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Un tiers des cas de démence comme Alzheimer peut être évité (étude)

huile d'olive contre l'AlzheimerLOS ANGELESUne prise en charge de 9 facteurs de risque modifiables comme la perte auditive, le tabagisme, l’hypertension ou la dépression pourrait prévenir environ 1 tiers des cas de démence dans le monde. Ces conclusions proviennent d’un rapport réalisé par une commission mise en place par le journal scientifique de référence mondiale The Lancet et présenté lors d’un congrès international à Londres en juillet 2017. Actuellement environ 47 millions de personnes souffrent de démence dans le monde, en grande partie de la maladie d’Alzheimer. Ce chiffre pourrait grimper à 66 millions en 2030. En 2017, la plupart des scientifiques à travers le monde reconnaissent que les médicaments contre la maladie d’Alzheimer actuellement sur le marché ne sont pas satisfaisants tout simplement par manque d’efficacité. 

Prévention

« Il y a eu beaucoup d’attention sur le développement de médicaments pour prévenir la démence, en particulier la maladie d’Alzheimer, » affirme le Prof. Lon Schneider membre de la commission et travaillant à l’Université de Californie du Sud (en anglais USC). Néanmoins, le professeur américain précise : « Mais nous ne pouvons pas perdre de vue des avancées majeures que nous avons déjà faites dans le traitement de la démence, y compris les approches préventives. »

Cette commission du Lancet a rassemblé 24 experts internationaux pour évaluer de façon systématique les travaux de recherche existants et fournir des recommandations basées sur les preuves (en anglais evidence-based) pour traiter et prévenir la démence.

9 facteurs de risque

Ce rapport de la commission a identifié 9 facteurs de risque chez les enfants, adultes et seniors qui augmentent le risque de démence. Environ 35% des cas de démence sont attribuables à ces risques, selon le rapport.

Améliorer la formation et l’éducation pendant l’enfance (c’est-à-dire notamment ne pas quitter l’école avant l’âge de 15 ans) et traiter des problèmes à l’âge adulte comme la perte auditive, l’hypertension et l’obésité permettent ensemble de diminuer l’incidence de démence de 20%. Comme on peut le voir, la réduction du risque de démence commence déjà pendant l’enfance et se poursuit à l’âge adulte pour ces 4 facteurs de risque. C’est la première fois que la perte auditive est considérée comme un facteur de risque important. Les scientifiques de la commission estiment que réduire la perte auditive chez les adultes d’âge moyen pourrait réduire le risque de démence de 9% si toutes les personnes étaient traitées. Une raison probable de l’impact de la perte auditive est l’isolation sociale qui s’en suit.

Les 5 autres facteurs de risque concernent davantage les seniors. A ce moment de la vie pour diminuer le risque de démence, il faudra arrêter de fumer, traiter la dépression, augmenter la pratique d’exercice physique, avoir plus de contact social et bien soigner le diabète. Ces recommandations permettent de réduire le risque de démence de 15% supplémentaire.

Dans le communiqué de l’étude le Prof. Schneider se montre surpris des résultats et explique que l’ampleur potentielle de la réduction des facteurs de risque est bien plus grande que les effets des médicaments expérimentaux.

Traitement de la maladie

La commission a aussi évalué l’impact des thérapies dites non pharmacologiques, c’est-à-dire n’impliquant pas la prise de médicaments. Selon les experts, ces thérapies ont un rôle important notamment pour traiter l’agitation et l’agressivité qui sont des symptômes associés à la démence.

« Les antipsychotiques sont souvent utilisés pour traiter l’agitation et l’agressivité, mais il y a des préoccupations importantes par rapport à ces médicaments à cause notamment d’une augmentation du risque de mortalité, d’effets secondaires cardiovasculaires et d’infections, sans parler du risque de somnolence, » précise le Prof. Schneider.

Se socialiser 

Les résultats ont montré que des interventions dans le domaine psychologique, social et environnemental comme les contacts sociaux et des activités s’avéraient plus efficaces pour soigner les cas d’agitation et d’agressivité en lien avec la démence.

La commission a aussi découvert que les interventions non pharmacologiques comme la thérapie de stimulation cognitive de groupe (en anglais group cognitive stimulation therapy) et la pratique d’exercice apportaient aussi des bénéfices sur la cognition.

Ce rapport a été présenté lors d’un congrès international sur Alzheimer (Alzheimer’s Association International Conference AAIC) en juillet 2017 à Londres. Il a été également publié dans le journal scientifique The Lancet.

Le 21 juillet 2017. Par Xavier Gruffat (Pharmacien). Sources : communiqué de presse de l’étude en anglais, CBSNews.com, The Wall Street Journal, article complet sur Alzheimer sur Creapharma (voir références en bas de l’article). Lien vers l’étude : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)31363-6/fulltext
Crédits photos : Fotolia.com

Remarque : Creapharma prépare un nouveau ebook sur la maladie d’Alzheimer (30 conseils pour prévenir Alzheimer), sortie prévue à la fin 2017

 

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 21.07.2017