Gale

Résumé sur la gale

Gale résuméLa gale ou scabiose est une maladie due à un parasite humain, microscopique, le sarcopte (Sarcoptes scabiei hominis), une sorte d’acarien. Cette parasitose est bénigne, mais due à sa haute contagiosité, elle peut provoquer des épidémies, raison pour laquelle il est nécessaire de la traiter rapidement.
Il existe en réalité plusieurs sortes de gales (humaines, animales et végétales). Cependant, en ce qui concerne sarcoptes scabiei hominis), l’hôte est l’être humain. Cet acarien ne peut vivre en dehors de ce dernier plus de 3 jours. Si l’homme est infesté par la gale animale, cette dernière guérit spontanément, pour les mêmes raisons (ne peut vivre loin de son hôte).

Publicité

Ce parasite sévit dans le monde entier, quelque soit la classe socio-économique. On recenserait annuellement jusqu’à 300 millions de malades, sans compter ceux qui ne sont pas déclarés, à cause de l’aspect bénin de la maladie ! Plus de détails dans épidémiologie

Les symptômes de la gale sont caractéristiques : fortes démangeaisons, car on développe une allergie à ces acariens. De plus, ils ont tendance à creuser des petits sillons, dont les extrémités sont perlées (petit point noir de la grandeur d’une tête d’épingle), visibles à l’oeil nu. La femelle fécondée pénètre ces sillons pour y déposer ses oeufs, lesquels éclosent après 3 à 5 jours. Il faut 2 à 3 semaines pour que les larves deviennent adultes et que le cycle recommence. En cas de gale commune, seule une dizaine de parasites s’installe sur le corps. En revanche, lors de gales profuses, ce nombre peut être multiplié par des millions. Dans ce cas, la contagiosité augmente.

Le diagnostic de la gale est essentiellement clinique : identification des sillons, des perles, présence d’un prurit intense, surtout la nuit. Les lésions, en revanche, ne sont pas caractéristiques de la maladie, car elles dépendent du grattage : bien que ce dernier est à éviter, la démangeaison est parfois si forte ! Les acariens prennent place partout sur le corps : pieds, mains, coudes, aisselles, fesses, organes génitaux, seins. Cette maladie atteint rarement le visage et le dos.

Les complications principales de la maladie sont provoquées par le grattage et la surinfection des lésions, pouvant entraîner une gale impétiginisée. Il faut aussi mentionner un risque important d’épidémies possibles.

Pour traiter ces dermatoses, les médecins auront surtout recours à des crèmes et des lotions à appliquer localement et partout sur le corps, cuir chevelu, plis cutanés, nombril y compris. Chez l’adulte, on évitera le visage. Chez l’enfant, il est recommandé de traiter également le visage, tout en évitant les yeux et la bouche.

On veillera également à mettre des gants à l’enfant, afin qu’il ne s’intoxique pas par léchage.

Définition

La gale, appelée aussi scabiose, gale sarcoptique ou mal de Sainte-Marie, est une maladie contagieuse de la peau. Celle-ci est infestée par des acariens dénommés Sarcoptes scabiei hominis (acarien parasite exclusif de l’être humain). Ces ectoparasites, c’est-à-dire des parasites externes comme les puces et les poux, creusent une sorte de petites galeries (appelées sillons) dans l’épiderme et engendrent par la suite des réactions comme la démangeaison nocturne, symptôme caractéristique de ce parasitage.

Sarcoptes scabiei hominis, invisible à l’œil nu, est un parasite obligatoire de l’homme. C’est-à-dire que son espérance de vie ne dépasse pas 72 heures en dehors de l’homme. Une fois infesté, le malade ressent les symptômes au bout de 1 à 4 semaines. Après le traitement, les symptômes peuvent subsister pendant encore des mois.

Chez les personnes immunodéprimées, une forme plus grave peut s’installer, appelée gale norvégienne.

En général, la gale est due au contact étroit et prolongé avec une personne infestée, par contact sexuel le plus souvent. La transmission par la lingerie (draps, literie, linges) se fait lorsqu’il y a un très grand nombre de parasites (forte densité parasitaire). Cette maladie peut toucher les personnes de tout âge.

Les traitements possibles lors de cette ectoparasitose consistent en l’application de crèmes et de lotions antiparasitaires. Lorsque ces dernières ne sont pas efficaces, le médecin pourra avoir recours à des médicaments à prendre par voie orale.

