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Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du sein

Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du seinCOLOMBUS, Ohio On savait déjà que la tomate aidait à prévenir le cancer de la prostate, désormais une étude américaine parue en début d’année a montré qu’une alimentation riche en tomate pouvait aussi être bénéfique chez la femme et permettre de diminuer le risque de cancer du sein chez des femmes post-ménopausées à risque.

Lycopène

La tomate contient différents nutriments et notamment le lycopène, un puissant antioxydant liposoluble appartenant aux caroténoïdes. Il faut savoir que plus une tomate est rouge et plus elle est riche en lycopène, c’est pourquoi les nutritionnistes conseillent de manger des plats le plus coloré possible. D’autres fruits et légumes contiennent du lycopène comme la pastèque ou différents fruits rouges (cerise, framboise, fraises…).

Selon les chercheurs de la Ohio State University Comprehensive Cancer Center (Etats-Unis) qui ont mené cette étude, c’est l’augmentation de la concentration de l’hormone adiponéctine qui serait à l’origine de cet effet préventif sur le cancer du sein. Une alimentation riche en tomate augmente la concentration d’adiponectine comme le relève ce travail de recherche. Dans le passé des études avaient montré qu’une concentration élevée d’adiponectine était associée à une diminution du risque de développer un cancer du sein, selon les chercheurs américains. On sait aussi que le risque de cancer du sein parmi les femmes post-ménopausées augmente avec le poids corporel.

Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du sein

L’adiponectine est une hormone libérée par le tissu graisseux qui joue un rôle dans la régulation des graisses et le métabolisme du sucre. Récemment des chercheurs allemands ont montré qu’allaiter diminuait le risque de diabète de type 2 comme Creapharma.fr en a parlé, l’augmentation de la concentration d’adiponectine serait également responsable de cet effet antidiabétique.

Détail de l’étude

Dans ce travail de recherche de l’Ohio, les scientifiques ont examiné 70 femmes post-ménopausées présentant des facteurs de risque de cancer du sein (ex. obésité, cas de cancer dans la famille). Ils ont analysé l’effet d’une alimentation riche en tomate (lycopène) mais aussi en soja (isoflavones) sur l’organisme. Pendant 10 semaines les participantes devaient manger au moins 25 mg de lycopène par jour. Puis dans une autre période de 10 semaines elles devaient cette fois consommer chaque jour 40 gr de protéines de soja. Pendant les deux semaines qui précédaient chaque étude, les femmes devaient éviter  de manger des produits à base de tomate et de soja.

Les chercheurs ont analysé le niveau d’adiponectine avant et après la prise de tomate et de soja.

Mangez des tomates !

« Après une alimentation riche en tomate, la concentration d’adiponectine dans le sérum des participantes a augmenté de 9%. L’effet était encore plus important chez les femmes qui n’étaient pas obèses. En fonction de ces résultats, une consommation quotidienne de fruits et légumes contenant du lycopène, à raison d’au moins 25 mg de lycopène par jour, pourrait aider à prévenir le cancer du sein chez des femmes à risque de pour cette forme de cancer.» affirme l’auteur principale de l’étude, la Dresse Adana Llanos.

On peut trouver 25 mg de lycopène par exemple dans un jus de tomate.

Manger beaucoup de tomates pour prévenir le cancer du sein

La Dresse Llano rappelle que l’obésité est un risque important de cancer du sein et insiste sur le fait que des femmes avec un poids équilibré profitent encore davantage de l’effet du lycopène. Cette étude a montré que les nutriments qu’on trouve dans la tomate étaient associés à un risque inférieur de cancer du sein.

Les chercheurs ne connaissent toutefois pas encore tous les mécanismes exacts entre le lycopène, l’adiponectine et le cancer du sein. D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les différentes actions pharmacologiques et physiologiques des (phyto)nutriments de la tomate comme le lycopène.

L’équipe de la Dresse Llano affirme aussi que cette étude n’a pas porté sur le traitement du cancer du sein mais sur la prévention. Autrement dit si une femme est atteinte de cancer du sein, l’impact des tomates sur la maladie n’est pas connu à l’heure actuelle.

Soja

Les résultats ont montré que consommer des produits riches en soja diminuait le niveau d’adiponectine. Certains scientifiques estiment qu’une alimentation riche en soja pourrait expliquer pourquoi les femmes asiatiques ont un risque inférieur de développer un cancer du sein que les Américaines. Toutefois selon les chercheurs les effets du soja pourraient être limités à un groupe ethnique, autrement dit une femme asiatique mangeant régulièrement du soja pourrait profiter d’un effet préventif sur le cancer du sein mais moins une femme d’origine caucasienne. Selon Creapharma qui a lu le résumé de l’étude, les résultats avec le soja ne semblent pas très concluants.

Cette étude a été pubilée le 1er janvier 2014 dans la revue spécialisée The Endocrine Society’s Journal of Clincial Endocrinology & Metabolism.

AVC

En octobre 2012, une étude finlandaise avait montré que manger des tomates réduisait nettement le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), également à cause de la concentration élevée en lycopène dans les tomates.

Le 20 mai 2014. Par Xavier Gruffat (pharmacien). Sources: communiqué de l’université The Ohio State University Comprehensive Cancer Center. Titre original de l’étude: Tomato-Rich Diet Increases Hormone Linked to Reduced Breast Cancer Risk in Postmenopausal Women.

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 08.09.2017

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