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Mises à jour sur Creapharma.ch – année en cours (2022)

MISES A JOUR SUR LE SITE CREAPHARMA.CH (LE REPOSITORY OU DÉPÔT DE MISES À JOUR DE CREAPHARMA)

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2022

NOVEMBRE
4 novembre 2022
Nouveau médicament (anticorps) contre la bronchiolite
Depuis le 4 novembre 2022, il existe dans l’Union Européenne (UE) un nouveau traitement spécifique à la bronchiolite appelé Beyfortus® (nirsevimab), indiqué dans la prévention du virus respiratoire syncytial (VRS). Il a été développé par les laboratoires pharmaceutiques Sanofi et AstraZeneca. Le Beyfortus est indiqué chez les nouveau-nés et les nourrissons. Le Beyfortus® (nirsevimab) est un anticorps expérimental à longue durée d’action conçu pour protéger tous les nourrissons contre les infections par le VRS, de la naissance jusqu’à leur première saison virale VRS au moyen d’une seule dose.
Plus d’informations (sous Traitements, découvrez aussi les sources)

SEPTEMBRE
15 septembre 2022
Lupus : espoir possible avec thérapie CAR-T
Certains patients ont pu être soigné avec succès par la thérapie CAR-T, une méthodologie d’habitude utilisée contre le cancer, selon une étude allemande publiée en septembre 2022 dans Nature (DOI : 10.1038/s41591-022-02017-5). Le CAR T-Cell (en anglais Chimeric Antigen Receptor T-Cell) ou thérapie par CAR T-Cell est une méthode de génie génétique qui appartient également à l’immunothérapie. Il s’agit de lymphocytes T (cellules T ou T-Cell) dans lesquels un récepteur antigénique chimérique a été introduit. Mais il faut savoir que la thérapie CAR-T est une thérapie chère, en 2022 aux Etats-Unis elle coûtait environ 400’000 dollars par patient1. En effet, sa fabrication demande beaucoup de travail et doit être personnalisée pour chaque patient. 
Plus d’informations sur le lupus

JUILLET
23 juillet 2022
Régime méditerranéen pour prévenir le risque cardiovasculaire (étude)
Une étude espagnole publiée en mai 2022 dans le journal scientifique The Lancet (DOI : 10.1016/S0140-6736(22)00122-2) a montré un effet bénéfique du régime méditerranéen sur la santé cardiovasculaire en abaissant le risque d’infarctus du myocarde et d’AVC. Dans le détail, cette étude a impliqué un millier de personnes en Espagne qui souffraient d’une maladie coronarienne (accumulation de plaque dans les artères du cœur). Les participants ont été divisés au hasard en deux groupes. Un groupe a mangé un régime méditerranéen et l’autre un régime pauvre en graisses2. Les deux régimes mettaient l’accent sur les fruits et les légumes. Cependant, le régime méditerranéen mettait l’accent sur les aliments riches en graisses monoinsaturées – en particulier l’huile d’olive et les noix – ainsi que sur les légumineuses, les céréales complètes, la volaille et les poissons gras. Le régime pauvre en graisses comportait moins de graisses monoinsaturées, uniquement des versions maigres de poisson et de volaille, et plus de calories par jour provenant de glucides, en particulier de céréales complètes, de légumineuses et de pommes de terre. Les personnes des deux groupes ont consulté régulièrement un diététicien. Sept ans plus tard, les personnes du groupe du régime méditerranéen avaient un risque de crise cardiaque ou d’AVC inférieur de 26% à celui des personnes du groupe pauvre en graisses, comme le résumait dans son édition d’août 2022 un article de la Harvard Medical School.
Plus d’informations sur le régime méditerranéen