Epidémiologie

La gale est une maladie très contagieuse, présente dans le monde entier. Tous les milieux sociaux sont touchés : du riche au pauvre, de l’enfant à l’adulte et chez les deux sexes. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette parasitose touche annuellement près de 300 millions de personnes. Elle représente donc une maladie très fréquente.

Dans les pays développés, elle se manifeste par des épidémies, alors que dans les pays en voie de développement, elle est souvent endémique. Car ces pays connaissent en général, le surpeuplement, l’hygiène y est moins bonne et l’accès à une eau propre souvent problématique.

Le nombre de cas augmente constamment, selon une étude faite par l’Institut de Veille Sanitaire entre 2008 et 2010. Cependant, cette parasitose est bénigne, raison pour laquelle la déclaration des cas n’est pas obligatoire, sauf si l’on est en présence de cas compliqués (difficiles à traiter). Cela complique son recensement.

Les études en France ont été faites en tenant compte du nombre de cas déclarés, en tant que cas isolés, dans les milieux familiaux et les collectivés (écoles, hôpitaux, etc.) ainsi que du  nombre de médicaments vendus, dans le but de traiter la scabiose (Ivermectine et benzoate de benzyle).

Causes

L’agent responsable de la gale humaine s’appelle Sarcoptes scabiei hominidés. La maladie se transmet d’homme à homme qui reste son seul réservoir. Ces acariens se nourrissent de notre sang et les femelles fécondées creusent de petits tunnels ou sillons dans l’épiderme afin d’y déposer leurs œufs et les larves. L’éclosion se fait en quelques jours. Tous ces phénomènes engendrent les réactions prurigineuses de la peau de l’homme infesté. Notons que le parasite adulte arrive à survivre chez son hôte pendant 4 à 8 semaines.

Le mode de transmission de la gale peut être direct ou indirect. La transmission directe se fait par un contact physique et elle est favorisée par la promiscuité. La voie sexuelle occasionne également la contamination.

Pour la transmission indirecte, la scabiose s’attrape par le contact avec une literie ou des vêtements contaminés par des squames qui se détachent de la peau infectée. Notons que la longévité des sarcoptes, en dehors de son hôte, dure un à deux jours,mais elle se prolonge en milieu chaud et fortement humide.

La gale dite norvégienne, une autre forme très contagieuse, atteint spécialement les personnes âgées et les immunodéprimés.

Quant à la gale incognito, elle résulte de l’application cutanée de médicaments à base de corticoïde.

Publicité

Il faut savoir que la gale non humaine peut nous infester, mais la guérison est spontanée, car le parasite animal n’arrive pas à survivre longtemps dans notre corps.

Personnes à risque

Toute personne est susceptible d’attraper la gale, car cette maladie est hautement contagieuse. Tous les milieux socio-économiques peuvent être touchés, du pauvre au riche, la femme comme l’homme, les enfants tout comme les adultes. On la trouve dans le monde entier.

Cette parasitose est exclusivement humaine. Il existe d’autres types d’acariens touchant aussi les animaux et les végétaux, mais il ne s’agit pas de Sarcoptes scabiei hominis. Dans le cas d’acariens infestant les animaux et les végétaux, la guérison est spontanée, car le parasite ne peut survivre longtemps loin de son hôte.

La transmission se faisant par contact direct ou indirect (dans ce dernier cas, cela est dû à une densité parasitaire très élevée), tout individu proche de la personne infestée peut attraper la maladie. L’acte sexuel représente un mode de transmission fréquent à cause de la promiscuité et du contact prolongé.

Le partage de la literie, du linge ou encore de vêtements souillés représente un contact indirect pouvant engendrer la maladie.

Ainsi, tout l’environnement proche du malade représente un facteur de risque possible : école, famille, partenaire sexuel, hôpitaux. Il est donc clair que l’environnement, les proches du malade, même s’ils ne développent pas les symptômes de la parasitose, représentent des personnes à risque et doivent être traités en parallèle.

Symptômes

La période d’incubation est déjà très contagieuse et elle dure quelques jours à un mois.

En phase d’éruption, trois principaux symptômes caractérisent la gale: le prurit, les vésicules et les sillons.

