Tiques (avec FSME et borréliose)

Que faire en cas de piqûres de tiques ?

1. Il est important de retirer la tique le plus vite possible, car plus la tique reste fixée à la peau et plus le risque est élevé d’une contamination par des virus ou bactéries (pour autant que la tique soit porteuse des ces virus et bactéries).

2. Consultez un pharmacien(ne) pour qu’il (elle) puisse observer les symptômes et vous orienter ou non vers un médecin. Dans certains cas, une piqûre de tiques se soigne sans avoir besoin de visiter un médecin.

Borréliose
Entre 5’000 et 10’000 personnes contractent chaque année en Suisse la borréliose. Cette maladie se traite au moyen d’antibiotiques. Elle touche surtout la peau, le système nerveux périphérique et central, les articulations et le coeur. Elle commence souvent par une éruption cutanée autour du point de piqûre. Il n’existe pas de vaccin.

Définition des tiques – FSME – Méningite à tiques – Borréliose – Maladie de Lyme

Définition des tiques

Les tiques (en latin : Ixodes ricinus) sont des arachnides présents dans la nature, en particulier dans les sous-bois, les clairières et les forêts. Les tiques peuvent piquer l’homme et provoquer parfois des maladies graves, justifiant ainsi un suivi médical.

La tique se compose d’une tête, nommée rostre, qui lui permet de se nourrir en suçant le sang de la peau de l’homme et de s’y fixer solidement tout en injectant parfois des bactéries ou virus.

En général les tiques sont présentes dans la nature dès le printemps (mars à juin) et peuvent persister jusqu’à l’automne (octobre), les tiques sont souvent présentes dès que la température est supérieure à 10°C et se trouvent la plupart du temps sur des buissons ou des hautes herbes (notre schéma ci-dessous) à une hauteur ne dépassant pas 1m50. Les tiques sont en général présentes jusqu’à 1’500 m d’altitude.

Définition des tiques

Les tiques peuvent véhiculer des virus ou bactéries et ainsi provoquer deux maladies infectieuses sérieuses (d’autres maladies moins fréquentes peuvent aussi être véhiculées par les tiques comme la babésiose ou la rickettsie):

1. La FSME (pour Frühsommer-Meningo-Enzephalitis qui provient de l’allemand) appelée aussi méningite à tique ou encéphalite à tiques verno-estivale est transmise par le virus de l’encéphalite à tiques qui peut mener à divers symptômes neurologiques plus ou moins graves (>> sous symptôme), dans diverses régions de Suisse le taux d’infection des tiques par ce virus serait compris entre 0,5% et 2% (source ATS, août 2007) par tique. Ce taux d’infection des tiques est bien inférieur à certaines régions d’Europe, notamment dans les pays de l’Est, où le taux d’infection des tiques par le virus de la méningite à tiques peut atteindre 40%, avec des taux aussi élevé, la vaccination devrait être presque obligatoire.

2. La borréliose ou maladie de Lyme (ou encore maladie de Lyme-borréliose ou borréliose de Lyme), transmise par la bactérie Borrelia burgdorferi peut provoquer divers problèmes dermatologiques ou articulaires, dans certaines régions de Suisse le taux d’infection des tiques par cette bactérie serait d’environ 50%, en moyenne il semble que le taux d’infection des tiques par cette bactérie soit de 5 à 30% : tout en sachant donc que toutes les tiques infectées ne transmetteront pas forcément la maladie.
Comme on peut le voir la borréliose est une maladie plus fréquente que la FSME.
Remarquons que les tiques infectées ne transmettent la borréliose que lorsqu’elles restent fixées sur la peau pendant un laps de temps relativement long, vraisemblablement plus de 24 heures. D’où l’intérêt d’enlever rapidement la tique de la peau.

Epidémiologie sur les tiques

FSME

En 2014, on a dénombré en Suisse 208 cas de FSME, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
Environ 1% de ces cas seraient mortels, donc théoriquement 2 personnes en 2014.
En Suisse romande, les cantons les plus touchés sont Fribourg, Berne et Jura.

Borréliose

Entre 5000 et 10’000 personnes contractent chaque année la borréliose. Cette infection ne s’avère en général pas mortelle mais peut toutefois provoquer d’importantes complications (fatigue, arthrite,…).

Vaccination (contre la FSME)

Quelque 17 % des Suisses se sont fait vacciner (source: ATS).