JUIN
7 juillet 2022
Médicaments pour prévenir la goutte

Une étude publiée le 7 juillet 2022 dans Arthritis & Rheumatology (DOI : 10.1002/art.42266) a révélé que de faibles doses de benzbromarone pourraient constituer une meilleure option que d’autres molécules utilisées contre la goutte comme le febuxostat. Dans cet essai prospectif ouvert et monocentrique, 196 hommes atteints de goutte et présentant une faible excrétion urinaire d’acide urique ont été randomisés pour recevoir de la benzbromarone à faible dose ou du febuxostat à faible dose pendant 12 semaines. Les participants du groupe benzbromarone ont été plus nombreux à atteindre l’objectif d’urate sanguin < 6 mg/dL que ceux du groupe febuxostat (61 % contre 32 %). Les effets secondaires ne différaient généralement pas entre les groupes.
Plus d’informations sur la goutte

MAI
13 mai 2022
Covid-19 : du dexaméthasone pour réduire le risque de mortalité après une hospitalisation
Une étude publiée en mai 2022 (DOI : 10.3389/fmed.2022.891375) a montré que des patients avec un profil inflammatoire élevé hospitalisés pour Covid-19 recevant du dexaméthasone ou d’autres corticoïdes en prise orale après la sortie d’hôpital présentaient un risque de mort fortement diminué (jusqu’à moins de 51%). L’étude a montré que des patients avec un profil inflammatoire grave hospitalisés à cause de la Covid-19 présentaient un risque de 61% supérieur de décès 12 mois après l’infection comparé avec ceux avec des symptômes modérés de Covid-19. Par contre, la prise de stéroïdes comme du dexaméthasone pendant les 30 premiers jours après la sortie de l’hôpital diminuait le risque de mort jusqu’à 51%. Cette étude a été réalisée par l’Université de Floride à Gainesville aux Etats-Unis. L’étude a pris en compte 1207 patients âgés de 18 ans ou plus hospitalisés pour Covid-19 du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021. Le niveau inflammatoire a été évalué grâce à la protéine C-réactive (CRP en anglais)3.

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JANVIER
15 janvier 2022
Virus à l’origine de la sclérose en plaques probablement identifié
Une étude publiée en janvier 2022 dans Science (DOI : 10.1126/science.ada0119) est arrivée à la conclusion que la sclérose en plaques est très probablement provoquée par le virus d’Epstein-Barr, un virus qui peut aussi mener à la mononucléose. L’étude américaine de janvier 2022 de Science, publiée cette semaine dans la prestigieuse revue Science, a montré que ce virus est nécessaire au développement de la sclérose en plaques, même si toutes les personnes infectées ne développent pas cette maladie pour autant. L’hypothèse était étudiée depuis plusieurs années, mais difficile à prouver, notamment parce que ce virus est très commun et que les symptômes de la maladie ne commencent qu’environ dix ans après l’infection. Il s’agit de “la première étude fournissant une preuve convaincante de causalité”, a déclaré Alberto Ascherio, auteur principal et professeur d’épidémiologie à l’école de santé publique de Harvard. “C’est un pas important, car cela suggère que la plupart des cas de sclérose en plaques pourraient être empêchés en arrêtant l’infection au virus d’Epstein-Barr”, a-t-il ajouté. “Viser ce virus pourrait conduire à la découverte d’un remède.” Les chercheurs ont suivi durant 20 ans plus de 10 millions de jeunes adultes engagés dans l’armée américaine, dont 955 ont été diagnostiqués atteints de sclérose en plaques durant leur service. Selon ces travaux, le risque de contracter la sclérose en plaques était multiplié par 32 après avoir été infecté par le virus d’Epstein-Barr, mais restait inchangé après l’infection par d’autres virus. Selon des chercheurs de l’université de Stanford, ayant publié un commentaire de l’étude dans la revue Science, d’autres facteurs, par exemple, génétiques, pourraient jouer un rôle dans le fait de développer ou non la maladie.
Lire davantage sur la sclérose en plaques

Dernière mise à jour de la page : 17.09.2022

Notes de bas de page et références :

  1. Article du site américain STATNews, Borrowing CAR-T tool from cancer therapy, lupus patients go into remission, datant du 15 septembre 2022
  2. Newsletter de la Harvard Medical School, édition d’août 2022
  3. Folha de S.Paulo, journal quotidien brésilien grand public de référence, édition du 13 mai 2022

Lire aussi :


Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 06.11.2022
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