L’activité physique est associée à une meilleure santé mentale chez les jeunes adultes (étude)

Le manque d’activité physique est associé à une prévalence plus élevée de troubles mentaux courants, tels que la dépression et l’anxiété, chez les étudiants de l’enseignement supérieur en Norvège. Ces résultats soulignent l’intérêt potentiel d’une activité physique régulière plutôt que de séances d’exercice intenses et prolongées.

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Sédentarité

Les troubles mentaux courants constituent l’une des principales causes d’invalidité chez les jeunes adultes à l’échelle mondiale. Le passage à l’enseignement supérieur représente une période particulièrement vulnérable, ce qui souligne l’importance d’identifier les facteurs de protection modifiables au cours de cette phase de développement. La sédentarité reste très répandue chez les jeunes adultes, même si des recherches antérieures ont suggéré qu’une activité physique régulière est associée à une meilleure santé mentale. Cependant, relativement peu d’études ont examiné les associations prospectives entre l’activité physique et l’apparition ultérieure de troubles mentaux courants à l’aide d’outils diagnostiques standardisés.

Ces résultats proviennent d’une étude publiée le 19 août 2026 dans la revue en libre accès PLOS One (DOI : 10.1371/journal.pone.0353787) par Michael Grasdalsmoen, de l’Université des sciences appliquées de Norvège occidentale, et ses collègues.

Participants de 18 à 35 ans

Pour pallier cette lacune, le professeur Grasdalsmoen et ses collègues ont mené une étude prospective visant à examiner les associations entre l’activité physique et l’apparition ultérieure d’anxiété et de dépression. Les participants inclus dans l’analyse finale étaient 10 460 étudiants norvégiens à temps plein de l’enseignement supérieur, âgés de 18 à 35 ans. Ils ont rempli des questionnaires évaluant la fréquence, l’intensité, la durée et le nombre total d’heures hebdomadaires d’exercice au début de l’étude, ainsi qu’un instrument de diagnostic auto-administré un an plus tard.

Troubles psychiques un an plus tard

Les résultats ont révélé qu’un faible niveau d’activité physique était associé à un risque plus élevé de troubles mentaux courants cliniquement définis un an plus tard. En particulier, les associations étaient plus marquées pour la fréquence de l’activité physique que pour son intensité ou sa durée. Une faible intensité d’activité physique prédisait l’anxiété et la dépression chez les femmes, tandis qu’une durée hebdomadaire d’activité physique plus courte constituait un facteur de risque plus important chez les hommes. La probabilité de troubles mentaux courants diminuait à mesure que le volume total d’activité physique augmentait, jusqu’à environ 10 heures par semaine.

OMS

De plus, cette étude a confirmé l’intérêt de respecter la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise au moins 150 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine.

Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent qu’une pratique régulière de l’exercice physique, plutôt que son intensité ou sa durée, pourrait revêtir une importance particulière pour réduire l’anxiété et la dépression chez les étudiants de l’enseignement supérieur. Bien qu’il soit impossible d’établir un lien de causalité à partir de cette étude observationnelle, encourager la pratique régulière d’une activité physique pourrait constituer un élément bénéfique dans le cadre de stratégies plus larges visant à soutenir la santé mentale des étudiants, en particulier chez les personnes présentant des symptômes naissants ou inférieurs au seuil clinique.

Les auteurs ajoutent : « Nos résultats montrent que les étudiants qui pratiquent une activité physique régulière présentent un risque moindre de développer des troubles mentaux courants au fil du temps. Ces résultats soulignent l’importance de faire de l’activité physique un élément accessible et naturel de la vie étudiante. »

« La santé mentale des étudiants constitue un enjeu de santé publique de plus en plus préoccupant. Nos résultats suggèrent qu’encourager les étudiants à être physiquement actifs peut contribuer à une meilleure santé mentale et devrait être reconnu comme un élément important d’un environnement d’apprentissage sain. »

Le 22 août 2026. Par Xavier Gruffat (pharmacien chez Creapharma.ch). Source : communiqué de presse de l’étude en anglais, via Eurekalert.
Référence étude :
Grasdalsmoen M, Johannsson E, Hysing M, Sivertsen B (2026) Physical exercise and risk of common mental disorders among higher education students: A national prospective study. PLoS One 21(8): e0353787. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0353787
Crédit photo : Michael Grasdalsmoen, CC-BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 22.08.2026
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