Alzheimer

Résumé sur la maladie d’Alzheimer

Résumé sur la maladie d'AlzheimerL’Alzheimer (ou maladie d’Alzheimer) est une démence de plus en plus fréquente parmi la population, notamment suite à cause du vieillissement. La maladie d’Alzheimer touche le plus fréquemment le groupe d’âge des personnes de 60 à 70 ans, de manière irréversible.
Les différentes causes de la maladie d’Alzheimer, selon plusieurs études scientifiques, seraient le tabagisme, les traumatismes crâniens, l’alimentation et bien sûr l’âge. Les personnes peu instruites seraient également plus touchées. Une bonne stimulation du cerveau permettrait de prévenir la survenue de la maladie.
La malbouffe, nourriture trop riche en sucres rapides et en graisses saturées, est de plus en plus mise en cause par les chercheurs, certains parlent même de diabète de type 3 pour caractériser la maladie d’Alzheimer.
Alzheimer est une maladie à forte composante héréditaire. On peut ainsi la retrouver chez plusieurs membres d’une même famille.


Résumé sur la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer n’est pas toujours diagnostiquée, car les proches de la personne malade mettent souvent les oublis, la perte de mémoire de la personne âgée, sur le compte de la sénilité, de l’âge. On ne remarque donc pas tout de suite que la maladie est là, minimisant ses effets. Il est ainsi difficile de savoir réellement quand la maladie d’Alzheimer s’est installée et de la traiter rapidement, afin de rendre un certain confort de vie à la personne souffrant d’Alzheimer ainsi qu’à sa famille. La maladie d’Alzheimer est insidieuse. Seul un diagnostic médical complet permettra d’identifier la maladie. Le médecin procédera à des tests mentaux et physiques. Il proposera ensuite des exercices de mémoire à effectuer et débutera un traitement médicamenteux adéquat.

A côté de la médication, il est important que la famille soit informée des méfaits de la maladie d’Alzheimer. Il est souvent très lourd pour l’entourage proche de s’occuper d’une personne atteinte d’Alzheimer. Il ne faut en premier lieu surtout pas culpabiliser ou tout prendre sur ses épaules. Il faut s’avoir se décharger et surtout s’entourer de spécialistes, d’une structure. Nous entendons par spécialistes et structure, le médecin, le pharmacien, les infirmières, ainsi que les associations de personnes souffrant d’Alzheimer. Il faut donc former l’entourage proche de l’évolution de la maladie, l’informer que la personne malade puisse également développer de l’agressivité.

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Définition

Définition Alzheimer - Définition de la maladie d'AlzheimerL’Alzheimer est une maladie chronique de plus en plus fréquente parmi la population qui affecte la mémoire et les facultés mentales en général. Il s’agit d’une maladie qui évolue de façon progressive et de manière irréversible, à cause d’une dégénérescence du tissu cérébral, pour aboutir à un état de démence.

La maladie d’Alzheimer dans sa forme la plus fréquente apparaît en général autour de 60 – 70 ans et n’est souvent même pas diagnostiquée. Une forme plus rare de la maladie, qu’on nomme parfois forme familiale précoce survient avant 65 ans et a comme son nom l’indique une composante héréditaire (génétique) très marquée.

Relevons qu’avec le vieillissement de la population en Occident (Europe, USA) et au Japon, la maladie va concerner toujours plus de monde et poser de réels problèmes de ressources financières et de main d’œuvre dans ces pays.

Bref historique sur l’origine du nom (prénom Alzheimer)

La maladie d’Alzheimer doit son nom au médecin qui l’a découverte en 1906, il s’agit du Dr Aloïs Alzheimer. Actuellement dans la plupart des langues européennes (allemand, anglais, italien, espagnol, portugais…) on parle également d’Alzheimer pour décrire cette maladie chronique.

Epidémiologie

Dans le monde, Alzheimer touche 44 millions de personnes (année 2014). Ce chiffre “va doubler tous les 20 ans”, selon un rapport de l’OMS paru en 2012.

