l’origine de la maladie. Dans certains cas on pourra seulement traiter les “symptômes”. Le médecin ou pharmacien pourra vous prescrire des antitussifs (codéine, dextrométorphane) en cas de toux sèche ainsi que des fluidifiants (N-acétylcystéine) ou expectorants en cas de toux grasse. Remarquons qu’en France depuis juillet 2017 plusieurs antitussifs comme ceux contenant de la codéine, du dextrométhorphane ou de la noscapine sont désormais délivrés seulement sur ordonnance.
Lors de toux grasse ou productive, il est très important de ne pas utiliser d’antitussifs (sauf avis médical), car il faut laisser “mûrir” la toux.
Les traitements contre la toux, que cela soit les antitussifs ou les expectorants, sont souvent décevants en terme d’efficacité surtout chez les enfants. Chez les adultes les traitements fonctionnent parfois, les études étant pour le moment plutôt contradictoires (plus d’informations sous Traitements ci-dessous).

Remèdes naturels
La phytothérapie peut être une très bonne alternative, en particulier lors de toux grasse ou productive. Il existe un très grand nombre de plantes médicinales contre la toux. Les principales plantes sont : le thym (principal plante à recommander contre la toux), la racine de guimauve, les bourgeons de sapin ou la pulmonaire.

Bons conseils
– Traiter le plus rapidement possible (pour éviter toute complication)
– Boire beaucoup, en particulier des boissons chaudes comme des tisanes avec du miel (lire : Rien ne vaut le miel pour soigner la toux infantile)
– Humidifier les chambres, car l’air sec favorise la toux, c’est particulièrement le cas en hiver avec le chauffage, un humidificateur est donc fortement conseillé

Prévention 
– Eviter de fumer et limiter toute exposition au tabac
– Se laver fréquemment les mains pour prévenir la transmission de germes sensibles (bactéries, virus)

Résumé sous forme d’infographie

Définition

La toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l’expulsion de l’air contenu dans les poumons (la vitesse d’expulsion peut atteindre les 900 km/h). Il s’agit d’une réaction du corps à une irritation, c’est un réflexe vital, un mécanisme de défense. La toux a pour but également de protéger les poumons.
La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l’expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l’expression d’une maladie grave, toutefois la toux n’est pas une maladie mais est le symptôme d’autres maladies ou infections. La toux est presque toujours un processus pathologique.

Une toux continue peut devenir irritante pour l’organisme et doit être bien soignée. Une personne qui tousse à répétition peut voir le diamètre de ses bronches se réduire.

Mécanisme de la toux
En cas d’attaque extérieure (microbes comme virus ou bactéries, maladie,…) les voies respiratoires supérieures comme la gorge ou la trachée qui sont munies de récepteurs sont stimulées et vont envoyer un message au cerveau (au niveau du centre de la toux). Ensuite, le cerveau réagit tout de suite en provoquant une fermeture de la glotte et une contraction musculaire, en particulier au niveau du diaphragme, c’est la toux.

Pourquoi la toux est-elle parfois accompagnée de catarrhe (mucus) et dans certains cas non ?
– Lorsqu’il y a une production de catarrhe ou de mucus, par ex. suite à une infection, la réaction normale de l’organisme est la toux, afin justement d’éliminer ce catarrhe. On parle de toux grasse ou de toux productive.
– Par contre, lorsqu’il n’y a pas de production de catarrhe, c’est la toux sèche. L’origine de cette toux repose sur une irritation des terminaisons nerveuses des voies aériennes ou des alvéoles (dans le poumon).

Mucus, de quoi s’agit-il ?
Le mucus est principalement composé de glycoprotéines d’eau et de mucine qui sont de très longs brins de protéines enrobés de glycanes – un type de molécule de sucre1. La viscosité du mucus est déterminée par des protéines appelées “facteurs trèfles” (en anglais trefoil factors) qui se lient aux glycoprotéines de la mucine qui sont de très longs brins de protéines enrobés de molécules de sucre uniques. Il faut savoir qu’une quantité saine de mucus est très importante pour capturer et éliminer les menaces potentielles pour les poumons, telles que les particules de poussière, les cellules mortes et les bactéries.

Epidémiologie

Pour la BPCO (ou toux du fumeur ou toux chronique) :

– En Suisse : entre 350’000 et 450’000 personnes souffrent de BPCO (source ATS, année 2007).

– Dans le monde, les dépenses pour les médicaments sans ordonnance (OTC) contre la toux et les refroidissements (cold en anglais) sont estimées à 4 milliards de dollars chaque année, comme le relève le journal de l’Université de Bâle [email protected] Offizin en avril 2019.

