Ménopause & Bouffées de chaleur

Introduction – Résumé sur la ménopause

Résumé ménopauseLa ménopause n’est pas une maladie mais une période de la vie d’une femme qui apparaît en moyenne à 51 ans (avec des écarts assez important entre les femmes et les pays). Au niveau physiologique, il s’agit de la cessation de la sécrétion hormonale des ovaires et notamment des oestrogènes et progestérones. On parle de ménopause lorsqu’une femme n’a plus eu de règles pendant 12 mois consécutifs.

Chez certaines femmes des symptômes peuvent survenir à cause de ces changements hormonaux.
Les principaux symptômes de la ménopause sont les fameuses bouffées de chaleur mais aussi une prise de poids (souvent au niveau abdominal), une sécheresse de la peau et du vagin, de l’ostéoporose ou encore des troubles psychiques. Voir sous: symptômes de la ménopause ainsi que les symptômes de la pré-ménopause

Fotolia_2270940_S-gelule-comprimeLe traitement de la ménopause dépend des symptômes et repose sur plusieurs thérapies. D’un côté les thérapies classiques ou chimiques et de l’autre des traitements plus alternatifs, notamment à base de plantes médicinales.

Dans les traitements classiques on compte les hormones de subsitution (attention toutefois pour les femmes à risque, voir sous Médicaments ménopause), des antidépresseurs, la gabapentine, des traitements contre l’ostéoporose ou encore des thérapies locales comme des oestrogènes vaginaux.

Du côté des traitements naturels, on dispose de plantes médicinales qui peuvent avoir une action bénéfique surtout sur les bouffées de chaleur comme le cimicifuga ou la sauge.
Le soja est toujours moins recommandé à la ménopause par manque d’efficacité.

En plus des bouffées de chaleur, un grand problème de la ménopause est la prise de poids. Il faudra donc seul ou de préférence avec l’aide d’un médecin ou nutritionniste essayer de maintenir son poids, voire d’en perdre. Une recommandation intéressante est d’éviter de manger du sucre le soir, privilégiez des fruits, légumes et protéines.

La pratique de sport ou d’exercice est fortement recommandée chez la femme ménopausée pour perdre du poids et avoir une meilleure santé cardio-vasculaire (la graisse abdominale observée chez beaucoup de femmes ménopausées peut être un risque cardio-vasculaire important). Pour perdre ou maintenir son poids, les médecins recommandent d’effectuer au moins 30 minutes d’exercice chaque jour, par exemple en faisant de la marche d’un pas rapide ou de la danse.

Définition de la ménopause – Qu’est-ce que la ménopause ? – Pré-ménopause – Péri-ménopause – Âge ménopause

Définition ménopause

La ménopause se caractérise par une interruption physiologique des cycles menstruels, due à la cessation de la sécrétion hormonale des ovaires (oestrogènes et progéstérone). On parle de ménopause lorsqu’une femme n’a plus eu de règles (menstruations) pendant 12 mois consécutifs. (voir sous diagnostic ménopause)

Âge de la ménopause
La ménopause survient en général entre 50 et 52 ans, toutefois cela peut arriver parfois entre 40 et 55 ans. Aux Etats-Unis l’âge moyen de l’apparition de la ménopause est à 51 ans.

Au Brésil, selon une étude réalisée à Sao Paulo en 2010 sur 10 ans et sur 6’000 femmes, l’âge moyen pour la ménopause est de 48 ans. (lire plus d’infos intéressantes sur cette étude sur le site creapharma.fr)

Pour résumer, la ménopause se déroule en 2 étapes (ensemble nommé périménopause) soit :

– La préménopause (qui peut durer plusieurs mois, voire des années), avec les symptômes de la ménopause possibles.

– La ménopause (qui dure entre 6 mois et 1 an). La période qui suit est qualifiée de post-ménopause (également avec les symptômes de la ménopause possibles).

Remarquons que la ménopause (en fait la post-ménopause) représente à peu près la moitié de la vie d’une femme occidentale si l’on considère une espérance de vie d’environ 80 ans. Il y a plusieurs générations peu de femmes vivaient au delà de l’âge de la ménopause.

