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Le traitement hormonal de la ménopause, un risque accru de cancer

Le traitement hormonal de la ménopause, un risque accru de cancerPARISLe traitement hormonal de la ménopause (THM) comporte un risque accru de cancer de l’ovaire. Même lorsqu’il n’est prescrit que pendant quelques années, la probabilité d’avoir un cancer est plus grande, selon une étude publiée début février 2015 dans la revue médicale britannique The Lancet.
Alors que le lien avec le cancer du sein est connu depuis plus d’une dizaine d’années, des chercheurs britanniques ont passé en revue quelque 52 études épidémiologiques portant sur un total de 21’488 femmes américaines, européennes et australiennes ayant développé des cancers de l’ovaire.
Ils ont montré que celles qui avaient reçu des THM avaient un risque globalement augmenté de 40% d’avoir un cancer de l’ovaire que les femmes n’ayant jamais reçu de tels traitements.
“Pour les femmes qui prennent un THM pendant cinq ans à partir de l’âge de 50 ans, cela signifie un cancer supplémentaire pour 1000 utilisatrices et un décès par cancer de l’ovaire pour 1700 utilisatrices”, estime le Pr Richard Peto de l’université d’Oxford, l’un des coauteurs de l’étude.

Etude précédente

En 2002, une vaste enquête américaine avait jeté le trouble en montrant que les THM entraînaient une augmentation du risque de cancer du sein et ne protégeaient pas du risque de crise cardiaque, contrairement à ce qui se disait à l’époque dans les milieux médicaux.

A la suite de cette étude, les prescriptions s’étaient rapidement effondrées en Europe et en Amérique du Nord, tandis que plusieurs pays émettaient des recommandations visant à limiter les traitements de la ménopause dans le temps et à les amorcer le plus rapidement possible après l’arrêt des règles.

Dans leur étude, les chercheurs britanniques relèvent que l’accroissement du risque de cancer de l’ovaire est “significatif” pendant toute la durée du traitement. Il disparaît progressivement après son arrêt, mais subsiste d’autant plus longtemps que le traitement a été long.

S’il n’a pas excédé 5 ans, le risque disparaît complètement au bout de quelques années, ce qui n’est pas le cas des traitements qui ont duré plus longtemps.

ATS, 13 février 2015 – Photo : fotolia.com
 

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.09.2017