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VIH-Sida, il est important d’instaurer le traitement antiviral le plus rapidement possible (étude)

actualité sur le sidaWASHINGTONUne récente étude internationale a montré l’importance de commencer le plus rapidement possible le traitement antiviral contre le VIH, c’est-à-dire dès la découverte du virus dans l’organisme. Commencer le traitement le plus vite possible permet de réduire massivement la mortalité et diminue le risque de transmission du virus. Ces résultats étaient si impressionnants, que l’étude clinique a été arrêtée une année avant la fin. 

VIH-Sida

Dans le monde, environ 35 millions de personnes sont atteintes par le VIH, mais seulement 13 millions reçoivent un traitement précoce, soit moins de 40%. Même aux États-Unis, pays à haut revenu, le nombre de personnes prenant un traitement précoce ne dépasse pas les 50%.

État actuel de la thérapie

rétroviraux et sidaOn sait que le VIH peut rester des années dans l’organisme sans présenter aucun symptôme, ni d’altération de la formule sanguine. Aux États-Unis, les recommandations américaines (U.S. guidelines) parlent déjà d’instaurer un traitement antiviral le plus rapidement possible, soit juste après la découverte du virus. Ce n’est toutefois pas le cas dans tous les pays du monde, notamment par manque de moyens financiers. L’OMS, qui devrait changer ses guidelines prochainement, recommande pour le moment d’instaurer un traitement seulement lorsque le taux de cellules CD4 se trouve en dessous de 500, donc dans une phase plus avancée de la maladie.

Étude en détail

Dans cette étude appelée « Start » (Strategic Timing of Antiretroviral Treatment), 4’685 personnes à travers le monde porteuses du VIH ont participé à ce travail de recherche. Environ la moitié des participants, des hommes et femmes âgés entre 18 et 36 ans, étaient choisis de façon aléatoire (random) pour participer à cette étude en recevant une thérapie médicamenteuse anti-VIH juste après le diagnostic de la maladie, et l’autre moitié dans une phase plus avancée de la maladie. Tous les participants n’avaient jamais pris par le passé des médicaments contre le VIH-Sida.

Résultats

Selon cette étude qui a duré 3 ans, les patients qui recevaient un traitement antiviral juste après le diagnostic du VIH présentaient un risque 53% inférieur de décès et de développer des maladies graves en lien avec le Sida, comparé au groupe qui recevait les médicaments antiviraux dans une phase plus avancée de la maladie, notamment lorsque le taux de cellules CD4 étaient à un niveau déjà plus préoccupant.

Les résultats étaient si impressionnants que les scientifiques ont décidé d’arrêter cette étude 1 année avant la fin prévue de l’étude, pour que tous les patients puissent profiter d’un traitement immédiatement après la découverte du virus dans l’organisme.

Cette étude a été dévoilée le 27 mai 2015 par le U.S. National Institutes of Health (Instituts nationaux américains de santé).

Le 2 juin 2015. Par Xavier Gruffat (pharmacien). Sources : ATS, CBSNews

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.09.2017

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