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cancer du seinCancer du sein


Introduction - Résumé sur le cancer du sein

Le cancer du sein est une tumeur maligne touchant les cellules mammaires, lesquelles commencent à proliférer de manière incontrôlée. Il existe différents types de cancer du sein : carcinome canalaire, carcinome lobulaire, carcinome inflammatoire, sarcome mammaire et autres tumeurs rares.

cancer du sein ménopauseÀ l’échelle mondiale, le cancer du sein occupe la deuxième place en termes de fréquence. Dans le monde, le taux de survie à 5 ans est de 61 % (attention ces chiffres peuvent évoluer rapidement).

De même que pour d’autres cancers, les causes de cette pathologie demeurent en partie inconnues, toutefois on admet une influence génétique et environnementale. Des facteurs tels que l’obésité, une menstruation précoce, une ménopause tardive et l'exposition à un traitement hormonal de substitution (THS) peuvent augmenter le risque de développement de la maladie. Les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein constituent l’un des groupes à risque.
 

Les symptômes comprennent notamment l’apparition de nodules dans la glande mammaire, la rétraction du mamelon, la desquamation de la peau du sein, un écoulement spontané provenant du mamelon. Le diagnostic est effectué par un médecin qui, pour ce faire, a recours à différentes techniques de dépistage telles que la mammographie, l’échographie et la biopsie. En outre, des examens complémentaires sont pratiqués afin de déterminer le stade de la tumeur. Le cancer du sein peut se propager à d’autres organes, entraînant la formation de métastases, une hypercalcémie, une compression médullaire, etc.

Le traitement du cancer du sein fait appel à différentes stratégies thérapeutiques, comme la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

Traitements aternatifs
Des chercheurs brésiliens mènent actuellement des études sur l’action d’une substance extraite d’une plante médicinale contre le cancer du sein. Des chercheurs américains étudient également une plante utilisée en médecine indienne, qui possède des propriétés antitumorales.
Les médicaments homéopathiques sont utilisés comme adjuvants au traitement afin d’atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie.

Il est important de ne jamais oublier que le cancer du sein est curable et que les chances de guérison sont d’autant plus grandes que la maladie est détectée à un stade précoce. Si le diagnostic confirme l’existence d’un cancer du sein, discutez avec votre médecin pour savoir comment combattre la maladie. Recherchez de l’aide auprès de votre entourage et dans les techniques alternatives de relaxation.

À titre préventif, il importe que la patiente veille toujours à avoir une alimentation saine, à pratiquer une activité sportive et à éviter de fumer, ainsi que toute consommation excessive de boissons alcoolisées.  

 

Définition cancer du sein

Le cancer du sein est une tumeur qui se forme lorsque les cellules mammaires commencent à se diviser et à se multiplier de manière anarchique, donnant naissance à une néoplasie. Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, bien qu’il soit beaucoup plus fréquent chez cette dernière. Il existe différentes formes de cancer du sein :

- Le carcinome canalaire : il se forme lorsque sont impliquées les cellules des canaux de lactation (ou « canaux galactophores »). Il est dit « in situ » lorsqu’il reste cantonné aux premières couches de cellules ou « invasif » lorsqu’il se propage aux tissus adjacents.

- Le carcinome lobulaire : Les cellules cancéreuses se situent dans les lobules mammaires qui produisent le lait. Les tumeurs de ce type peuvent être in situ ou invasives et s’étendent normalement aux deux seins.

- Le carcinome inflammatoire : un type de cancer rare qui, en raison de son caractère extrêmement invasif, affecte la totalité du sein qui présente alors un aspect chaud, enflé et rouge, évoquant une inflammation.

- Le sarcome mammaire : ce type de tumeurs se développe à partir du tissu conjonctif (muscle ou graisse) du sein. Il peut revêtir la forme d’un histiocytofibrome malin (ou histiocytosarcome), d’un fibrosarcome ou d’un léiomyosarcome.

- Parmi les tumeurs mammaires rares figurent la maladie de Paget qui prend naissance dans le mamelon, les lymphomes qui touchent le système lymphatique de la glande mammaire, le carcinome mucineux, le carcinome médullaire, le carcinome tubuleux, le carcinome papillaire, les tumeurs phyllodes malignes.