Causes

Remarque importante : comme la toux est un symptôme d’une autre maladie ou infection, la recherche de la cause joue un rôle essentiel dans le traitement (le but alors étant d’éliminer la cause).

Les causes de la toux peuvent être très nombreuses :

– un refroidissement (appelé aussi rhume en France) : en général provoqué par un ou plusieurs virus, on estime qu’environ 90% des toux aiguës sont provoquées par des virus

– le rhume et/ou la sinusite 

– le froid, provoquant l’irritation des voies respiratoires

– la fumée, menant à l’irritation des voies respiratoires

– diverses maladies infectieuses d’origines bactériennes ou virales : pneumonie, tuberculose, coqueluche (avec une toux quinteuse), diphtérie, croup (“faux croup“), légionellose, nouveau coronavirus (Covid-19)

– une bronchite aiguë

– une bronchite chronique ou une toux du fumeur appelée BPCO (pour bronchopneumopathie chronique obstructive)

– l’emphysème pulmonaire, un stade avancé de la bronchite chronique

– l’asthme

– l’allergie (rhinite allergique ou rhume des foins)

– le cancer du poumon et d’autres cancers (cancer du larynx, etc.)

– des effets secondaires ou indésirables de certains médicaments (typiquement les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine = IECA comme l’énalapril, indiqués par exemple pour soigner l’hypertension, plus d’infos sous symptômes à ce sujet)

– une embolie pulmonaire

– un reflux gastro-oesophagien ou des brûlures d’estomac

– la nervosité, le stress ou la timidité excessive

– une insuffisance cardiaque gauche

– l’écoulement post-nasal (en anglais postnasal drainage)

– le virus Ebola (la toux peut être très intense)

– la peste (en particulier la peste pneumonique qui peut s’avérer mortelle sans traitement antibiotique)

– syndrome de toux d’origine des voies aériennes supérieures (en anglais : Upper Airway Cough Syndrome)

Remarque : 
– Comme le relève le journal de l’Université de Bâle [email protected] Offizin en avril 2019, on ne trouve pas de cause claire jusqu’à 46% des patients atteints
de toux chronique.

Symptômes (signes)

On distingue principalement 4 sortes de toux, les symptômes ainsi que la durée et les causes sont souvent différents pour chaque forme de toux :

1. Toux sèche (aussi appelé toux irritative ou encore toux non productive), une toux aiguë en général :

Durée :
La plupart du temps il s’agit d’une toux aiguë (sur une courte durée). La toux aiguë a une durée de moins de 3 semaines. De 3 à 8 semaines, on parle de toux subaiguë (plus de 8 semaines, de toux chronique, lire ci-dessous).
Remarque : une toux aiguë chez un enfant provoqué par un refroidissement (rhume) peut facilement durer de 2 à 3 semaines.

Symptômes :
Il s’agit d’une toux comme son nom l’indique sèche qui ne produit et n’évacue pas de mucus, inutile, épuisante et qui peut parfois aggraver des lésions existantes.
La toux sèche peut mener à de la fatigue et à des troubles du sommeil.

Causes principales :
Les origines d’une toux sèche sont souvent virales et peuvent être accompagnées par un rhume, une otite, un refroidissement : c’est en général le symptôme du début du refroidissement.
Comme on le voit sur l’infographie ci-dessous en cas d’infection virale (ex. refroidissement ou rhume) la toux sèche apparaît après plusieurs jours mais précède en général la toux grasse.

La toux sèche peut également être l’effet secondaire d’un médicament (voir point no 4. ci-dessous).

2. Toux grasse (ou toux productive) :

Durée :
Il peut s’agir d’une toux aiguë ou chronique, autrement dit la durée varie (voir points 1. et 3.), de moins de 3 semaines (toux aiguë), de 3 à 8 semaines (toux subaiguë) ou de plus de 8 semaines (toux chronique).

Symptômes :
Cette toux ramène une expectoration, utile pour dégager les voies respiratoires. On sent bien que la toux est grasse et productive.

Principales causes :
Les origines d’une toux grasse peuvent être : la bronchite, la bronchite chronique (comme la BPCO), l’emphysème, la phase avancée d’un refroidissement, un rhume, etc.

3. Toux chronique :

Durée :
Comme son nom l’indique, cette toux est chronique, c’est-à-dire qu’elle persiste pendant plus de 2 mois (semaines) et est toujours le symptôme d’une maladie sous-jacente. Chez l’enfant de moins de 14 ans, la toux est considérée comme chronique à partir d’une durée de 4 semaines, comme le relève le journal de l’Université de Bâle [email protected] Offizin en avril 2019.