Statistiques Alzheimer

Par pays

– En Suisse, selon l’Association Alzheimer Suisse, 100’000 personnes souffrent de dégénérescence progressive et inéluctable du cerveau, dont la forme la plus fréquente est la maladie d’Alzheimer.

– En France, on estime à 860’000 le nombre de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Certaines sources parlent même de 900’000 personnes (source : France Info, 17 septembre 2014).

– Aux Etats-Unis toujours, plus de 5 millions de personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer (source : CBSNews, 23 novembre 2016)
Aux Etats-Unis, la maladie d’Alzheimer est la 6ème cause de mortalité, selon les National Institute of Health (NIH).

Par groupe d’âge

– On estime qu’après 65 ans, entre 1 et 6% de la population souffre d’Alzheimer. En Europe, le pourcentage est de 4% environ. Avec une augmentation de plus de 150’000 cas par an, rien qu’en France. En Europe, le pourcentage est de 4% environ. Avec une augmentation de plus de 150’000 cas par an, rien qu’en France.

– Après 85 ans, on estime de 10% à 30% (variable selon les sources) le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

– A 95 ans, environ 50% des femmes sont touchées par Alzheimer et environ 32% des hommes

Par sexe

– A partir de 70 ans les femmes sont plus touchées que les hommes par cette maladie. On estime qu’à l’âge d’environ 70 ans environ 4% des femmes souffrent d’Alzheimer et environ 3% des hommes. A 95 ans, comme on l’a vu ci-dessus dans la rubrique par groupe d’âge, presque 1 femme sur deux souffre d’Alzheimer contre 1 homme sur trois.

– Entre 65 et 69 ans, les hommes sont un peu plus touchés que les femmes par cette maladie (2% pour hommes et 1,4% pour femmes). [sources : magazine Science & Vie, Edition de février 2014]

Causes

Les causes de la maladie d’Alzheimer ne sont pas encore entièrement connues.

Causes Alzheimer

On a toutefois de grandes chances de penser qu’Alzheimer a une origine en partie génétique (héréditaire). On observe en effet que certaines personnes porteuses d’un ou plusieurs gènes ont une probabilité plus élevée de souffrir de la maladie d’Alzheimer.
Il ne faut pas négliger non plus les facteurs environnementaux et le style de vie qui favorisent l’apparition d’Alzheimer comme l’âge, le milieu social, le tabagisme, l’alimentation, etc…
On sait que la maladie d’Alzheimer provoque la mort des neurones et réduit aussi le nombre de connexions entre ces cellules. Des examens du cerveau de patients souffrant d’Alzheimer ont montré 2 types importants d’anormalité :

– Présence de plaques de protéines bêta-amyloïde, ce qui provoque la mort neuronal

– Enchevêtrements de protéine tau. Cette protéine forme des fibrilles qui provoquent des dommages dans le système de transport des nutriments, il s’en suit une mort cellulaire.

Facteurs de risque maladie d’Alzheimer

– Selon une étude parue fin novembre 2008 de l’Institut de recherche Karolinska à Stockholm, un régime riche en sucre, graisse et cholestérol, typique de la nourriture de “fast-food”, pourrait favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Diabète et maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer pourrait provenir d’une résistance à l’insuline au niveau du cerveau.  Autrement dit lors de maladie d’Alzheimer, le cerveau serait incapable d’assimiler entièrement le glucose. Certains spécialistes parlent de diabète de type 3 ou diabète du cerveau pour caractériser la maladie d’Alzheimer. Une expérience américaine réalisée sur des souris a montré que la malbouffe, c’est-à-dire la consommation de trop d’aliments sucrés et d’acides gras saturés, provoquait une importante destruction du cerveau.  Cette hypothèse fait encore polémique mais est prise de plus en plus au sérieux par les scientifiques.  Des chercheurs pensent à de nouvelles pistes pour soigner l’Alzheimer, l’injection d’insuline au niveau du tissu cérébral en serait une.

– Une étude parue en octobre 2010 par des chercheurs finlandais a démontré que chez des fumeurs (qui fument beaucoup surtout entre 50 et 60 ans), le risque de développer la maladie d’Alzheimer était doublé (lire sous news Alzheimer également).