Statistiques cancer du sein

Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, étant toutefois bien plus répandu chez la femme (ce cancer apparaissant 200 fois moins souvent chez l'homme). Dans les pays occidentaux, ce type de cancer représente l’une des principales causes de mortalité féminine. Dans l'Union Européenne et en Suisse la tumeur du sein reste la principale cause de mortalité par cancer chez la femme.

Le cancer du sein est le deuxième cancer le plus fréquent au monde et le plus répandu dans la population féminine, représentant près de 22% des nouveaux cas de cancer. La survie à 5 ans est de 61% à l’échelle mondiale. En Suisse toutefois on estime que le taux de survie à 5 ans est d'environ 80% (chiffres de 2008 selon la Ligue suisse contre le cancer).

En France on estime qu'environ 10% des femmes développent un jour dans leur vie un cancer du sein.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’incidence du cancer du sein a été multipliée par 10 dans les décennies 1960 et 1970. La Société américaine de cancérologie estime que le nombre de nouveaux cas par an au niveau mondial s’élèvera à 16 millions en 2020.

Le cancer du sein touche davantage les femmes qui ont déjà atteint la ménopause (en moyenne à 50 ans). Toutefois dans un cas sur cinq, il s'agit d'une femme de moins de 50 ans qui reçoit un diagnostic de cancer du sein.


Causes cancer du sein

Le cancer du sein n’est pas dû à une cause unique. Divers facteurs, tant génétiques qu’environnementaux, peuvent influer sur l’apparition et le développement du cancer du sein.

Les scientifiques estiment que 5 à 10 % des cas de cancer du sein sont liés à des mutations génétiques héréditaires, transmises à travers les générations d’une même famille, en particulier aux gènes BRCA1 et BRCA2 ; ces gènes sont également susceptibles d’augmenter les risques de cancer de l’ovaire. L’âge constitue un autre facteur de risque de développement de la maladie, étant donné l’augmentation rapide de l’incidence du cancer du sein observée parallèlement à l’avancée en âge (principalement au-delà de 50 ans).

Selon les chercheurs, les autres facteurs de risque liés au cancer du sein sont :

- l’appartenance au sexe féminin

- l’exposition aux rayonnements ionisants avant l’âge de 35 ans

- l’obésité

- une mauvaise alimentation, y compris la prise d'alcool

- une menstruation précoce (âge lors de la première menstruation)

- une ménopause tardive (âge lors de la dernière menstruation)

- la survenue d’une première grossesse après 30 ans

- la nulliparité (absence de grossesse)

- un traitement hormonal de substitution mis en place à la ménopause

- la consommation régulière d’alcool, même en quantité modérée

- la survenue d’un premier cancer du sein, celle-ci étant l’un des principaux facteurs de risque de développement d’un nouveau cancer

Personnes à risque cancer du sein

Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, toutefois comme on l'a déjà vu ce type de cancer est beaucoup plus répandu chez les femmes, en particulier chez celles âgées de plus de 60 ans qui constituent le principal groupe à risque.

Les patientes comptant dans leur famille des cas de cancer du sein touchant la mère, une sœur ou une fille constituent également un groupe à risque. De même, les patientes réglées très jeunes ou ménopausées très tardivement, les patientes sous traitement hormonal de substitution ou ayant été exposées à de fortes doses d’hormones féminines et les patientes ayant connu une première grossesse à un âge avancé sont autant de groupes à risque de développement du cancer du sein.

En résumé, les principaux facteurs de risque de cancer du sein sont:

- l’appartenance au sexe féminin

- l’avancée en âge

- des antécédents familiaux de cancer du sein

- l’hérédité génétique, en particulier les gènes BRCA1 et BRCA2

- l’exposition de la région thoracique à des rayonnements ionisants dans l’enfance et l’adolescence

- l’obésité, étant donné que le tissu adipeux produit des estrogènes qui «nourrissent» la tumeur

Il convient de souligner que le cancer du sein est une maladie qui dépend de multiples facteurs, tant génétiques qu’environnementaux. Si vous appartenez à l’un de ces groupes à risque, consultez régulièrement votre médecin et faites des examens périodiques.