Causes de la ménopause – Hormones et prise de poids

causes ménopauseLa ménopause concerne toutes les femmes et est un processus hormonal naturel. ll s’agit d’une interruption physiologique des cycles menstruels, la ménopause est provoquée par la cessation de la sécrétion hormonale des oestrogènes et progéstérone de la part des ovaires. La ménopause signe la fin de la période des menstruations et de la fertilité.

La prise de poids très souvent observée à la ménopause provient notamment d’une chute de la concentration d’oestrogènes, ce qui engendre une diminution de la masse musculaire. On sait que le muscle consomme davantage de calories que la graisse, de ce fait une diminution de la masse musculaire nécessite une réduction de l’apport calorique quotidien.

Symptôme de la ménopause – Symptômes pré-ménopause

1. Symptômes possibles de la (pré-)ménopause (avant et/ou après la ménopause)
– Règles en général irrégulières (trop abondantes ou au contraire moins abondantes), règles trop courtes avec des saignements possibles entre les règles.

– Troubles psychiques : irritabilité, anxiété, tristesse.

– Troubles physiques : seins douloureux, céphalées, migraines, prise de poids, bouffées de chaleur irrégulière, cystites plus fréquentes

– Parfois troubles identiques à ceux de la ménopause (voir ci-dessous).

2. Symptômes possibles de la ménopause proprement dite
(durée de 6 mois à 1 an, statistiquement en moyenne vers 52 ans. Attention, pour les bouffées de chaleur les symptômes peuvent durer plusieurs années, lire ci-dessous)

Aménorrhée (absence de règles ou arrêt des règles)

– Bouffées de chaleur (suite à la perturbation de la sécrétion d’hormones les catécholamines [adrénaline, …], il s’agit de sueurs froides qui se produisent généralement la nuit dont parfois tout le lit peut être trempé)

Durée des bouffées de chaleur
En 2011 une étude a montré que les bouffées de chaleur duraient en moyenne plus de 10 ans, environ 11 ans pour être précis, après le début de la ménopause.

Une étude américaine réalisée par le Wake Forest Baptist Medical Center en Caroline du Nord (Etats-Unis) en février 2015 a montré que plus de la moitié des femmes à la ménopause souffraient pendant plus de 7 ans des symptômes vasomoteurs de la ménopause comme les bouffées de chaleur et les épisodes de transpiration nocturne. C’est une étude intéressante, car elle montre la longue durée de ces symptômes typiques de la ménopause. L’étude publiée dans le JAMA Internal Medicine (version online) a aussi montré que les femmes qui entraient tôt dans la ménopause (pré-ménopause) avaient tendance à souffrir pendant plus longtemps de ces symptômes, soit environ 12 ans.

– signes cutanéo-muqueux (allergies,…);

sécheresse vaginale;

– atrophie des organes génitaux;

cystites, infections urinaires ou incontinence urinaire plus fréquentes ;

– troubles psychiques : irritabilité, anxiété, tristesse et dépression;

– troubles du sommeil;

– troubles physiques : seins douloureux, céphalées, migraines;

– augmentation du risque cardio-vasculaire (infarctus,…);

prise de poids et en particulier augmentation de la graisse abdominale.

Prise de poids à la ménopause:

Aux Etats-Unis on estime que dès 50 ans les femmes prennent en moyenne 0.5 kg par an et dès la 3ème année qui suit la ménopause les femmes présentent en général une augmentation de la graisse abdominale (souvent on observe un déplacement de la graisse des cuisses vers la taille). Une baisse de la concentration d’oestrogènes à cette période de la vie de la femme expliquerait ce déplacement de graisse. En 2008, aux Etats-Unis 73.8% des femmes de plus de 60 ans souffrent d’obésité abdominale (graisse au niveau abdominal). Cela fait courir un risque accru de diabète et surtout de maladies cardio-vasculaires (infarctus, AVC, etc). Lisez aussi sous bons conseils ménopause le risque de consommer trop de sucre le soir et sous causes pour mieux comprendre l’influence des oestrogènes dans cette prise de poids

Participez aussi à notre sondage sur la prise de poids à la ménopause:

peau sèche (diminution des glandes-sébacées);

ostéoporose (à plus long terme). Pour information, cette maladie ne peut pas être traitée (voir sous traitement) avec un traitement de substitution hormonal (THS), par contre la prise de biphosphonates aurait un effet positif (amélioration de 70% de la calcification et de la densité osseuse);

– une hypothyroïdie, à la ménopause, cette maladie endocrine est plus fréquente;

– cheveux qui deviennent plus fins.