Causes Alzheimer– En juillet 2011 une étude américaine a montré que les traumatismes cérébraux pourraient être une cause de la maladie d’Alzheimer, remarquons que ces résultats restent préliminaires. On peut observer des traumatismes cérébraux par exemple chez des vétérans ou chez d’anciens joueurs de football américain.

– L’utilisation à long terme, plus de 3 mois, de certains somnifères ou médicaments contre l’anxiété de la famille des benzodiazépines pourrait augmenter sensiblement le risque de développer une maladie d’Alzheimer, selon une étude publiée en septembre 2014. Le risque accru peut atteindre jusqu’à 51%.

Pour résumer (voir aussi prévention maladie d’Alzheimer) une étude américaine parue en juillet 2011 a montré que ces 7 facteurs de risque ci-dessous pourraient de façon importante favoriser le développement de la maladie d’Alzheimer: faible niveau d’instruction (dans 19% des cas), le tabagisme (14%), l’inactivité physique (13%), la dépression (11%), l’hypertension (5%), l’obésité (2%) et le diabète (2%).

Observations et variations biochimiques lors de maladie d’Alzheimer

Chez les malades d’Alzheimer, on observe une diminution de la concentration du neurotransmetteur acétylcholine, d’où l’utilisation d’anticholinérgiques dans la thérapie d’Alzheimer, ainsi qu’à des changements structuraux du cortex cérébral (surtout au niveau de l’hippocampe, zone de la mémoire du cerveau).

Les chercheurs ont identifié ces dernières années plusieurs gènes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Lire aussi : Alzheimer : la découverte de mycoses relance la piste infectieuse

Personnes à risque

Ces personnes ont une probabilité plus élevée d’être atteintes par la maladie d’Alzheimer, ce sont :
Personnes à risque pour la maladie d'Alzheimer– Les personnes âgées de plus de 65 ans
– Ceux chez qui des cas ou des antécédents familiaux d’Alzheimer ont eu lieu au sein de la famille, en effet Alzheimer a une forte composante héréditaire
– Les fumeurs (surtout les gros fumeurs entre 50 et 60 ans, le risque de développer Alzheimer étant selon une étude parue en octobre 2010 doublé)
– Des personnes souffrant de dépression, cette affection psychique pourrait en effet accélérer les symptômes de la maladie d’Alzheimer
– Les diabétiques ou les personnes qui se trouvent en pré-diabète (selon des études de 2007, le diabète augmenterait de 75% le risque d’avoir Alzheimer). 
Le syndrome métabolique (hypertension, diabète, cholestérol, sédentarisme) semble aussi un facteur de risque important pour cette maladie.
– Les personnes avec un niveau d’étude assez bas (employés peu qualifiés)
– Les personnes qui adoptent une mauvaise alimentation (lire sous causes ci-dessus)
– Les femmes semblent présenter un risque supérieur de développer la maladie, en partie car elles vivent plus longtemps que les hommes

Symptômes

La maladie d’Alzheimer évolue par différents stades et rend le diagnostic difficile, surtout au début.
Symptômes AlzheimerToutefois, un problème récurrent est la perte de mémoire. Tout le monde peut avec l’âge oublier des mots ou des événements mais dans la maladie d’Alzheimer les oublis peuvent concerner des mots faciles (comme maison), l’oubli d’événement récent, la perte du sens de l’orientation, l’oubli d’odeur connues (par ex. le citron)…
Seul un médecin, par des tests et des analyses, pourra confirmer s’il s’agit de simples oublis ou d’une maladie d’Alzheimer.
Il faut savoir aussi que de nombreux malades d’Alzheimer ont également des troubles psychiques, souvent la conséquence de cette maladie. En effet ne plus se rappeler de choses simples peut être angoissant et favoriser notamment la dépression. Car un malade d’Alzheimer traverse aussi des phases de lucidité et peut porter un regard critique sur son état. L’entourage doit se montrer dans ce cas très compatissant pour le rassurer et l’aider.