Pour la gale dite commune, les démangeaisons à recrudescence crépusculaire et nocturne apparaissent essentiellement sur les faces latérales des doigts, aux plis des coudes, à l’arrière des genoux, sur les poignets, sous les aisselles, à la ceinture et à l’intérieur des cuisses.

La partie inférieure des fesses, les aréoles des seins chez la femme et le gland chez l’homme en sont pareillement victimes. Cette sensation s’aggrave par la chaleur du lit ou le bain chaud.

Des petits sillons de 5 à 20 millimètres de long se forment par la suite. Ils ressemblent à des fils grisâtres sinueux et faisant saillir la peau. Des perles translucides ou vésicules perlées émergent sur l’une de leurs extrémités.

Les vésicules et les prurits palmo-plantaires sont les symptômes fréquemment retrouvés chez les nourrissons.

En ce qui concerne la gale profuse, elle est subdivisée en gale disséminée inflammatoire et en gale norvégienne.

La gale norvégienne démange énormément le patient. Les croûtes spécifiquement étendues et épaisses forment des plaques sur la paume des mains, la plante du pied, les fesses et les oreilles ; et même, le visage, le cuir chevelu et le dos ne sont pas épargnés.

La gale disséminée inflammatoire, dépourvue de sillons, se manifeste par des démangeaisons intenses sur le dos et les membres. Elle apparaît couramment chez les personnes âgées.

En outre, le contraste entre la démangeaison et la moindre importance des lésions cutanées caractérise la gale des gens propres ou gale des «gens du monde».

Les nodules et les rougeurs ne sont pas des signes particuliers à la scabiose. Les croûtes, quant à elles, résultent d’habitude des grattages liés aux démangeaisons.

Diagnostic

Le diagnostic de la gale est en premier lieu clinique. Les symptômes de la maladie sont très caractéristiques. Si de plus, plusieurs personnes de l’entourage souffrent des mêmes symptômes, il faut avant tout penser à cette maladie.

Publicité

La présence des prurits, des perles et surtout des sillons indiquent spécifiquement la présence de la gale. Les démangeaisons ont lieu de jour comme de nuit, mais sont le plus fortement ressenties la nuit venue. Cependant, les lésions (sous forme d’eczéma, de stries ou d’excoriation = perte des couches superficielles de l’épiderme), ne sont pas spécifiques à la maladie, mais au grattage engendré par les fortes démangeaisons. Les sillons sont provoqués par le passage du parasite dans la peau. Les perles, de la taille d’une tête d’épingle se retrouvent à la fin des sillons.

Néanmoins, les lésions surinfectées ressemblent à celles des infections sexuellement transmissibles comme la syphilis ou le chancre mou. Les analyses de sang et les examens microscopiques des échantillons de prélèvement confirment ainsi le diagnostic de la maladie.

L’encre de Chine facilite la visualisation des sillons. Ils restent colorés après application, suivie d’un lavage à l’alcool, de la peau lésée.

La dermatoscopie et la technique utilisant la lumière de Wood font aussi partie des explorations qui détectent la scabiose.

Complications

La gale est considérée comme étant une maladie bénigne. Cependant, fortement contagieuse, la complication majeure réside dans sa transmission facile auprès de l’entourage proche du malade, raison pour laquelle il est important de la détecter rapidement et de la traiter de manière adéquate. Des mesures d’éviction sont importantes et durent en général 3 jours.

Le prurit constitue le symptôme caractéristique de la gale. Il est provoqué par une réaction allergique à la présence de ce parasite. Lors d’un premier contact, le temps d’apparition des symptômes est plus long. Le deuxième contact, par contre, provoquera, comme pour toute allergie, une apparition plus rapide des symptômes.

Les fortes démangeaisons, caractéristiques de la maladie, provoquent des lésions cutanées, qui suite aux grattages, risquent de s’infecter. Des bactéries peuvent pénétrer les plaies et provoquer une gale impétiginisée, provoquant ainsi un impétigo ou une folliculite. Par ailleurs, la scabiose se complique par un eczéma ou une maladie rénale. Cette dernière est cependant rare, appelée également glomérulonéphrite aiguë, elle est due à l’infection des lésions par un streptocoque. Quand à l’eczéma, il est fréquent et peut durer, car le prurit peut persister longtemps, même des mois après la guérison. Notons encore que le prurit peut également être dû à l’utilisation des traitements locaux scabicides (tuant les acariens provoquant la maladie).