Diagnostic de la ménopause

Définition ménopause

Bien que la ménopause ne soit pas une maladie, un médecin peut toutefois “diagnostiquer” la ménopause.

On parle de ménopause lorsqu’une femme n’a plus eu de règles (menstruations) pendant 12 mois consécutifs. Attention il est possible d’avoir des symptômes de la ménopause (ce qui n’est pas pareil de la ménopause proprement dite) bien avant l’âge de la ménopause, certaines femmes connaissent déjà des symptômes de ménopause à la trentaine ou quarantaine (en ayant par exemple des règles irrégulières).

En juin 2010 des chercheurs iraniens ont mis au point un simple test sanguin qui pourrait indiquer avec exactitude quand une femme atteindra la ménopause. Ce test est basé sur la mesure des niveaux de l’hormone anti-Müllérienne (AMH) sécrétée par les ovaires. Ce test sera utile pour planifier le moment de fonder une famille. Pour le moment nous n’avons pas pris connaissance d’une commercialisation de ce test.

Diagnostic pré-ménopause
En période de pré-ménopause, le premier diagnostic à éliminer est la survenue éventuelle d’une lésion précancéreuse ou d’un cancer de l’endomètre qui peuvent se manifester de la même manière.
Des examens complémentaires s’avèrent alors nécessaires pour être sûr qu’il s’agit d’une pré-ménopause et de ses symptômes (et non d’une maladie comme un cancer).

Médicaments ménopause – THS – Traitement ménopause – Hormones ménopause

THS - Traitement ménopause

Hormonothérapie (traitement de “premier choix”, lire sous remarques ci-dessous)

Il existe pour le médecin la possibilité de prescrire des traitements à base d’hormones de substitution (THS), celles-ci font toutefois preuve de recommandations strictes à éviter pour les femmes à risque.

Seulement votre médecin pourra vous prescrire le traitement approprié à base d’hormones après avoir bien discuté ensemble des risques-bénéfices.

En plus des THS il existe des remèdes alternatifs (lire sous phytothérapie ménopause) et également certains médicaments listés ci-dessous:

– antidépresseurs à faible dose comme la venlafaxine (Efexor), ce médicament pourrait diminuer les symptômes des bouffées de chaleur de 60%, médicament sur ordonnance avec possibilités (comme toujours) d’effets secondaires (nausées, vertiges,…), parlez-en à votre médecin.
En août 2013, la paroxétine a obtenu aux Etats-Unis de la part de la FDA une extension d’indication pour soigner les bouffées de chaleur. La dose recommandée est de 7,5 mg le soir au coucher (source: Pharmavista.net, 10.08.2013). Deux études cliniques ont montré la supériorité de cette molécule par rapport à un placebo.

– gabapentine (Neurotin), permet de calmer des douleurs mais aurait aussi un effet positif sur les bouffées de chaleur. Parlez-en à votre médecin.

– des traitements pour soigner l’ostéoporose (ex. biphsophonates,…)

– des oestrogènes vaginaux (sous forme de comprimé, anneau, crème vaginale,…) pour lutter contre la sécheresse vaginale qui peut perturber les rapports sexuels. Les oestrogènes vont agir localement face à la sécheresse vaginale. Parlez-en à votre médecin. Pour lutter contre la sécheresse vaginale vous pouvez aussi utiliser des gels lubrifiants en vente libre en pharmacie.