Principaux symptômes :
Voici quelques symptômes typiques d’une forme de toux chronique (la toux du fumeur ou BPCO) :
– toux fréquente, même sans refroidissement
– toux matinale avec expectorations
– dyspnée à l’effort
– respiration sifflante
– fatigue et troubles du sommeil (conséquences d’une toux chronique qui fatigue)

Il est conseillé de consulter rapidement un médecin pour ce type de toux.

Les origines possibles d’une toux chronique peuvent être : la BPCO (toux du fumeur), problèmes ORL (oreilles, nez, larynx), asthme, bronchite chronique, tabac, cancer, reflux gastro-oesophagien, insuffisance cardiaque gauche, syndrome de toux d’origine des voies aériennes supérieures.

4. Toux comme effet indésirable d’un médicament :

Durée :
Cette toux dure le temps de la prise des médicaments

Principaux symptômes :
Toux sèche (plus d’informations ci-dessus)

Cause :
Provoqué la plupart du temps par les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) par exemple à base de captopril, enalapril, etc. Des médicaments utilisés dans le traitement de l’hypertension.

Complications

La toux étant un symptôme d’une maladie (infectieuse, chronique,…), il se peut que cette maladie sous-jacente de la toux aboutisse à de sérieuses complications. C’est le cas par exemple avec la pneumonie, une maladie infectieuse à prendre très au sérieux, c’est pourquoi dès qu’une toux devient suspecte, il faut se rendre rapidement chez son médecin.

La toux peut aussi dans certains cas provoquer de la fatigue ou au contraire de l’agitation ainsi que de l’insomnie.

Parfois la toux peut mener à des douleurs dans la cage thoracique, en particulier suite à la contraction répétée du diaphragme (muscle actif dans le mécanisme de la toux).

Si la toux est violente (très forte et de façon répétée) on peut observer les complications suivantes: lésions au niveau des bronches ou des poumons, pneumothorax, certaines formes d’hémorragie, fracture de côtes (chez patients fragiles), etc.

Une personne qui tousse à répétition peut voir le diamètre de ses bronches se réduire.

Quand consulter son médecin ?

Nous vous conseillons de consulter un médecin lorsque* :

– la toux est accompagnée de gêne respiratoire (difficulté à respirer, douleur à la respiration), par exemple en cas de coqueluche (toux quinteuse) ou d’asthme

– la toux devient fréquente (jour et nuit) ou chronique (sur plusieurs mois)

– lors de perte de poids, notamment oedèmes périphériques avec prise de poids

– lors de maux de tête violents

– lors de fièvre élevée (supérieur à 38°C)

– si le mucus (ou crachat) présente une couleur inhabituelle (brun, rose,…) et surtout si vous constatez du sang dans ce mucus (hémoptysie)

– si l’état de la toux ne s’améliore pas après quelques jours d’automédication (sirop contre la toux, plantes médicinales, etc.)

– pneumonie à répétition

– vomissements

– troubles de la déglutition en mangeant

* Attention liste non exhaustive, pour tout symptôme suspect prière de vous rendre chez votre médecin

Traitements

Selon le type de toux, des médicaments différents seront utilisés :

1. Contre la toux sèche (antitussifs)

On peut utiliser des médicaments à base de :

– dextrométhorphane, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops. En France, depuis 2017 ce médicament est disponible seulement sur ordonnance. Le dextrométhorphane est également présent dans des médicaments composés.

– codéine, en vente sous forme de comprimés, de gouttes ou de sirops.
La codéine est également présente dans des médicaments composés. En France, depuis 2017 ce médicament est disponible seulement sur ordonnance.

– noscapine, en vente sous forme de gouttes, sirop, suppositoires, etc.

– butarimate, en vente sous forme de sirop. Le butamirate est un sédatif de la toux qui exerce son effet sur les récepteurs centraux du tronc cérébral.

– des antihistaminiques H1 (antiallergiques), en vente sous forme de sirop contre la toux : à base d’oxomémazine

Antitussifs en France
Il faut savoir qu’en France dès le 12 juillet 2017 tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sont soumis à prescription médicale obligatoire, quel que soit l’âge du patient et la dose délivrée.

