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5 chiffres clés à retenir sur le SIDA dans le monde

5 chiffres clés à retenir sur le SIDA dans le mondeMaladie toujours incurable jusqu’à aujourd’hui, le SIDA continue à prendre de nombreuses vies chaque année malgré l’avancée de la science. Cette maladie est provoquée par les virus VIH1 ou VIH2, des virus d’immunodéficience humaine qui s’attaquent aux cellules du système immunitaire et finissent par les détruire en l’absence de toute prise en charge. Le SIDA continue de sévir dans le monde avec à son compte plus de 35 millions de morts depuis le début de l’épidémie (lire aussi sous Histoire ci-dessous). Le point sur l’évolution de cette maladie avec ces 5 chiffres clés à retenir qui proviennent de l’OMS.

1. 940’000 décès en 2017

En 2017, on enregistre dans le monde  940’000 décès dont les causes ont une relation avec le VIH. En s’attaquant aux systèmes de défense de l’organisme, le VIH le rend plus vulnérable aux infections, même celles qui sont bénignes pour les personnes saines. Les maladies qualifiées « d’opportunistes » comme les candidoses et la tuberculose sont les plus fréquentes et qui causent le plus de mortalité. Les personnes séropositives présentent aussi un risque plus élevé de développer des cancers. Ce risque de cancer serait deux à trois fois supérieur à celui de la population générale [source: ATS, Suisse, octobre 2009].

Il existe également des groupes exposés dont le risque d’être infecté est plus élevé. Il s’agit principalement des hommes qui entretiennent des rapports sexuels avec d’autres hommes, des personnes qui consomment des drogues par injection, des prisonniers et des personnes vivant dans un environnement clos, des transgenres et des travailleurs du sexe et de leurs clients. En 2017, 47% des nouvelles infections ont été enregistrées dans cette population.

2. 1,8 million d’enfants infectés

Le nombre de personnes atteintes de VIH était estimé à près de 36,9 millions en 2017. Parmi cette population, on recense 1,8 million d’enfants.

3. 25,7 millions des personnes malades vivent dans la région africaine

La Région africaine de l’OMS, qui regroupe 49 pays, est le plus touchée avec 25,7 millions de personnes atteintes du VIH.

4. Seuls 75% des malades connaissent leur situation

En 2017, on estime que 25% des malades ne connaissent pas leur situation. Par ailleurs, seules 21,7 millions des personnes porteuses du virus étaient sous traitement antirétroviral. L’infection par le VIH est souvent diagnostiquée par le biais de tests de diagnostic rapide (TDR). C’est grâce à ce test que l’on peut détecter la présence ou l’absence d’anticorps libérés par l’organisme pour lutter contre le virus. La plupart des tests permettent d’obtenir un résultat dans la journée, ce qui est essentiel pour un diagnostic rapide et une prise en charge précoce et plus efficace.

5. Les nouvelles infections ont chuté de 36% et les décès ont  baissé de 38% en 17 ans

Entre 2000 et 2017, une baisse de 36% des nouvelles infections a été enregistrée. Le nombre de décès liés au VIH a également baissé de 38% avec 11,4 millions de vies sauvées grâce au traitement antirétroviral (TAR). Il faut noter que le taux de couverture mondiale par le TAR des femmes enceintes et allaitantes atteintes du VIH était de 80% en 2017.

Le 29 novembre 2018. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : OMS, ATS (agence de presse suisse)
Crédit photo : Adobe Stock. Crédit infographie : Creapharma.ch.

Histoire du SIDA

La pandémie humaine de sida aurait débuté à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans les années 1920, avant de se propager dans le monde en pleine mutation, ont déterminé une équipe internationale de chercheurs en octobre 2014. Les scientifiques suggèrent que l’ancêtre commun du VIH est “très probablement” apparu à Kinshasa vers les années 1920. Toutefois, le VIH a été identifié pour la première fois seulement en 1981.

– Le SIDA est apparu au monde le 5 juin 1981. Ce jour-là, le Centre de contrôle des maladies (CDC) d’Atlanta fait état, chez cinq jeunes homosexuels de Californie, d’une pneumonie rare qui ne frappait jusqu’alors que des sujets fortement immunodéprimés. Ces 5 jeunes vont mourir de pneumonie.

– Un mois plus tard, un cancer de la peau très rare est diagnostiqué chez 26 homosexuels américains. On parle alors de “cancer gay”. La maladie sera baptisée l’année suivante du nom de syndrome de l’immunodéficience acquise ou SIDA.
san-francisco-small-insideNéanmoins, une étude publiée en octobre 2016 dans la revue scientifique de référence Nature par des chercheurs de l’Université d’Arizona remet en question ces premiers cas dans les années 1980 aux Etats-Unis. Selon eux et grâce à des analyses génétiques, le premier cas de SIDA serait probablement apparu déjà en 1971 à New York. Sur la côte ouest, notamment à San Francisco, des cas de SIDA seraient déjà apparus en 1976.

– En 1983 une équipe française isolera le virus, transmis par le sang, les sécrétions vaginales, le lait maternel ou le sperme, qui attaque le système immunitaire et l’expose aux “infections opportunistes” comme la tuberculose ou la pneumonie.

– Le 2 octobre 1985 : l’acteur américain Rock Hudson meurt du SIDA. D’autres stars suivront, comme le chanteur Freddy Mercury (1991) ou le danseur russe Rudolf Noureev (1993).

– En 1986 : mise au point du premier médicament, l’azidovudine (AZT), un antirétroviral qui ralentit la progression du virus mais ne l’élimine pas. Celui-ci est officiellement appelé virus de l’immuno-déficience humaine (VIH). En décembre, 4’500 cas sont recensés en Europe, soit une augmentation de 124% en un an.

– En 1996, l’arrivée des trithérapies change la donne: de maladie forcément mortelle, le sida devenait maladie chronique. Les Nations unies mettent en place le Programme conjoint sur le SIDA (Onusida). L’épidémie s’étend rapidement en Afrique et s’aggrave en Europe orientale, en Inde et en Chine.

– En 2002 : création du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, avec le soutien de Bill Gates.

– En 2003 : lancement par le président George W. Bush d’un programme sur 5 ans de 15 milliards de dollars, le Pepfar.

– En 2006 : des études établissent que la circoncision d’hommes non infectés par le virus divise au moins par deux les risques qu’ils soient contaminés par le VIH. Mais elle ne protège pas les femmes. Début des campagnes de circoncision en Afrique.

– En 2009 : depuis l’apparition de la maladie, quelque 25 millions de personnes sont mortes du sida et 60 millions ont été contaminées. Depuis huit ans, le nombre d’infections a baissé de 17% (Onusida).

– En 2010 : une étude montre qu’un gel vaginal microbicide contenant un antirétroviral peut, bien utilisé, réduire de moitié le risque d’infection au VIH chez les femmes.

– En 2011 : un essai clinique établit que traiter au plus tôt des personnes séropositives avec des antirétroviraux réduit quasi totalement le risque de transmission du virus à des partenaires séronégatifs.

Sources histoire du SIDA : ATS

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 01.12.2018