Publicité

Colchicine

Résumé :
La colchicine est une molécule obtenue à partir du colchique d’automne. La colchicine est un alcaloïde particulièrement toxique en cas d’excès, on le trouve dans toutes les parties de la plante (feuilles, fleurs, etc.). Malgré sa toxicité, la colchicine est utilisée avec succès lors de crises de goutte, en calmant l’inflammation et parfois aussi pour prévenir les rechutes. Selon une étude publiée en pre-print (non revue par les pairs) avec le no DOI  10.1101/2021.05.18.21257267 en mai 2021, la colchicine ne semble pas efficace contre la Covid-19 (lire davantage ci-dessous).

Publicité

Attention au surdosage
– A cause de sa marge ou fenêtre thérapeutique étroite, il est essentiel de bien suivre la posologie prescrite par le médecin, car la colchicine peut mener facilement à des surdosages (lire ci-dessous). Les interactions médicamenteuses par exemple avec les antibiotiques ou les médicaments contre le VIH sont souvent responsables de ces surdosages (lire sous Interactions). Il faudra aussi bien respecter les contre-indications et ne pas prendre la colchicine dans certaines situations (lire sous Contre-indications). Pour ces raisons, la colchicine est par exemple peu utilisée en Suisse.
– En France, la revue indépendante de référence et connue pour son indépendance Prescrire  écrivait en janvier 2021 que chez les patients souffrant d’une crise de goutte, la colchicine (nom de marque : Colchicine Opocalcium®) ne soulage pas mieux la douleur qu’un anti-inflammatoire non stéroïdien tel que le naproxène (nom de marque : Naprosyne® ou génériques). Vu le risque de surdose mortelle lié à la colchicine, celle-ci est une option de dernier recours, toujours selon Prescrire1.

Risques
On observe malheureusement de temps en temps des décès, comme le cas d’une patiente morte en 2013 en France ou en Suisse autour de l’an 20002.

Pas de plantes
Il faut mentionner aussi qu’il est fortement déconseillé de boire des tisanes à base de colchique que l’on aura récolté dans les champs.
On peut rappeler la forte ressemblance des feuilles d’ail des ours et des feuilles de colchique, poussant tous deux dans les champs. Au printemps, lors de la cueillette des feuilles d’ail des ours, la confusion avec les feuilles de colchique n’ayant pas encore leur fleur (fleurit en automne) a déjà provoqué plusieurs intoxications. Il faut donc être très prudent !

infographie sur la colchicine

À propos de la molécule

molécule de colchicine

Colchicine, nom chimique : N-[(7S)-5,6,7,9-tétrahydro-1,2,3,10-tétraméthoxy-9-oxobenzol[a]hepatalen-7-yl)acétamide]
Crédit photo de la molécule : Wikipedia.org

Noms de la molécule :
Colchicine, Colchicum PhEur, Colchicinum

Noms commerciaux :
Colchicine opocalcium (France), Colchimax (France), Colchicum-Dispert (Allemagne), Colcrys® (Etats-Unis). En Suisse, la colchicine n’est pas commercialisée (état en janvier 2021) mais peut être importée de France.
Au Brésil la colchicine peut être achetée sans ordonnance aux dosages de 0,5 mg et 1 mg.

Classe médicamenteuse :
La colchicine n’est pas un anti-inflammatoire classique, il s’agit plus exactement d’un antimitotique, voire d’un anticancéreux. La colchicine agit dans l’organisme en empêchant la division cellulaire et la migration des cellules.
La colchicine est connue comme un poison du fuseau, car son action lors de crises de goutte repose sur l’inhibition de protéines dans les neutrophiles (des cellules du système immunitaire)3 Cela permet de bloquer notamment la phagocytose (lire aussi ci-dessous sous Effets).

Dosage / Posologie
– Dosage minimum : 0,5 mg/jour (24h).
– Dosage maximum : 12 mg/jour (24h). En général, les doses maximales sont de 6 à 8 mg, mais lors d’un accès sévère de goutte, certains patients se sont vus administrer une dose allant jusqu’à 12 mg de colchicine. Attention aux effets secondaires lors d’un dosage élevé (plus de 8 mg par 24h).
Dosage initial : 0,5 mg à 1 mg/jour, à administrer 6 heures après la dose suivante4.

Remarque sur le dosage maximum : 
Le dosage maximum peut être fortement réduit chez les personnes souffrant d’insuffisance rénale, de troubles hépatiques sévères ou prenant d’autres médicaments pouvant interagir avec la colchicine. En effet, ces situations font diminuer son élimination et provoquent un surdosage par accumulation de la molécule. Il est important de soulager le malade, tout en évitant la toxicité de la colchicine, car cette dernière peut être mortelle.

