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Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP)

Résumé sur l’hyperplasie bénigne de la prostate

Définition hyperplasie bénigne de la prostateL’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) est une maladie caractérisée par l’augmentation de la taille de la prostate. La conséquence est une compression de l’urètre, ce qui perturbe le flux urinaire et nuit à la qualité de vie du patient.
Avec l’âge la prostate augmente naturellement de volume. A partir de 60 ans, environ 30% des hommes souffrent d’hyperplasie bénigne de la prostate.
Les causes précises de l’HBP ne sont pas encore clairement connues. En plus de l’âge, on estime que les hormones, en particulier la testostérone, pourraient avoir un rôle important dans l’apparition de cette affection. Il faut savoir qu’une HBP n’évolue pas vers un cancer, car le cancer de la prostate a des causes différentes de l’HBP.

Les symptômes de l’HBP sont souvent en lien avec le système urinaire, comme une réduction voire une interruption du flux urinaire, une énurésie nocturne (pipi au lit la nuit), une envie fréquente d’uriner ou encore une sensation de vessie pleine.

définition hypertrophie de la prostate

Le diagnostic est basé sur les symptômes exprimés par le patient et en particulier un dépistage général de la prostate, à la recherche d’autres maladies comme un éventuel cancer ou une prostatite.

Le traitement principal repose sur la prise de médicaments permettant de limiter la croissance de la prostate comme la finastéride.
Dans des cas plus sévères, le médecin pourra effectuer une opération chirurgicale pour retirer une partie de la prostate qui comprime trop l’urètre.

Traitements hyperplasie bénigne prostateCertaines plantes médicinales comme le sabal (palmier nain) ou l’épilobe peuvent aider à prévenir l’HBP.
Finalement, quelques bons conseils comme la pratique régulière d’exercice, limiter l’alcool et adopter une alimentation riche en fibres alimentaires peuvent avoir un effet préventif sur l’HBP.
Le médecin spécialiste de la prostate est en général l’urologue.

Définitions

Prostatite DéfinitionProstate
La prostate est une glande masculine qui se trouve entre le pubis et le rectum entourant les premiers centimètres de l’urètre. La prostate a après la puberté chez l’homme la taille d’une châtaigne1 et appartient aux glandes séminales. Sa fonction est de sécréter un liquide qui s’ajoute aux spermatozoïdes lors de l’éjaculation.
Avec l’âge (souvent à partir de 50 ou 60 ans ans) la prostate grossit et peut comprimer l’urètre, ce qui rend l’émission d’urine difficile.
HBP
Lorsque la prostate grossit, on parle d’hyperplasie bénigne de la prostate (hypertrophie bénigne de la prostate) ou encore d’adénome de la prostate.
Evolution progressive : 
En général, l’augmentation de la taille de la prostate, soit l’hypertrophie bénigne de la prostate, se fait lentement. On compte souvent plusieurs années jusqu’à la manifestation de symptômes gênants.

Epidémiologie

Grande importance de l’âge : 
– Après 60 ans environ 30% des hommes souffrent d’hyperplasie bénigne de la prostate. Parmi ces 30%, environ 10% auront besoin d’une chirurgie (voir sous Traitements ci-dessous) pour soigner la maladie.
– Aux Etats-Unis chez les hommes de 80 ans ou plus, environ 80% souffrent d’une hyperplasie bénigne de la prostate2. Par comparaison, chez les hommes âgés entre 30 et 39 ans, ce chiffre est de seulement 8%.

Cancer de la prostate (pour information) :
– Aux Etats-Unis, le taux de survie à 5 ans du cancer de la prostate était de 98% en janvier 2020, selon le Wall Street Journal. Autrement dit, le cancer de la prostate a un taux très élevé de pronostic favorable.

Causes

Comme on a pu le constater dans la rubrique Epidémiologie, l’âge semble être la cause numéro un de l’hyperplasie bénigne de la prostate, certainement dû à la diminution de l’expression des hormones sexuelles comme la testostérone. On ne connaît toutefois pas encore les causes exactes qui provoquent une augmentation de la taille de la prostate, comme le relevait la Mayo Clinic dans un article publiée en 2020.