Remarques sur les THS :

1. Quand faut-il prendre des hormones de substitution (THS)
Les traitements d’hormones de substitution (ou THS) à la ménopause ont fait preuve pendant l’année 2004 de nouvelles recommandations (renouvellée par une étude française de l’Inserm datée du 19 novembre 04 puis de 2005).
Toutefois, selon une nouvelle enquête de l’Inserm (2005) les THS ne sont pas tous identiques, on distingue notamment les THS avec oestrogène seuls ou les THS en combinaisons d’oestrogènes et progestérone micronisée (de structure identique à la progestérone naturelle) et ces deux traitements (oestrogène seule et hormones micronisées) présenteraient aucun (ou moins de risque) de provoquer des cancers du sein pour les patientes que les THS classiques.

Pour les THS classiques (association d’oestrogènes aux progestatifs de synthèse) les médecins recommandent de prendre des hormones à la ménopause seulement lorsque la patiente ressent des bouffées de chaleurs, de plus il ne faut pas de contre-indications chez la patiente (voir ci-dessous) qui devrait toujours être informée par le médecin du risque-bénéfice de la prescription d’hormones de substitution (THS), la durée du traitement ne devrait pas dépasser 3 ans. Vous pouvez également songer, avec l’accord de votre médecin traitant, à une alternative naturelle à base de plante.

Une telle prudence dans la prescription des THS fait suite à augmentation de 40% des cas de cancer du sein sous traitement THS, 40% peut paraître beaucoup mais si on parle de 5 femmes sur 1’000 âgées de 55 ans qui développera un cancer du sein avec ou sans THS, on peut parler de 7 femmes soit 2 de plus avec THS, c’est beaucoup et c’est peu, d’où toute la difficulté de prendre ou non un THS en cas de symptômes sévères de la ménopause, mais seul votre médecin peut vraiment vous informer sur ce risque-bénéfice.

La prise d’hormones pour lutter contre l’ostéoporose n’est pas prouvée et ainsi pour cette indication uniquement il n’est pas conseillé de prendre des hormones de substitution.

Lire aussi sur notre site de pharmaciens, pharmapro.ch: MÉNOPAUSE, DOIS-JE VRAIMENT PRENDRE CE MÉDICAMENT ?

Lire aussi : Le traitement hormonal de la ménopause, un risque accru de cancer de l’ovaire (13 février 2015)

Contre-indications à la prise d’hormones de substitution :
– Femmes n’ayant pas pris d’hormones de substitution pendant les cinq années après le début de la ménopause (par exemple si une femme décide de commencer à 60 ans un THS en ayant eu la ménopause à 50 ans, il y a une contre-indication, car cela fait plus de cinq ans, ici dix ans, qu’elle n’a pas été “en contact” avec des hormones, les siennes ou en THS)
– Tabac, si une femme fume.
– De l’hypertension;
– Du HDL : cholésterol < 0.9 mmol/l – Du cholestérol -=6.2mmol/l – Des triglycérides -=2.2 mmol/l

>> liste non-complète de toutes les contre-indications, pour une info complète veuillez lire la notice d’emballage de votre THS.

2. THS et sommeil : remarque intéressante
Le fait de suivre un traitement hormonal de substitution (THS) à la ménopause ne prévient pas des problèmes de sommeils causés à cette période de la vie.
Si les transpirations nocturnes (bouffées de chaleur) peuvent être diminuées par un traitement hormonal de substitution ou des médicaments naturels pour la ménopause, les troubles du sommeil ne peuvent en revanche pas se soigner avec les THS comme le démontre une enquête (de 2005) de chercheurs de l’Univeristé du Michigan (USA).

Phytothérapie ménopause – Remèdes de grand-mère ménopause – Complément alimentaire ménopause

En fonction des symptômes de la ménopause, différentes plantes peuvent être utilisées.

Le cimicifuga (actées à grappe) reste toutefois la plante la plus efficace pour soigner les troubles de la ménopause en ayant un effet global sur les principaux symptômes (bouffée de chaleur).