– En France, la posologie recommandée est la suivante : 3 mg de colchicine le premier jour, 2 mg le 2ème et 3ème jour, puis 1 mg les jours suivants. Lire aussi sous Contre-indication pour connaître la posologie chez les sujets âgés de plus de 75 ans.

– Posologie préconisée en Suisse : lors de crise aiguë de goutte, on administre une dose d’attaque de 1 mg de colchicine, puis 0,5 à 1,5 mg toutes les 2 heures jusqu’à disparition des symptômes ou apparition des effets secondaires (lire ci-dessus pour dose maximum). Puis, pour prévenir les rechutes de goutte, on conseille l’administration de 0,5 mg de colchicine 2 fois par jour.
Après 6 mois de traitement, la colchicine peut être arrêtée, s’il n’y a pas eu de nouvelle crise et que l’uricémie (taux d’acide urique dans le sang) est retournée à la normale.
Cette posologie est divisée par deux, chez les insuffisants rénaux et les personnes souffrant de troubles hépatiques sévères, car ils éliminent moins bien la colchicine et risquent de la stocker dans leur corps en provoquant un surdosage par accumulation. De même, pour les personnes prenant d’autres médicaments à risque d’interaction avec la colchicine, il est prudent d’adapter le dosage ou de changer de médication. La décision revient au médecin. Cette remarque est valable pour les médicaments suivants : les statines (contre le cholestérol), la ciclosporine, les antibiotiques du type macrolide, etc. Veuillez donc toujours informer votre médecin et votre pharmacien de la prise concomitante de médicaments autre que la colchicine.

Remarque :
– En France, la colchicine est un médicament de premier choix lors du traitement des crises aiguës de goutte. En Suisse, en revanche, on ne la recommande qu’en cas d’intolérance aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ce médicament n’est d’ailleurs pas disponible en Suisse. Les pharmaciens suisses doivent l’importer de la France ou d’Allemagne.

Effets
La colchicine agit au niveau de la structure des cellules du système immunitaire, appelées leucocytes ou globules blancs. Grâce à la colchicine les leucocytes n’arrivent plus à phagocyter (« avaler ») les dépôts de cristaux d’urate dans les articulations. Cela calme la réaction inflammatoire.
La colchicine est donc toute indiquée lors de crise aiguë de goutte, ainsi que pour prévenir d’éventuelles récidives.
L’efficacité de la colchicine est telle qu’en quelques heures seulement, la réaction inflammatoire et la douleur sont diminuées de 95% déjà.
Directement, la colchicine n’a pas d’action antalgique (de façon indirecte oui notamment contre la douloureuse crise de goutte).

Indications
– Crise de goutte
– Prévention  de la goutte (prévention des rechutes)

indications colchicine

– Chondrocalcinose, maladie inflammatoire résultant de dépôts de cristaux de pyrophosphate de calcium, ou pseudo-goutte.
– Aphtoses (aphtes) chroniques.
– Fièvre familiale méditerranéenne

Effets secondaires
La colchicine a une marge thérapeutique très étroite, c’est-à-dire que la dose toxique et la dose ayant un effet thérapeutique sont très proches. En prenant quelques milligrammes de colchicine en plus, on peut déjà s’intoxiquer.
La colchicine est surtout toxique pour le système gastro-intestinal. Les premiers effets secondaires ressentis sont de fortes diarrhées, des nausées et des vomissements, ainsi que de fortes douleurs abdominales. Ces derniers sont souvent le premier signe d’une intoxication à la colchicine. Il faut donc alerter rapidement le médecin lorsque de tels symptômes apparaissent.
Cependant, le médecin peut décider, après estimation de la situation, de poursuivre tout de même le traitement de colchicine, malgré les effets secondaires. Il donnera alors du lopéramide (un médicament anti-diarrhéique) ou une teinture d’opium.
On l’a vu, les doses thérapeutiques de la colchicine sont très faibles. Ainsi, la prescription de cet alcaloïde tricyclique dépendra également de l’état du patient : son âge, sa fonction rénale, sa fonction hépatique, ainsi que des autres médicaments qu’il prend, afin d’éviter la survenue d’effets indésirables ou toxiques par accumulation de la colchicine dans le corps, à cause d’une mauvaise élimination de cette dernière.
La myalgie (douleur musculaire) est un autre effet secondaire de la colchicine.
D’autres effets secondaires moins fréquents que les troubles gastro-intestinaux sont : alopécie, anorexie, agranulocytose, anémie, rash, hépatotoxicité.

