Hypothyroïdie – Insuffisance thyroïdienne (Myxoedème)

Résumé sur l’hypothyroïdie

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L’hypothyroïdie est une maladie endocrine qui affecte la thyroïde et se caractérise par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4). Ces dernières jouent un rôle métabolique clé en régulant de nombreuses fonctions vitales comme la fréquence cardiaque ou respiratoire, la croissance ou la fécondité.

L’hypothyroïdie affecte surtout les femmes, en particulier pendant la ménopause, on observe à cette période de la vie une diminution de la production des hormones thyroïdiennes.

Parmi les différentes causes de l’hypothyroïdie, l’une des plus fréquentes est la thyroïdite (en particulier la thyroïdite chronique de Hashimoto), c’est-à-dire une inflammation de la thyroïde. D’autres causes peuvent être un apport insuffisant en iode, l’utilisation de certains médicaments, une thérapie à l’iode radioactif ou la chirurgie au niveau du cou.

Résumé sur l'hypothyroïdie

Les symptômes de l’hypothyroïdie apparaissent habituellement progressivement, c’est-à-dire sur plusieurs années. Pour résumer et simplifier on observe un ralentissement des fonctions vitales avec des symptômes comme de la somnolence, de la fatigue, une prise de poids ou une diminution du rythme cardiaque.

Il faut savoir que l’hypothyroïdie n’a pas de symptômes caractéristiques, ce qui rend le diagnostic difficile, toutefois un simple test sanguin permettra d’évaluer les niveaux d’hormones thyroïdiennes.

Le traitement classique de l’hypothyroïdie repose sur la prise quotidienne d’hormones thyroïdiennes, soit l’hormone thyroxine ou T4 (lévothyroxine).

La phytothérapie peut aider à réduire certains symptômes associés à l’hypothyroïdie comme par exemple la prêle en cas d’oedème ou de rétention d’eau.

En cas d’hypothyroïdie, il est important de consommer une quantité suffisante de iode, en général présent dans le sel (sel iodé) mais aussi dans des aliments particulièrement riches en iode comme le poisson, les fruits de mer ou des algues riches en iode naturel.

Il faudra par contre consommer avec modération certains aliments qui peuvent perturber le métabolisme et augmenter les besoins en iode comme le chou (qui contient une substance qui diminue la production d’hormones thyroïdiennes), la roquette (rucola en Suisse), le brocoli ou le chou-fleur.

Discussion intéressante sur notre forum : hypothyroïdie et obésité

Définition de l’hypothyroïdie – Qu’est-ce que l’hypothyroïdie ?

L’hypothyroïdie, également appelée insuffisance thyroïdienne ou myxoedème, est une maladie métabolique qui se caractérise par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes (T3 et T4).

Ces hormones, produites par la glande thyroïde, jouent un rôle métabolique (processus chimiques) très important en régulant de nombreuses fonctions vitales pour l’organisme, telles que le rythme cardiaque et respiratoire, le développement (croissance), la fécondité, etc.

De ce fait une diminution dans la production hormonale peut aboutir à divers symptômes à travers tout le corps.

Epidémiologie de l’hypothyroïdie

Les femmes sont davantage concernées par cette maladie, en effet on estime qu’il y a 4 à 5 fois plus de femmes que d’hommes atteints d’hypothyroïdie (certaines sources parlent même de 10 femmes pour un homme), on suppose qu’il pourrait y avoir des raisons hormonales (par ex. ménopause) pour expliquer cette différence.

Les femmes sont particulièrement touchées par l’hypothyroïdie entre 50 et 70 ans.

– 6% de la population mondiale souffrirait à un certain degré d’hypothyroïdie.

Causes de l’hypothyroïdie

Les causes de l’hypothyroïdie peuvent être nombreuses :

– Une des causes les plus courantes de l’hypothyroïdie est la thyroïdite, la plus fréquente des thyroïdites est la thyroïdite chronique de Hashimoto, il s’agit d’une maladie auto-immune qui détruit la thyroïde, cette maladie a une certaine prédisposition génétique. Relevons que d’autres thyroïdites peuvent être responsables de l’hypothyroïdie.

–  Des traitements avec du iode radioactif ou une opération chirurgicale au niveau de la thyroïde, en effet ces actes médicaux peuvent favoriser l’hypothyroïdie. Le iode radioactif ou une opération chirurgicale peuvent être le traitement recommandé en cas d’hyperthyroïdie.

–  Dans de rares cas, la prise de certains médicaments comme le lithium (un médicament contre la maniaco-dépression) ou l’amiodarone (un médicament pour le coeur).

–  Un apport insuffisant d’iode, en effet l’iode est essentiel à la constitution des hormones thyroïdiennes, toutefois de nos jours dans les pays industrialisés, il s’agit d’une cause marginale de l’hypothyroïdie, car le sel est artificiellement enrichi en iode, chaque personne a alors une dose quotidienne suffisante.