Cimicifuga Phytothérapie ménopause

Plantes à disposition
dépression (légère à modérée)
Millepertuis Phytothérapie ménopausemillepertuis
Melisse Phytothérapie ménopausemélisse
symptômes en général de la ménopause
Cimicifuga Phytothérapie ménopausecimicufuga (actée à grappe)
Soya Phytothérapie ménopausesoja : attention certaines études parlent d’un effet positif des isoflavones du soja, d’autres sont plus critiques (une étude de 2011 a montré l’inefficacité du soja à la ménopause), notamment chez les femmes souffrant d’un cancer du sein, parlez-en à votre médecin.
Bouffées de chaleur
Sauge Phytothérapie ménopausesauge (feuille de) Lire : teinture de sauge
Cimicifuga Phytothérapie ménopausecimicufuga (actée à grappe) A lire: remède contre les bouffées de chaleur
Nigelle cultivée Phytothérapie ménopausenigelle cultivée, voir remède contre les bouffées de chaleur
troubles du sommeil
Valeriane Phytothérapie ménopausevalériane

Remarque: une Internaute de Creapharma nous a également fait part d’une expérience positive avec le produit français Sérélys®, à base de pollens (Creapharma n’est pas en mesure pour le moment de connaître l’efficactié scientifique de ce remède, nous estimons toutefois crédible ce remède).

L’armoise commune permet la régulation du cycle menstruel à la ménopause.

Lire aussi : tisane pour la ménopause

Bons conseils pour soigner la ménopause – Ménopause et prise de poids

Bons conseils ménopause

Conseils prise de poids et ménopause
– Dans la période de la pré-ménopause et de la ménopause, le métabolisme de la femme change. La masse graisseuse augmente et la masse musculaire diminue (lire causes), de plus les dépenses énergétiques changent.

Pour résumer et simplifier, la femme aura tendance à prendre du poids, notamment en cas d’alimentation trop riche en sucre (glucose).

C’est pourquoi il est recommandé de ne pas manger de sucre (sucre rapide comme le chocolat, des sodas) le soir, en particulier le soir car avec la nuit qui suit la femme dépensera peu d’énergie. La prise de poids en mangeant du sucre le soir repose sur un stockage et la transformation du sucre en graisse et l’absence de dépense énergétique.

Il est conseillé de manger du sucre surtout le matin. En moyenne les spécialistes estiment que si l’alimentation est trop riche en sucre, le soir principalement, une femme prendra 6 kg en une année.

Les femmes gagnent en moyenne 0,5 kg chaque année à partir de 50 ans, mais présentent une augmentation rapide de la graisse abdominale la 3e année qui suit la ménopause. Les mêmes changements sont observés chez les femmes originaires des différentes régions du monde.

Aux Etats-Unis, en 2008 l’obésité abdominale touchait 65,5% des femmes âgées de 40 à 59 ans et 73,8% des femmes âgées de plus de 60 ans. Une accumulation de graisse abdominale fait courir un risque accru de diabète et surtout de maladies cardiovasculaires, la première cause de décès chez les femmes ménopausées.

Bon conseils Ménopause et prise de poids– Adoptez une alimentation saine, notamment riche en fruits, et essayez de manger régulièrement des oméga-3. Un bon équilibre alimentaire permet de mieux réguler le poids.

Une étude publiée dans la revue Menopause en 2012 a montré que des femmes post-ménopausées qui consommaient davantage de fruits, légumes et céréales voyaient leur poids diminuer et notaient aussi moins de bouffées de chaleur.

– Faites régulièrement du sport ou de l’exercice pour limiter la prise de poids. L’objectif est notamment de diminuer la graisse abdominale (lire sous symptômes ménopause). Pour perdre ou maintenir son poids, les médecins recommandent de pratiquer au moins 30 minutes d’exercice chaque jour, par exemple de la marche avec un pas rapide ou de la danse.

Conseils en cas de bouffées de chaleur à la ménopause
En cas de bouffées de chaleur, vous pouvez suivre quelques conseils pratiques comme :

– Evitez de porter certains types d’habits, notamment des vêtements trop chauds ou des vêtements en matière synthétique, comme ceux à base de nylon.

– Utilisez des poches de glace et appliquez-les sur votre corps, vous pouvez également prendre une douche froide ou appliquer de l’eau froide. Le but est que votre environnement soit le plus froid possible.

– Essayez de vous relaxer, n’hésitez-pas à utiliser des techniques de relaxation (notamment par régulation de la respiration).