Causes d’une piqûre de tique – Lieux et régions où se trouvent des tiques – Zones à risques des tiques

Les tiques se trouvent principalement dans la nature en forêt ou à leur lisière (sous-bois, clairières).

Causes d'une piqûre de tique

Les zones où se trouvent des tiques porteuses du virus de la FSME ou de la bactérie de la borréliose sont nommées zones endémiques ou zones à risque.

Depuis 2004, on assiste en Suisse à une recrudescence des cas d’encéphalite à tiques. Ce phénomène est en partie dû aux changements climatiques.

Il faut savoir que la tique pique l’homme pour se nourrir et que ce n’est pas la tique elle-même qui peut provoquer des complications mais des agents infectieux véhiculés par la tique comme un virus (virus de la FSME qui provoque la FSME) ou une bactérie (Borrelia burgdorferi qui provoque la borréliose). Plus d’infos sur définition des tiques et sur symptôme des piqûres de tiques.

Tous les groupes de personnes avec un lien avec la forêt en zone endémique : promeneurs, forestiers, chasseurs, militaires, sportifs,… peuvent potentiellement être piqués (>> voir sous vaccination puis sous bons conseils).

Zones à risque – Régions à risque tiques
Votre médecin ou pharmacien pourra vous informer sur le lieu de ces zones à risque dans votre pays, en Suisse par exemple c’est plutôt la partie alémanique (Suisse allemande) du pays qui connaît le plus grand nombre de piqûres de tiques potentiellement dangereuses, comme c’est le cas par exemple pour les cantons de Berne, Zurich ou Argovie.
Notons toutefois en Suisse Romande que ce sont les régions des trois lacs : canton de Neuchâtel, Berne et Fribourg ainsi que la région de la plaine de l’Orbe et d’ Yverdon dans le canton de Vaud qui présentent des forêts avec des tiques vecteurs des maladies de la FSME ou de la borréliose.
L’OFSP (site consulté en juin 2012) estime toutefois qu’en Suisse, tous les cantons du Plateau sont concernés. Dans ces zones, env. 1 % (0,5 à 3 %) des tiques sont porteuses du virus provoquant la FSME.

En France il s’agit surtout de l’Alsace qui est concerné par le problème des tiques même si selon certains internautes français de Creapharma, de nombreuses autres régions (y.c. la région parisienne) seraient désormais concernées par ce problème. On observe aussi dans la région de Bordeaux des cas de tiques.

Dans le reste de l’Europe, il s’agit plutôt de la partie est du continent qui est concerné par des tiques porteurs des agents infectieux, il s’agit notamment de l’Autriche, du nord de l’Italie, du sud de l’Allemagne et de tous les pays à l’est de l’Autriche (Roumanie, Hongrie,…) jusqu’à la Russie.

Il est intéressant de relever que les tiques infectées par la bactérie responsable de la borréliose de Lyme semblent plus résistantes que leurs congénères non porteuses. La maladie modifierait le comportement des acariens afin d’optimiser les chances de transmission (source, Université de Neuchâtel, septembre 2013).

Symptômes des tiques – Tique maladie – Morsure de tique – Symptômes FSME

En général une piqûre de tique passe souvent inaperçu, car cet arachnide véhicule des substances anesthésiques masquant la douleur de la piqûre.
C’est pourquoi après chaque promenade en forêt (dans les zones à risques) il est important de surveiller les régions de la peau exposées afin d’observer la présence ou non de tiques et, le cas échéant, de les retirer.

Dans la majorité des cas (de l’ordre de 80 à 90%) les tiques infectées ne provoqueront aucune complication, toutefois dans 10% des cas il se peut qu’une personne développe la FSME ou la borréliose (dans une zone à risque évidemment):

1. Symptômes de la FSME

Les symptômes de la FSME (les symptômes apparaissent en général une à deux semaines après la piqûre) sont dans un premier temps souvent semblables à ceux de la grippe : comme des maux de tête, des douleurs dans les membres et de la fièvre.
Par la suite (environ 2 à 4 semaines après la piqûre) il se peut que pour un tiers des malades infectés par le virus de la FSME des symptômes plus graves apparaissent comme des troubles mentaux, une fièvre très élevée, de très forts maux de tête, un raidissement de la nuque, des vomissements ou même de la paralysie. On parle de symptômes pseudo-grippaux.