Cas asymptomatiques : 
On sait qu’environ 50% des hommes souffrant d’hyperplasie de la prostate (grande prostate) présentent des symptômes, cela signifie que l’autre moitié ne présente pas de symptômes ou ne sont pas assez significatifs pour devoir consulter un médecin ou effectuer un traitement. L’affection reste de ce fait asymptomatique.

L’hérédité pourrait aussi jouer un rôle dans le développement de cette maladie.

Symptômes

En général, les symptômes s’aggravent avec le temps.

Troubles urinaires : 
Lors d’hyperplasie bénigne de la prostate, le besoin d’uriner est plus fréquent, parfois urgent, et la force du jet urinaire est plus faible que d’habitude. L’augmentation de la fréquence pour uriner est souvent plus importante pendant la nuit.
L’homme a souvent de la peine à uriner et à vider sa vessie entièrement, il peut avoir une sensation de vessie pleine. Il peut aussi avoir des difficultés à débuter la miction.
De plus, une énurésie nocturne (pipi au lit la nuit) peut être observée.
Des douleurs ou des brûlures peuvent être associées à l’émission d’urine (miction). Des infections urinaires (ex. cystite) sont également parfois présentes. Dans des cas graves cela peut mener à une impossibilité totale d’uriner.

Troubles rénaux : 
Parfois, lorsque par exemple l’urine ne s’écoule pas, il peut également y avoir des risques de complication au niveau rénal, notamment infectieux. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.

Remarques sur les symptômes : 
Chez certains hommes, on observe que les symptômes se stabilisent ou se résolvent naturellement avec le temps, sans traitement particulier.

Complications

Si une hyperplasie bénigne de la prostate, qui présente des symptômes, n’est pas correctement soignée, elle peut engendrer des troubles et complications urinaires comme des calculs urinaires. Les reins peuvent être touchés, comme l’explique la Mayo Clinic.

Diagnostic

En plus des symptômes rapportés par le patient et de l’anamnèse (historique du patient), le médecin peut effectuer un toucher rectal pour évaluer la taille de la prostate ainsi que sa consistance.
Un examen sanguin est également possible pour identifier certains marqueurs.

Traitements

Le traitement varie en fonction des symptômes et de l’évolution de la maladie. Si les symptômes ne s’améliorent pas avec le temps, le médecin peut proposer les thérapies suivantes :

Traitements hyperplasie bénigne de la prostateMédicaments
La thérapie la plus fréquente pour soigner l’hyperplasie bénigne de la prostate est l’utilisation de médicaments comme les alpha-bloquants : la tamsulosine (Pradif®, Pradif® T et génériques), l’alfuzosine (Xatral® et génériques), la doxazosine (plutôt utilisé aux Etats-Unis contre l’HBP), la silodosine (Urorec®) ou le térazosine (Hytrin® BPH). Les alpha-bloquants agissent rapidement chez les hommes avec une prostate relativement petite. Ces médicament mènent parfois à des effets secondaires comme le vertige.
Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase comme le. finastéride (Proscar® et génériques) ou la dutastéride (Avodart® et génériques) sont aussi souvent utilisés. Ces médicaments agissent relativement bien dans des cas d’hyperplasie plus avancées (prostate plutôt grande) mais peuvent mettre jusqu’à 6 mois avant de faire effet.
Dans certains cas, le patient doit prendre des alpha-bloquants et des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, c’est-à-dire une combinaison des deux classes de médicaments.
Aux Etats-Unis notamment, les médecins prescrivent dans des cas spécifiques d’hyperplasie bénigne de la prostate du tadalafil (Cialis®), un médicament indiqué lors de dysfonction érectile.

Chirurgie 
Dans des cas avancés, ou si le médecin l’estime nécessaire, une intervention chirurgicale peut être pratiquée pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate afin de retirer une partie de la prostate qui comprime trop l’urètre. D’autres méthodes chirurgicales considérées comme non-invasives ou moins invasives ont été aussi développées ces dernières années.