– Evitez de fumer (pourrait favoriser les bouffées de chaleur)

– Evitez aussi de boire des boissons chaudes (pendant les bouffées), de l’alcool ou des plats épicés.

– Régulez bien la température de votre chambre à coucher, si possible au frais.

– La consommation de 400 UI par jour de vitamine E pourrait aider contre les bouffées de chaleur de la ménopause, attention à ne pas consommer en excès la vitamine E (parlez-en avec votre médecin ou pharmacien)

– Consommez davantage de fruits, légumes et céréales (lire ci-dessus)

– Faites du sport ou de l’exercice régulièrement. Selon une étude, les femmes qui font du sport souvent ont moins de bouffées de chaleur et la durée des bouffées de chaleur est plus faible. Lire davantage à ce sujet (étude)

– Utilisez éventuellement des thérapies à base de plantes médicinales, comme à base de cimicifuga (action entre autres contre les bouffées de chaleur).

Dernières actualités sur la ménopause – News ménopause – Nouveau traitement ménopause

Le traitement hormonal de la ménopause, un risque accru de cancer

News ménopausePARIS – Le traitement hormonal de la ménopause (THM) comporte un risque accru de cancer de l’ovaire. Même lorsqu’il n’est prescrit que pendant quelques années, la probabilité d’avoir un cancer est plus grande, selon une étude publiée vendredi dans la revue médicale britannique “The Lancet”.

Alors que le lien avec le cancer du sein est connu depuis plus d’une dizaine d’années, des chercheurs britanniques ont passé en revue quelque 52 études épidémiologiques portant sur un total de 21’488 femmes américaines, européennes et australiennes ayant développé des cancers de l’ovaire.

Ils ont montré que celles qui avaient reçu des THM avaient un risque globalement augmenté de 40% d’avoir un cancer de l’ovaire que les femmes n’ayant jamais reçu de tels traitements.

“Pour les femmes qui prennent un THM pendant cinq ans à partir de l’âge de 50 ans, cela signifie un cancer supplémentaire pour 1000 utilisatrices et un décès par cancer de l’ovaire pour 1700 utilisatrices”, estime le Pr Richard Peto de l’université d’Oxford, l’un des coauteurs de l’étude.

Etude précédente

En 2002, une vaste enquête américaine avait jeté le trouble en montrant que les THM entraînaient une augmentation du risque de cancer du sein et ne protégeaient pas du risque de crise cardiaque, contrairement à ce qui se disait à l’époque dans les milieux médicaux.

A la suite de cette étude, les prescriptions s’étaient rapidement effondrées en Europe et en Amérique du Nord, tandis que plusieurs pays émettaient des recommandations visant à limiter les traitements de la ménopause dans le temps et à les amorcer le plus rapidement possible après l’arrêt des règles.

Dans leur étude, les chercheurs britanniques relèvent que l’accroissement du risque de cancer de l’ovaire est “significatif” pendant toute la durée du traitement. Il disparaît progressivement après son arrêt, mais subsiste d’autant plus longtemps que le traitement a été long.

S’il n’a pas excédé 5 ans, le risque disparaît complètement au bout de quelques années, ce qui n’est pas le cas des traitements qui ont duré plus longtemps.

ATS, 13 février 2015

Ménopause précoce : éléments chimiques dans les plastiques en cause

News MénopauseWASHINGTON – Des femmes qui présentent des niveaux élevés de substances chimiques contenues dans des plastiques, produits de beauté et d’entretien, sont ménopausées deux à quatre ans plus tôt que celles présentant des niveaux plus faibles de ces éléments, selon une étude. Quinze produits sont en cause.

Des chercheurs américains ont examiné les niveaux dans le sang et dans l’urine de 111 produits chimiques soupçonnés d’interférer avec la production naturelle et la distribution d’hormones dans l’organisme.

Plusieurs études beaucoup plus limitées avaient déjà mis en lumière la relation entre des perturbateurs endocriniens et la ménopause. Mais cette étude conduite entre 1999 à 2008 sur 1442 Américaines ménopausées est la première d’une telle ampleur à explorer la corrélation entre la ménopause et chacune de ces 111 substances chimiques. Aucune de ces femmes ne suivait d’hormonothérapie et n’avait subi une ablation des ovaires. Leur âge moyen était de 61 ans.