Contre-indications
La prise de colchicine est contre-indiquée chez les personnes suivantes (liste non exhaustive) :
– Les personnes allergiques à la colchicine ou à certains de ses composants
– Les personnes souffrant de troubles rénaux et/ou hépatiques sévères (le médicament peut malgré tout être prescrit, mais en réduisant fortement la dose), toutefois strictement contre-indiqué lors d’insuffisance rénale sévère et d’insuffisance hépatique sévère (source: l’agence française des médicaments ANSM, décembre 2013)
– Les femmes enceintes et allaitantes
– Les personnes prenant d’autres médicaments : statines, macrolides, ciclosporine (risque d’interactions médicamenteuses), antimycosiques azolés. Souvent, la dose doit être revue, corrigée. Il se peut également que le médecin change de stratégie pour le traitement de la goutte. Lire sous Interactions ci-dessous
– Les personnes âgées de plus de 75 ans, dans ce cas ne pas dépasser la dose de 2 mg de colchicine (en plusieurs prises) le premier jour, cette posologie peut aussi être utilisée chez le patient souffrant d’l’insuffisance rénale ou hépatique (source: l’agence française des médicaments ANSM, décembre 2013)

Interactions
La colchicine est une molécule à marge thérapeutique faible. Toute interaction médicamenteuse est potentiellement grave, car les doses de colchicine peuvent s’accumuler et mener à des effets secondaires graves. La colchicine est potentiellement mortelle. Les risques d’interactions sont donc élevés. Il sera nécessaire au médecin de corriger la dose ou de changer de médicament (choisir un autre antibiotique qu’un macrolide initialement prescrit, par exemple).
La colchicine est métabolisée dans le foie par le cytochrome CYP3A4, comme beaucoup d’autres médicaments, raison pour laquelle le risque d’interactions est non seulement fréquent, mais potentiellement grave (à cause de la marge thérapeutique étroite de la colchicine). Tous les médicaments inhibant ce cytochrome, empêchent une bonne élimination de la colchicine, donc une accumulation de cette dernière et un risque de surdosage. Ces médicaments sont les suivants :
Statines (médicaments utilisés contre le mauvais cholestérol)
– Macrolides (antibiotiques), sauf spiramycine, comme: azithromycine, clarithromycine, érythromycine
– Ciclosporine (médicament immunosuppresseur, utilisé notamment pour éviter le rejet de greffes)
– Antimycosiques azolés
– Pristinamycine (Pyostacine®)
– Inhibiteurs enzymatiques CYP3A4 (y compris le jus de pamplemousse)
– Antivitamine K
Le médecin pourra parfois changer de médicament (lors d’un traitement par un antibiotique ou un antimycosique azolé) ou renoncer à la colchicine en faveur d’un anti-inflammatoire non stéroïdien ou de la cortisone (lors d’un traitement à base de ciclosporine, pour éviter un rejet de greffe).
A l’achat d’un médicament, veuillez toujours lire la notice d’emballage.

Grossesse et allaitement
grossesse et allaitement prise de colchicineLors de crise de goutte chez la femme enceinte, la colchicine est contre-indiquée, car cette dernière passe le placenta et peut avoir des effets sur le fœtus. En effet, ses propriétés sur la division cellulaire (antimitotique) pourraient avoir des conséquences toxiques sur l’enfant. De plus, il existe de très bonnes alternatives contre les crises de goutte, raison pour laquelle la colchicine n’est pas prescrite chez la femme enceinte.
Lors de l’allaitement, il est également déconseillé de donner de la colchicine lors de crise de goutte. A nouveau, les AINS sont préférés, notamment l’ibuprofène.

Présentations pharmaceutiques
La colchicine se présente sous forme de comprimés, par dose de 1mg. Pour obtenir des doses de 0,5 mg, il faudra donc couper les comprimés en deux.
Dans certains pays comme le Brésil, il existe des comprimés de 0,5 mg et de 1 mg de colchicine.

Bons conseils (conseils pratiques)
Pour un meilleur effet et une bonne prise de la colchicine :
– Prenez ce médicament de préférence avec les repas et avalez les comprimés tels quels avec un grand verre d’eau. Buvez au total 2 à 3 litres de liquide (eau si possible) par 24h.
– Informez le médecin de tous les autres médicaments que vous prenez (y compris les plantes médicinales, vitamines, produits naturels, entre autres) pour limiter le risque d’interactions.
– Informez votre médecin si vous êtes enceinte, allaitez ou avez des problèmes hépatiques ainsi que rénaux.
– Ne consommez pas d’alcool ou en tout cas avec limitation (demandez conseil à votre médecin ou pharmacien).
– Si vous n’êtes pas sûr d’avoir pris votre médicament, ne reprenez pas le comprimé oublié, afin d’éviter tout risque de surdosage. Ne dépassez pas la dose maximale quotidienne (lire ci-dessus et demandez conseil à votre médecin ou pharmacien).
– Ne modifiez jamais le dosage prescrit de votre propre chef.
– Lors d’apparition d’effets secondaires, comme de fortes diarrhées ou des douleurs abdominales, stoppez votre médicament et prenez immédiatement contact avec votre médecin.
– La colchicine étant extrêmement toxique, mettez-la hors de portée des enfants et des animaux.
– On estime que la colchicine (en prise orale) est plus efficace si elle est prise dans les 12 heures qui suivent la crise de goutte.
– La colchicine n’est pas un analgésique et ne devrait pas être utilisée pour traiter la douleur provenant d’autres causes que la goutte.
– Parfois une prise de vitamine B12 en complément alimentaire peut être nécessaire.
– Une analyse de la formule sanguine à intervalle régulier est nécessaire lors d’une prise chronique (long terme) de la colchicine.
Consultez votre pharmacien ou médecin pour davantage d’informations.