Les facteurs de risque du cancer du sein

Une étude récente a évalué les facteurs de risque de développement du cancer du sein. Selon cette étude, les facteurs de risque les plus importants sont l’exposition aux rayonnements ionisants à l’occasion d’examens médicaux, les traitements hormonaux de substitution, le surpoids, le tabagisme passif et la consommation d’alcool. La réduction de l’exposition à ces facteurs entraîne une diminution du risque de développer la maladie. En outre, l’étude met en évidence la pénurie d’informations sur le risque associé aux produits chimiques, lesquels entrent en grand nombre dans la composition des matières plastiques ou sont employés comme colorants, ce qui rend leur utilisation préoccupante.

 

Symptômes cancer du sein

Le cancer du sein est caractérisé par des signes et symptômes dont la détection précoce augmente les chances de guérison. Les symptômes les plus fréquents sont les suivants :

- présence d’un nodule mammaire ou d’un épaississement d’une partie du sein qui lui confère un aspect différent de celui du tissu avoisinant,

- écoulement spontané de sang ou de tout autre liquide provenant du mamelon,

- changement de la forme ou de la taille du sein,

- modification de la peau du sein : apparition de rides ou de crevasses,

- rétraction du mamelon, celui-ci se retournant vers l’intérieur du sein,

- desquamation de la peau des mamelons,

- rougeur ou détérioration de la peau du sein évoquant un aspect « peau d’orange »,

- modification de la couleur, présence d’ulcérations ou de plis dans une zone délimitée du sein,

- présence d’un ou de plusieurs nodules au niveau des aisselles,

- sensation de chaleur, rougeur ou gonflement du sein,

Il est important de souligner que tous les nodules mammaires ne sont pas cancéreux. Dans environ 4 cas sur 5, les nodules mammaires détectés sont diagnostiqués comme étant bénins. Cependant, un diagnostic précis doit être systématiquement effectué par un médecin.  

Les symptômes du cancer du sein masculin sont très semblables à ceux de la forme féminine et, en cas de suspicion, un médecin doit impérativement être consulté.

 

Diagnostic cancer du sein

Le diagnostic du cancer du sein, lorsqu’il est établi à un stade précoce, augmente les chances de guérison. Il importe que la patiente procède une fois par mois à un auto-examen à domicile qui consiste, positionné devant un miroir, à rechercher toute altération des seins, comme l’apparition de nodules (autopalpation), la desquamation de la peau du mamelon, un écoulement provenant du mamelon, etc. En cas de découverte de la moindre anomalie du tissu mammaire, il convient de consulter un médecin qui pourra effectuer des examens permettant d’orienter le diagnostic.

- La mammographie : la mammographie est une radiographie des seins qui permet la détection précoce du cancer, cet examen étant en mesure de détecter des lésions de très petite taille dans leur phase initiale. L’examen est réalisé à l’aide d’un mammographe, appareil qui comprime le sein afin de fournir des clichés radiologiques de meilleure qualité.
En Suisse depuis l'âge de 50 ans il est recommandé d'effectuer une mammographie chaque 2 ans, avant 50 ans demandez à votre médecin pour connaître la fréquence adéquate pour pratiquer cet examen.

- L’échographie mammaire : lors de cet examen, des ondes sonores sont utilisées pour produire des images de l’intérieur de la glande mammaire.

- La résonance magnétique (IRM) : la résonance magnétique a pour fonction de visualiser l’intérieur de la glande mammaire. Avant cet examen, un colorant est injecté au patient / à la patiente.

- La biopsie : une biopsie consiste à prélever une partie des cellules suspectes afin de déterminer si celles-ci sont réellement malignes ou non. L’analyse du prélèvement, appelé spécimen de biopsie, permet de déterminer le type de cellule impliqué dans le cancer du sein, son stade d’évolution, son degré d’agressivité et la présence ou l’absence de récepteurs hormonaux dans les cellules suspectes.

- L’auto-examen : l’auto-examen des seins est effectué par le patient / la patiente, mais il ne doit pas être considéré comme constituant à lui seul une stratégie de détection précoce du cancer du sein. La recommandation précise que l’examen des seins pratiqué par la femme s’inscrit dans le programme d’éducation à la santé visant à approfondir la connaissance de son propre corps. ATTENTION : l’auto-examen ne doit pas se substituer aux tests classiques de dépistage du cancer du sein.

Lorsqu’il a détecté un cancer du sein, le médecin peut demander des examens complémentaires afin de connaître le stade d’évolution de la tumeur. Ces examens comprennent :

- des analyses de sang,

- une mammographie de l’autre sein,

- une radiographie du thorax,

- une IRM (imagerie par résonance magnétique),

- une scintigraphie osseuse,

- une tomodensitométrie (scanner),

- une tomographie par émission de positons (TEP).