Détail des symptômes

A mesure que la maladie progresse, le patient perd de plus en plus de capacités cognitives, avec des difficultés se manifestant comme :

– Orientation spatiale;

– capacité de parler et d’écrire;

– capacité de penser et réfléchir;

– capacité de juger et prendre des décisions;

– capacité de planifier et d’effectuer les tâches domestiques;

– changement de personnalité et du comportement. Dans ce cas le patient peut présenter des signes de dépression, anxiété, éloignement social, variation d’humeur, irritabilité, troubles du sommeil, agressivité, errance.

Durée de vie d’une personne souffrant d’Alzheimer
Aux Etats-Unis, on estime qu’un patient vit en moyenne 8 ans après que les premiers symptômes de la maladie soient devenus visibles (par ex. perte de mémoire). Pendant ces 8 années en moyenne, le patient perd progressivement sa mémoire et devient à la fin incapable de réaliser certaines tâches simples.


Diagnostic

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, qui se fait dans tous les cas par un médecin, n’est pas toujours facile à réaliser. Relevons qu’il est très important pour que les traitements fassent le meilleur effet, que la maladie soit diagnostiquée le plus tôt possible.

Diagnostic de la maladie d'Alzheimer

Pour savoir s’il s’agit d’Alzheimer ou non, le médecin peut effectuer des petits tests mentaux, des examens physiques, cliniques, une IRM cérébrale, des examens de laboratoire, etc…
Le médecin généraliste, s’il l’estime nécessaire, pourra envoyer le patient auprès d’un neurologue.
Il existe comme test mental, le MMSE (=Mini Mental State Examination de Folstein).
Ce test permet de rapidement mettre en lumière « l’état cognitif » du patient en examinant :

  • Sa notion du temps (jour, année)
  • Sa notion d’espace (lieu, ville, pays)
  • Sa mémoire à court terme (en retenant des mots durant plus de 3 minutes)
  • Sa capacité de calcul

La corrélation entre le résultat du test et la maladie d’Alzheimer reste cependant faible, car il faut encore tenir compte du niveau d’éducation de la personne. Mais le MMSE permet néanmoins au médecin d’évaluer l’état du patient.

Relevons aussi une étude parue en juillet 2011 qui montre que la chute d’un adulte âgé qui n’est pas par ailleurs prédisposé à tomber, pourrait être un facteur déclencheur d’une évaluation de diagnostic de la maladie d’Alzheimer [source: Conférence internationale de l’Association Alzheimer (AAIC)].

Le médecin peut aussi effectuer une ponction lombaire, afin de doser la béta-amyloïde (molécule importante dans le développement de la maladie), il s’agit d’un peptide de 40 à 42 acides aminés.

Complications de la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est une maladie irréversible dans la plupart des cas (selon l’information qui existe dans le monde médical).

L’Alzheimer peut donc dans bien des cas aboutir à la mort, après de nombreuses années.

Alzheimer peut aussi aboutir à de sérieuses complications psychiatriques comme la dépression, la schizophrénie, l’angoisse et l’anxiété, etc.

On note aussi une perte de poids, de l’ordre de 10% selon la littérature médicale. Les médecins sauront prévenir cette diminution du poids corporel.

Comme on le voit il s’agit d’une grave maladie mais qui est heureusement de plus en plus prise au sérieux par les laboratoires pharmaceutiques (dans la recherche de nouveaux médicaments), par les autorités politiques et par le personnel soignant. Cela permet d’être un peu optimiste et confiant face à cette “maladie du siècle”.

Pourquoi meurt-on d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative. Les malades (souvent âgés) souffrent de différents troubles : dépression, paranoïa, anxiété, mais cette maladie est essentiellement caractérisée par le fait que les personnes atteintes n’arrivent plus à effectuer des gestes anodins de la vie quotidienne. Au stade avancé de la maladie, elles n’arrivent plus à marcher, à maîtriser leurs sphincters et à avaler, ce qui engendre le plus souvent une asphyxie par la salive ou des aliments.

Le patient souffrant d’Alzheimer peut plus facilement contracter une pneumonie, à cause de complications au niveau du système respiratoire. L’incontinence urinaire peut aussi être une complication importante.