Remarques sur les antitussifs :
– En général, les antitussifs se présentent sous forme de sirop et parfois de comprimés.
– Les antitussifs agissent sur le centre de la toux au niveau du cerveau, ils bloquent le réflexe de la toux. Par conséquent, en cas de toux grasse ou de toux productive les antitussifs sont contre-indiqués car ils empêchent l’évacuation du mucus et peuvent provoquer un encombrement bronchique.
– Une grande partie des antitussifs sont des opiacés (codéine, dextrométhorphane) ou des antihistaminiques. Il faut savoir que ces médicaments ont passablement d’effets secondaires comme des troubles digestifs ou de la somnolence (évitez de conduire un véhicule après la prise d’un antitussif). De plus, en cas de surdosage un arrêt respiratoire est possible.
– Lors de traitement à base d’antitussifs il faut absolument éviter de boire de l’alcool.
– Un traitement antitussif devrait avoir une durée de maximum 3 à 5 jours.
Pour plus d’informations demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.
–  En 2016, la revue Cochrane (DOI : 10.1002/14651858.CD011914.pub2) s’est explicitement exprimée contre l’utilisation de la codéine et de ses dérivés chez les enfants de moins de 12 ans. Selon les chercheurs, cette étude a mis en évidence l’absence d’essais comparatifs randomisés évaluant les médicaments à base de codéine dans le traitement de la toux chronique infantile.

Lire aussi : Rien ne vaut le miel pour soigner la toux infantile

2. Contre la toux grasse (expectorants et fluidifiants) 

Pour rappel (sauf avis médical contraire) : ne pas utilisez des antitussifs comme la codéine ou le dextrométorphane en cas de toux grasse ou productive. Dans ce type de toux, il est important de faire sortir le mucus pour faire “mûrir” la toux. Les antitussifs ayant tendance à bloquer ce processus.

On utilise contre la toux grasse principalement des expectorants et/ou fluidifiants :

– Les expectorants sont soit salins (ammonii chloridium) ou à base d’extraits de plantes (guaifénésine par exemple)

– Les fluidifiants (diminuent la viscosité du mucus) :
> à base de N-acétylcystéine (acétylcystéine), à consommer par exemple  sous forme de comprimés, comprimé effervescent ou sachet.
> à base de carbocystéine, sous forme de sirop, gouttes ou spray.
Remarque importante, prescription chez les enfants
– La carbocystéine et la N-acéytlcystéine sont contre-indiquées en France chez les enfants de moins de 2 ans, car plusieurs cas de complications respiratoires sont apparus.
– En Suisse, le pharmacien ne devrait pas remettre la carbocystéine et la N-acéytlcystéine chez un enfant de moins de 2 ans. Toutefois, selon les cas un médecin peut prescrire la carbocystéine et la N-acéytlcystéine (acéytlcystéine) pour des enfants de 1 à 2 ans.
– Il est par conséquent conseillé de ne jamais donner de médicament antitussif à un enfant de moins de 2 ans sans avis médical et de privilégier les simples mesures d’hygiène : désobstruction nasale plusieurs fois par jour au sérum physiologique en cas d’encombrement nasal, éviction de l’exposition au tabac, hydratation régulière du nourrisson et limitation de la température à 19-20°C dans la chambre.

– Médicaments à base de plantes par exemple sous forme de bonbons ou de sirop : bourgeon de sapin, lierre, racine de guimauve (plus d’informations ci-dessous)

– L’ambroxol est un expectorant aussi utilisé lors de toux grasse ou productive.

3. Contre les toux chroniques

La thérapie consiste à calmer la toux selon qu’il s’agisse d’une toux sèche ou grasse : dans tous les cas prière de consulter un médecin car cette toux cache ou peut cacher en général une maladie sous-jacente (BPCO, cancer), il faudra donc plutôt soigner la cause de cette maladie.

4. Contre les toux médicamenteuses

Parlez à votre médecin pour changer de traitement ou trouver une autre solution.

Remèdes naturels

1. Plantes médicinales 

Les plantes ci-dessous ont su montrer une efficacité contre la toux, la plupart exercent un effet expectorant ou un effet désinfectant (thym, plantain, pin).
Remarque : en cas de tisane avec une plante ci-dessous, n’hésitez pas à rajouter du miel. En effet selon une étude de 2008, des chercheurs américains ont prouvé que le miel pouvait être autant efficace que de nombreux antitussifs, tout en étant moins cher et avec un goût meilleur.

Thym, une plante à forte action désinfectante, principalement en vente sous forme de tisane, sirop contre la toux ou en huile essentielle. Il s’agit de la plante la plus recommandée en cas de toux. Une étude publiée en 2018 dans Phytotherapy Research (DOI : 10.1002/ptr.6109) a montré une forte activité antivirale et antibactérienne du thym.

Bouillon blanc, plante à action expectorante, principalement en vente sous forme de tisane.

Bourgeons de sapin, une plante à action expectorante en vente sous forme de sirops ou de bonbons.

Droséra, une plante antitussive principalement en vente sous forme de goutte, efficace lors de toux sèche ou irritative.