L’étude est publiée mercredi en ligne dans la revue scientifique américaine “PLOS ONE”. Quelque 15 produits ont été associés de manière significative à une ménopause précoce et à un déclin de l’activité ovarienne.

Maladies cardiovasculaires

Parmi eux on trouve neuf polychlorobiphényles (PCB), trois pesticides, deux phtalates, autant de produits utilisés dans les plastiques, détergents, produits pharmaceutiques, lotions, parfums, maquillage, vernis à ongles, savons liquide ou encore laques à cheveux.

“Nos résultats suggèrent que la société devrait s’en inquiéter”, met en garde le dr Amber Cooper, professeure adjointe de gynécologie à la faculté de médecine de l’université Washington à St-Louis (Missouri), principal coauteur.

Un déclin de l’activité de l’ovaire peut non seulement affecter la fertilité mais aussi conduire notamment au développement précoce de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose, soulignent ces chercheurs.

Ces derniers citent également d’autres études qui ont établi une corrélation entre ces substances chimiques et certains cancers, des dysfonctionnements du métabolisme et la puberté précoce chez les filles.

ATS, 29 janvier 2015 Photo d’illustration : © Alliance – Fotolia.com

Perdre du poids pour diminuer les bouffées de chaleur à la ménopause

News Menopause PoidsNEW YORK – La ménopause concerne toutes les femmes, en général après 50 ans. Les symptômes typiques de la ménopause varient d’une femme à l’autre en étant très sévères ou au contraire, pour les plus chanceuses, quasi inexistants. D’un point de vue physiologique, la ménopause se caractérise par une réduction de la sécrétion des hormones sexuelles, l’œstrogène et la progestérone.

Le premier signe de la ménopause est l’absence de menstruation pendant au moins 12 mois consécutifs. Après cette période de transition, le corps de la femme passe par différents changements caractérisés souvent par une prise de poids, une augmentation du risque de souffrir d’ostéoporose, de sécheresse vaginale et pour certaines femmes un symptôme pouvant être très pénible, les célèbres bouffées de chaleur.

La grande majorité des femmes expérimentent au moins un de ces symptômes, notamment la prise de poids. Les bouffées de chaleur se manifestent souvent le soir ou la nuit et sont accompagnées d’une transpiration intense, suivies de frissons.

L’étude en détail

Récemment, une étude publiée dans la revue scientifique internationale Ménopause a montré qu’une perte de poids à la ménopause permet de diminuer les bouffées de chaleur. L’étude a été réalisée avec 40 femmes souffrant de surpoids et d’obésité ayant au moins 4 épisodes de bouffées de chaleur par jour. Une partie des participantes a été placée de façon aléatoire dans un programme de réduction du poids, incluant une diminution de l’apport calorique, une augmentation de l’activité physique et des sessions de groupe pour stimuler la continuation de ce programme. Ce groupe a été comparé à un groupe contrôle, qui n’a pas participé au programme de réduction de poids.

Les résultats ont montré que les femmes ayant participé au programme de réduction de poids présentaient moins d’épisodes de bouffées de chaleur graves. De plus, l’étude a conclu que plus la perte de poids est importante et plus la réduction des bouffées de chaleur est élevée. Bien que cette étude ait porté sur un petit nombre de femmes, les résultats semblent indiquer une possible thérapie alternative et complémentaire aux traitements classiques comme le traitement hormonal de substitution. D’autres études devront toutefois être effectuées pour confirmer ou infirmer ces résultats.

Pour diminuer les symptômes de la ménopause les médecins recommandent la pratique régulière d’exercice physique et de maintenir une alimentation saine, riche en vitamines, calcium et contenant peu de graisses. Manger régulièrement du poisson est aussi conseillé.

Le 24 juillet 2014. Text écrit par Matheus Malta de Sá (pharmacien), traduction de notre site en portugais (Criasaude.com.br) et supervision médicale par Xavier Gruffat (pharmacien).

Comment traduit-on la ménopause dans d’autres langues ?
Détails de l'éditeur: Cet article a été modifié le 01.07.2015

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