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La majorité des cas de goutte provoque une récidive, selon une étude

La majorité des cas de goutte provoque une récidive, selon une étudeMADRIDA l’occasion du principal congrès annuel de rhumatologie, des chercheurs de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, ont publié une étude affirmant qu’une crise de goutte se développant pour la première fois dans une autre articulation que celle de la base du gros orteil présente un risque plus élevé de récidive. Relevons que dans environ 70% des cas la crise de goutte se développe à la base de l’articulation du gros orteil. De ce fait la minorité de patients développant pour la première fois une crise de goutte dans d’autres articulations comme par exemple le genou ou le coude devront être particulièrement attentifs à la prise régulière de médicaments.

Cette étude a été présenté à Madrid en juin 2013 à l’occasion du congrès annuel de rhumatologie (EULAR), le “cousin” de l’ACR (American Congress of Rhumatology). Ces deux congrès sont les principales références mondiales pour la rhumatologie. La goutte est une forme d’arthrite et appartient ainsi aux maladies rhumatismales. Le médecin spécialiste de la goutte est le rhumatologue.

Dans cette étude américaine les chercheurs ont suivi 46 patients sur une durée moyenne d’environ 13 ans, chaque individu a été diagnostiqué comme souffrant de la goutte (crise de goutte). La majorité des patients étaient des hommes et l’âge moyen pour l’apparition de la goutte dans ce groupe d’individus était de 66 ans. Les chercheurs ont ainsi découvert que lorsque la goutte apparaissait pour la première fois dans une autre articulation que celle de la base du gros orteil, le risque de souffrir d’autres épisodes de crise de goutte était plus élevé. Cette étude nous apprend également que 61% des participants ont présenté une deuxième crise de goutte. Autrement dit une majorité des patients souffrant de goutte a connu au moins un épisode de récidive.

Le Dr Eric Matteson, co-auteur de l’étude, de la chair de rhumatologie de la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota, E.-U.) affirme en s’adressant particulièrement aux patients connaissant une récidive : “Parce que beaucoup de patients pensent souvent qu’à l’apparition d’une crise de goutte leur traitement ne fonctionne pas, ils arrêtent leurs médicaments, par ex. à base d’allopurinol. En fait, c’est particulièrement important de ne pas arrêter la médication pour prévenir toute crise”.

A retenir de cette étude pour vous patients : si votre première crise de goutte a touché une autre articulation que la base du gros orteil, vous avez un risque plus élevé de récidive. Dans tous les cas de récidives (peu importe l’articulation touchée) et si votre médecin vous a prescrit un traitement préventif (par ex. allopurinol), il est très important de bien respecter la prise régulière de votre traitement pour prévenir des crises futures.

Lire aussi : notre dossier complet sur la goutte, allopurinol (+ infographie), (+ infographie)

Article écrit par Xavier Gruffat, Pharmacien diplômé de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, Suisse (ETH), 9 juillet 2013

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 08.09.2017

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