Manger deux œufs par jour n’augmente pas le mauvais cholestérol, au contraire

Qu’ils soient pochés ou poêlés, les œufs ont toujours le vent en poupe, comme le confirme une nouvelle étude de l’Université d’Australie du Sud (en anglais University of South Australia), qui démontre que cet aliment n’augmente pas le taux de mauvais cholestérol ou LDL.

Quels aliments donnent le plus de satiété ?
Oeufs (photo : Adobe Stock)

Longtemps accusés d’augmenter le taux de cholestérol, les œufs ont été montrés du doigt pour leur rôle présumé dans les maladies cardiovasculaires. Dans leur nouvelle étude, les chercheurs de l’Université d’Australie du Sud ont démontré de manière définitive que ce n’est pas le cholestérol alimentaire présent dans les œufs, mais les graisses saturées de notre alimentation qui constituent le véritable problème pour la santé cardiaque.

Dans une étude mondiale inédite publiée en juillet 2025 dans Science Direct (DOI : 10.1016/j.ajcnut.2025.05.001), les chercheurs ont examiné les effets indépendants du cholestérol alimentaire et des graisses saturées sur le cholestérol LDL (le mauvais cholestérol) et ont découvert que la consommation de deux œufs par jour, dans le cadre d’un régime riche en cholestérol mais pauvre en graisses saturées, peut en fait réduire le taux de LDL et diminuer le risque de maladies cardiaques.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, responsable de près de 18 millions de décès chaque année. En Australie, une personne meurt d’une maladie cardiovasculaire toutes les 12 minutes, soit un décès sur quatre dans tout le pays.

Le professeur Jon Buckley, chercheur principal à l’Université d’Australie du Sud, estime qu’il est temps de revoir la réputation des œufs. « Les œufs ont longtemps été injustement critiqués par des recommandations alimentaires dépassées », explique le professeur Buckley.

« Ils sont uniques : riches en cholestérol, certes, mais pauvres en graisses saturées. Pourtant, c’est leur teneur en cholestérol qui a souvent amené les gens à remettre en question leur place dans une alimentation saine», poursuite le professeur Buckley.

Dans cette étude, les chercheurs ont séparé les effets du cholestérol et des graisses saturées et ont constaté que le cholestérol alimentaire élevé provenant des œufs, lorsqu’ils sont consommés dans le cadre d’un régime pauvre en graisses saturées, n’augmente pas le taux de mauvais cholestérol.

Au contraire, ce sont les graisses saturées qui sont le véritable facteur responsable de l’augmentation du cholestérol.

Ainsi, dans un petit-déjeuner typique des pays anglo-saxons, ce ne sont pas les œufs dont il faut se méfier, mais plutôt la portion supplémentaire de lard (bacon) ou les saucisses qui accompagnent le plat, qui sont plus susceptibles d’avoir un impact sur la santé cardiaque.

Le 17 juillet 2025. Source : communiqué de presse de l’étude en anglais. Supervision : Xavier Gruffat (pharmacien).

Lire aussi : La consommation modérée d’œufs aurait un effet protecteur sur la santé cardiaque (étude de 2022)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.07.2025
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