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L’excès d’informations : mauvais pour la santé mentale

Dans des situations d’épidémie ou de pandémie comme celle que le monde est en train de vivre actuellement, il devient très facile de se noyer dans une surabondance d’informations dont une partie n’est pas toujours fiable ou avérée. En effet, l’incertitude, l’inquiétude, la curiosité et surtout le sentiment de perte de contrôle nous pousse à rester en alerte pour rester au courant de toutes les actualités. Pourtant, cet excès d’information ne serait pas bon pour la santé.

L’excès d’informations : mauvais pour la santé mentale

Covid-19 : Informé mais pas débordé

Les spécialistes, dont le Dr Craig Sawchuk, psychologue à la Mayo Clinic, reconnaissent qu’il est tout à fait nécessaire de recueillir des informations et de se tenir au courant de l’actualité. Cependant, ils conseillent de limiter cette exposition aux médias et aux réseaux sociaux. À titre indicatif, le Dr Craig recommande de consacrer environ 15 à 30 minutes, une ou deux fois par jour, à se tenir au courant des nouvelles. Cette durée serait suffisante pour se sentir suffisamment informé. Au-delà, la surabondance d’informations risque de provoquer plus de stress et d’anxiété.

Nécessité de chasser le stress autrement que dans l’information

Dans son intervention dont les extraits sonores sont disponibles sur le site de la Mayo Clinic, le Dr Sawchuk propose de gérer le stress de différentes manières pour dépasser ce sentiment de perte de contrôle et d’inquiétude. Il conseille pour cela de faire des activités de relaxation à plusieurs reprises au cours de la journée. Il peut s’agir d’activités très brèves qui agissent presque comme des soupapes de décompression pour évacuer le stress.

Être productif peut aussi aider à relâcher la tension et à minimiser le sentiment d’être dépassé. Selon le Dr Sawchuk, notre cerveau aime la nouveauté. Il serait ainsi judicieux d’apprendre de nouvelles choses comme une langue, une recette, une astuce ou de nouvelles compétences. Il suggère également que le fait de garder le sens de l’humour peut aider à soulager le poids de l’inquiétude.

Rester en contact avec les autres de manière appropriée et saine pendant cette période difficile est une autre façon de relâcher la tension. L’essentiel est de garder une relation sociale que ce soit par téléphone, par texto ou par messagerie vidéo, cela peut aider à traverser les périodes difficiles.

Les enfants face aux informations

Quant aux enfants, ils réagissent différemment en termes de réception des informations liées au Covid-19, tant sur le plan du développement que sur le plan émotionnel. Pour le Dr Sawchuk, ils sont aussi confrontés à ces incertitudes liées à la pandémie, mais sont plutôt en quête de conseils pendant cette période. Il importe ainsi que les parents s’assurent d’être à l’écoute et d’être capables de réguler leurs propres émotions.

Au niveau des soignants, la prise en main d’un enfant demande plus de compréhension. Il est nécessaire de situer ses niveaux de connaissance et d’informations et de réagir en conséquence. Il ne faut pas minimiser ses préoccupations tout en sachant réorienter les conversations vers des choses positives et faciles à prendre en main comme les gestes barrières tels se laver les mains, maintenir une bonne distance ou des activités simples qui soient possibles de faire dans la journée.

Références & Sources :
Mayo Clinic

Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma), Seheno Harinjato (Rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies).

Date de dernière mise à jour du dossier :
16.04.2020

Crédits photos :
Creapharma.ch, Adobe Stock, © 2020 Pixabay

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 16.04.2020

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