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Le manque de sommeil chez les enfants est associé à une mauvaise alimentation, à l’obésité et à l’augmentation du temps passé devant l’écran

DARIEN (IL) – Une nouvelle étude menée auprès de plus de 177’000 étudiants a montré qu’une durée de sommeil insuffisante est associée à un mode de vie malsain chez les enfants et les adolescents. Les résultats ont été publiés le 15 octobre 2018 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine (DOI :10.5664/jcsm.7374).

Le manque de sommeil chez les enfants est associé à une mauvaise alimentation, à l'obésité et à l'augmentation du temps passé devant l’écranD’après les résultats de cette étude, une durée de sommeil insuffisante est associée à des habitudes alimentaires malsaines comme sauter le petit déjeuner, manger dans les restaurations rapides (fast-food) ou consommer régulièrement des friandises. Le manque de sommeil est aussi lié à une augmentation du temps passé devant la télé et à un surpoids ou obésité.
« Environ 40 pour cent des écoliers ayant participé à l’étude ont dormi moins qu’il n’était recommandé », a déclaré l’auteur principal Dr Labros Sidossis, professeur distingué et directeur du département de kinésiologie et de santé de l’Université Rutgers au Nouveau-Brunswick, New Jersey. « L’insuffisance de sommeil était associée à de mauvaises habitudes alimentaires, à l’augmentation du temps passé devant l’écran et à l’obésité chez les deux sexes ».
L’American Academy of Sleep Medicine recommande aux enfants de 6 à 12 ans de dormir régulièrement pendant 9 à 12 heures afin de rester en meilleure santé. Les adolescents de 13 à 18 ans devraient, quant à eux, dormir pendant 8 à 10 heures.

Une étude menée en Grèce sur 177’091 enfants

Les données démographiques ont été tirées d’une enquête sur la santé en milieu scolaire menée en Grèce auprès de 177 091 enfants (dont 51 % de garçons) âgés de 8 à 17 ans. Les habitudes alimentaires, les heures habituelles de sommeil en semaine et en fin de semaine, l’activité physique et les activités sédentaires ont été évaluées au moyen de questionnaires électroniques remplis à l’école. Les enfants qui ont déclaré dormir habituellement moins de neuf heures par jour et les adolescents qui dormaient moins de huit heures par jour ont été classés comme ayant un sommeil insuffisant. Des mesures anthropométriques et des mesures de la condition physique ont été obtenues par les professeurs d’éducation physique.

Une plus grande proportion de garçons que de filles (42,3 % contre 37,3 %) et d’enfants que d’adolescents (42,1 % contre 32,8 %) a signalé une durée de sommeil insuffisante. Les adolescents qui manquaient de sommeil avaient un plus faible potentiel aérobie et pratiquaient également moins d’activité physique.

Le potentiel aérobie est associé au sommeil

« La découverte la plus surprenante de cette étude est que le potentiel aérobie est associé aux habitudes de sommeil, a déclaré le Prof. Sidossis.  En d’autres termes, de meilleures habitudes de sommeil étaient associées à de meilleurs niveaux de condition physique aérobique. Nous pouvons supposer qu’un sommeil suffisant entraîne des niveaux d’énergie plus élevés pendant la journée. Par conséquent, les enfants qui dorment bien sont peut-être plus actifs physiquement pendant la journée et ont donc une plus grande capacité aérobique ».

Les auteurs ont noté que les résultats contribuent à l’élaboration d’interventions visant à aider les élèves à améliorer la durée du sommeil.

« L’insuffisance de la durée du sommeil chez les enfants constitue un problème de santé encore négligé dans les sociétés occidentalisées », selon le Prof. Sidossis. « Compte tenu de ces résultats épidémiologiques, les parents, les enseignants et les professionnels de la santé devraient promouvoir des stratégies mettant l’accent sur des habitudes de sommeil saines pour les enfants d’âge scolaire en termes de qualité et de durée ».

Le 15 novembre 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Journal of Clinical Sleep Medicine (DOI :10.5664/jcsm.7374). Crédit photo : Adobe Stock

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 15.11.2018