En outre, elle contribue à l’exacerbation des complications d’autres affections concomitantes comme la malnutrition, la diarrhée et les parasitoses intestinales.

Quand consulter un médecin ?

Une consultation médicale est toujours nécessaire lors de gale avérée, car cette maladie, bien que bénigne, doit être traitée rapidement, à cause de sa forte contagiosité, entraînant un risque épidémique important.  Cette infestation parasitaire, très fréquente, n’est pas liée à un manque d’hygiène, puisqu’elle touche toutes les classes socio-économiques. Il ne faut donc pas avoir honte d’en parler à son docteur.

La maladie, lorsqu’elle est provoquée par Sarcoptes scabiei hominis (acariens parasites de l’être humain), ne guérit jamais spontanément. Un diagnostic médical est important, afin de recevoir le traitement adéquat, local ou oral. De plus, vu les effets toxiques possibles du traitement, même local, il est toujours important de recevoir les bons médicaments aux doses correctes. En effet, si un adulte est porteur de la gale, il veillera à ne pas donner le médicament prescrit par son médecin à son enfant ni à une femme enceinte.

Ainsi, si l’on est soi-même porteur du parasite ou lorsqu’une personne de son entourage est malade, il est impératif de recevoir le traitement après avoir vu un médecin, même si l’on ne ressent pas les symptômes et même s’il existe des mesures complémentaires pouvant soulager les symptômes liée à la scabiose.

Le but d’une consultation médicale est donc d’éradiquer le sarcopte, de prévenir des épidémies et les éventuelles complications.

Traitements

Les personnes à traiter sont le malade, son entourage proche (famille, partenaire sexuel), même s’il n’y a pas de symptôme. La promiscuité représente un risque d’attraper la maladie et d’engendrer des épidémies lorsque les acariens sont propagés plus loin, par contact direct ou indirect.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la guérison spontanée de la gale humaine n’existe pas et le patient doit suivre à la lettre les recommandations d’un médecin. Les traitements et les dosages peuvent être différents selon le patient (enfant/adulte, grossesse).

Les médicaments comme le benzoate de benzyle, les pyréthrines (ex. la perméthrine – en Suisse dans la crème Scabi-med® 5% par exemple – de la famille des pyréthrinoïdes), l’ivermectine et le lindane servent tous à tuer les parasites. Les lotions, les crèmes, le spray et les formes orales sont disponibles sur le marché. En principe, les traitements locaux sont préférés

Le médecin prescrit éventuellement un antibiotique en cas de surinfection ou un médicament qui soulage les démangeaisons. Par ailleurs, les croûtes s’enlèvent avec la vaseline salicylée en application.

L’isolement devient nécessaire si plusieurs personnes sont infectées; cela préviendra l’épidémie. Par Pour la même raison, les enfants galeux doivent rester temporairement à l‘écart de leurs amis.

Notons aussi que des nodules peuvent persister quelques semaines après le traitement. Cela ne devra pas faire l’objet d’une inquiétude en absence de l’apparition d’autres symptômes.

Le traitement de l’enfant et du nourrisson se fait en général en milieu hospitalier, car il existe un risque de toxicité (grande surface d’application du médicament et risque de léchage).

Traitement alternatif

Râpez 60 grammes de savon blanc et dissolvez-le dans un litre d’alcool rectifié. Frictionnez quotidiennement la peau malade avec cette potion jusqu’à la guérison.

Vous pouvez aussi badigeonner la lésion avec la solution obtenue en faisant bouillir pendant 10 minutes un litre d’eau contenant 20 grammes de racine d’ancolie.

Certaines huiles essentielles peuvent être très efficaces contre la gale. Ce sont notamment les huiles essentielles de giroflier et de menthe poivrée.

Ces huiles essentielles peuvent être appliquées sur la peau, aux endroits atteints. Mais attention, il faut les diluer. Il est alors conseillé d’utiliser une crème à base d’oxyde de zinc, qui permet de calmer les irritations. Il existe de nombreuses crèmes à l’oxyde de zinc vendues dans le commerce. On les trouve au rayon bébé, car elles permettent de traiter l’érythème fessier. Il est recommandé de mélanger ces huiles essentielles afin d’augmenter leur pouvoir. On va incorporer le mélange dans la crème d’oxyde de zinc. Ce travail devrait être fait par votre pharmacien. Pour un tube de 100gr de crème, on ajoutera 1ml d’huile essentielle de giroflier et 1 ml d’huile essentielle de menthe poivrée. Il faut l’appliquer le soir, laisser agir et nettoyer le matin. Sous compresses et bandages, cela permet un meilleur contact de la crème avec la peau. On évitera aussi de salir les vêtements.