Ces examens permettent de déterminer le niveau d’évolution de la tumeur et le degré d’atteinte des tissus et organes avoisinants.

Il existe cinq stades de cancer du sein, classés de 0 à 4, en fonction de la gravité et du degré d’invasion.  



Complications cancer du sein

Le diagnostic précoce du cancer du sein augmente les chances de guérison et évite la propagation du cancer aux autres tissus et organes.

La capacité qu’a le cancer du sein d’envahir d’autres organes est à l’origine de l’une de ses plus graves complications, entraînant une croissance tumorale dans diverses régions de l’organisme comme les poumons, les reins, le foie, le cerveau et les os. L’hypercalcémie est une complication métabolique majeure du cancer du sein, normalement liée à la présence de métastases osseuses (les métastases osseuses accompagnent l’évolution du cancer du sein dans 80 % des cas environ). Dans le cadre de l’hypercalcémie, le patient / la patiente présente fatigue, nausées, vomissements, constipation, céphalées, pollakiurie (nécessité d’uriner très fréquemment au cours de la journée) et déshydratation. Non traité(e), le patient / la patiente peut en outre présenter une confusion mentale, une somnolence, voire un coma.

Une métastase cérébrale constitue également l’une des complications du cancer du sein, qui survient dans 5,9 à 39 % des cas. On peut alors observer une élévation de la pression intracrânienne et des céphalées. Une compression médullaire peut également être secondaire à une métastase cérébrale du cancer du sein. Les principaux symptômes en sont la douleur, la faiblesse, la dysfonction autonome et la diminution de la sensibilité.

La métastase leptoméningée (qui atteint les méninges) est plus fréquemment associée au carcinome lobulaire et les patients peuvent se plaindre de céphalées, de diplopie (vision double), de déficience auditive, de faiblesse des extrémités, etc.

Les autres complications des métastases du cancer du sein comprennent l’épanchement pleural néoplasique, la lymphangite carcinomateuse (en cas de métastatisation thoracique) et le lymphœdème (obstruction de la circulation lymphatique entraînant la tuméfaction d’un organe) du membre supérieur.

 

Traitement cancer du sein

Les traitements du cancer du sein sont déterminés en fonction de différents facteurs : le type et le degré d’évolution de la tumeur, l’existence ou non d’une hormonosensibilité tumorale (sensibilité de la tumeur aux hormones), ainsi que d’autres aspects susceptibles de permettre l’amélioration de l’état du patient / de la patiente.

Les stratégies chirurgicales du cancer du sein

La chirurgie du cancer du sein comprend les interventions suivantes :

- La tumorectomie : cette intervention consiste à pratiquer l’exérèse (le retrait) de la tumeur et d’une partie des tissus environnants de la masse tumorale. La tumorectomie est réservée aux tumeurs de petite dimension et facilement séparables du reste des tissus.

- La mastectomie partielle et la quadrantectomie : par rapport à la tumorectomie, cette intervention enlève un plus grand volume de tissu autour de la tumeur. Dans une quadrantectomie, le chirurgien retire le quart (ou « quadrant ») du volume du sein.

- La mastectomie totale ou simple : cette intervention consiste à retirer l’intégralité du sein cancéreux. La mastectomie totale peut impliquer le retrait de la totalité du tissu mammaire (tissu adipeux [graisse], canaux, peau, aréole et mamelon) et peut dans certains cas être complétée par le retrait du tissu musculaire sous-jacent, c’est-à-dire les muscles situés sous le sein, et des ganglions lymphatiques axillaires, c’est-à-dire des ganglions situés dans l’aisselle.  

- La lymphadénectomie : le cancer du sein peut parfois s’étendre aux ganglions lymphatiques. Le chirurgien déterminera s’il convient de retirer un seul (lymphadénectomie sélective sentinelle) ou plusieurs ganglions lymphatiques axillaires (curage ganglionnaire) pour éviter la propagation du cancer à d’autres organes.

Toute intervention chirurgicale peut entraîner des complications inhérentes à la technique, telles que des hémorragies et des infections.