Méthodes non-invasives 
Il existe plusieurs méthodes non-invasives à disposition du patient comme (avec les termes en anglais, demandez à votre urologue pour avoir plus de précisions sur chacune des méthodes) :
Transurethral resection of the prostate (TURP)
– Transurethral incision of the prostate (TUIP)
– Transurethral microwave thermotherapy (TUMT)
– Transurethral needle ablation (TUNA)
Photoselective vaporization of the prostate (PVP)
Prostate lift implant (UroLift)
Steam therapy (Rezum)
– Thérapie laser. Un laser à haute énergie détruit les tissus en croissance de la prostate.

En cas de questions sur la thérapie de la prostate veuillez demander conseil à votre médecin généraliste, votre urologue (spécialiste de la prostate et du système urinaire) ou à votre pharmacien.

Traitements naturels

Lors d’hyperplasie bénigne de la prostate, des traitements à base de plantes médicinales (souvent riches en phytostérols) peuvent être recommandés et achetés en pharmacie comme :

– la racine d’ortie (en comprimé).
Remise en cause de son efficacité :
Dans un hors-série datant de juillet 2020 du magazine français Science & Vie paru sur les plantes médicinales, qui a étudié l’efficacité de 77 plantes médicinales, la racine d’ortie était considérée comme une plante à l’efficacité peu probable lors d’hypertrophie bénigne de la prostate. Pour arriver à cette conclusion, le magazine français s’est basé sur une analyse datant de 2012 du Comité européen des médicaments à base de plante affirmant que la racine d’ortie avait un usage traditionnel mais pas une efficacité “bien établie” qui serait la preuve d’une certaine efficacité.

– les pépins de courge (en comprimé)

– le sabal ou palmier nain (en comprimés à base d’extraits des fruits ou drupes du sabal)

– l’épilobe (en tisane)

– le prunier d’Afrique (sous forme d’extrait standardisé)

Bons conseils & Prévention

– Evitez de boire trop d’alcool, cela peut favoriser l’hyperplasie (hypertrophie) de la prostate en augmentant la rétention d’urine.

– Evitez de consommer trop de liquide 1 à 2h avant le coucher.

– Evitez de consommer des boissons riches en caféine comme le café.

– Ne consommez pas des plats trop épicés.

– Evitez la prise de certains médicaments comme les antihistaminiques ou les décongestionnants, ces traitements peuvent rendre la miction plus difficile en agissant sur les muscles autour de l’urètre. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

– Adoptez une alimentation riche en fibres alimentaires comme à base de fruits et légumes, un bon régime pour lutter contre l’hyperplasie de la prostate.

– Faites régulièrement de l’exercice, c’est un bon moyen pour diminuer les troubles urinaires provoqués par l’HBP.

– Essayez d’uriner au maximum pendant la journée.

– Urinez lorsque le besoin se fait sentir, tout comme lors de cystite, il est déconseillé de se “retenir”, car cela pourrait fragiliser la musculature de la vessie.

Sources & Références : 
Mayo Clinic, The Wall Street Journal, Science & Vie, Compendium.ch (pour les médicaments).

Personne responsable écriture du dossier : 
Xavier Gruffat (Pharmacien)

Dernière mise à jour du dossier : 
13.09.2021

Comment traduit-on l’hyperplasie bénigne de la prostate dans d’autres langues ?

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Notes de bas de page et références :

  1. Newsletter de la Mayo Clinic, Mayo Clinic Health Letter, page 1, édition d’octobre 2020 parlant notamment de l’hyperplasie bénigne de la prostate
  2. Newsletter de la Mayo Clinic, Mayo Clinic Health Letter, page 1, édition d’octobre 2020 parlant notamment de l’hyperplasie bénigne de la prostate

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Informations sur la rédaction de cet article et la date de la dernière modification: 13.09.2021

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