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Métoclopramide

Le métoclopramide est un antiémétique utilisé notamment lors de nausées ou de vomissements. Il est aussi utilisé pour stimuler la motilité intestinale (prokinétique) lors de certains troubles gastro-intestinaux. Le métoclopramide  appartient à la famille des benzamides.

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Noms :
Métoclopramide, metoclopramide (nom anglais), Metoclopramidum PhEur (nom latin)
Nom du sel : chlorhydrate de métoclopramide anhydre, Metoclopramidi hydrochloridum PhEur (nom latin)

Formule chimique :
C14H22ClN3O2

Métabolisme :
Le temps de demi-vie du métoclopramide est de 3h à 5h. On ne sait pas s’il y a des métabolites actifs ou non. L’élimination est principalement hépatique.

Effets :
Le métoclopramide est antiémétique, antidopaminergique, antisérotonergique périphérique (5-HT3) et indirectement cholinergique.

Indications :
Nausées, vomissements (y compris lors de chimiothérapie, même si souvent pour cette indication l’ondansétron est souvent privilégié)
Remarque : le métoclopramide peut être utilisé lors de nausées et vomissements de différentes causes (ex. infections, migraine, etc.).
Reflux gastro-oesophagien

Effets secondaires :
Les effets secondaires possibles les plus courants sont la fatigue et la diarrhée. D’autres effets secondaires courants sont les maux de tête, les vertiges, l’insomnie, l’anxiété et l’agitation. Le métoclopramide peut mener à des troubles dits extrapyramidaux. Les principaux symptômes de ces troubles sont le tremblement de repos, l’akinésie et l’hypertonie. Les jeunes femmes et les enfants sont particulièrement à risque de souffrir de troubles extrapyramidaux comme effet secondaire du métoclopramide, c’est pourquoi en France ce médicament est contre-indiqué chez les moins de 18 ans.
En particulier chez les personnes âgées, une prise sur une longue durée de ce médicament peut mener à des symptômes proche de Parkinson ou dyskinésie. Ces effets secondaires peuvent être irréversibles. C’est pour cela qu’une cure de métoclopramide doit être limitée dans le temps (ex. max. 5 jours en Europe, plus aux Etats-Unis).

Contre-indications :
Syndrome de Parkinson, phéochromocytome (risque d’une crise d’hypertonie).

Interactions :
Le métoclopramide est un inhibiteur du cytochrome CYP2D6. Il peut s’en suivre des interactions avec différents médicaments (ex. médicaments psychotropes). Le métoclopramide peut influence sur l’absorption d’autres médicaments (ex. cyclosporine). Avec la prise concomitante de neuroleptiques, un risque augmenté de troubles extrapyramidaux existe.

Formes galéniques :
Le métoclopramide est disponible en Suisse sur le marché sous forme de comprimé (à 10 mg), de solution buvable (1 mg/ml), de gouttes (4 mg/ml) et de solution injectable (en ampoules de 2 ml à 5mg/ml).

Posologie :
– Contre les nausées et vomissements au dosage adulte en prise orale la posologie est en dose d’initiation de 10 mg chaque 8h et en dose d’entretien de 5 mg à 10 mg chaque 8h. En Europe, la durée de traitement maximale conseillée est de 5 jours (lire aussi sous Remarques ci-dessous).
– En prévention vomissements après une opération au dosage adulte en injection (ex. i.v. ou i.m.) la posologie en dose d’initiation et d’entretien est de 10 mg chaque 8h.

Remarques :
– Le métoclopramide a été mis sur le marché pour la première fois en Suisse en 1967. Il a été commercialisé sous les noms de marque Primpéran® et Paspertin®, il existe désormais des génériques.
– En France depuis février 2012 le métoclopramide est contre-indiqué chez les personnes de moins de 18 ans.
– En Europe la durée conseillée maximum de traitement à base de métoclopramide est de 5 jours, aux Etats-Unis cette durée est de 12 semaines. Comme l’explique le livre “100 wichtige Medikamente” – Infomed (2020), il est difficile de savoir pourquoi il existe une telle différence sur la durée maximale de traitement.
– Le métoclopramide appartient à la liste des médicaments essentiels de l’OMS (liste mise à jour en avril 2013).
Alternative :
– Le dompéridone (Motilium® et génériques), également un antagoniste de la dopamine (comme le métoclopramide), semble avoir moins d’effets extrapyramidaux mais semble mener à plus de risques cardiaques (ex. torsades de pointes).
– Les antagoniste 5HT₃ (ex. ondansétron), l’aprépitant (un antagoniste de la substance P) ou la dexaméthasone  peuvent être des alternatives efficaces au dompéridone.

Sources & Références : 
Sources : 
Pharmawiki.ch, Compendium.ch, OMS.
Références et littérature :
“100 wichtige Medikamente” – Infomed (2020).

Rédaction : 
Xavier Gruffat (Pharmacien)

Dernière mise à jour : 
06.07.2021

Crédits photos :
Fotolia.com/Adobe Stock

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 06.07.2021

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