Des carences en iode existent néanmoins encore dans des pays en voie de développement. Chez l’enfant une carence en iode importante provoque le crétinisme (petite taille, cou épais, arriération mentale). Chez l’adulte, une carence en iode (aboutissant à un goître et à une hypothyroïdie) se nomme goître endémique ou myxoedémateux.

–  Chez la femme, la ménopause pourrait provoquer une hypothyroïdie, en effet la diminution des hormones féminines à la ménopause semblerait favoriser le vieillisement de la glande thyroïde. C’est une raison possible pour expliquer qu’il y a plus d’hypothyroïdie chez la femme que chez l’homme.

–  Dans des rares cas, une production insuffisante de la TSH par l’hypophyse.

Personnes à risque hypothyroïdie

Les personnes à risque sont celles qui ont des antécédents familiaux d’hypothyroïdie, en particulier les femmes.

D’autres groupes à risque sont les personnes âgées souffrant de maladies comme le diabète de type 1, l’hypercholestérolémie ainsi que les femmes en particulier dans le premier mois après l’accouchement et à la ménopause.

Hypothyroïdie symptômes

Les symptômes de l’hypothyroïde sont nombreux, car les hormones thyroïdiennes exercent un effet sur de très nombreux organes dans le corps humain. Les symptômes arrivent généralement progressivement (sur des mois, voire des années) mais une apparition brusque reste possible, voici les symptômes les plus fréquents :

cause hyperthyroïdie

–  de la fatigue, une lenteur dans la réalisation des mouvements ;

–  une somnolence ;

–  une perte ou un manque d’énérgie pouvant mener jusqu’à une dépression ;

Hypothyroïdie obésité

–  une prise de poids (cependant la prise de poids est de maximum 2 à 3 kg, il s’agit surtout d’une prise de poids liée à une rétention d’eau) ;

–  des cheveux secs et gras, avec possible chute de cheveux ;

–  peau sèche ;

–  une constipation ;

–  des troubles de la mémoire ;

–  infertilité ;

–  une tendance à avoir plus facilement froid (frilosité) ;

–  des crampes et fourmillements, à cause d’une rétention de liquide plus importante ;

–  l’hypercaroténémie, une pigmentation jaune-orangée de la peau ;

–  des changements dans le cycle menstruel ;

–  le goitre (goître) ;

–  paupières gonflées ;

–  enrouement (à cause d’une action sur les cordes vocales) ;

–  hypercholestérolémie, le ralentissement du métabolisme peut provoquer une élévation du taux de mauvais cholestérol (LDL) .

Certaines formes graves d’hypothyroïdie peuvent se transformer en myxoedème, une enflure du visage causée principalement par une accumulation de liquide dans les tissus de la peau, ce qui dans certains cas peut avoir un effet sur la bouche et même les cordes vocales et provoquer des changements dans le ton de la voix.

Pour résumer, on peut observer que les symptômes de l’hypothyroïdie pourraient être comparés à un moteur qui tourne en “sous régime”.

Diagnostic de l’hypothyroïdie

Hypothyroïdie diagnostic

Il faut savoir que les nombreux symptômes de l’hypothyroïdie sont généralement non spécifiques à cette maladie (gain de poids, somnolence, fatigue, cycle menstruel anormal, etc). En conséquence, le risque est que la maladie soit mal diagnostiquée et ne soit pas correctement traitée, ce qui augmente la probabilité d’être atteint par d’autres maladies comme les affections cardiovasculaires et peut diminuer l’espérance de vie.

Un bon diagnostic de cette pathologie est essentiel.

Le diagnostic de l’hypothyroïdie, en plus de l’anamnèse, repose sur un simple test sanguin pour analyser la fonction thyroïdienne. Pour ce faire le médecin va mesure les niveaux de certaines hormones liées à l’activité de la glande thyroïde, par exemple en recherchant la TSH et la T4 (deux hormones thyroïdiennes).

Le spécialiste (endocrinologue) peut approfondir le diagnostic en utilisant des examens plus spécifiques.

Pour un diagnostic précis et une information plus complète, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre endocrinologue.

Hypothyroïdie complications

A long terme l’hypothyroïdie en cas d’absence de traitement peut aboutir à :

Insuffisance cardiaque Hypothyroïdie

–  Des troubles cardiaques comme l’athérosclérose (cholestérol), l’insuffisance cardiaque ou encore l’infarctus du myocarde.

–  Des troubles gastro-intestinaux.

–  Des troubles respiratoires.

–  Chez le nouveau-né: un retard mental, des troubles de la croissance.

–  Le coma myxoedémateux, une complication grave et rare de l’hypothyroïdie qui se caractérise par un état ​​comateux (problèmes respiratoires, abaissement de la température du corps, convulsions). Cette maladie peut mener à la mort.

Traitement de l’hypothyroïdie – Hormones thyroïdiennes – Médicaments pour soigner l’hypothyroïde – Lévothyroxine.

