Publicité

Insuline

L’insuline est une petite protéine produite par le pancréas. L’insuline est responsable pour l’entrée du sucre dans les cellules. L’insuline est un polypeptide qui se compose de deux chaînes avec un total de 51 acides aminés. La découverte de l’insuline et son utilisation chez l’homme pour lutter contre le diabète de type 1 date des années 1920 (lire davantage ci-dessous sous Remarques). L’utilisation de l’insuline en médecine humaine a permis de sauver des millions de vies à travers le monde. De nos jours, l’insuline utilisée est produite par technologie génétique avec une structure identique à l’insuline humaine ou analogue.

Indications :
Pour le traitement du diabète de type 1 (surtout) et parfois du diabète de type 2.
Remarques :
– Seuls les diabétiques de type 1 ne peuvent pas se passer d’insuline, car leur organisme n’est plus en mesure d’en produire. Chez les diabétiques de type 2, ce n’est qu’à un stade avancé de la maladie que l’insuline devient nécessaire pour équilibrer le taux de sucre dans le sang, lorsque les autres médicaments n’y parviennent plus.
– Pour le traitement du diabète de type 1 une insuline à action prolongée en association avec une insuline à courte durée d’action est souvent prescrite par le médecin.
– Pour le traitement du diabète de type 2 l’insuline est souvent associée avec un autre antidiabétique (ex. comprimé en prise orale).

Effets secondaires :
Hypoglycémie.
L’hypoglycémie est le principal effet secondaire d’un traitement par insuline. Cette hypoglycémie peut provenir d’une dose trop élevée d’insuline, un apport calorique trop faible ou une pratique importante d’exercice physique.
Les symptômes d’une hypoglycémie sont notamment : faim ou sensation de faim, nausées, transpiration excessive, maux de tête, tremblements, palpitations, paresthésie, vertiges ou troubles de la concentration.
Attention une hypoglycémie qui dure longtemps peut mener à des troubles irréversibles au niveau du cerveau. Les insulines humaines ou les insulines analogues mènent chacune à autant d’effets secondaires de type hypoglycémie.
– Une prise de poids est un autre effet secondaire d’une thérapie à base d’insuline.
– Une allergie généralisée est aussi possible.
– Au niveau du site de l’injection : formation d’atrophie ou d’hypertrophie au niveau du tissu gras sous-cutané (s.c.).
Pour la liste complète des effets secondaires, veuillez lire la notice d’emballage.

Contre-indications :
Hypoglycémie.
Pour la liste complète des contre-indications, veuillez lire la notice d’emballage.

Interactions :
L’insuline peut mener à des interactions avec les médicaments suivants (liste non exhaustive) : pioglitazone, alcool, aspirine et dérivés, diurétiques, hormones thyroïdiennes, gestagènes, bêta-bloquants.
Pour la liste complète des interactions, veuillez lire la notice d’emballage.

Remarques :
Historique de la découverte de l’insuline :
– Les médecins allemands Joseph von Mering (né en 1849) et Oskar Minkowski (né en 1858) ont constaté l’apparition d’un diabète après le retrait du pancréas (pancréatectomie) chez des animaux d’expérimentation. Suite aux travaux d’un autre allemand, Paul Langerhans (né en 1847), tout semble indique que le diabète soit lié au pancréas.
– Les chercheurs canadiens Frederick Banting et Charles Best ont isolé pour la première fois le 27 juillet 1921 l’hormone hypoglycémiante, l’insuline, chez des chiens et l’ont injectée à des animaux dépourvus de pancréas.
– Le 11 janvier 1922, Messieurs Banting et Best ont administré pour la première fois de l’insuline à un garçon âgé de 14 ans à Toronto (Canada) qui se trouvait dans le coma (diabétique) pour traiter son diabète de type 1. La première tentative avec un extrait de pancréas de fœtus de veau a échoué, mais avec un extrait amélioré, cela a fonctionné douze jours plus tard : avec deux injections par jour, l’état du patient de 14 ans s’est amélioré. Le garçon, qui était déjà gravement malade, avait auparavant souffert d’une perte de poids importante, de faiblesse, d’une soif tenace et d’une miction constante, mais grâce à l’insuline il s’est soudain littéralement épanoui. M. Banting a raconté plus tard : “Le garçon est devenu plus vif, plus actif, il avait meilleure mine et se sentait plus fort.” Son taux de sucre dans le sang s’est normalisé, et bientôt plus aucun sucre n’a pu être détecté dans ses urines. L'”insuline” administrée a apparemment fonctionné.
– En 1923, Frederick Banting et le professeur de physiologie John Mcloed de Toronto ont reçu le prix Nobel de médecine pour leurs travaux. Ils ont partagé le prix avec Best et John Collip, respectivement, qui avaient également fait partie de l’équipe.
– L’insuline a été enregistrée comme médicament par la FDA (organe américain de régulation des médicaments) aux États-Unis en 1926.
– Au début des années 1980, l’insuline humaine génétiquement modifiée a été approuvée, ce qui signifie qu’en principe, on ne doit plus compter sur les bovins ou les porcs.
– Dans le même temps, la modification moléculaire ciblée de l’insuline a permis de la contrôler avec précision pour différentes utilisations : analogues d’insuline à action extrêmement courte et insulines à action extrêmement longue. Il existe même un analogue de l’insuline en cours de développement que, par exemple, les diabétiques de type 2 peuvent s’injecter une seule fois par semaine comme médicament de base. L’essai décisif d’homologation de phase III (insuline Icodec à action ultra-longue) a débuté dans les premières semaines de 2021.
– En 2021, trois laboratoires pharmaceutiques jouent un rôle très important dans la commercialisation de l’insuline : Eli Lilly (Etats-Unis), Sanofi (France) et Novo Nordisk (Danemark).
Utilisation contre le diabète (partie médicale) :
– En cas de diabète de type 2, avant de commencer un traitement à base d’insuline il est important de tester l’utilisation d’autres anti-diabétiques comme le metformine. Mais dans certains cas avancés de diabète de type 2 un traitement à base d’insuline s’avère nécessaire.
– En 2021 on estimait qu’il y avait environ 500 millions de diabétiques dans le monde, dont environ dix pour cent (50 millions) sont des diabétiques de type 1 ayant un besoin constant d’insuline.
Taux de glycémie :
– Le taux de glycémie à jeun devrait être compris entre 5,0 et 7,2 mmol/l et 2 heures après le repas le taux de glycémie ne devrait pas dépasser 10,0 mmol/l.

Lire aussi :
NovoRapid® (une préparation en Suisse à base d’insuline)

Sources & Références : 
Sources : 
Keystone ATS (agence de presse suisse), Pharmawiki.ch, diabètevaud, Keystone-ATS, Folha de S.Paulo.
Références et littérature :
“100 wichtige Medikamente” – Infomed (2020).

Rédaction : 
Xavier Gruffat (Pharmacien)

Dernière mise à jour : 
27.07.2021

Crédits photos :
Fotolia.com/Adobe Stock

Avez-vous trouvé cet article utile ou avez-vous noté une faute ?

Lire aussi :


Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 11.10.2021
Publicité