1 % à 2% environ des personnes ayant développés des symptômes graves (c’est-à-dire des malades) décéderont (au total 1 sur 2’000 dans l’ensemble des personnes piquées par les tiques). Ce qui rappelle le devoir de chacun de consulter rapidement un médecin pour tout symptôme suspect ou alarmant (forte fièvre, rougeur élargie au point de piqûre après quelques jours,…).

2. Symptômes de la borréliose (maladie de Lyme)

Cette maladie peut provoquer des problèmes dermatologiques et surtout articulaires (arthrite). Il peut également s’installer chez le patient une borréliose chronique, en cas d’échec d’une thérapie avec des antibiotiques (lire sous : traitement), avec des symptômes qui perdurent plus de 6 mois après la piqûre.

Pour résumer : un signe général mettant en garde d’une complication due à une piqûre de tique (FSME ou borréliose) est la présence de fièvre ainsi qu’un élargissement (jusqu’à 10 cm) et une coloration rouge au point de la piqûre. Dans ce cas, consultez rapidement un médecin !

Risques avec les piqûres de tiques – Danger avec les tiques – Quand consulter un médecin après une piqûre de tique ?

Les tiques peuvent provoquer deux maladies nécessitant un suivi médical : la FSME et la borréliose. >> voir sous définition

Consultez un médecin après une piqûre de tique si vous présentez de la fièvre, de fortes douleurs, une augmentation de la taille de la piqûre après quelques jours, une tâche rouge en forme de rond d’une dizaine de centimètre de diamètre sur votre peau (théoriquement le centre de la tâche devrait être le point de piqûre), si vous n’arrivez pas à enlever la tique ou tout autre symptôme suspect. >> voir sous symptôme

Traitements pour soigner les piqûres de tiques – Vaccination contre les tiques – Médicaments contre les piqûres de tiques

1. En prévention des tiques :

A. En prévention de la FSME (maladie véhiculée par les tiques) – vaccin tiques

prévention des tiques

Pour les groupes à risque (forestier, habitation en zone endémique, scouts, campeurs ….) la vaccination (seul moyen efficace) est désormais recommandée en Suisse dès mars 2006.
Les adultes et enfants de plus de 6 ans qui séjournent dans une région forestière ou rurale à moins de 1500 mètres d’altitude devraient se faire vacciner.

On estime à 17% le nombre de Suisses vaccinés.

La vaccination contre la FSME se fait en général avec 3 doses prises au mois 0, 1 puis après plusieurs mois, selon la marque du vaccin (il existe aussi des schémas de vaccination plus rapide en cas d’urgence).

Il faut savoir que la thérapie de la FSME une fois déclarée ne permet que de soigner les symptômes et donc la vaccination reste le seul moyen efficace pour lutter contre cette infection de façon efficace.

B. En prévention de la borréliose :

Nous ne connaissons à notre avis pas de vaccin ou autre moyen de prévention (mise à part les recommandations d’usage comme un spray anti-insecte ou tiques, >> voir sous bons conseils).

2. En traitement après une piqûre de tiques

Première chose à faire dans tous les cas après une piqûre de tiques :
Enlever la tique avec une pince (modèles en vente en pharmacie ou utiliser une pince à épiler) le plus vite possible (on sait que pour la transmission de la borréliose ou maladie de Lyme il faut plus de 17 heures à la tique pour infecter la peau de l’homme, pour la FSME [virale] le passage est malheureusement plus rapide), désinfecter la piqûre et bien observer l’évolution : en cas d’augmentation de la taille de la piqûre, de fièvre,… (>> voir sous risques) consultez immédiatement un médecin.

En cas de maladies déclarées (FSME ou borréliose) après une piqûre de tique :

– FSME : les médecins traiteront les symptômes, il n’existe pas de thérapie causale (à notre avis) pour cette maladie.

– La borréliose ou maladie de Lyme : traitement de la cause (car il s’agit d’une bactérie) avec des antibiotiques. En Allemagne les médecins recommandent en général un traitement quotidien à base de doxycyline 200 mg pendant 20 jours.

Si après ce traitement la borréliose ne disparaît pas, on parle de borréliose chronique (si les symptômes perdurent 6 mois après la piqûre), dans ce cas les médecins devront soigner en général les symptômes.

Bons conseils après une piqûre de tiques – Que faire lors de piqûre de tiques ?