Antidote :
Il n’existe pas d’antidote à la colchicine.

Contre la Covid-19 – Etudes contradictoires
– Selon une étude publiée en pre-print (non revue par les pairs) avec le no DOI  10.1101/2021.05.18.21257267 en mai 2021, la colchicine ne semble pas efficace contre la Covid-19 (lire davantage ci-dessous). Cette grande étude portant sur plus de 10’000 participants a montré que chez les adultes hospitalisés pour la Covid-19, la colchicine n’a pas été associée à une réduction de la mortalité à 28 jours, de la durée de l’hospitalisation ou du risque d’évolution vers une ventilation mécanique invasive ou le décès.
– Une vaste étude clinique a montré que la colchicine est efficace pour traiter la Covid-19, a annoncé l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) le 22 janvier 2021. Il s’agit d’un communiqué de presse et l’étude n’avait pas encore été publiée dans une revue scientifique de référence le 23 janvier 2021. Les résultats positifs de l’étude COLCORONA constituent une “découverte scientifique majeure”, qui fait de la colchicine “le premier médicament oral au monde qui pourrait traiter les patients en phase pré-hospitalière”, affirme l’ICM dans un communiqué. Les résultats de l’étude ont “démontré que la colchicine a réduit de 21% le risque de décès ou d’hospitalisations chez les patients atteints de Covid-19 comparativement au placebo”, souligne l’ICM. L’étude, menée au Canada, aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud, a porté sur 4488 patients. Chez 4159 de ces patients, dont le diagnostic de Covid-19 a été prouvé par un test naso-pharyngé (PCR), la colchicine a “entraîné des réductions des hospitalisations de 25%, du besoin de ventilation mécanique de 50%, et des décès de 44%”, fait valoir l’institut. Le traitement à la colchicine est efficace pour prévenir le phénomène de “tempête inflammatoire majeure” et réduire les risques de complications liées au Covid-19, a expliqué le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l’ICM et chercheur principal de l’étude COLCORONA.
– La colchicine a accéléré le rétablissement des patients atteints de Covid-19 dans un petit essai randomisé, selon les résultats publiés le 24 juin 2020 dans JAMA Network Open (DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2020.13136). Dans cet essai clinique randomisé, les participants qui ont reçu de la colchicine ont bénéficié d’une amélioration statistiquement significative du délai avant la détérioration clinique.
– Une étude publiée le 14 mars 2021 dans le CEPP (DOI : 10.1111/1440-1681.13488) a montré que l’administration de colchicine pouvait réduire la gravité et le taux de mortalité des patients atteints de la Covid-19. Par conséquent, les médecins peuvent envisager d’ajouter ou de donner de la colchicine comme traitement aux patients atteints de Covid-19 pour aider à prévenir l’issue grave et la mortalité de la maladie. D’autres essais cliniques randomisés sur la colchicine sont encore nécessaires pour mieux évaluer l’efficacité de la colchicine. Enfin, la colchicine doit être considérée comme un agent important dans les futurs modèles de traitement de la Covid-19. 

Lisez aussi notre dossier complet sur la goutte10 conseils d’aliments pour prévenir la goutte

Personne responsable et impliquée dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma)

Sources & Références :
Sources : 
Littérature sur les médicaments et pharmacologie, Keystone-ATS (agence de presse suisse), Le Parisien, Mayo Clinic, Pharmawiki.ch.
Références :
JAMA Network Open (DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2020.13136), CEPP (DOI : 10.1111/1440-1681.13488)

Dernière mise à jour : 
10.06.2021

Crédits photos : 
Adobe Stock, Pharmanetis Sàrl

Avez-vous trouvé cet article utile ou avez-vous noté une faute ?

Notes de bas de page et références :

  1. News de Prescrire publiée ler 1er janvier 2021, le 10 janvier 2021 le lien marchait
  2. Revue Médicale Suisse, édition du 29 janvier 2020
  3. Atlas de Poche de Pharmacologie, 2ème édition française, Heinz Lüllmann, Klaus Mohr, Albrecht Ziegler, 2ème tirage – 2001
  4. Revue Médicale Suisse, édition du 29 janvier 2020
Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 10.06.2021

Publicité