Eucalyptus, une plante principalement en vente sous forme de tisane, goutte, sirop ou huile essentielle.

Fenouil, une plante à action expectorante en vente en général sous forme de tisane.

Guaco, une plante qui agit sur les bronches (originaire d’Amérique du Sud, peu connue en Europe et Amérique du Nord mais très efficace, surtout en cas de toux grasse et de bronchite), principalement en vente sous forme de tisane.

Guimauve (racine de), une plante à action expectorante, principalement en vente sous forme de tisane.

Lierre, une plante expectorante, en vente sous forme de médicament prêt à l’emploi (ne pas se faire soi-même un remède à base de cette plante !)

Mauve, une plante médicinale utilisée lors de toux sèche ou en cas de maux de gorge. Se présente souvent sous forme de sirop, en bonbon ou en tisane.

Mousse d’Islande, une plante contre la toux sèche et les maux de gorge, principalement en vente sous forme de tisane ou en bonbons.

Plantain, une plante à action désinfectante et expectorante utile lors de toux et d’autres infections de la bouche et la gorge, principalement en vente sous forme de tisane ou en sirop contre la toux.

Pulmonaire, une plante à action expectorante et émolliente utile lors de toux, principalement en vente sous forme de tisane.

Réglisse, une plante à action expectorante, principalement en vente sous forme de tisane, bonbon ou en sirop.

Sapin (bourgeons de), une plante à action expectorante, principalement en vente sous forme de tisane, bonbon ou en sirop.

Lire aussi : Rien ne vaut le miel pour soigner la toux infantile !

2. Remèdes naturels

Découvrez sur notre page spéciale tous les remèdes naturels pour soigner la toux (sirops, tisanes)

Bon conseils

– Il est très important de soigner une toux le plus rapidement possible afin d’éviter des complications.

– Vous pouvez faire des inhalations : notamment à base d’huiles essentielles comme le thym, l’eucalyptus, de romarin ou la camomille avec de l’eau très chaude à bouillante.

– Buvez des boissons chaudes (évitez les boissons froides) comme des tisanes à base de plantes médicinales, par exemple une tisane de thym avec du sucre et surtout avec du miel, si possible aussi un peu de citron (pour diminuer la viscosité du mucus).
En cas de toux, il est important de beaucoup boire, vous pouvez aussi boire des jus de fruits, mais évitez l’alcool et des sodas comme le coca.

– Appliquez des pommades sur la peau en friction à base d’huiles essentielles à base de menthol ou de camphre.

Attention ne pas appliquer des pommades contenant du camphre ou du menthol chez les enfants de moins de 30 mois, utiliser dans ce cas des formules pour bébé.

– Prenez des bonbons contre la toux (à base de miel ou en mélange de plantes à base de bourgeons de sapin, mauve ou mousse d’Islande).

Remarque : Il semblerait que selon de récentes études, c’est plutôt l’effet du sucre dans le bonbon qui favorise la salivation et permet ainsi de mieux soigner la toux, davantage peut-être que les plantes elles-mêmes.

– Vous pouvez utiliser un humidificateur, afin d’hydrater les muqueuses et améliorer l’état d’une toux.

– Le cas échéant, surtout lors d’accès de toux nocturne, surélevez la tête du lit.

Prévention

– Diminuez, voire arrêtez si possible votre consommation de tabac. Le tabac favorise la toux, en particulier la fameuse toux du fumeur (ou BPCO).

– La toux est souvent causée par des virus. Afin de limiter leur transmission, il est conseillé de bien se laver les mains.

– Buvez beaucoup, boire permet de diluer les virus et donc de limiter le risque d’avoir une toux. Une tisane (ex. de thym) avec du citron et du miel est recommandé.

Sources & Références :
Sources : 
Pharmavista.net (site suisse de référence sur les médicaments), Mayo Clinic, ATS, [email protected] Offizin, Walter and Eliza Hall Institute.
Références : 
Cochrane (DOI : 10.1002/14651858.CD011914.pub2), Phytotherapy Research (DOI : 10.1002/ptr.6109), “100 wichtige Medikamente” – Infomed (2020).

Rédaction : 
Xavier Gruffat (Pharmacien)

Crédits infographies :
Creapharma.ch (Pharmanetis Sàrl)

Crédits photos :
Creapharma.ch et Fotolia.com/Adobe Stock.

Dernière mise à jour : 
27.10.2020

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Notes de bas de page et références :

  1. Mucus breakthrough could help patients breathe easy, accédé le 13 mai 2020, le lien fonctionnait le 13 mai 2020
Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 30.11.2020