En cas de l’ablation de la totalité du sein, les patientes peuvent opter pour une chirurgie de reconstruction après l’intervention. Les options comprennent la reconstruction par prothèse interne (implants mammaires synthétiques) ou par lambeau (utilisation de tissus provenant d’autres parties du corps de la patiente).


La radiothérapie du cancer du sein

La radiothérapie fait appel à des rayonnements (également appelés « rayons ») de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayonnements sont normalement émis par d’imposants appareils qui ciblent la région atteinte (radiothérapie externe) ; toutefois un rayonnement de faible énergie peut également être émis par une substance radioactive (ou « radioisotope ») insérée dans la région du sein où se trouvait la tumeur (curiethérapie, également appelée « brachythérapie »).

La radiothérapie externe est généralement utilisée après tumorectomie pour des cancers au stade initial. Les médecins peuvent également recommander une radiothérapie après mastectomie totale pour des cancers à un stade avancé.


La chimiothérapie du cancer du sein

La chimiothérapie fait appel à des médicaments pour détruire les cellules tumorales. En cas de risque de récidive ou d’extension du cancer à d’autres parties du corps, le médecin peut prescrire une chimiothérapie après ablation chirurgicale de la tumeur afin de réduire les risques de complication.

Il peut arriver que l’on administre des médicaments avant d’opérer des tumeurs de grande dimension ; on parle alors de chimiothérapie néoadjuvante. Ce type de traitement a pour objectif de réduire le volume de la tumeur, afin d’en faciliter le retrait.

La chimiothérapie est également indiquée en présence de métastases.

- L’hormonothérapie : ce type de traitement est indiqué pour des tumeurs hormonosensibles, c’est-à-dire sensibles à l’action des hormones féminines : estrogène et progestérone. Les médicaments de cette classe sont des agents qui empêchent la fixation des hormones sur les cellules tumorales (tamoxifène), des médicaments qui interrompent la production d’estrogènes après la ménopause (inhibiteurs de l’aromatase tels que l’anastrozol, le létrozol et l’exémestane), une chirurgie ou des médicaments qui interrompent la production d’hormones par les ovaires.

- Les thérapies ciblées : les médicaments utilisés dans le cadre des thérapies ciblées sont spécifiques des anomalies que peuvent présenter les cellules tumorales, par exemple la surexpression de récepteurs cellulaires ou de protéines. Parmi ceux-ci figurent le trastuzumab, le bévacizumab et le lapatinib.

La chimiothérapie peut s’accompagner de nombreux effets secondaires, tels que par exemple la chute des cheveux, une perte de poids, la diminution de l’immunité, des modifications des cellules sanguines, une fatigue, des problèmes digestifs.

De nouveaux médicaments susceptibles d’agir sur le cancer du sein tout en entraînant moins d’effets secondaires sont en cours d’essais cliniques. En outre, un médicament, appelé acide zolédronique, a fait l’objet d’études dans la prévention de la récidive du cancer du sein. Une autre stratégie consiste à associer des médicaments déjà existants afin de contourner les problèmes de résistance posés par les cellules tumorales. Enfin, les chercheurs ont évalué l’efficacité de la radiothérapie à haute dose et de courte durée sur de petites portions de la glande mammaire chez des femmes subissant une tumorectomie.  

Phytothérapie cancer du sein

À ce jour, aucune plante médicinale n’est indiquée dans le traitement du cancer du sein. Cependant, un groupe de chercheurs brésiliens étudie actuellement chez des femmes la substance active d’une variété d’euphorbe, Euphorbia tirucalli (également connue sous les noms de: «plante crayon» [Île de la Réunion], «liane sans feuille» [Afrique tropicale], «aveloz» [Brésil]). Cette substance, appelée AM10, a obtenu des résultats positifs lors de tests précliniques et possède une activité cytotoxique sur les cellules tumorales.

Outre cette plante, des chercheurs du Wihship Cancer Institute de l’Université Emory d’Atlanta (USA) étudient un composé dérivé des racines d’une plante utilisée par la médecine ayurvédique en Inde. La molécule, appelée withaférine A, présente des propriétés antitumorales, anti-inflammatoires et radiosensibilisantes.


Bons conseils cancer du sein

- Le cancer du sein est curable. Détecté précocement, ses chances de guérison sont élevées. Il est important que la femme effectue systématiquement un auto-examen de ses seins et consulte régulièrement un médecin qui pourra procéder à une mammographie. S’il existe déjà dans votre famille des cas de cancer du sein, vous devez consulter régulièrement un médecin afin que soient pratiqués les examens et tests nécessaires.