Attention : l’huile essentielle de menthe poivrée et de giroflier sont contre-indiquées chez la femme enceinte !

Il est aussi recommandé de faire au préalable un test d’allergie avec les différentes huiles essentielles citées.

Bons conseils

– Abstenez-vous de l’automédication en cas de rechute

– Faites traiter tout l’entourage du patient même en absence de signes suspects

– Le traitement lorsqu’il est local (crème, lotion) doit être appliqué sur tout le corps, sauf le visage, chez l’adulte. Chez les enfants, il se peut que le traitement doivent être appliqué sur le visage, auquel cas, on évitera les yeux et la bouche.

– Pensez à appliquer le traitement partout : plis, nombril, cuir chevelu, derrière les oreilles et dans les espaces interdigitaux (mains et pieds !)

– Il est recommandé de mettre des gants aux enfants traités, afin d’éviter que ces derniers s’intoxiquent en ingérant le médicament.

– Coupez vos ongles, ils doivent être courts.

– Évitez de secouer la literie au risque de répandre les parasites

– Exterminez les sarcoptes par l’un des procédés suivants:

– Lavez à 60°C tous les linges, les tissus d’ameublement, les matelas ou les autres matériaux en contact avec le galeux;

  • Désinfectez-les avec une poudre antiparasitaire;
  • Isolez-les hermétiquement dans un sac en plastique pendant une semaine;

– Utilisez un savon doux pour soulager les prurits.

Consultez votre médecin si:

– Les démangeaisons intenses persistent plus d’un mois après le traitement

àSi le prurit persite après le traitement, mais que le délai d’un mois n’est pas passé, il est inutile de reprendre le traitement qui peut être toxique.

– La maladie concerne les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants

– Plusieurs personnes sont affectées

Prévention

En guise de prévention, les gestes suivants permettent de limiter la transmission de la gale, maladie fortement contagieuse, pouvant provoquer des épidémies.

– Prévenez-vous ou protégez-vous de tout contact direct avec la personne infectée. Par contact direct, nous désignons ici les lésions. En réalité, le contact devrait durer entre 15 et 20 minutes pour assurer la transmission de la maladie, mais cela concerne la gale commune et non la gale norvégienne Scabies norvegica sive crustosa), encore plus contagieuse.

– Comme vous ne connaissez pas l’intensité de la maladie (densité du parasite, nombre de parasites sur le corps de la personne infectée), il est nécessaire d’éviter également les contacts indirects : vêtements, literie, mains.

– Si vous, votre partenaire ou vos enfants sont atteints de la gale, il est nécessaire de prévenir la collectivité concernée (crèche, famille, ami proche, milieu professionnel). Cela permet d’éviter la transmission du sarcoptes, donc une épidémie. Une éviction de 48 heures après le début du traitement est recommandée .

Publicité

– Le traitement de la collectivité dépendra du nombre de cas déclarés. Il sera décidé par les autorités sanitaires, le médecin, ainsi que par le responsable de l’établissement (s’il s’agit d’une école, d’une crèche). Toutes les personnes ayant été en contact direct avec le malade doivent être traitées. Si le nombre de cas est important, cela peut aussi concerner toutes les personnes ayant fréquenté l’établissement, ainsi que leurs familles.

– Lavez vos mains autant que possible avec de l’eau savonneuse, surtout après avoir été en contact avec une personne galeuse. Les solutions hydroalcooliques ne sont pas efficaces contre les parasites.

Références & Sources :
PHARMA-INFO (média suisse sur les médicaments, en allemand).

Personne responsable dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma)

Crédits photos :
Creapharma.ch, Fotolia.com.

Comment traduit-on la gale dans d’autres langues ?
  • Anglais : scabies
  • Allemand : Krätze 
  • Italien : scabbia
  • Portugais : sarna
  • Espagnol : escabiosis
Lire aussi :

Publicité



Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 02.09.2018