Lors de promenades en forêt dans des zones endémiques utiliser des produits répulsifs efficaces contre les tiques (attention toutefois, car tous les produits n’ont pas une efficacité prouvée, renseignez-vous auprès d’un spécialiste pour trouver le bon répulsif). Des produits à base de DEET ou permethrin sont efficaces. Lire également sous piqûres d’insectes les différents révulsifs à disposition

–  Vérifiez, après une sortie en forêt (surtout en zone endémique) que vous n’ayez pas une tique sur votre peau, si oui, il faut l’enlever le plus rapidement possible, il existe en pharmacie des pinces spéciales qu’on nomme tire-tique (la tique se fixe avec une forme de colle à la peau ce qui oblige à l’utilisation de pince) pour enlever les tiques, vous pouvez aussi utiliser une pince à épiler. Si vous n’arrivez ou ne voulez pas le faire vous-même, votre pharmacien ou médecin peut vous aider.
Il faut être rapide, car les tiques infectées ne transmettent la borréliose que lorsqu’elles restent fixées sur la peau pendant un laps de temps relativement long, vraisemblablement plus de 24 heures.

N’oubliez également pas de bien désinfecter la piqûre, noter la date de la piqûre et observer son évolution.

– Rentrez les chemises et pulls dans le pantalon, recouvrez les chaussettes des pantalons lors de sorties en forêt dans des zones endémiques pour les tiques.

– Portez des vêtements de couleur claire, car les tiques se voient mieux sur fond clair.

– L’utilisation d’huile ou d’éther sur la tique et sa piqûre semble n’avoir aucun effet sur l’évolution négative ou positive des maladies (Lyme et FSME) véhiculées par la tique. En résumé: à ne pas utiliser ce genre de produits!

– Relevons que les tiques qu’on retrouve par exemple sur des animaux de compagnie (chiens, chats,…) ne sont pas porteuses de tiques qui peuvent véhiculer des virus ou bactéries (responsables des problèmes médicaux). Le risque est donc selon un médecin suisse qui s’exprimait dans le journal “Astrea” (Journal pour les pharmacies) en septembre 2010 proche de zéro d’attraper une maladie (Lyme, FSME). N’ayez donc pas peur des tiques de vos chiens.
Attention toutefois, si vous allez en forêt avec votre chien, il faudra au retour de la promenade aussi contrôler la peau du chien à la recherche de piqûre de tiques.

– Renseignez-vous sur l’état dans votre région des tiques. Si vous travaillez dans une forêt en zone endémique ou que vous vous rendiez souvent dans une telle zone faites-vous vacciner contre la FSME (demandez conseil à votre médecin).

voir aussi : notre page spéciale sur la méningite

Dernières actualités sur les tiques – Tiques en Suisse

Les cas d’encéphalites à tiques ont doublé cette année

News tiquesBERNE – Les tiques ont été particulièrement féroces cette année. L’OFSP a relevé depuis le début de l’année 196 annonces de cas d’encéphalites à tiques, un chiffre qui a doublé par rapport à la même période en 2012 (87), selon le dernier bulletin de l’Office fédéral de la santé publique.

Les 196 annonces recensées jusque-là constituent la plus haute valeur jamais relevée depuis 2006. L’an dernier, il y en a eu 87 de janvier à novembre et, en 2011, 164.

Le record remonte à 2006: environ 250 cas d’encéphalites à tiques avaient été déclarés durant l’ensemble de l’année. Selon l’OFSP, quelque 20’000 personnes ont consulté cette année un médecin pour une piqûre de tique.

Les piqûres de tiques et les cas de borréliose, une maladie bactérienne qui se soigne au moyen d’antibiotiques, sont consignés depuis 2008 dans le système d’annonces Sentinella. Ce site est enrichi semaine après semaine de données provenant d’un réseau de médecins. Les résultats sont extrapolés à la Suisse. Il s’agit donc d’estimations.

La méningo-encéphalite verno-estivale, qui peut conduire à une inflammation du cerveau, est en revanche soumise à une obligation de déclarer. Chaque médecin qui rencontre des cas doit les annoncer au médecin cantonal et à l’OFSP. Les cas recensés sont donc effectifs.

Les chiffres 2013 sont encore provisoires, d’une part parce que l’année n’est pas terminée et d’autre part parce que les chiffres sont tributaires des annonces des médecins.

L’OFSP recommande le vaccin contre l’encéphalite à tiques pour les personnes vivant dans des régions à risque. Les cantons romands les plus touchés sont Fribourg et le Jura. Berne l’est également.