Quand appeler un médecin ?

Comme on l’a vu plus haut, Alzheimer est une maladie grave qui nécessite dans tous les cas une consultation médicale. Seul un médecin peut faire un diagnostic exact de cette pathologie.

Chaque personne, à partir d’un certain âge, devrait se rendre régulièrement chez son médecin pour un check-up complet. Mais si vous ressentez des signes de désorientation, des oublis fréquents par exemple pour des mots simples (maison, route, manger,…), rendez-vous rapidement, et sans attendre votre prochain rendez-vous habituel, chez votre médecin.

Traitements

Les traitements de la maladie d’Alzheimer ont pour but de ralentir la maladie, rendre la personne malade plus autonome. Le traitement vise ainsi à redonner à une personne atteinte d’Alzheimer sa dignité. L’entourage proche s’en sentira également soulagé.

Avant de détailler les médicaments existants pour soigner la maladie d’Alzheimer, relevons quelques points importants sur la thérapie médicamenteuse :

– il est important d’instaurer le traitement par des médicaments le plus tôt possible, d’où l’intérêt de faire des contrôles réguliers chez votre médecin

– pour le moment (année 2014), les médicaments ne soignent pas la cause mais apaisent les symptômes et retardent l’apparition de la maladie, dans certains cas la limitent fortement

– les médicaments ne marchent pas pour tout le monde, en effet certains patients vont ressentir un effet positif, pour d’autres la prise de médicaments ne va pas influencer l’état de la maladie.

Voici les principaux médicaments utilisés pour soigner la maladie d’Alzheimer, tous ces médicaments sont en vente sur ordonnance :

Des inhibiteurs de la cholinestérase :


– à base de donépezil (en Suisse Aricept®)

– à base de galantamine (en Suisse Reminyl® Retard et génériques)

– à base de rivastigmine (en Suisse Exelon®)

Des antagonistes du récepteur NMDA :

– à base de mémantine (en Suisse Axura®, Ebixa® et génériques)

Remarque : la combinaison de deux traitements (par ex. mémantine et donépezil) augmente dans certains cas l’efficacité face à la prise d’un seul médicament contre l’Alzheimer.

Lors de symptômes psychiques, le médecin peut également prescrire des antidépresseurs, des anxiolytiques ou des neuroleptiques.

Nouveaux traitements
Le 23 novembre 2016, le laboratoire pharmaceutique américain Eli Lilly a communiqué que la molécule sur laquelle il travaillait dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, le solanezumab, n’a pas présenté des résultats satisfaisants. Dans une étude clinique, la molécule a notamment été incapable de freiner le déclin cognitif chez des personnes souffrant de cette démence. Le solanezumab était un grand espoir de l’industrie pharmaceutique pour enfin trouver un médicament efficace.

Traitements naturels Alzheimer

Quelques traitements naturels peuvent améliorer légèrement l’état ou prévenir la maladie d’Alzheimer.

  1. Plantes médicinales (Phytothérapie):

Remède à base de plante Alzheimer– Le ginkgo, grâce à son effet anti-oxydant, “favoriserait” la mémorisation. Une plante peut-être intéressante pour prévenir et pour soigner des légères démences de l’Alzheimer, en complément de traitement classique, à prendre sous forme de comprimés.
Mise à jour sur la prescription de ginkgo en cas d’Alzheimer
Bien que le gingko biloba soit souvent prescrit en cas de forme légère d’Alzheimer, Creapharma ne recommande actuellement pas ce traitement.
Une étude française parue en 2012 a montré que le gingko biloba n’aurait tout au plus qu’un effet placebo en cas de démence liée à l’Alzheimer.

La consommation régulière de café sur une longue période pourrait avoir un effet préventif de la maladie d’Alzheimer, comme l’a montré au moins sur des souris, une étude franco-allemande des universités de Bonne et Lille publiée en avril 2014.

