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Des nouveaux critères de diagnostic pour la goutte

goutte et boissons alcooliquesATLANTALa goutte est la forme d’arthrite inflammatoire la plus fréquente, seulement aux Etats-Unis environ 4%  des adultes, soit environ 8 millions d’Américains, souffrent de cette maladie très douloureuse. En France, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), environ 600’000 personnes sont touchées. C’est pourquoi, disposer de critères plus précis pour le diagnostic de la goutte est important dans une prise en charge moderne de la maladie. D’autant plus que les critères ou le système de classification de la maladie dataient de nombreuses années et n’étaient plus adaptés aux nouveaux traitements et aux méthodes de diagnostic (imagerie) modernes.

En septembre 2015, la prestigieuse association de rhumatologues américains, American Rheumatology Association (ACR), et l’EULAR, son équivalent européen, ont publié de nouveaux critères permettant de diagnostiquer la goutte en fonction notamment des symptômes et de différents paramètres.

Ces nouveaux critères de diagnostic, pour savoir de façon précise si un patient souffre de la goutte ou non, ont été développés par une équipe internationale, formée notamment par la scientifique Dr Tuhina Neogi de l’Université de Boston (Boston University).

Dans cette nouvelle méthodologie, la présence de cristaux d’urate de sodium joue un rôle fondamental dans l’identification de maladie.

Selon la Dr Neogi :  « Ces critères standardisés vont permettre de mieux étudier la maladie, en effectuant notamment des études cliniques. »

Nouveaux critères de diagnostic de la goutte

Pour résumer, voici les principaux critères permettant de diagnostiquer la goutte :

  • Le critère d’entrée, condition nécessaire, de cette nouvelle classification est que le patient ait connu au moins un épisode de gonflement, de sensibilité ou de douleur dans une articulation périphérique ou dans une bourse synoviale avec douleurs.
  • La présence de cristaux d’urate de sodium (CUS) dans une articulation ou bourse synoviale symptomatique, mais aussi dans un tophus est un critère suffisant (dans le cas où le critère d’entrée est positif) pour caractériser la goutte.
    Si le médecin ne constate pas de CUS, il devra poursuivre le questionnaire, portant notamment sur des questions cliniques et des tests de laboratoire.

Tous ces critères et le système de sélection peuvent être consultés anglais online sur ce site (http://goutclassificationcalculator.auckland.ac.nz/). Ces critères se basent sur des données cliniques (ex. observation des symptômes), de laboratoire (ex. mesure du CUS) et d’imagerie médicale (ex. ultrason).

Le 24 septembre 2015. Par Xavier Gruffat (pharmacien). Source : American Rheumatology Association (ACR)

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 17.09.2017