–  L’hypothyroïdie se soigne par la prise quotidienne d’hormones thyroïdiennes. Il s’agit de l’hormone thyroxine ou T4 vendue sous le nom du principe actif lévothyroxine, à prendre sous forme de comprimés.

Il existe de nombreux dosages de ce médicament (par ex. en Suisse : 25µg, 50µg , 75µg … 200µg), seul un médecin pourra évidemment prescrire et bien suivre la thérapie (grâce à des examens sanguins par exemple).

Le dosage maximum quotidien s’élève à 200µg, il ne faudra donc pas dépasser cette dose, la plupart du temps le dosage quotidien se situe entre 50 et 200µg de lévothyroxine.

On note une amélioration des symptômes environ 3 semaines après le début du traitement.

Remarquons qu’il n’est pas toujours évident d’arriver tout de suite à la bonne posologie et au bon dosage, c’est pourquoi des essais de posologie et de dosage seront faits au début avec votre médecin pour trouver le dosage qui vous convient le mieux. Il faut également réévaluer régulièrement (chaque 6 mois par exemple) le dosage de la thyroxine.

Au début de la thérapie, le médecin a en général tendance à utiliser une faible dose d’hormones, puis il va augmenter graduellement jusqu’à trouver la dose d’entretien.

–  Si l’hypothyroïdie est causée par une carence en iode, de l’iode sera alors prescrit. Une carence en iode reste très rare en Occident mais plus fréquent dans les pays en voie de développement.

La question au pharmacien (réponse de Mme Van Nguyen, pharmacienne)

“A propos des horaires pour prendre un médicament : pour la lévotiroxine de nouvelles données disent le soir alors qu’avant les médecins recommandaient le matin au réveil 1/2 h avant le petit déjeuner.” par Armelle de France née en 1953

Hypothyroïdie question au pharmacieL’heure et le moment de la prise d’un médicament est important pour une bonne assimilation de ce dernier dans l’organisme, en évitant tout d’abord une interaction avec d’autres médicaments ou même des aliments. Suivant le médicament, il faudra parfois le prendre avant un repas, pendant un repas ou après un repas, car l’acidité gastrique change également le niveau d’absorption d’un principe actif. La galénique (la science de la fabrication d’un médicament) permet d’améliorer son absorption, son assimilation, son élimination.

Parfois, on respecte également la production endogène. C’est ainsi qu’un médicament contenant de la cortisone sera plutôt pris le matin, alors qu’un médicament contre le cholestérol sera plutôt pris le soir. Mais à nouveau, la galénique joue ici aussi un rôle, car certains médicaments contre le cholestérol peuvent être pris tout au long de la journée, car la libération du principe est retardée.

En ce qui concerne la lévotyroxine, je vois que le Vidal conseille toujours une prise matinale, à jeûn. De même, les recommandations en Suisse disent de faire pareil.

Il est vrai que j’ai déjà vu quelques prescriptions de lévothyroxine le soir, mais j’imagine que cela est surtout dû à un désir d’amélioration de la compliance. Il se pourrait que le médecin préfère que la personne ait un peu d’hormone thyroïdienne que pas du tout, sachant que son patient le prendra le soir, mais l’oubliera peut-être le matin.

Bons conseils lors d’hypothyroïdie – Conseils en cas d’hypothyroïde

–  En cas d’hypothyroïdie, prenez régulièrement vos médicaments (hormones thyroïdiennes) et respectez vos contrôles chez le médecin. En effet, il s’agit d’une maladie qui se soigne bien pour autant que l’on respecte la prise de médicaments et qu’on s’assure que le dosage est le bon.

–  Assurez-vous que vous mangiez suffisamment d’iode à travers la nourriture (prise de sel iodé par exemple). Vous pouvez également manger des aliments naturellement riches en iode comme le poisson ou les fruits de mer.

–  Si l’hypothyroïdie n’est pas causée par une carence en iode, il n’est pas nécessaire d’utiliser des quantités supplémentaires d’iode, car cela ne va pas soigner l’hypothyroïdie et peut même avoir un effet néfaste. Il faut savoir que la carence en iode devient toujours moins fréquente, car le sel est dans de nombreux pays iodé, les personnes vont alors consommer du iode sans s’en rendre compte.

–  Certains aliments peuvent perturber le métabolisme et accroître la demande en iode comme le chou, ce légume contient une substance qui agit sur ​​la thyroïde et diminue la production d’hormones thyroïdiennes. D’autres légumes comme la roquette (rucola en Suisse), le brocoli, le chou-fleur et le soja semblent aussi limiter la production de thyroxine, surtout s’ils sont consommés crus. Ces légumes devraient donc être consommés avec modération.

Lire aussi: glande thyroïde hyperthyroïdie.

Comment traduit-on l’hypothyroïdie dans d’autres langues ?
Détails de l'éditeur: Cet article a été modifié le 01.07.2015

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