  1. Compléments alimentaires

La prise de certains compléments alimentaires pourrait aider contre la maladie d’Alzheimer, comme :

– des vitamines B

– l’huile d’onagre (car riche en acide gras essentiels)

– des anti-oxydants (qu’on retrouve par exemple dans le ginkgo ou dans les fruits)

– l’acide folique

– la vitamine E pourrait avoir un effet

Bons conseils

Prendre soin d’un patient souffrant d’Alzheimer :

Tout autour de la thérapie médicamenteuse, lors du traitement d’une personne atteinte d’Alzheimer, il y a aussi des aides très importantes à ne pas négliger. Comme l’aménagement de son lieu de vie, pour lui faciliter l’existence et la laisser autonome le plus longtemps possible.

Bons conseils pour la thérapie d'AlzheimerAfin de ralentir la maladie, il est également possible de stimuler la personne malade, par des exercices cognitifs (mémoire, lecture, jeux intellectuels).
Souvent la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer n’est pas consciente de son état, il a ainsi besoin d’assistance. Voici donc quelques bons conseils destinés à son entourage familial ou médical pour améliorer la vie du malade :
– Même si la personne atteinte d’Alzheimer a de la peine à rentrer en conversation verbale avec l’entourage, ce n’est pas pour autant qu’il ne communique plus. Il faut donc toujours lui montrer de l’affection par exemple en le touchant, le regardant et en montrant sa gentillesse ainsi que son empathie.

– Des doses élevées de vitamines B pourraient réduire de 30 à 50% l’atrophie cérébrale chez les personnes affectées par un déclin cognitif modéré, retardant l’évolution vers la maladie d’Alzheimer.

– Les patients souffrant de cette maladie oublient souvent de manger. Il est important de leur proposer des aliments sains et riches en protéines, avec un fort pouvoir calorique.

– Il est également important de veiller à ce que les patients boivent régulièrement. L’entourage ou le personnel soignant devra être très vigilant, surtout lorsqu’il fait chaud. Il faut éviter de donner des boissons riches en caféine, cela peut péjorer le sommeil du patient et le rendre agressif.

– Les exercices physiques sont indiqués chez les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Cela permet d’améliorer la santé des articulations et des muscles, tout comme le sommeil, l’état du système cardiovasculaire et prévenir la constipation. Si une personne a des problèmes à marcher, il est possible par exemple de faire des exercices sur un vélo d’appartement ou sur une chaise.

– Il est important de faire quelques modifications dans l’habitation d’un patient souffrant d’Alzheimer. Il faut éviter d’avoir trop de meubles et d’objets, surtout qu’ils ne soient pas trop pointus ou tranchants, privilégiez des meubles arrondis, pour prévenir toute blessure en cas de chute. Il faudrait aussi éviter d’avoir un sol glissant, dans le bain ou la douche il est conseillé d’installer un antidérapant.

– Retirez les miroirs, ils peuvent stresser le patient. L’image renvoyée peut lui faire peur.

– La charge liée à l’entretien d’un patient souffrant d’Alzheimer peut être (très) lourde psychiquement et physiquement, n’hésitez pas de discuter avec votre médecin des possibilités qui s’offrent à vous pour placer en partie ou complètement le malade dans un centre spécialisé des malades d’Alzheimer si vous n’arrivez plus à faire face.

Car il faut savoir que lorsqu’on a un père ou une mère souffrant d’Alzheimer, la personne change énormément, dans des cas avancés, elle ne se souvient même plus que vous êtes son fils ou sa fille, pour ces derniers la charge émotionnelle est très élevée, car tous les souvenirs d’enfance et du passé sont oubliés, certains disent dans ces cas avancés que la maladie d’Alzheimer est une “petite mort”. Il faut alors vous faire aider par un professionnel de santé (médecin, psychologue,…) si vous trouvez votre situation trop lourde et/ou demander l’aide de votre famille ou amis.

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Prévention

Des études ont montré que garder des activités intellectuelles comme la lecture, faire des jeux qui font travailler le cerveau comme des mots fléchés ainsi que conserver également une activité physique (promenade, bricolage,…) aurait un très fort effet préventif sur la maladie d’Alzheimer.