- Il convient de souligner que l’auto-examen NE remplace PAS les examens cliniques classiques. Même si l’auto-examen et l’autopalpation des seins ne révèlent aucune anomalie, il est indispensable consulter un service spécialisé pour qu’un médecin fasse un diagnostic fiable.

- Le cancer du sein n’est pas une maladie exclusivement féminine. Bien que très rare chez l’homme avant l’âge de 35 ans, il peut toucher les individus de sexe masculin et son incidence augmente avec l’âge. Le principal symptôme est l’apparition d’un nodule indolore dans la zone de l’aréole. D’autres symptômes peuvent lui être associés, comme une desquamation et une rétraction du mamelon. Ainsi, si vous êtes un homme, soyez vigilant afin de préserver votre santé.

- Si on vous a diagnostiqué un cancer du sein, recherchez un centre d’aide aux patients afin d’en apprendre davantage sur cette maladie. Discutez avec des patients / des patientes qui ont survécu à cette maladie. Restez en contact étroit avec votre entourage, amis et / ou famille, et n’hésitez pas à demander des conseils aux professionnels de santé.

Généralement, le traitement du cancer du sein entraîne de nombreux effets secondaires. Discutez de ces effets avec votre médecin et demandez-lui conseil sur les moyens de lutter contre ces effets indésirables. Certaines thérapies alternatives s’avèrent bénéfiques pour aider le patient à surmonter son anxiété et sa nervosité, notamment :

- une activité physique modérée, comme la marche, la natation et le yoga,

- les techniques de relaxation,

- les techniques de réduction du stress, comme la relaxation musculaire, l’écriture, la poésie, le théâtre, la musique et les groupes d’entraide.

Il est impératif de ne jamais oublier qu’un(e) patient(e) en cours de traitement pour un type précis de cancer doit redoubler de vigilance en ce qui concerne sa santé, afin d’éviter de contracter une infection opportuniste. Veillez à toujours avoir une alimentation saine et à éviter toute forme d’excès.

 

Prévention cancer du sein

Certains comportements favorisent la prévention du cancer du sein :

- Évitez le surpoids, car l’obésité accroît le risque de cancer du sein, en particulier après la ménopause.

- Ayez toujours une alimentation saine. Consommez régulièrement des fruits, des légumes et des légumineuses. De nombreux végétaux renferment des antioxydants qui réduisent les dommages causés à l’ADN des cellules. Évitez les excès de matières grasses.

- Évitez la sédentarité. Le sport et l’activité physique éliminent de l’organisme les toxines susceptibles de léser les cellules et de favoriser l’apparition du cancer.

- Évitez la consommation excessive d’alcool, la consommation d’alcool étant associée à l’apparition du cancer du sein.

- Le traitement hormonal de substitution (THS) peut augmenter les risques de cancer du sein. Si dans votre famille il existe des antécédents de cancer du sein, ayez une discussion sérieuse avec votre médecin afin de vérifier les risques et bénéfices potentiels d’un tel traitement.

- Evitez de fumer, le tabagisme à long terme pouvant accroître le risque de cancer du sein.

- Les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein et âgées de plus de 60 ans peuvent discuter avec leur médecin afin d’envisager la prise de médicaments bloquant les hormones, comme le tamoxifène et le raloxifène. Les femmes à haut risque de cancer du sein peuvent opter pour l’ablation des seins appelée « mastectomie préventive ». L’ablation préventive des ovaires est une autre option envisageable.

- L’allaitement prolongé réduit les risques de cancer du sein. Les femmes qui allaitent pendant plus d’un an ont moins de risques de développer la maladie.

Bien qu’aucun test ou examen ne permette de prévoir la survenue d’un cancer du sein, il est capital de les pratiquer régulièrement, en temps voulu. Demandez à votre médecin de vous préciser quels sont les examens à pratiquer et à quel moment les effectuer. Pratiquez l’auto-examen sans jamais perdre de vue qu’il ne saurait en aucun cas remplacer les analyses de sang et la mammographie.  

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Texte écrit par: Xavier Gruffat (pharmacien), Matheus Malta de Sa (pharmacien), en février 2012

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