ATS : 22 novembre 2013

Les tiques porteuses de la bactérie de Lyme plus résistantes

News tiquesNEUCHATEL – Mauvaise nouvelle pour les amateurs de promenades en forêt: les tiques infectées par la bactérie responsable de la borréliose de Lyme semblent plus résistantes que leurs congénères non porteuses. La maladie modifierait le comportement des acariens afin d’optimiser les chances de transmission, selon une étude de l’Université de Neuchâtel publiée jeudi.

Les tiques Ixodes ricinus qui transmettent la borréliose de Lyme sont très sensibles à la sécheresse, selon l’étude de Coralie Herrmann menée sous la direction du Pr Lise Gern, du Laboratoire d’éco-épidémiologie.

Elles sont la plupart du temps postées sur la basse végétation dans l’attente de mordre un animal ou un humain. Mais elles doivent régulièrement descendre au sol pour s’hydrater. Ces voyages réduisent leurs réserves de graisse et donc d’énergie. En outre, le temps passé au sol diminue aussi ses chances de trouver un hôte.

Lors de ses observations, la chercheuse a constaté que la tique infectée survivait mieux à la sécheresse et restait dans un endroit plutôt sec, tandis que les autres se déplaçaient de préférence dans une zone humide. En outre, les spécimens porteurs de bactéries possèdent plus de graisse que leurs congénères et sont donc doublement avantagés.

En hiver, les porteuses de bactéries ont aussi montré une meilleure résistance que les autres acariens sains. Ces observations suggèrent que les bactéries sont assimilables à un produit dopant pour les tiques qui les renforce dans leur environnement. Une découverte peu rassurante dans la perspective du changement climatique.

Entre 5’000 et 10’000 personnes contractent chaque année la borréliose. Cette maladie se traite au moyen d’antibiotiques. Elle touche surtout la peau, le système nerveux périphérique et central, les articulations et le coeur. Elle commence souvent par une éruption cutanée autour du point de piqûre. Il n’existe pas de vaccin.

Météo clémente : “attention aux tiques”, avertit la suva

News tiquesBERNE – Le retour des températures clémentes signifie aussi la réapparition des tiques, avertit mardi la Suva. Ces acariens sont particulièrement nombreux aux mois de mai et juin. Il n’y a pas de protection absolue contre les maladies qu’ils transmettent, mais de simples précautions permettent de réduire le risque de piqûre.

La Suva conseille ainsi d’éviter les taillis et les broussailles en forêt et au jardin, de porter des vêtements fermés de couleur claire – car les tiques se voient mieux sur fond clair – et d’utiliser un spray répulsif.

Après toute activité en forêt ou au jardin, le plus grand assureur-accidents de Suisse conseille d’examiner peau et vêtements. Si une tique est découverte, il faut l’enlever le plus rapidement possible en utilisant un tire-tique ou une pince à épiler.

En effet, les tiques infectées ne transmettent la borréliose que lorsqu’elles restent fixées sur la peau pendant un laps de temps relativement long, vraisemblablement plus de 24 heures, précise Felix Ineichen, médecin du travail à la Suva.

Plus nombreuses lors d’hivers froids

Un hiver froid, comme cette année, favorise la population de tiques, a ajouté Felix Ineichen, interrogé par l’ats. Mais la météo printanière aura encore plus d’importance sur leur nombre, car “les tiques sont très sensibles à la sécheresse”.

De 2008 à 2011, entre 17’000 et 23’000 personnes ont consulté chaque année un médecin après avoir subi une piqûre de tique, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Entre 7000 et 12’000 personnes ont contracté la borréliose de Lyme, tandis que 98 à 172 ont été atteintes d’une méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE), ou encéphalite à tiques.

Vaccin conseillé

L’OFSP recommande le vaccin contre l’encéphalite à tiques, potentiellement mortelle. Tous les adultes et enfants séjournant dans une région forestière ou rurale à moins de 1500 mètres d’altitude sont concernés.

Les cantons romands les plus touchés sont Fribourg, le Jura et Berne avec une incidence de 301 cas pour 100’000 habitants. Cela représente le second taux au niveau suisse.

ATS, 16 avril 2013

Comment traduit-on les tiques  dans d’autres langues ?
  • Anglais: tick (tick bites=piqûre de tiques)

  • Allemand: Zecken

  • Italien: zecche

  • Portugais: carrapato

  • Espagnol: garrapata

Détails de l'éditeur: Cet article a été modifié le 30.06.2015

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