– Le moyen le plus efficace pour prévenir efficacement la maladie d’Alzheimer consiste à bien soigner l’hypertension (source de démence si elle n’est pas correctement soignée) [France-Info, 16 décembre 2008]

– La prise régulière de médicaments anti-inflammatoires non stéroidien (AINS), comme l’ibuprofène aurait un effet préventif de la maladie d’Alzheimer. Concrètement on peut douter qu’un médecin prescrive à une personne qui n’a pas besoin d’AINS un traitement chronique à base d’ibuprofène, car les AINS ont passablement d’effets secondaires (ulcères, problèmes rénaux,…). Le risque-bénéfice n’est pas garanti. Affaire en tout cas à suivre par Creapharma.ch, car tout traitement préventif de la maladie d’Alzheimer est très intéressant.

La prise de statines (contre le cholestérol) aurait aussi un effet préventif.

– Avoir une alimentation équilibrée est un excellent moyen de prévention de la maladie d’Alzheimer. Il faudra notamment éviter absolument la malbouffe, c’est-à-dire la consommation en excès de sucre rapide et d’acides gras saturés. Comme on l’a vu dans la partie cause, la maladie d’Alzheimer pourrait provenir d’une résistance à l’insuline au niveau du cerveau.  Autrement dit lors de maladie d’Alzheimer, le cerveau serait incapable d’assimiler entièrement le glucose. Il s’agira donc de prévenir tout diabète.

– Adoptez une alimentation riche en fruits aide à prévenir la maladie d’Alzheimer. En effet, les fruits contiennent de nombreux antioxydants. Ces derniers ont un effet très favorable en prévention. Le vin rouge, aussi riche en anti-oxydant peut également prévenir cette maladie.

Arrêtez de fumer ! Surtout si vous êtes un gros fumeur entre 50 et 60 ans, le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer serait doublé.

– La vitamine D pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer. En effet, on a observé une corrélation entre une carence en vitamine D et Alzheimer, comme l’ont montré plusieurs études et notamment une étude britannique parue en août 2014. Selon cette étude anglaise, le risque de souffrir d’Alzheimer augmente de 69% chez les participants avec une carence modérée en vitamine D et monte à 122% lors de carence grave. Remarquons qu’il s’agit d’une observation et pas forcément d’un lien de cause à effet.

– Il faudrait éviter de consommer des benzodiazépines (médicaments utilisés contre l’anxiété et l’insomnie) sur une trop longue période, c’est-à-dire plus de 3 mois. Une étude parue en septembre 2014 a montré un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer pouvant atteindre jusqu’à 51%.

Résumé sur la prévention de la maladie d’Alzheimer

Une étude très intéressante parue en juillet 2011 à l’occasion de la Conférence internationale de l’Association Alzheimer (AAIC) a montré que selon un modèle mathématique construit par les chercheurs de l’Université de Californie (San Francisco), une réduction de 25% de ces facteurs de risque modifiables pourrait prévenir plus de 3 millions de cas d’Alzheimer dans le monde.

Ces facteurs de risque, en partie déjà mentionnés ci-dessus sont :

– Un faible niveau d’instruction (19%), dans ce cas l’activité intellectuelle semblant exercer un effet protecteur. Viennent ensuite

– Le tabagisme (14%)

– l’inactivité physique (13%)

– La dépression (11%)

– L’hypertension (5%)

– L’obésité (2%)

– Le diabète (2%)

Vous l’aurez compris, pour prévenir la maladie d’Alzheimer il s’agira de réduire au maximum ces 7 facteurs de risque mentionnés ci-dessus.

News

– Deux nouvelles études sur la maladie d’Alzheimer, espoirs de traitements efficaces
– Un médicament anti-inflammatoire courant éventuellement efficace contre Alzheimer
– Alzheimer et la piste infectieuse, nouvelle étude
– 10 conseils non alimentaires pour prévenir Alzheimer
– Alzheimer : la découverte de mycoses relance la piste infectieuse
5 aliments pour prévenir Alzheimer

Comment traduit-on la maladie d’Alzheimer dans d’autres langues ?

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 23.11.2016

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