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A la ménopause, le risque de dépression n’augmente pas (étude)

Tisane pour la ménopauseZURICH – La ménopause est souvent associée à l’augmentation du nombre de cas de dépression, certaines études notamment américaines ont montré un possible lien. Toutefois, une récente étude suisse semble aller dans la direction opposée. Selon eux, la ménopause n’augmente pas le risque de souffrir de dépression ni d’autres maladies psychiques comme l’anxiété.

Cette nouvelle étude a été réalisée en particulier par Wulf Rössler de la Clinique Psychiatrique Universitaire (PUK) de Zurich et par Michael P. Hengartner du ZHAW, une haute école localisée dans le canton de Zurich. Ces deux institutions sont basées en Suisse.

Ménopause

Crise d’angoisse résuméCette période qui marque la vie d’une femme à l’âge d’environ 50 ans provoquée par des changements hormonaux ne mènerait pas seulement à des symptômes physiques comme les fameuses bouffées de chaleur ou la prise de poids mais également à des symptômes psychiques. Certaines études notamment américaines ont montré un lien direct entre la ménopause et l’augmentation du risque de souffrir de dépression. Mais des doutes existent, comment viennent de le montrer les chercheurs suisses.

Etude

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs zurichois ont analysé les données d’une étude réalisée sur une longue période (de 1979 à 2008) incluant la participation de 168 femmes âgées de 21 à 50 ans. Ces femmes étaient fréquemment interrogées sur leur état de santé psychique.

Aucune différence

“Nous avons trouvé que les femmes ménopausées ne présentaient pas plus de risque de souffrir de dépression ou d’autres maladies psychiques qu’avant la ménopause”, a résumé dans le communiqué de l’étude le chercheur Michael P. Hengartner.

Anxiété

Cette étude a aussi montré que les cas d’anxiété n’augmentent pas à la ménopause. Pour P. Hengartner, il n’y a pas de lien direct entre la ménopause et l’augmentation des symptômes ou maladies psychiques.

Autres causes

Selon les chercheurs, les causes principales de maladies psychiques chez des femmes âgées de 41 à 50 ans proviennent plutôt des facteurs suivants : personnalité particulière, situation familiale, financière ou professionnelle. De plus, le fait d’avoir souffert par le passé de maladies psychiques exerce aussi un rôle important dans le développement de la dépression entre 41 et 50 ans.

Finalement, les chercheurs suisses critiquent les études américaines ayant montré un lien entre la ménopause et la dépression. Selon eux, les études américaines présentaient des problèmes de méthodologie menant à des erreurs d’analyse.

Cette étude a été publiée dans la revue spécialisée World Psychiatry.

A retenir de cette étude :

– La littérature médicale ainsi que plusieurs études américaines publiées dans le passé relèvent souvent un lien entre la ménopause et l’augmentation de maladies psychiques comme la dépression ou l’anxiété. Cette étude suisse montre que ce lien n’est pas fondé. Selon les chercheurs zurichois, la ménopause n’augmente pas le risque de dépression.
– La ménopause n’augmente pas le risque d’anxiété.

Le 13 juin 2016. Par Xavier Gruffat (pharmacien). Sources : communiqué de presse de l’étude en allemand, article de l’agence de presse ATS publiée sur notre site partenaire en allemand Pharmapro.ch.

Laissez vos commentaires ci-dessous, avez-vous souffert de dépression à la ménopause ou au contraire avez-vous noté aucune différence ? Merci d’avance pour vos contributions. 

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 13.06.2016